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19 juillet 2020 7 19 /07 /juillet /2020 08:27
Paris. Auteuil. 10 Mai 2014. © Jean-Louis Crimon

Paris. Auteuil. 10 Mai 2014. © Jean-Louis Crimon

Les brocantes sont un lieu de prédilection pour les contrastes, les contradictions, les rencontres impromptues. L'inattendu. Le jeu avec le paradoxe des situations improbables peut se révéler assez créatif. Amusant clin d'oeil souvent. 

 

© Jean-Louis Crimon

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18 juillet 2020 6 18 /07 /juillet /2020 12:10
Paris. Quai de la Tournelle. Avril 2011. © Jean-Louis Crimon

Paris. Quai de la Tournelle. Avril 2011. © Jean-Louis Crimon

 

C'est bien sûr une histoire de chance. Faut être là au bon moment. Mais pas seulement. Faut être disponible. Être en éveil. En permanence. A l'écoute de ce qui se passe. Ou plutôt de ce qui va se passer. On n'a pas deux fois ce genre de cadeau. Les yeux ouverts. Le regard disponible. Mais pas seulement. Les sens en éveil. Il faut devancer. Anticiper. Imaginer l'image avant que l'image n'existe. Pressentir. Sentir et pressentir.

La Limousine blanche arrive par la gauche. Elle remonte le quai de la Tournelle. Forcément, c'est inattendu. Pas prévu. Quelque chose se passe. Mais ce n'est pas suffisant. Une jeune femme arrive par la droite. C'est le jeu entre les deux qui devient intéressant. L'une sans l'autre, c'est banal. La Limousine sans la jeune femme, la jeune femme sans la Limousine, ce n'est rien. Une anecdote. La juxtaposition des deux, c'est cela l'image. La rencontre des deux. Le rythme des pas de la jeune femme est essentiel aussi. La photo doit être en rythme. A contre pas serait à contretemps. Il faut savoir attendre. Le bon moment. L'instant parfait. Il faut devancer et attendre. Savoir devancer et savoir attendre. Le secret de LA photo est là. Dans cette anticipation fulgurante et dans cette patiente attente. Comme à chaque fois, ça se joue en un instant. En un dixième de seconde. Pas le droit à l'erreur. Il faut "prendre" au bon moment. Un peu de chance et un regard, un vrai regard, c'est cela une photo. 

 

© Jean-Louis Crimon

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17 juillet 2020 5 17 /07 /juillet /2020 09:57
Pékin. 26 Octobre 2013. © Jean-Louis Crimon

Pékin. 26 Octobre 2013. © Jean-Louis Crimon

A Paris ou à Pékin, à Amiens ou à Oulan Bator, j'ai, depuis une bonne dizaine d'années, pris un réel plaisir à photographier les balayeurs. Façon de rendre visibles et beaux ces invisibles que souvent notre regard efface.

Le plus beau des compliments jamais reçus sur cet aspect de mon travail de photographe de rue : tu vois des choses que les autres ne voient pas. 

 

© Jean-Louis Crimon

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16 juillet 2020 4 16 /07 /juillet /2020 00:28
Amiens. Août 2014. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Août 2014. © Jean-Louis Crimon

 

Juste un baiser. Puisque c'est écrit. C'est comme si c'était fait. 

 

© Jean-Louis Crimon

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15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 11:35
Amiens. Place Gambetta. Sept. 2015. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Place Gambetta. Sept. 2015. © Jean-Louis Crimon

 

Bien sûr, il faut un minimum de technique, mais il faut aussi savoir maîtriser l'élégance du geste, la gestuelle. Sûr, lui, il sait. 

 

© Jean-Louis Crimon

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14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 21:09
Paris. Pont de l'Êvéché. 9 Mai 2013. © Jean-Louis Crimon

Paris. Pont de l'Êvéché. 9 Mai 2013. © Jean-Louis Crimon

Jolie scène. Sans doute mise en scène. Le vent fripon en prime sur le Pont.

 

© Jean-Louis Crimon

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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 12:48
Amiens. Place Léon Debouverie. Août 2017. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Place Léon Debouverie. Août 2017. © Jean-Louis Crimon

Humeur, c'est dit, c'est dit. Mieux : c'est écrit. Humeur du Café de La Bonne Humeur. Humeur cadrée dans l'instant. A l'instant de la prise de vue. Sainte horreur du recadrage à posteriori. L'oeil photographe doit voir instantanément le cadre. Sentir à la fois le sujet et le cadrage. Le fond et la forme. 

Scène cocasse. Cadrage parfait. Photo réussie. 

 

© Jean-Louis Crimon

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12 juillet 2020 7 12 /07 /juillet /2020 12:47
Paris. Pont de Grenelle. 26 Mai 2013. © Jean-Louis Crimon

Paris. Pont de Grenelle. 26 Mai 2013. © Jean-Louis Crimon

Souvent, ça ne tient à rien. Un dixième de seconde à peine. Un coup de vent soudain. Un drapeau qui claque au vent. Qui épouse la structure de la façade d'en face. Ou s'en dédouble. Mimétisme urbain. Tu pressens juste un peu avant. Tu pressens le coup de vent. Tu prends. Tu prends et tu pars en coup de vent. 

Voleur d'instants. Voleur de séquences arrêtées. De clins d'oeil fugaces figés à tout jamais. Traces d'humain au pays des choses. 

 

© Jean-Louis Crimon

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11 juillet 2020 6 11 /07 /juillet /2020 09:02
Paris. Grand Palais. 18 Avril 2010. © Jean-Louis Crimon

Paris. Grand Palais. 18 Avril 2010. © Jean-Louis Crimon

 

Te souviens-tu de ce dimanche d'avril ? C'était il y a dix ans. Paris. Grand Palais. Salon du livre ancien. Edition 2010. Tu t'attardes dans ce petit Temple Rimbaud. Espace minuscule où est exposée, pour la première fois, parmi d'autres documents, une étrange photo sépia, présentée comme la dernière connue de l'homme aux semelles de vent. Une trouvaille extraordinaire. Une photo dénichée en 2008, par deux amis libraires dans une brocante, Alban Caussé et Jacques Desse. Au dos de la photo, une inscription comme une signature en forme de clin d'oeil du destin: Hôtel de l'Univers.

 

Les deux amis sont gens cultivés et connaisseurs. L'Hôtel de l'Univers, bien sûr, c'est le nom de l'endroit où a séjourné, à Aden, l'auteur du Bateau ivre. Sans trop d'insistance, pour ne pas intriguer le vendeur, les regards s'attardent sur cette photo au milieu de cartes postales anciennes et de vieux bouquins. Lot de vieux papiers banal au pays des brocantes. Si ce n'est cette mention au dos de cette photo, cette inscription : Hôtel de l'Univers. Les deux amis achètent le lot en se disant: à étudier de près.

 

La photo sépia représente un groupe de personnes assises : six hommes et, je crois, de mémoire, une femme. Très vite, les inventeurs de ce trésor de papier photographique ont une intime conviction: l'homme assis à droite de la photo, le seul dont les yeux fixent l'objectif, c'est... Arthur Rimbaud. Bingo !

Forcément, la présentation de la photo au Salon du livre ancien fait grand bruit. Elle suscite pas mal de doutes et de critiques parmi les spécialistes d'histoire, de littérature ou de photographie.

Les partisans de la thèse «pro-Rimbaud» sont persuadés que cette photo a été prise autour de 1880 à Aden, en présence de Rimbaud. Leurs opposants tiennent cette idée pour impensable et farfelue.

 

Toi, tu écoutes, tu regardes, tu questionnes. L'histoire est trop belle. Mais tu aimes les belles histoires. Tu sais que la chance sourit aux audacieux. En toi-même, tu penses et tu te dis : et si c'était vraiment le poète des Illuminations qui figure sur cette photographie ? Si on essaie d'imaginer les rares portraits que nous connaissons de l'adolescent Rimbaud, on peut reconnaître certains traits, un certain regard, une même expression. Mais l'imagination est forcément galopante quand on pense à l'homme aux semelles de vent.

 

Soudain, tu t'éloignes, tu prends tes distances avec le groupe de visiteurs qui commentent à voix haute la photo, tu viens de voir s'avancer dans l'encadrement de la porte le gardien des lieux. Trois pas en arrière, et tu peux cadrer toute la scène qui vient de s'offrir à toi. Mimétisme fantastique. La mort et la vie dans une même attitude.

 

© Jean-Louis Crimon

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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 08:47
Cannes. Kiosque des Allées. 6 Octobre 2014. © Jean-Louis Crimon

Cannes. Kiosque des Allées. 6 Octobre 2014. © Jean-Louis Crimon

Une averse soudaine. Les spectateurs ont dû se mettre à l'abri. Le concert est fini. A moins que les chaises ne soient en place pour le spectacle de ce soir. Le meilleur reste à venir et à voir. 

Fin d'après-midi surréaliste. Des musiciens invisibles, des chaises sans assis, des instruments muets, le plus beau des spectacles possibles : le concert du silence. 

 

© Jean-Louis Crimon

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