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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 00:02
Amiens. La Somme à Saint-Leu. 3 Sept. 2017. © Jean-Louis Crimon

Amiens. La Somme à Saint-Leu. 3 Sept. 2017. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                         356

Je me souviens des "Médiévales au bord de l'eau" du premier week-end de septembre et des bateaux à cornet qui jouent sur la Somme des batailles navales faussement paisibles. Année 2015, je pense. Véritables combats nautiques et plongeons spectaculaires. Au bord de la Somme, c'est un peu de Méditerranée qui s'invite. Les joutes provençales de Cannes version Samarobrive.

 

                                                                          357

Je me souviens d'un passage de la page 150 des Guetteurs de Pierre Rappo, et je prends plaisir à le relire souvent : " Un jour, pensait-il, un jour, les gens travailleront deux heures par jour, pour le plaisir;  le reste du temps, ils feront l'amour, ils réinventeront le silence et la fête; ils sauront voir le givre sur les branches et entendre le hennissement des chevaux; et dans les rues pousseront des arbres et des rires continus plus frêles que des sonates; on décapera les plaques de bitume pour retrouver les vieux, les antiques pavés, avec les herbes folles."

 

                                                                          358

Je me souviens d'une conférence de Roger Agache au Musée de Picardie sur l'archéologie aérienne. En prenant un peu d'altitude, l'homme a su faire entendre raison aux Ronds de fées et autres Ronds de Sorcières et révéler le sens caché de ce que les paysans et les cultivateurs prenaient pour des manifestations surnaturelles et irrationnelles. La thèse de Roger Agache : les céréales, en poussant trop vite au-dessus des remblais de fossés protohistoriques, versent logiquement. D'où la croyance rurale aux fées qui viennent danser en piétinant les récoltes, à l'emplacement de sites enfouis.

 

                                                                           359

Je me souviens qu'au Nord d'Amiens, il y a un lieu-dit Le Champ de la Danse où il y a tout un groupe de grands cercles protohistoriques.

 

                                                                           360

Je me souviens que l'éclairage des voies publiques, à Amiens comme ailleurs, est une création récente. Samarobrive n'avait pas d'éclairage à poste fixe. Amiens du Moyen-Âge, pas davantage. C'est en 1720 que la ville sera dotée d'un éclairage régulier. L'allumage est confié à vingt-huit commissaires de quartier chargés en même temps de la police, et portant le titre de commissaires aux boues et aux lanternes. Les chandelles sont alors progressivement remplacées par des lanternes à huile, à un, deux, trois ou quatre becs.

 

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon  / Le Castor Astral. 2017.

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 00:00
Amiens. Boulevard Longueville, désormais Boulevard Jules Verne. Déc. 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Boulevard Longueville, désormais Boulevard Jules Verne. Déc. 2016. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

                                                                        351

Je me souviens de cette grande maison, face à la voie ferrée, où Jules Verne vécut 14 ans et où il meurt le 24 Mars 1905, à l'âge de 77 ans. Elle se trouve au 44, Boulevard Longueville, désormais Boulevard Jules Verne.

 

                                                                        352

Je me souviens d'Amiens 1386, quand la ville s'étale très largement au sud de la Somme. De riches bourgeois s'y sont fait construire de belles demeures. Façon de prendre leurs distances avec les rues insalubres de la ville ancienne. Charité bien ordonnée...

 

                                                                         353

Je me souviens des monnaies de Magnence, Empereur romain né à Amiens, qu'on appelle encore Ambianum. Monnaies au revers "Chrismé" avec l'alpha et l'oméga. Monnaies signées d'un superbe AMB, les trois premières lettres de la cité gallo-romaine. Monnaies frappées entre 350 et 353.

 

                                                                         354

Je me souviens que le mouvement littéraire qui a donné naissance à la Confrérie Notre-Dame du Puy d'Amiens, s'est aussi développé dans de nombreuses villes, en Picardie, mais aussi en Artois, en Flandre et en Normandie. La Confrérie réunissait des hommes de tous les horizons et de toutes conditions sociales. Marchands, magistrats, nobles, ecclésiastiques, ayant tous en commun un goût pour la poésie et - incontournable pour l'époque - le respect du culte à la sainte Mère de Jésus.

 

                                                                         355

Je me souviens du petit Roland, 8 ou 9 ans, qui ne s'appelle pas encore Dorgelès, qui tire la barbe du vieux Jules Verne quand il le croise Boulevard Longueville ou rue Vascosan, en lui disant : "je veux connaître la fin du capitaine Nemo !" Mais Jules Verne ne dira jamais rien. Roland Lecavelé, lecteur passionné de Vingt mille lieues sous les mers, devra attendre la lecture de L'Île mystérieuse pour avoir la réponse à sa demande et pour apprendre la mort de Nemo. 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 00:16
Amiens. Rue de la République. 2017. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Rue de la République. 2017. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                          

                                                                          346

Je me souviens de la date de la construction de la Bibliothèque Municipale. Juste avant d'entrer, rue de la République, tout en bas à gauche du petit muret, sur une pierre rectangulaire sont sculptés en relief, quatre chiffres : 1826. Entre "18" et "26", il y a un petit arbre, symbole de la Connaissance et du Savoir. Sans doute la première pierre de la Bibliothèque, construite à l'emplacement de l'ancienne abbaye de Moreaucourt, à partir de plans dessinés par l'architecte Auguste Cheussey.                                      

 

                                                                          347

Je me souviens de Jean-Michel Palmier, Professeur de Sociologie à la Faculté de Sciences Humaines, et de notre enquête publiée, grâce à lui, dans Politique-Hebdo. Titre de notre enquête sur 5 pages : Avoir 20 ans à Amiens. PH du 29 mars 1973.

 

                                                                          348

Je me souviens de Jean-Paul Neveu et des Editions « Le Nyctalope », rue Jules Barni. Celui qui voit la nuit est au grand jour un amoureux des "vrais écrivains". Une cinquantaine de livres publiés :  Mandelstam, immense poète russe, Leiris, Bettencourt, Henein, Bhattacharya, Bernard Noël, Luc Grand-Didier, Michaux, Munier, Martine Vallette-Hémery, une des plus grandes traductrices de la littérature chinoise en France, Véra Linhartovà.

 

                                                                          349

Je me souviens de "Demandez-la, demandez la... libération de Mandela."

 

                                                                          350                                                                   

Je me souviens du jour où Amiens m'a appris à vivre pleinement l'instant présent.

 

 

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 00:07
Amiens. Janvier 2017. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Janvier 2017. © Jean-Louis Crimon

 

                                                                      

 

 

                                                                         341

Je me souviens de ces petits bonshommes, ou petites bonnes femmes, qui servent à bloquer les volets, une fois ouverts. Problème : leur nom. Arrêts de volets n'est pas très glamour. Butées, pas davantage. Comment donc nommer ces petites têtes qui font toujours la tête et sont pourtant si aimables ? Têtes levées, dans la journée. Têtes baissées, le soir, quand on ferme les volets. Pour la nuit. Quand on se prépare à compter les moutons. Têtes de bergère, voilà le nom.

 

                                                                         342

Je me souviens de 150 salariés sous la pluie d'un samedi après-midi qui essore leur désespoir face à la fermeture de leur usine de sèche-linge. Il n'y a pas foule pour défendre Whirlpool. L'usine part pour la Pologne. Quand un patron délocalise, c'est l'emploi qui fait sa valise.

 

                                                                         343

Je me souviens de " I remember " de Joe Brainard, l'inspirateur de Perec. C'est Joe Brainard, le premier, qui invente cette conjugaison de souvenirs insolites ou insolents. Joe Brainard, plasticien Américain, né en 1941, dans l'Arkansas, New-Yorkais au début des années soixante. Publie ses premiers " I remember" en 1970.

 

                                                                         344

Je me souviens du beau regard de Renaud, le jour où je lui ai dit, que mon premier livre, mon livre vraiment à moi, cadeau de ma mère pour mes 11 ans, c'était La Cachette au fond des bois. Auteur : Olivier Séchan. Librairie Hachette. 1960. Par son père, je devenais son frère.

                                                                        

                                                                         345

Je me souviens du Pavillon Bleu où, parait-il, dans le temps, on s'encanaillait gentiment.

 

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 04:51
Contay. Les peupliers du cimetière. Mars 2009. © Jean-Louis Crimon

Contay. Les peupliers du cimetière. Mars 2009. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                          336

Je me souviens de la balade à l'ile Sainte-Aragone, une bonne heure de marche pour six kilomètres. Départ du cimetière de la Madeleine, puis allée des acacias, chemin de halage jusqu'à l'écluse et retour par l'ancienne Somme.

 

                                                                           337

Je me souviens de ma première interview de Raymond Devos, à la Maison de la Culture, en mars 1980, et de sa dernière phrase : "Je ne suis qu'un homme de divertissement. C'est pas grand chose. Bon, vous en pensez ce que vous voulez. Les gens en pensent ce qu'ils veulent, mais je le sais bien, je ne suis qu'un amuseur. Au fond, c'est merveilleux de passer sa vie à amuser les gens !"

 

                                                                           338

Je me souviens du jour où j'ai pris le contre-pied de Perec, pour écrire, non pas des "Je me souviens", un peu trop nostalgiques ou passéistes à mon goût d'alors, mais plutôt, - engagement sublime sur le futur - des "Je n'oublierai jamais". Recueil de promesses à moi-même, au temps de mes 10 ans. Instants de vie fixés avec des mots, à défaut d'appareil photo.

 

                                                                           339

Je me souviens de mes plus beaux "Je n'oublierai jamais" :  Je n'oublierai jamais la chanson du vent dans les feuilles des grands peupliers de la prairie d'en face. Je n'oublierai jamais les branches des saules pleureurs qui dessinent l'eau de la rivière. Je n'oublierai jamais ce moment bizarre du soir quand la lumière indique le retour des beaux jours. Je n'oublierai jamais la douceur de la pluie, les soirs d'été, quand mon père dit : la terre a soif. 

 

                                                                           340

Je me souviens avoir un jour écrit : "Bien sûr, il va pleuvoir, cette ville sans quelques averses, vaudrait-elle la peine que tu la traverses ? "

 

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 00:39
Amiens. Octobre 2017. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Octobre 2017. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                         331

Je me souviens de la nuit de Saint-Leu quand elle passe pour être grise ou ennuyeuse, et soudain se métamorphose en nuit lumineuse. Bellissime.

 

                                                                         332

Je me souviens du jour où j'ai eu l'idée d'inventer  "Crimage". Cri + Image = Crimage. Crimage, "Image cri" de Crimon. Ça n'a fait rire personne à la maison.

 

                                                                         333

Je me souviens du jour où Nicolas Auvray, Directeur de la Comédie de Picardie, m'a parlé d'une possible mise en scène de mes "Je me souviens d'Amiens".

 

                                                                         334

Je me souviens de ce bistrot de la rue Alphonse Paillat où l'un des habitués jouait à merveille la réplique de René Génin à Jean Gabin, dans Le Quai des brumes de Marcel Carné :  Les grandes décisions doivent être prises devant des petits flacons. Selon les jours ou les semaines, il ajoutait : Peu importe le flacon, pourvu qu'on soit... pas trop con.

 

                                                                          335

Je me souviens que certains des "fous" de la fête des fous du quartier Saint-Leu, fête du Moyen-Âge, ont, -suprême honneur- leur figure en sculpture dans les stalles de la cathédrale.

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 15:41
Amiens. Octobre 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Octobre 2016. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

                                                                        326

Je me souviens du temps où je vais à l'usine à pied et où je compose mes poèmes au rythme de mes pas. Il pleut, il neige, m'est venu comme ça, en plein été, à la fin du mois d'août. Il pleut, il neige / Les flocons font la pluie beige / Flocons fondants, flocons fondus / A la pluie confondus, Pour un hiver qui hésite / A déjà prendre la fuite...

 

                                                                         327

Je me souviens de : Matin blême, café crème, deux qui s'aiment, mais quand même...

 

                                                                         328

Je me souviens de :Tu sais très bien qu't'as beau traîner de bar en bar, il est encore trop tôt pour être en retard.

 

                                                                         329

Je me souviens du tandem Darras-Foujols. Un poète, un photographe, pour un recueil au titre volontairement provoquant : Vous êtes en Picardie. Géomètres-arpenteurs des cadastres intérieurs, cadrage / décadrage, pour échapper à l'injonction autoroutière.

 

                                                                         330

Je me souviens de mon Art poétique : "Un poing au cœur de chaque phrase, et le brandir bien haut. Oui, un poing. Un poing, c'est tout."

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 00:30
Amiens. Saint-Leu. 9 Juin 2017. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Saint-Leu. 9 Juin 2017. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                      321

Je me souviens des arbres de la rue Saint-Honoré après le passage des élagueurs et de la façon dont j'ai noté la chose dans mon journal : " Ce soir, les arbres ont d'étranges airs de crucifiés, à n'en pas finir de tendre leurs maigres bras vers ce ciel bâtard que la nuit tarde à clouer d'étoiles."

 

                                                                      322

Je me souviens du jardin de l'évêché, an de grâce 1625, théâtre de tendres ébats amoureux entre la reine Anne d'Autriche et le duc de Buckingham. Louis XIII en Ménélas. Le duc de Buckingham dans le rôle de Pâris, fils de Priam, roi de Troie, et Anne d'Autriche dans la peau d'Hélène. Pâris, de passage à Sparte, séduisit Hélène et l'enleva. L'emportant vers Troie. Apparemment, le duc de Buckingham laissa la reine au roi. 

 

                                                                       323

Je me souviens que Marguerite Yourcenar ressemblait étrangement à ma Tante Laure. Dommage, vraiment, qu'elles ne se soient jamais rencontrées, la Dame du Mont-Noir et l'alerte centenaire de Contay.

 

                                                                       324

Je me souviens de la Méridienne Verte de juillet 2000. Randonnée cyclotouriste sur les traces du mètre et dans les pas de Delambre et Méchain. Randonnée commémorative à réaliser en six jours ou en six ans. Six ans, le temps que Delambre et Méchain ont mis pour mesurer le méridien de Paris.

 

                                                                        325

Je me souviens de ce professeur d'Histoire pour qui le mètre et le système métrique décimal sont sans doute, avec la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, un des plus importants héritages de la Révolution Française.

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 00:00
Amiens. 1978. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 1978. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                          316

Je me souviens de la Maison du Sagittaire, la plus belle du Vieil Amiens, avec ses quatre figures de femmes drapées qui caressent des oiseaux.

 

                                                                          317

Je me souviens des faubourgs qui entourent la ville ancienne, de ceux qui ont reçu le nom de la route qui les traverse - faubourg de Beauvais, faubourg de Noyon -, comme de ceux qui ont pris le nom des petites communes rurales qu'ils ont absorbées, La Neuville ou Montières.

 

                                                                          318

Je me souviens que dans les faubourgs habitaient les trois quarts de la population amiénoise, surtout les ouvriers et les ouvrières des grandes industries locales : industries textiles et leurs ateliers de teinture, bien sûr, mais aussi industries métallurgiques et chimiques.

 

                                                                          319

Je me souviens des six mille femmes qui sont, à domicile, culottières, giletières ou vestonnières. Elles vont, chaque matin, chercher à la maison qui les emploie, les pièces coupées, pour les assembler, et rapportent le soir les vêtements achevés.

 

                                                                           320

Je me souviens des charmes de Samarobrive, la Petite Venise, tendrement enlacée par les onze bras de la Somme.

 

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 00:00
Amiens. 29 Janvier 2016. Watson au Gaumont. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 29 Janvier 2016. Watson au Gaumont. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                         311

Je me souviens de l'inauguration du Bois Codevelle, rue Saint-Fuscien, dans le cadre de la journée nationale de l'Arbre.

 

                                                                         312

Je me souviens de Paul Watson au Gaumont et de son SOS : "Si l'océan meurt, nous mourrons". Watson, le marin, le poète, le héros de la bataille contre les baleiniers, invité de Jean-Bernard Grubis et de L'audacieux Magazine.

 

                                                                         313

Je me souviens de Jules Verne et de sa lecture faite à l'Académie d'Amiens, en ouverture de la Séance publique annuelle du 12 Décembre 1875. Lassé des discours classiques, Jules Verne décide d'offrir à son auditoire le récit d'une aventure personnelle, une balade rêvée dans Une Ville idéale en l'an 2000. Bien sûr, même si cette ville n'existe pas, pas encore, c'est d'Amiens qu' il s'agit.

 

                                                                         314

Je me souviens du jour où j'ai trouvé, dans les allées de gravier du parc de Saint-Acheul, mon premier morceau de bois pétrifié. Ce petit bout de bois devenu pierre, c'était fascinant pour mes 10 ans.

 

                                                                         315

Je me souviens de la Maison de l'Homme à trois têtes.

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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