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10 septembre 2020 4 10 /09 /septembre /2020 07:47
Amiens. Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

Il a surgi comme ça. Tout d'un coup. De je ne sais où. Peut-être de Saint-Jacques ou du Cloître des Soeurs grises, pas si loin. Apparition soudaine. Incroyable dégaine. Silhouette insolite. Sans acolyte. Profil inattendu. D'un pas très décidé. Surplis blanc au bras gauche. Traversée païenne d'un lieu profane. En souliers de semaine. Prière quotidienne.

 

© Jean-Louis Crimon

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9 septembre 2020 3 09 /09 /septembre /2020 11:19
Paris. 41, Quai de la Tournelle. Printemps 2011. © Jean-Louis Crimon

Paris. 41, Quai de la Tournelle. Printemps 2011. © Jean-Louis Crimon

Ça se passe il y a 10 ans. Je le sais depuis que j'en suis. Le Quai de la Tournelle a ses familiers. Ses habitués. Ses fidèles. Souvent, un vieux professeur s'arrête à hauteur de mes boîtes et prend plaisir à s'attarder dans le coin des ouvrages de philosophie. Forcément, on sympathise. On parle philo. On évoque Nietzsche, Hegel, Kant, et surtout Platon. Platon, né à Athènes, en 427 av.J-C. Platon, qui à l'âge de 20 ans, en 407, fait la connaissance d'un dénommé Socrate. Platon va suivre les leçons de Socrate pendant 8 ans. Peu après la chute des Trente, les Trente Tyrans, Socrate est accusé par trois délateurs de ne pas croire aux dieux de la Cité et de corrompre la jeunesse. Condamné à mort, Socrate refuse de s'évader et décide de boire la ciguë en 399. 

Je me demande ce qui se serait passé si Socrate avait accepté la proposition d'un de ses disciples. Si Socrate s'était échappé. Si Socrate avait fui. Le jugement et la condamnation à mort. Si Socrate n'avait pas bu la ciguë. Le sort du monde n'en eût pas été changé, le sort de la philosophie, oui.

Un beau roman à écrire. Mon prochain roman. Socrate s'est évadé

 

© Jean-Louis Crimon

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8 septembre 2020 2 08 /09 /septembre /2020 08:56
Amiens. Place Alphonse Fiquet. 6 Février 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Place Alphonse Fiquet. 6 Février 2016. © Jean-Louis Crimon

Rituel bien établi. Premier samedi de chaque mois. Les bouquinistes s'installent Place de la Gare. Passage toujours très agréable pour les amoureux des livres. Clin d'oeil à cette dame bibliophile avertie qui rachète les "demi-chagrin". Ma mélancolie silencieuse m'incite à lui proposer mon chagrin tout entier. 

Son sourire ensoleillé illumine alors une journée faussement grise.

 

© Jean-Louis Crimon

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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 12:10
Amiens. Rue Delpech. 27 Août 2015. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Rue Delpech. 27 Août 2015. © Jean-Louis Crimon

Admiration définitive pour la façon dont le jeune maçon monte son mur de parement. Bas de la rue Delpech. Près du boulevard Jules Verne. Brique à brique. Patiemment. Vrai travail d'artiste. Monter un mur, sûr, c'est une forme d'écriture.

 

© Jean-Louis Crimon

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6 septembre 2020 7 06 /09 /septembre /2020 08:27
Picquigny. Sept. 2019. © Jean-Louis Crimon

Picquigny. Sept. 2019. © Jean-Louis Crimon

Nous sommes des prisonniers enchaînés dans une caverne et nous ne voyons du vrai monde que les ombres projetées par la lumière du dehors sur la paroi du fond. (Mythe de la Caverne. La République, Livre VII.)

Le philosophe est celui qui se délie de ses liens, tourne la tête, sort de la caverne et découvre le vrai monde.

 

© Jean-Louis Crimon

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5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 09:47
Copenhague. Gammel Strand. Juillet 2009. © Jean-Louis Crimon

Copenhague. Gammel Strand. Juillet 2009. © Jean-Louis Crimon

Statue dansante. Statue vivante. Humains pétrifiés. Statufiés. Beau paradoxe. Juste retour des choses. 

 

© Jean-Louis Crimon

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4 septembre 2020 5 04 /09 /septembre /2020 09:00
Amiens. Faubourg de Hem. 24 Déc. 1977. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Faubourg de Hem. 24 Déc. 1977. © Jean-Louis Crimon

"Couteaux, ciseaux, lames à repasser", la jolie rengaine de celui qui passe et qui repasse, avec, sous son chapeau, ce beau regard... aiguisé. 

 

© Jean-Louis Crimon

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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 10:14
Le dernier laboureur. Brillon. 59178 Hasnon. 25 février 1981. © Jean-Louis Crimon

Le dernier laboureur. Brillon. 59178 Hasnon. 25 février 1981. © Jean-Louis Crimon

Le laboureur maintient le soc de la charrue dans le sillon tracé par le cheval. Importance de la force des bras et respect de l'angle d'attaque de la terre. Respect aussi du rythme imposé par le cheval. La charrue est dite "à bras" parce qu'on ne peut la faire agir qu'à la force des bras. Un temps révolu. Une photo pour ne pas oublier.

 

© Jean-Louis Crimon

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2 septembre 2020 3 02 /09 /septembre /2020 08:34
Amiens. Place Gambetta. Sept. 2015. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Place Gambetta. Sept. 2015. © Jean-Louis Crimon

Bien sûr, un minimum de technique est indispensable, mais l'élégance du geste, la gestuelle, a aussi son importance. 

 

© Jean-Louis Crimon

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1 septembre 2020 2 01 /09 /septembre /2020 12:58
Amiens. La prière du peintre à la porte à peindre. Août 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. La prière du peintre à la porte à peindre. Août 2016. © Jean-Louis Crimon

Aujourd'hui, tu voudrais écrire un poème pour le peintre qui s'agenouille devant la porte à peindre. C'est si rare de voir un ouvrier s'agenouiller devant le travail à faire. Il y a de l'amour et du respect dans cette attitude. De l'amour du travail bien fait. Du travail à faire. A faire dans le respect du travail bien fait.Tu te souviens d'un jardinier à genoux devant sa plate-bande à désherber et à refleurir. A genoux ou le dos courbé en signe de salut. Le salut à la terre à la manière d'un vieil Indien. A genoux pour se mettre à la hauteur du travail à faire. En harmonie. A bonne distance du geste à faire. Façon d'être et manière de saluer la tâche à mener à bien. Discours impensable de nos jours même si tu le penses toujours. Discours incompréhensible.Toi, pour le travail avec les mots, tu es toujours debout, en mouvement. Tu marches. Tu déambules. Ton esprit ne va si tes jambes ne l'agitent. Montaigne dixit.

 

© Jean-Louis Crimon

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