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4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 07:25
L'Hortillon des mots. Les Soleils Bleus Editions. Sept. 2019. © Jean-Louis Crimon
L'Hortillon des mots. Les Soleils Bleus Editions. Sept. 2019. © Jean-Louis Crimon

L'Hortillon des mots. Les Soleils Bleus Editions. Sept. 2019. © Jean-Louis Crimon

Chapitre 4


Premier arrêt sur image… CPA, comme disent les spécialistes. Carte postale ancienne. CPA n°316. Photographie signée L.C. Léon Caron. Objectif Lacour-Berthier. 
Réminiscence visuelle inconsciente, ou clin d’œil vraiment voulu. Tout ici fait penser à un certain Angélus. Dans l’image, dans sa mise en page, dans sa composition, et dans le cadrage choisi par le photographe, difficile de ne pas penser à Jean-François Millet. Bien sûr, dans la photo de Léon Caron, les personnages ne prient pas et les deux femmes ne baissent pas la tête en signe de piété ou de recueillement, l’Angélus ne sonne pas dans le lointain, mais la composition très classique de cette photographie n’est pas innocente. Elle est l’expression d’un instant plein, d’un moment de pause, non pas de pose, un instant comme une offrande à la terre et au ciel, de ceux qui ne croient peut-être pas au ciel, mais qui – sûr – ont les pieds bien sur terre. Les semelles lourdes de la terre des semaines de semailles. Des journées à jouer du plantoir. Du matin au soir. 


De toutes les cartes postales représentant hortillons et hortillonnes au travail dans leurs champs, c’est la plus touchante. Vrai tableau d’une prière païenne. Écho indéniable à un certain Angélus. Quand, en plein travail des champs, un couple de paysans, la fourche plantée dans le sol et le panier posé à terre, s’unit pour faire la prière, tandis qu’on devine l’Angélus sonner dans le lointain. 


Élément commun aux deux images : le clocher –  point d’exclamation subtil – qui souligne la ligne d’horizon. Clocher de l’église de Chailly-en-Bière, près de Barbizon, pour L’Angélus de Jean-François Millet. Clocher de la Cathédrale d’Amiens pour les hortillons de Léon Caron. Angélus du Midi. Angélus du soir. Angélus catholique. Angélus bucolique. Angélus païen. Angélus chrétien. Peu importe. Angélus d’Amiens. 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Les Soleils Bleus Editions. Sept. 2019.

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3 septembre 2019 2 03 /09 /septembre /2019 07:15
L'Hortillon des mots. Les Soleils Bleus Editions. Sept. 2019. © Jean-Louis Crimon
L'Hortillon des mots. Les Soleils Bleus Editions. Sept. 2019. © Jean-Louis Crimon

L'Hortillon des mots. Les Soleils Bleus Editions. Sept. 2019. © Jean-Louis Crimon

Chapitre 3

 

D’abord ce fragment… pour une entrée en douceur dans l’univers des hortillonnages. Beau souvenir d’enfance. Bel instant sépia de la mémoire. Flash-back et flash-barque tout à la fois :

 

« J’ai huit ans. La barque de mon grand-père glisse le long des hortillonnages. Les rames qu’il manie habilement la font avancer à coups de soubresauts réguliers. Assise à l’avant, je contemple l’étendue devant moi. La surface est recouverte d’une pellicule de lentilles d’eau d’un vert presque phosphorescent. Les branches des saules pleureurs frôlent mes épaules et s’agrippent à mes cheveux. Alors que nous approchons d’un rieu, il me semble que ses deux rives s’écartent pour nous frayer un passage. J’ai l’impression d’être Alice au Pays des Merveilles ».

Pages 66 et 67 d’un livre étrangement beau. Un livre comme un roman, mais un roman fait de fragments, d’instants, de petits riens, de séquences présence/absence, pas seulement de souvenirs d’enfance.
Lisa Balavoine, née en 1974, est une romancière particulière qui publie, chez Lattès, en janvier 2018, Éparse, un livre inattendu, surprenant, dans sa forme et dans son style. Un très beau texte construit sur une accumulation de fragments faussement dérisoires et souvent malicieux. 
Quadra, divorcée, trois enfants, mère imparfaite revendiquée, éparpillée assumée, la narratrice fait de sa vie un récit volontairement « épars » dans lequel beaucoup se reconnaissent. Au beau milieu de cette multitude d’instants saisis comme des photographies, fixés comme des brèves, captés comme des sons, fredonnés comme le refrain d’une chanson. Instants de mots, instants de phrases déjà musique. Le plaisir de la relecture de ce flash-barque silencieux :

 

« J’ai huit ans. La barque de mon grand-père glisse le long des hortillonnages. Les rames qu’il manie habilement la font avancer à coups de soubresauts réguliers. Assise à l’avant, je contemple l’étendue devant moi. La surface est recouverte d’une pellicule de lentilles d’eau d’un vert presque phosphorescent. Les branches des saules pleureurs frôlent mes épaules et s’agrippent à mes cheveux. Alors que nous approchons d’un rieu, il me semble que ses deux rives s’écartent pour nous frayer un passage. J’ai l’impression d’être Alice au Pays des Merveilles ».


Les héritages, la transmission, l’amour impossible, toujours à fuir, toujours à conquérir, la beauté cruelle de l’instant sublime qui ne reviendra jamais, sont autant de notes sur lesquelles pianote la main alerte de Lisa Balavoine. Mémoire sépia, mémoire s’épia. Certitudes en formes de doute, rires sous-cape et fous-rires sonores, joies intenses et peines d’enfance, fugaces et durables, faux sentiments, vraies sensations, pleurs et pluie, tous ces fragments rassemblés par Lisa/Lison sont exactement les nôtres quand nous la lisons. Belle écriture quadri de la quadra quand la mélancolie se glisse sous les draps. 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Les Soleils Bleus Editions. Sept. 2019.

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 08:19
L'Hortillon des mots. Les Soleils Bleus Editions. Sept. 2019. © Jean-Louis Crimon.
L'Hortillon des mots. Les Soleils Bleus Editions. Sept. 2019. © Jean-Louis Crimon.

L'Hortillon des mots. Les Soleils Bleus Editions. Sept. 2019. © Jean-Louis Crimon.

Chapitre 2

 

  Ce jour-là, j’ai compris que c’était un signe. Un rappel à l’ordre. Quelque chose comme : n’oublie pas d’où tu viens. N’oublie pas de nous faire savoir que tu ne nous as pas oubliés. Comme me disait souvent ma vieille maman, depuis mes 10 ans, à chaque séparation, à chaque départ : « N’oublie pas d’écrire ! » Un beau jour d’ailleurs, dans les dernières années de sa vie, ma mère me fit le plus beau des cadeaux. Elle m’offrit, soigneusement rangées dans une boîte à chaussures en carton, toutes mes lettres écrites du petit séminaire, au cours de l’année de ma sixième. Des lettres qui commençaient toutes invariablement par Chers parents et qui disaient, en quelques phrases truffées de fautes d’orthographe, le vide de ma pauvre petite vie d’interne dans cette géante boîte à curés. 


Parmi toutes ces lettres, une seule retint longtemps mon attention. Une lettre datée du 12 janvier. 12 janvier 1961. Le cachet de la poste sur l’enveloppe l’atteste. La lettre me rappelle que c’est au cours d’une longue marche encadrée par des curés en soutane, devant, et des curés en soutane, derrière, promenade hebdomadaire obligatoire, que je découvre Les Hortillonnages. Dans la lettre à mes parents de ce jour-là, l’élève Crimon que je suis note simplement : Nous revenons de promenade, nous avons été à la Caisse d’Épargne à Saint-Pierre et à Camon, en revenant nous avons vu les hortillonnages, l’eau est gelée. 
Pourquoi si peu de mots ? Si peu de sentiments. Cette écriture blanche. Minimaliste. Sans aucune émotion. Cette écriture semblable à celle de Camus dans L’Étranger. Camus que je ne connais pas encore. L’impression d’avoir écrit, en filigrane, en transparence : Aujourd’hui, mon enfance est morte. Ou peut-être hier…
Renvoyé du petit séminaire, à la fin de l’année scolaire, pour avoir répondu « non » à la question fatidique : « Pensez-vous avoir la vocation ? », le gamin Crimon retournera à l’école primaire de son village, Contay, avec pour seule recommandation de préparer et – peut-être – d’obtenir le certificat d’études primaires. 
La Barque sur le Rieu et la lettre à mes parents du 12 janvier 1961 sont les deux raisons de cette traversée poétique et littéraire des hortillonnages. 


Une simple question en guise de passeport pour cet univers de marécages : comment cet espace si particulier a pu inspirer les poètes et les romanciers ? Les journalistes ? Autrement dit, comment des écrivains, des romanciers, des poètes, se sont emparés des hortillonnages pour y inscrire une partie de leur œuvre ? Comment se sont-ils imprégnés de cet espace si étrange et familier, fait de terre et d’eau, de brumes et de brouillards, de petits canaux appelés « rieux » et de bateaux qu’on dit « à cornet » ? Espace familier et pourtant mystérieux. Mystérieux, pour une rime parfaite avec rieux. Mystère + rieux = Mystérieux. Un monde aux portes de la ville. Pas au cœur de la cité, comme l’affirment, trop pressés, les dépliants municipaux des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix. 


Dans ma mythologie intime, l’hortillon est cet être doté de pouvoirs surnaturels. Il ordonne aux éléments. Il parle au vent et à la pluie. Le feu, l’eau, la terre et l’air n’ont aucun secret pour lui. Le feu, c’est le feu sacré qui l’anime, lui, l’hortillon, et le guide dans ce parcours terrestre rempli d’embûches. 
L’hortillon possède la science des chemins d’eau pour rejoindre sa terre, y tracer des lignes, pour semer des routes, enfouir des graines endormies, pour faire pousser des plants bien vivants, et de ce rituel, chaque année, faire sortir de son sommeil hivernal la nature hibernante. Le temps de la dormance s’efface pour le temps de la semence. D’instinct, l’hortillon retrouve les gestes premiers. Il sait comment parler aux éléments, scruter le ciel et la forme des nuages, prévoir l’arrivée de la pluie, réviser la géométrie imparfaite des parcelles, rectangulaires ou isocèles, réaffermir les berges, à la bêche ou à la pelle, se lever tôt, se coucher tard. Défi perpétuel pour être à la terre toujours fidèle. Au jour qui se lève, ne jamais manquer à l’appel. Chaque jour, ne pas compter sa peine. Chaque nouveau matin, remettre ça de plus belle.

Pastelliste du tchernoziom picard, l’hortillon est le jardinier qui glisse sur l’eau, le marin qui arpente la terre, jette ses filets pour décourager les étourneaux, protéger les jeunes pousses. Marin d’eau douce, qui jamais ne s’enferme, marin au pied ferme, rêveur réaliste, bêcheur artiste. Peintre subtil de l’art comptant pour rien. Gondolier superbe qui s’en va tutoyer la mauvaise herbe.
L’hortillon éternel gardien du pays des potagers aquatiques. Être de terre et d’eau qui porte son fardeau sur son dos. Qui manie la bêche et le bateau. Je ne connais pas assez de mots pour dire combien ils sont beaux, ces hortillons qui hortillonnent le pays des hortillonnages. Bateliers du silence qui savent le sens des mots-paroles. Bateliers bateleurs. Beaux parleurs. Leurs voix sont porte-voix. Pour mieux se donner du baume au cœur. Dans ce land art patchwork permanent, ils vivent bon an, mal an, du travail de leurs mains, sans être jamais sûrs des lendemains. N’en déplaise aux urbains de l’art contemporain, les vrais artistes sont au turbin. Du matin au soir. Du soir au matin. Laissez les mannes aux manants. La perche qui lui sert de rame, le gondolier du rieu la maîtrise et la manie avec élégance. Sur l’eau, l’hortillon donne l’impression qu’il danse. Je le vois danser, l’hortillon. Danser vraiment. Danser la danse des humbles que le sourire en coin du soleil du matin amuse ou étonne. Autant que la lumière dorée des soirs d’automne. C’est que, de saison en saison, la vie de l’hortillon qui hortillonne n’est jamais monotone. Sensation de bonheur intense. Même si le prix à payer est souvent souffrance. Mal de dos, mal de reins, mais cœur d’airain. Le corps en haillons n’entame pas la foi de l’hortillon. 
Vers cette terre qui lui donna la tourbe, sera dit que toute sa vie, il se courbe.

 

 

© Jean-Louis Crimon / Les Soleils Bleus Editions. Sept. 2019.

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1 septembre 2019 7 01 /09 /septembre /2019 07:09
L'Hortillon des mots. Les Soleils Bleus Editions. Sept. 2019. © Jean-Louis Crimon
L'Hortillon des mots. Les Soleils Bleus Editions. Sept. 2019. © Jean-Louis Crimon

L'Hortillon des mots. Les Soleils Bleus Editions. Sept. 2019. © Jean-Louis Crimon

Chapitre 1

 

 

  Tout commence sur le quai. 41, quai de la Tournelle. Le quai des bouquinistes. Rive gauche. Forcément. Un quai où je suis depuis peu propriétaire de quatre boîtes vertes. Pénichettes amarrées sagement au parapet pour mieux tutoyer le grand fleuve. Petits bateaux verts propices à tous les embarquements. Huit mètres d’envergure. Jamais mesuré autant. Jamais été aussi grand. Capitaine au long cours. Pour des traversées en solitaire. Cette fois, je tire un trait définitif sur ma vie passée. Révolu le temps où je ne m’embarque qu’en rêve. J’ai rompu les amarres. Je plonge dans ma nouvelle vie. Trente années de travaux forcés d’écriture professionnelle m’ont asséché le cœur. Je dois me laver l’âme. Me refaire une beauté. Intérieure, la beauté. La laideur du Monde ne supporterait pas une âme trop belle. Une âme qui se pointerait soudain, comme ça, dans la rue. Toute nue.


Bouquiniste. Libraire de plein air. L’un des derniers métiers de rue. Métier passion. Métier d’artiste. Saltimbanque. Colporteur. Passeur. Métier qui réconcilie être et avoir. Avoir et savoir. Savoir-faire et savoir être. Savoir et saveur. Sur fond de Seine. Superbe mise en Seine. Rêve d’ado attardé qui a tant tardé à mettre en accord son rêve et sa vie. Expérience fabuleuse. Lumineuse. Radieuse. Révélation ultime. Les mots des livres prennent l’air à l’air libre. Les livres sortent de leur long sommeil de rayons sages de bibliothèques grises. Les livres redeviennent des êtres vivants. Avec le temps, leurs couvertures ont des visages sépia. Sourires d’un autre temps. Se moquent des siècles et des ans.

 
La Barque sur le Rieu m’avait donné rendez-vous dans la boîte verte d’un de mes confrères. Je ne le savais pas. Mais comme disait souvent mon père, c’était  écrit. Le titre, d’emblée, fait tilt. Clin d’œil incroyable. Touché plein cœur. Coup de phares fraternel. Reconnaissance sublime. À deux pas de l’Île Saint-Louis. Dans l’ombre de Notre-Dame. Le livre n’était là que pour moi. Publié dans les années vingt. Mille neuf cent vingt. Mais le livre est sans date. Une simple indication du nom de l’imprimerie et du nom de la ville. Imprimerie Moderne. Amiens. En surtitre, une précision annonciatrice de romans à venir : Collection des Romans Picards. Je me dis qu’en Picardie, ma Barque sur le Rieu ferait des envieux. Je n’ai pas marchandé le prix, même si, sur le quai, la coutume est bien ancrée. J’ai donné de bon cœur mes vingt euros. Paris. Mai 2009. Dans la poche de mon vieux blouson, sous l’apparence d’un livre ancien, un bonheur tout neuf. 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Les Soleils Bleus Editions. Sept. 2019.

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31 août 2019 6 31 /08 /août /2019 07:17
Amiens. 31 juillet 2019. La Marie sans Chemise. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 31 juillet 2019. La Marie sans Chemise. © Jean-Louis Crimon

© Jean-Louis Crimon

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 07:37
Amiens. Juin 2015. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Juin 2015. © Jean-Louis Crimon

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29 août 2019 4 29 /08 /août /2019 06:42
Amiens. Juin 2015. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Juin 2015. © Jean-Louis Crimon

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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 08:01
Amiens. Rue des 3 Cailloux. 21 Juin 2015. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Rue des 3 Cailloux. 21 Juin 2015. © Jean-Louis Crimon

© Jean-Louis Crimon

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27 août 2019 2 27 /08 /août /2019 07:27
Paris. Quai André Citroën. Août 2012. © Jean-Louis Crimon

Paris. Quai André Citroën. Août 2012. © Jean-Louis Crimon

                                                            

Parfois, il n'y a rien à dire. Juste à ouvrir les yeux. Juste à regarder la ville. La voir. Savoir la voir. La voir et la boire. La boire des yeux. La goûter. La déguster. La savourer. La déchiffrer. Lire les espaces. Les mots des murs. Les mots des palissades. Palissades à l'injonction facile. Message imbécile. Utile, inutile ou futile. Elle te parle, ta ville. La ville te parle. Te parle au futur.

 

Demain. Demain ! Demain ? Mais la vie est moche. Demain te fait déjà les poches. Qui va lui sonner les cloches ? Toi, tu marches sans voir. Sans t'apercevoir que le futur s'approche. A grands pas. Le lointain se rapproche. Futur lointain devient futur proche. Demain est présent. Omniprésent. Demain se fait doubler par le présent. Le présent dépasse ton futur. Ton futur, c'est déjà du passé. Ton futur est dépassé.

 

Demain est dépassé. Demain est du passé. Demain est derrière toi. Demain dans le dos. Deux mains dans le dos. Le futur s'efface. En peu de temps. En un tour de main. Le futur passe. Le futur trépasse. Au présent.

 

Jamais le présent ne repasse. Demain, c'est derrière. Devant, le présent. A peine le temps d'être au futur. Tout va si vite, en ville. On double son futur. Sans même avoir klaxonné. A présent, au présent de se méfier.

Demain, c'est déjà hier.

 

© Jean-Louis Crimon

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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 07:05
Paris. Boulevard Saint-Germain. Juin 2014. © Jean-Louis Crimon

Paris. Boulevard Saint-Germain. Juin 2014. © Jean-Louis Crimon

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