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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 00:01
Amiens. 4 Août 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 4 Août 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher baroudeur impatient,

 

Tu t'étonnes à peine de la violence soudaine de l'averse. Aprés-midi à relire "Il pleut en amour" de Brautigan. La pluie fait un de ces raffuts sur la véranda et ça fait une bien bizarre musique, douce et barbare à la fois. Cliquetis métallique. Mélodie en sous-ciel.

Les poèmes de Brautigan sont des photos. Instants piqués au dérisoire de l'existence. On y entre et on sort instantanément. Jamais indemne. C'est physique et métaphysique. Tendu et inattendu. Chronique et anachronique. Tu adores ce texte où Baudelaire prend Jésus en stop:

 

Baudelaire conduisait

un modèle A

à travers la Galilée.

Il prit un

auto-stoppeur nommé

Jésus qui s'était

tenu au milieu

d'un banc de poissons,

leur donnant des morceaux
de pain à manger.
"Où est-ce que vous allez ?" demanda
Jésus en s'asseyant
sur le siège avant.
"Anywhere, anywhere
out of the world !"
s'écria Baudelaire.
"Je vais avec vous
jusqu'au
Golgotha",
dit Jésus.
"J'ai une
place réservée
pour le carnaval
il ne faut pas que j'arrive
en retard." 
 
Richard Brautigan, frère d'écriture, tellement doué pour les fulgurances faussement banales, comme " Il pleut quelque part, ça fabrique des fleurs et ça rend les escargots heureux."
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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 00:01
Paris. Saint-Michel. 2012. © Jean-Louis Crimon

Paris. Saint-Michel. 2012. © Jean-Louis Crimon

Cher piéton des mots,

 

Tu ne sais plus quand, précisément, l'idée t'est venue. Au troisième ou quatrième titre sans doute. Une forme de classement comme une autre. Aussi originale qu'inattendue. Rassembler dans une même bibliothèque tous les romans qui portent des noms de rue en titre. La rue cases-nègres de Joseph Zobel, dédié "A ma mère, domestique chez les blancs et A ma Grand'Mère, Travailleuse de plantation, et qui ne sait pas lire", Editions Jean Froissart, 1950, a dû être le premier de ces romans au nom de rue. Rue du Havre de Paul Guimard, Editions Denoël,1957, le deuxième. La Rue du Chat-qui-pêche, de Jolàn Földes, Editions Albin Michel,1937, le troisième. Le principe de la collection était né. Sont arrivés ensuite, au gré des achats sur les quais de Seine ou dans les réderies de Picardie, petites brocantes de villages, Rue des petites daurades de Fellag, Rue Saint-Vincent de Pierre Mac Orlan et La Rue de Francis Carco. Puis Rue de la Sardine de John Steinbeck, Rue des Boutiques Obscures  de Patrick Modiano, Rue des Archives  de Michel del Castillo et Dans la Rue d'Aristide Bruant, recueil de Chansons et Monologues, dessins de Steinlein. Sans oublier La Rue de Jules Vallès. Paris, 1866. Achille Faure, Libraire-Editeur. 23, Boulevard Saint-Martin, 23. Envoi de Vallès en prime.

La Chronique de la rue aux moineaux de Wilheim Raabe, Editions Montaigne,1931, fait aussi partie de cette réunion insolite, où les noms de rue se répondent sur des couvertures de livres. Tu y a ajouté Rue de la Liberté, Dachau 1943-1945, d'Edmond Michelet, Seuil, 1955. Sans oublier cet essai publié dans la collection Archives Gallimard, 1979, Vivre dans la rue à Paris au XVIIIe siècle, présenté par Arlette Farge. Enfin, Les Rues de ma vie, de Bernard Frank, Le Dillettante, 2005. La liste serait trop longue à énumérer ici. Sauf pour en faire - pourquoi pas ? - un incroyable poème à la Prévert.

 

Les hasards de l'existence, et surtout les hasards de l'existence professionnelle, t'ont fait prendre, pendant plusieurs années, pour un travail de nuit, une toute petite rue du seizième arrondissement de Paris. Une rue qui, pour toi, avoua d'emblée un fantastique pouvoir romanesque. Tu résistas bien à la tentation pendant la première année et une bonne partie de la deuxième année, mais tu succombas finalement à la tentation. La raison l'emporta: c'était à toi qu'incombait la tâche d'écrire Rue du Pré aux chevaux. Tu as longtemps hésité avec une autre rue tout aussi intéressante du même quartier, une rue du temps où le seizième avait encore des airs de campagne: Rue des Pâtures, mais le pouvoir poétique des chevaux l'emporta.

 

Rue du Pré aux chevaux a rejoint désormais la petite bibliothèque où sont réunis les romans aux noms de rues. Pour y vivre une bonne partie de sa carrière de livre. Dans ton village, quand celui qu'on n'ose plus appeler garde-champêtre depuis qu'on l'a baptisé "conseiller communal", a lu ton roman, il est allé trouver le maire en lui proposant d'appeler Rue du Pré aux chevaux la rue sans nom qui s'en va vers les marais, pas très loin de la maison de tes parents. L'idée a plu, beaucoup plu, et il a plu aussi beaucoup le jour de l'inauguration. Fanfare municipale, Maire et conseillers municipaux, une bonne partie des habitants, le député de la circonscription, et même un prêtre en soutane de la paroisse voisine, étaient de la fête et la Rue du Pré aux chevaux fut baptisée, républicaine, mais sans être trop païenne. Sacré moment pour une sacrée journée.

Pas peu fière, la mère de l'auteur, ce jour-là. Toi, tu t'es dit que c'était carrément ton Nobel de Littérature ou ton Goncourt. Une rue parisienne devenait une rue de village. De ton village. Preuve que la littérature, ça peut changer la vie.

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 00:01
Saint-Quentin. 16 Juin 2014. © Jean-Louis Crimon

Saint-Quentin. 16 Juin 2014. © Jean-Louis Crimon

Cher enrayeur enrayé,

 

Une petite rue à quelques pas de la Grand Place. Tu es en avance sur l'heure du rendez-vous. Tu as un peu de temps à perdre. Non pas à tuer. Toi, tu n'es pas un tueur, tu te refuses à tuer le temps. C'est connu, ça se dit, ça se sait, ceux qui tuent le temps, le temps les tue. Tu marches, l'oeil en éveil. Façades que le regard efface. Rues banales, sans aspérités particulières. Jusqu'à cette vitrine très zébrée. Tu te dis que pareille devanture ne peut qu'attirer le regard, séduire le badaud qui passe, la passante innocente, mais rien ne se passe. Jusqu'au moment où l'instant que tu n'aurais même pas imaginé se pose devant toi.

Mise en place comme une mise en scène. Tu ne peux rêver mieux. Juste à capter ce qui risque de s'évanouir très vite, ce qui ne va durer que l'espace d'un instant. Quelques secondes et la rue retrouve sa banalité première.

L'instant d'avant, ce n'était rien qu'une boutique. D'un coup, d'un seul, clin d'oeil fabuleux. Quotidien enrayé. Le hasard te dit qu'il n'y a pas de hasard.

Toi, ça te rend... heureux.

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 00:01
Amiens. 1978. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 1978. © Jean-Louis Crimon

Cher petit penseur du premier matin du mois... doute,

 

Cette photo, c'est une réponse au sujet de Philo du Bac de cette année: Travailler moins, est-ce vivre mieux ?  Forcément, les fous du boulot répondront toujours: Travailler moins, c'est vivre moins. Sans oublier de citer au passage celui qui a inventé: " Travailler plus pour gagner plus." Quel âne, celui-là !

D'abord, le vivre mieux n'est pas forcément dans l'avoir plus. Tu le sais bien, toi, il est dans l'être davantage, dans l'être plus. C'est ce que tu choisirais si c'était à refaire. Exister, non pas vivre, non pas survivre. Donner toute sa puissance au joli concept d'existence. Entre la vie et l'existence, qui dira jamais la différence ? L'existence rime avec nonchalance et avec élégance. Sans doute aussi avec chance.

 

Bien sûr, il faut travailler pour vivre. Avoir un travail pour - comme ils disent- subvenir à ses besoins. Ses besoins premiers. Ses besoins vitaux. Besoins fondamentaux. Se loger. Se nourrir. Dormir. Récupérer sa force de travail. Pour mieux recommencer. Repartir au combat, c'est à dire au boulot.

Une vie de travail, c'est souvent le sacrifice d'une partie de sa vie et pour certains le sacrifice de toute une vie, de toute leur vie. Vie faite de renoncements successifs jusqu'au renoncement ultime. Tu ne seras jamais ce que tu voulais être.

 

Le slogan bombé sur la façade de la Sécurité Sociale par des étudiants gauchistes de la fin des années 70 n'est pas dénué de sens. On perd sa vie à la gagner. Oui. Objectivement. Mais comment faire autrement ?

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 10:13
Paris. 15 Janvier 2012. © Jean-Louis Crimon

Paris. 15 Janvier 2012. © Jean-Louis Crimon

Cher passeur de mots,

Parfois, tu te laisserais bien séduire par le silence. Le "chut", un doigt sur la bouche, l'index ou le majeur, le silence enfin devenu... majeur. Parfois, ne rien dire est plus fort que toutes les paroles possibles. Words, words, words... Trop de mots, trop de phrases dans la bouche de ces phraseurs patentés, pas tentés par le sens du silence. Assez, assez, assez. La surenchère n'est pas la panacée.

Est-ce parce que cette Lettre à toi-même est la 213ème lettre depuis ce 1er Janvier 2016 où tu t'es inventé ce défi absurde de t'écrire chaque jour, chaque matin ou chaque soir, une lettre à toi-même, parce que tu ne supportais plus ta boîte aux lettres désespérément vide ? Est-ce parce que tu ne perçois que du bruit dans l'incroyable vacarme du monde ? Est-ce parce que tu cherches en vain l'annonce de l'antépénultième seconde ?

Tu sens que ça se presse sur le quai du vieux monde...

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 00:51
Amiens. Cloître Dewailly. 30 Juillet 2016. 22:12. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Cloître Dewailly. 30 Juillet 2016. 22:12. © Jean-Louis Crimon

Cher vieux passager du Cloître,

 

Ce soir, enfin, tu as su prendre le temps. Du bon temps. Tu en as pris plein les yeux et plein les oreilles. Plein le coeur aussi. Cette ville, redevenue ta ville, a la réputation d'être peu festive. Souvent triste et grise. En permanence sur une incroyable réserve. Mise à part sa Fête dans la ville, grandiose métamorphose annuelle.

Début juillet, Yakoub te l'avait promis. Tu ne serais pas déçu. Amiens la grise sait aussi se peindre des couleurs et des accents du Sud. Yakoub n'est pas peu fier de "sa" réussite. Il peut. Il doit. Ils ne sont pas si nombreux à avoir cru en lui, en son projet, de faire vivre 5 soirs par semaine, pendant près d'un mois, ce cadre fantastique au coeur de la ville. Cloître Dewailly. Cloître qui accueillit, à la rentrée universitaire 69-70, les étudiants en Philo-Psycho-Socio de la toute jeune Université de Picardie. Ton voyage, ce soir-là, est aussi voyage dans le temps. Des rires et des sourires, des prises de paroles de l'après 68, se mêlaient étrangement aux rires, aux sourires et aux conversations 2016.

Ce Voyage au coeur de l'été, 12ème édition, c'est un tour du monde en musiques et en chansons, c'est du bonheur à portée de mains. Devant son rêve éveillé, Yakoub en a les yeux qui brillent. De belles étoiles s'allument dans ses yeux de grand gosse. Simple, avec lui, tu retombes en enfance, le seul pays qui vaille, celui où toutes les musiques sont possibles. Où toutes les paroles sont encore à écrire. La force de Yakoub, c'est d'avoir cru en son rêve. Son rêve est devenu réalité. Total respect.

Mirage ou vrai voyage au coeur de l'été, thé à l'amante ou pas, table de célibataire ou joyeuse tablée de gais lurons, il y a belle lurette que tu n'as pas passé une telle soirée dans cette ville qui sait surprendre quand on sait la prendre ou la comprendre.

A l'heure mauve où s'en viennent boire les licornes. Car toi, tu as vu La Licorne mauve s'en venir boire la lumière des projecteurs, et l'incroyable sourire de ton ami Yakoub qui l'adoube. 

C'est ça aussi, le mektoub.

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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 11:49
Amiens. 29 Juillet 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 29 Juillet 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher marcheur rêveur qui ne marche plus qu'en rêve,

 

Ta lettre d'aujourd'hui ne sera pas très longue. Tu as mieux à faire. Le livre tant attendu est enfin arrivé. Belles étoiles, de l'ami Poindron, dans les pas de Stevenson, Robert Louis Stevenson.  Poindron a déjà fait mille et une choses remarquables dans sa vie de piéton pèlerin colporteur chroniqueur éditeur mais celle d'entre toutes que tu lui envieras jusqu'à ta mort, c'est d'avoir un jour emboîté le pas du célèbre Ecossais. Le Voyage avec un âne dans les Cévennes, Eric Poindron l'a fait, vraiment fait. A pied, avec un âne, comme Robert Louis. Avec, en prime, un ami. Pour ça, Monsieur, total respect.

Toi, cet après-midi de Juillet, à l'ombre de l'unique arbre de ton jardin, tu tailles la route dans les pas de Poindron, lui-même dans les pas de Stevenson. Toi dans les pas de ces deux-là à la fois. C'est fantastique les mots, les mots écrits, les mots publiés, ça te fait voyager sans forcément éprouver la fatigue physique du voyage.

Tu marcheras demain.

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 17:57
Touët de L'Escarène. La Gare. 13 Juillet 2016.© Jean-Louis Crimon

Touët de L'Escarène. La Gare. 13 Juillet 2016.© Jean-Louis Crimon

Cher piéton philosophe,

 

Il y a des images faussement dérisoires qui ne révèlent leur sens qu'après coup. Dans l'instant, tu te dis qu'il n'y a pas à réfléchir. Pas à tergiverser. C'est une image. Une photo. Juste à la saisir. Cette paire de chaussures a bien dû appartenir à quelqu'un. A un homme. Un homme qui a dû prendre le train. Un train. Parti pieds nus. Pas forcément. L'avait peut-être une autre paire dans  son sac. Plus souple. Ces chaussures là devaient lui faire mal aux pieds. Il les a abandonnées pour ça. Sans aucun doute.

Les idées, c'est pareil, faudrait les abandonner quand elles vous empêchent d'avancer. Les idées, sûr, c'est comme les chaussures, celles qui ne sont pas à votre pointure risquent de vous empêcher de marcher.

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 00:02
Amiens. Rue Delpech. 27 Mars 2014.© Jean-Louis Crimon

Amiens. Rue Delpech. 27 Mars 2014.© Jean-Louis Crimon

 

Cher roi du balai bilingue,

 

Tu le sais bien, c'est en Chine, à Chengdu, en septembre 2011, que l'idée a vraiment pris corps. Même si tu as aussi photographié les balayeurs et les balayeuses de ta ville et de ta rue. Amiens. Rue Delpech. Amiens quartier Saint-leu. Egalement les balayeurs de Fécamp, de Saint-Malo. De Cannes, de Nice, de Peille. De Paris. De Copenhague, de Rome ou d'Oulan-Bator. T'en veux encore ?

 

En Chine, avec tes étudiants, tu avais même eu l'idée, pour agrémenter ton cours de "Conversation française" de travailler sur toutes ces expressions qui contiennent le mot balai. Equivalences linguistiques fascinantes. Déclinaisons surprenantes.

 

Au premier degré d'abord. Balayer sa chambre. Balayer la cour. Balayer les feuilles mortes. Balayer la neige. Au second degré ensuite. Balayer les préjugés. Balayer devant sa porte. Sans oublier, très symbolique et poétique à la fois, celle que tu préfères entre toutes, la plus jolie, la plus grandiose: le vent balaie les nuages.

Morceaux choisis. En mandarin aussi.

 

 

 
 
 

 

 
 
 
  1. Les volontaires aident les balayeurs à balayer des ordures.
    志愿者们帮助环卫工人扫除垃圾。
  2. Les projecteurs balaient le ciel.
    探照灯的光柱在空中扫来扫去。
  3. Ce vieillard balaie une chambre.
    这个老人在打扫房间。
  4. Le vent balaie les nuages noirs.
    风驱散乌云。
  5. Son manteau balaie le sol.
    他的大衣在地上拖着。
  6. Après, elle déjeune et se repose jusqu’à trois heures où elle commence à balayer la cour.
    之后吃午餐,休息,直到下午三点开始打扫庭院。
  7. Taiwan est le sel de poulet croustillant a balayé l'île, balayée par le biais de Beijing délicieux.
    台湾盐酥鸡是风靡宝岛,席卷北京的美味。
  8. La division actuelle-cheveux tendance balaie le monde.
    当前驳发潮流正风靡世界。
  9. C'est l'occasion pour eux d'effectuer des travaux d'entretien sur les sépultures, de balayer les feuilles mortes et d'arracher les mauvaises herbes.
    这对他们来说是一次扫墓的机会,清扫枯叶,拔掉杂草。
  10. Cette découverte balaie les lois de la mécanique d’Isaac Newton.
    此项发现推翻了伊萨克·牛顿的机械定律。
  11. Demandez le monde ce qu'est l'amour, envoyer de l'aide à la blague. Pour moi, il est balayé Jour
    问世间情为何物,向月老发出求助。 给我的却是恶女怨妇
  12. L'entreprise publique construisant ces trains, CSR, a balayé le débat en expliquant que M.
    一个建造火车的民企CSR接着争论并辩解道,周已经退休有十年了。
  13. On devrait balayer devant notre porte d’abord et reprendre notre pays, notre économie et nous même en main avant de donner des leçons a tout le monde.
    我们应该首先清理干净自家的门,重新着手我们国家,经济以及自身的一些问题,然后再向全世界传授我们的经验。
  14. A cause de la chute depuis l'après-midi du 18, l'aéroport Roissy Charles de Gaulle doit ouvrir tous les pistes pour balayer la neige au matin du 19 Decembre.
    由于18日下午开始持续降雪,戴高乐机场不得不在19日上午关闭所有跑道1小时以便除雪。
  15. Principale de l'entreprise: main dans la main pour balayer les mains propres à frotter le chat à être ~ ~ ~ Molan singes et une série de vêtements en denim technologie de la transformation.
    本公司主营:手扫~手抹~手擦~猫须~磨烂~马骝等一系列的牛仔服装工艺加工。。。
  16. Lorsque l’on voit en Asie la nonchalance lors de l’utilisation de cet outil… Là, ce n’est pas le cas, non seulement il balaie rapidement mais en plus il balaie des deux mains. Du jamais vu.
    在亚洲,每每看到这里的人漫不经心的使用这种清洁工具,我都会这样联想... 其实不是啦,这种扫把不仅扫得快,且可左右开攻,以前还真没见过这样扫地的。
  17. De même, la Chine a sommé les pays riches de balayer devant leur porte avant la réunion de Copenhague - prévue pour décembre - sur le changement climatique.
    同样,中国责令那些富裕的国家在预计12月份在哥本哈根举行的关于全球气候变化的国际会议召开之前,首先将自己的家门口清扫干净。
  18. Le lauréat 1989 du prix Nobel de la paix a toujours balayé ces accusations, saluant même l'offre de reprise des discussions à la condition qu'elles soient  «sérieuses».
    1989年诺贝尔和平奖的获得者本人一直拒绝这项指控,并呼吁严肃认真的对话。
  19. Le vent éteint ma cigarette et la lumière dans mes yeux, il balaie des cendres et les emporte dans mon col.
    风吹灭了我的烟,也吹熄了我眼里的光明。将烟灰裹挟进我的领口里。
  20. Devenir coiffeuse fut une de ses options, vite balayée par le destin. à 17 ans, on la repère dans la rue.
    成为发型师曾经是张曼玉的人生选择之一,但是却被命运之神很快的一扫而过。

声明:以上例句根据互联网资源自动生成,未经过人工审核,其表达内容亦不代表本软件的观点;若发现问题,欢迎向我们指正。

balayer verbe transitif
1. Nettoyer (le sol, un lieu) en ramassant la poussière et les saletés à l'aide d'un balai
  • balayer le parquet
2. Chasser en entraînant au loin
  • le vent a balayé les nuages • ils ont balayé leurs ennemis
3. Parcourir la surface (de quelque chose) en totalité
  • un vent froid balaie la région
4. Pendre à terre en touchant (le sol ou ce qui recouvre le sol)
  • sa longue cape balaie la neige
5. TECHNIQUE explorer (une surface) point par point, par émission d'ondes, de rayons ou de particules
  • balayer un champ magnétique

 

balayer verbe intransitif
1. nettoyer le sol en ramassant la poussière et les saletés à l'aide d'un balai
  • c'est sale ! tu pourrais balayer un peu!

 

balayer devant sa porte locution verbale
1. Faire sa propre critique avant de critiquer les autres:

qu'il balaye devant sa porte avant de nous attaquer !

 

 

 

L'est vraiment temps de le publier ton "Balayeurs de tous les Pays..." Vraiment temps de t'y mettre. Pas seulement pour donner naissance à un Livre Photo, mais à un roman. Un Photo roman. Faut du texte aussi, dedans.

 

 
 
 
 
 
 
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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 09:49
Nice. 13 Juillet 2016. © Jean-Louis Crimon

Nice. 13 Juillet 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher romancier d'un roman qui mérite le Prix du roman passé inaperçu,

 

Tu te demandes souvent à quoi ça tient d'être ou de ne pas être connu et reconnu. D'être ou de ne pas être lu et apprécié. Aimé. Traduit. Sûr, tu n'écris pas comme Marc Lévy ou comme Guillaume Musso. Tu ne publies pas chez Laffont ou chez Pocket. Pas davanatge chez XO de Bernard Fixot.

Au moins, te voilà fixé.

 

A trop claironner que tu t'en vas préférant Musset à Musso, Hugo à Angot, et Levinas à Lévy, tu ne comptes pas des masses d'amis dans le milieu. Etre ou ne pas être reconnu dans le monde des Lettres. Au fond, tu t'en fous, tu ne vis pas, tu n'as pas vécu, pour ça. Même si, reconnais-le, parfois, tu te dis que 40 millions d'exemplaires vendus, au lieu de... 4.000, ça doit changer la vie. Tu dois voir le monde différemment chaque matin. Ton banquier doit être plus tolérant avec tes découverts.   

Ton Du côté de chez Shuang, on te l'a dit souvent, avait quand même quelques belles qualités et un peu de talent. Ce qui lui a manqué ? Simple ! Un bon... agent.

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