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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 16:55
Amiens. Octobre 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Octobre 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher fêlé des jeux de mots,

Bien sûr, comme à chaque fois, ça ne fera rire que toi, mais avant de prendre la photo, tu avais déjà trouvé le titre. Un titre comme tu les aimes. Un titre sans complexe. Un titre sonore. Ce dont l'auteur du titre s'honore. Un titre joke, si le franglais est autorisé. En la circonstance, c'est permis. Ton titre c'est : Escargots home !

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 19:59
Amiens. 2 Octobre 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 2 Octobre 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher rédeux rêveux,

 

"Réderie d'Octobre, sur l'achat, sois sobre." Pas mécontent de ton faux proverbe aux allures de vrai slogan, tu te glisses entre les gouttes, entre les gens, entre les passantes et les passants, et tu t'en vas te fondre dans ce grand moment de la vie amiénoise. Gigantesque marché aux choses où les greniers des uns vont remplir les greniers des autres. Ou bien les caves, si l'on n'a pas de grenier.

Réderie, vieux mot picard qui signifie tout à la fois vieillerie, objet inutile ou futile, et moment où tout s'achète et tout se vend.Tout à la fois la chose, l'objet du passé, et le lieu où ces objets inanimés reprennent vie, le temps de la réderie..

Rédeux furieux qui court les étals ou les étalages, souvent à même le trottoir ou à même le pavé, à la recherche de sa réderie. Rédeux heureux quand il trouve ce qu'il... ne cherchait pas forcément. Quand la chance lui sourit. Le rédeux a souvent des accents de collectionneur. Boîtes à sel, plumes, plumiers, encriers, écritoires, cartes postales d'autrefois, photos sépia, sont, selon les années, les saisons, les réderies les plus convoitées. Réderie rêverie. Le rêve rit à la réderie. Réderie déri déra, réderie toujours te déridera.

 

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 23:39
Amiens. 1er Octobre 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 1er Octobre 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher piéton voyageur,

 

Sensible toujours à ces façades de maisons du nord, surtout quand, persiennes closes, elles se donnent des airs de maisons du sud. Un peu de bleu aquarellise les nuages et tu te trouves presque heureux dans le paysage. Une ville, l'identité d'une ville, ça tient à peu de choses. Manque juste la mer. Une mer du nord qui viendrait jusqu'au bord de la ville. Caresser les abords des faubourgs. Histoire d'y boire une bonne bière. Même si déjà tu divagues, tu l'entends le bruit des vagues...

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 19:55
Paris. Octobre 2012. © Jean-Louis Crimon

Paris. Octobre 2012. © Jean-Louis Crimon

Cher scribe,

Il y a des jours où tu te demandes à quoi ça peut bien servir d'écrire et des jours où tu te dis que tu n'as rien à dire. Ces jours là tu te balades dans tes cahiers de mots jamais publiés et tu t'arrêtes sur des chansons jamais chantées...

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Feuille qu'automne endeuille

Arbre que mort effeuille

Cruel destin de feuille

Que vent trop froid accueille

Succombe au moindre écueil

Pour dormir sans cercueil...

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Qu'importe la saison

Mort a toujours raison

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De vie à trépas

La faux n'hésite pas

Attention au faux pas

On n'en réchappe pas

Ce n'est peut-être pas

Son tout dernier repas

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La mort toujours emporte

La vie qui prend la porte...

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( La chanson amère )

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 18:42
Paris. Métropolitain. 2013. © Jean-Louis Crimon

Paris. Métropolitain. 2013. © Jean-Louis Crimon

Cher vieux,

 

Tu n'as pas vu passer l'été et c'est déjà l'automne. Tu n'as pas vu passer septembre et c'est déjà octobre. Tu n'a pas vu passer ta vie et c'est déjà presque fini. Tu trouves ça triste et tu te souviens du temps où ton métro s'arrêtait à... Gaîté.

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 08:51
Amiens. Sept. 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Sept. 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher archéologue urbain,

L'atelier sans doute a disparu depuis longtemps. Le mot seul subsiste. Tu te demandes qui était le dernier ébéniste ? Ebénisterie, le mot est joli. Aujourd'hui encore, il sourit. S'étale en lettres capitales sur sa pleine page de briques.

Tu te souviens du titre d'un livre ancien: Les murs ont la parole. Un livre publié dans l'après Mai. Un mois de Mai d'un autre siècle. D'un autre temps. Du temps où Cours camarade, le vieux monde est derrière toi était à la fois incitation poétique et slogan politique. Les mots des murs. Un mot, un mur. Un mot, un seul, et c'est du passé qui te revient dans la gueule.

Tu te souviens du titre de l'une des premières pièces de théâtre du Carquois: Les murs avaient des briques. La boucle est bouclée. Les murs, les mots, les briques... Tout ces instants du passé qui s'imbriquent.

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 16:57
Amiens. 27 Sept. 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 27 Sept. 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher romancier du regard,

 

Souvent la photo s'impose d'elle-même. Ce n'est pas toi qui la prends, c'est elle qui se donne. Elle est cadeau quand la vie est fardeau. Juste à l'accueillir et à la cueillir. Elle est comme un signe.

Tu te souviens presque du mot arabesque et ta photo en devient romanesque.

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 17:54
Amiens. 26 Septembre 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 26 Septembre 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher si sensible aux signes,

 

Incroyable, le monde serait donc ainsi fée. Trois jours ou quatre que tu es en quête du chemin des fées. Jeu de piste commencé, sans vraiment l'avoir décidé, avec cette fée maraboutée qui tient boutique textile, pas loin du centre ville. Jeu de piste poursuivi avec ces fées des mains, qui oeuvrent manucure, Route de Paris.

Fin d'après-midi paisible. Pharmacie de quartier sans histoire. Tu pousses la porte pour un mal de tête persistant. Tu t'avances d'un pas hésitant. Tu attends. Sans prendre garde à ce qui t'attend. A hauteur du comptoir, te revient pleine face ton histoire avant qu'elle ne s'efface.

Petite  affichette clin d'oeil, juste au moment où du monde des fées, tu t'apprêtes à faire ton deuil. C'est écrit, mais oui, Secrets des Fées. Cosmétique.

Toi, tu lis... Cosmogonie.

 

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 13:31
Amiens. Sept. 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Sept. 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher chasseur de fées,

Des mains de fées sans doute, manucure n'en a cure, fée marraine ou fée marrante, fée aimée ou fée amante, en tout cas désarmante, tu cherches le chemin des fées. Persuadé que dans ton tour de ville se cache la ronde des fées.

Tu le sais depuis tes dix ans: une fée est un être légendaire capable de voler dans les airs, de lancer des sorts et d'influencer le futur. Revenante, ange déchu, humaine en apparence, mais d'une autre nature, minuscule créature qui tient dans la paume de la main ou géante chez les Lilliputiens, citoyenne du monde parallèle, Sirène ou Dame blanche, Nymphe ou Morgane, tu cherches la fée guérisseuse. Celle qui sait soigner le vague à l'âme.

Car les fées ont tous les pouvoirs. Si certaines soignent ou octroient des armes enchantées, d'autres sont plus connues pour leurs « tours », ou plutôt pour leurs « mauvais tours », savamment fignolés dans leur habitude de danser en cercle. Douées de facultés magiques, elles se déguisent et modifient l'apparence de ce qui les entoure. C'est ce qui te plait, ce qui te séduit chez les fées. Sûr, ton prochain départ, ce sera pour le pays des fées.

Pour enfin savoir qui est la bonne fée qui s'est un jour penchée sur ton berceau, pardon, sur ton... cerceau !

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 16:16
Amiens. Septembre 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Septembre 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher urbain des bois,

 

A nouveau, tu t'interroges sur la raison de ces fenêtres closes, obturées à tout jamais pour de sordides calculs de taxes locales et tu te demandes bien qui de quel siècle, de quel millénaire, de quel gouvernement, déclarera l'obligatoire réouverture des fenêtres murées ? Ce jour-là, celui-là, oui, tu voteras pour lui.

Pour en finir avec cette BD absurde où les maisons, volets fermés, fenêtres murées, dessinent une ville zarbie qui a peur de la lumière.

Robin des bois des villes, militant de l'ouverture à plein tube, aux armes, citoyens, citoyennes, ouvrons grand les persiennes. Défenestrons les fenêtres aveugles. Jetons par la fenêtre ces fenêtres de briques. Souhaitons la bienvenue au retour de la lumère.

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