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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 00:01
 Amiens. Sept. 2017. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Sept. 2017. © Jean-Louis Crimon

 

  

 

                                                                         411

Je me souviens du jour où mon fils, François, a déclaré solennellement à toute la famille réunie - il devait avoir 5 ans - "Moi, dans la vie, je veux faire rire les gens". C'était en août, dans le jardin de la maison de la rue Laurendeau.

 

                                                                         412

Je me souviens de la première édition des Journées Cinématographiques d'Amiens contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples et de l'enthousiasme des trois Jean-Pierre : Garcia, Bergeon et Marcos.

 

                                                                         413

Je me souviens de "Chiche Magazine" créé par Jean-Claude Bouton, Frank Frommer et Françoise Thuillier.

 

                                                                         414

Je me souviens de Madame Langlois, Bouquiniste rue de la Hotoie.

 

                                                                         415

Je me souviens des petits jardins publics qui ponctuent le chemin de la place Longueville à la Gare du Nord.

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 05:37
Amiens. Saint-Leu. Mai 2017. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Saint-Leu. Mai 2017. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                          406

Je me souviens du "romancier de la brume et de la nuit", de son roman Picardie. Pierre Mac Orlan, né à Péronne, dans la Somme, le 26 février 1882. Lui aussi passé par Amiens.

 

                                                                          407

Je me souviens des "Amis de la Terre", 19, rue Saint-Leu.

 

                                                                          408

Je me souviens du bus de la ligne 8, Hôtel de ville - Cité scolaire, un jour où, rêveur, le chauffeur manque le virage de la rue de la République. Laissant filer en douceur son bus vers la rue des Jacobins. Erreur de parcours. "Chauffeur ! Chauffeur !" ont hurlé les passagers, "Vous vous trompez ! " Dans le rétroviseur, le sourire de l'employé de la Semta, Société d'Exploitation Mixte des Transports Amiénois, en dit long sur son 747 planant paisible au-dessus des nuages. Le rappel à l'ordre de ses passagers l'a fait atterrir, d'un coup, d'un seul, sur des problèmes plus terre à terre. Des problèmes de terre ferme. Des problèmes d'itinéraires et d'arrêts de bus.

 

                                                                           409

Je me souviens de "Macadam Trottoir" et de cette bande d'amis qui veulent faire du théâtre dans la rue.

 

                                                                           410

Je me souviens avoir croisé Alain Bombard, rue des Trois-Cailloux. Sourire Zodiaque en bandoulière.

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 00:00
Amiens. Rue Delpech. Août 2015. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Rue Delpech. Août 2015. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                         401

Je me souviens de la façon dont le jeune maçon monte son mur de parement. A l'angle du boulevard Jules Verne et de la rue Delpech. Brique à brique. Patiemment. Monter un mur, sûr, c'est une forme d'écriture.

 

                                                                         402

Je me souviens d'une belle conversation avec Pierre Seghers, à la Maison de la Culture d'Amiens, et de sa manière de me dédicacer ses " Chansons et Complaintes" en écrivant sous mon nom : "ami des poètes et de leurs chansons". C'était en 1977. Il y a 40 ans.

 

                                                                         403

Je me souviens de l'Association "Les Voisins de palier".

 

                                                                          404

Je me souviens des Chansons de Lafleur  qu'on trouvait chez Solo Editeur, 9 Rue des Trois-Cailloux : "El Rue d' l'Andouille", "Ch'Pistolet", "L'boin paysan", "Ch' Baptêm' ed' Nicodème" et aussi "A l'veille", créée par le Comique Lepac.

 

                                                                          405

Je me souviens de Parlophone, le disque de qualité, et de sa publicité qui disait : " Parlophone a enregistré pour vous les chansons que chante le Comique Lepac. Voyez votre agent habituel."

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.  

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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 00:05
Amiens. 71, rue Vascosan. Maison natale de Roland Dorgelès. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 71, rue Vascosan. Maison natale de Roland Dorgelès. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                        396

Je me souviens, aujourd'hui encore, quand je pense à toutes ces années amoncelées, qu'il y a toujours un coup de balai à donner quelque part. Le balai Aujourd'hui efface toujours Hier. Rien à faire, il y a toujours quelque chose à faire. Dernier balayage du soir. Déjà pointe le premier coup de balai de demain matin. Seule différence : s'est enfui à tout jamais le temps de la belle enfance. Mon père a changé de destin. Il s'est absenté. Pour toujours, disent les gens. Je n'en crois rien. Moi, je pense qu'il balaie l'envers des nuages.

 

                                                                         397

Je me souviens de "Roland Dorgelès, au nom de tous mes camarades" à la Bibiothèque municipale. Une exposition consacrée à l'écrivain né à Amiens, 71, rue Vascosan, en 1885, et qui présida le jury de l'Académie Goncourt après la mort de Colette, en 1955, et jusqu'en 1973. Dorgelès ne doit pas être considéré comme l'auteur d'un seul livre, Les Croix de bois, fut-ce son chef-d'œuvre, où il transcrit la vie quotidienne des poilus pendant la Grande Guerre. Il faut tout lire de lui, à commencer par Le Cabaret de la Belle Femme et Sur la route mandarine, ce roman né de son séjour en Indochine.

 

                                                                         398

Je me souviens de la première "Fête dans la ville" et de cette autre façon de fêter Carnaval.

 

                                                                         399

Je me souviens de l'Amicale des Indiens Picards, de Jean-François Paux, de Robert Landard, de Marc Monsigny, de Laurent Devismes et de la "Lune des Pirates".

 

                                                                         400

Je me souviens de Zic Zazou et de sa preuve par 9 : Jean-François Hoël, Hervé Mabille, Patrice Boinet, Pierre Denis, Bruno Hic, Frédéric Obry, Alain Graine, François Trouillet, et Michel Berte

 

 

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 01:59
Amiens. 21 Sept. 2015. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 21 Sept. 2015. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                       391

Je me souviens de VDH, Jean-Luc Van Den Heede, et de son bateau Algimouss. Dix-huit mètres de long, deux mâts de vingt-quatre et onze mètres pour un poids de presque 9 tonnes. Algimouss en cale sèche place du Cirque en janvier de l'an 2000. Pour accueillir tous les enfants des écoles de la ville.

 

                                                                       392

Je me souviens du balayeur de la place Gambetta. De sa gestuelle, de son attitude et de la position de ses bras. De ses mains. Cela tient du torero qui s'apprête à toréer. Son jeu de cape, digne de la muleta du matador, vaut de l'or. Le balayeur torée un taureau imaginaire. Vraie danse d'automne que les jets d'eau saluent.

 

                                                                       393

Je me souviens de mon projet "Balayeurs de tous les Pays". Belle idée de livre et d'expo mondiale. Née, vraiment, en Chine, à Chengdu, Sichuan, Septembre 2011. Au  temps où je suis faguo Laoshi. Cinq ans que je photographie systématiquement, méthodiquement, les hommes, les femmes, les attitudes, les gestes, les outils. Plus de 2000 photos déjà. Chengdu, Pékin, Shanghaï, Oulan-Bator, Paris, Montréal, Québec, Saint-Malo, Cannes, Nice, Rome, Copenhague, Glasgow, Londres, Oslo, et... Amiens.

 

                                                                        394

Je me souviens que c'est le geste du balayeur qui  fascine. Quelle qu'en soit l'heure. Le lieu. La ville ou le pays. Le moment. Soir qui tombe, fin de journée ou plein midi. Geste qui me rappelle mon père. Dans sa vie de jardinier, il en a donné des coups de balai, mon père. Feuilles mortes ou poussière. Eté, printemps, automne, hiver. En toute saison, son balai avait raison. N'a jamais lésiné. Chaque jour de sa vie. Pas un jour sans un coup de balai. La cour, côté jardin. Le trottoir, côté rue. Impeccable. Fallait que ce soit impeccable. Impeccable. Nickel. Ses deux mots préférés. Pour parler de ces choses essentielles à ses yeux.

 

                                                                        395

Je me souviens que moi, dans ma tête d'enfant, j'imaginais qu'il balayait aussi les jours au calendrier. Pour que le temps passe plus vite. Hop, un coup de balai sur aujourd'hui pour qu'il se nomme hier. Hop, déjà se pointe demain pour balayer les soucis d'aujourd'hui. Hop, demain effacé en un tour de main. Dans les phrases de l'enfance, les éléments aussi étaient de la partie. Le vent balaie la campagne. Le ciel balaie les nuages. La pluie balaie la poussière.

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.  

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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 00:00
Amiens. Saint-Leu. 2017. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Saint-Leu. 2017. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                       386

Je me souviens de cet instant où j'ai vu s'illuminer le visage de Giang, la maman Vietnamienne à qui la CAF demande le remboursement immédiat de 3.000 €uros d'allocations familiales versées par erreur. Je lui dis simplement : écris..."Nous sommes quatre Vietnamiens, deux adultes, deux enfants, 5 et 9 ans, à Amiens depuis deux ans." Regarde, c'est fabuleux, "il y a AMIENS dans VietnAMIENS". L'humour comme arme de recours, pour requalifier une carte de séjour.

 

                                                                       387

Je me souviens de la Maison Camille Arnoux, Maison de Confiance, fondée en 1888. Spécialité de portraits d'enfants. Reproductions, Agrandissements en tous genres. Médaille d'Or à l'Exposition internationale de Paris 1904. Avenue du Général Foy, près de la Gare St Roch et de la Caserne du 72éme. Grande Photographie Parisienne. Les clichés sont conservés.

 

                                                                       388

Je me souviens de l'interview de la Cicciolina au Pré Porus, de son vrai nom Elena Anna Staller. Chanteuse, actrice de films érotiques et politicienne, Italienne d'origine hongroise. Un tantinet exhibitionniste. Lors d'un débat télévisé, sur une chaîne italienne, elle a exhibé son sein gauche pour illustrer - non pas ses plates formes - mais sa plate-forme politique, plutôt de gauche. Au Pré Porus, j'ai eu droit aussi à l'affirmation de ses convictions de gauche. Le sein, c'est sain.

 

                                                                        389

Je me souviens des ouvrages publiés chez Encrage par Alain Trogneux, Amiens, années cinquante, Amiens, années soixante, Amiens, années soixante-dix... Belle permanence et jolie persévérance de l'auteur. Amiens, c'est du baume au cœur.

 

                                                                        390 

Je me souviens des années philo qui filent au fil de l'eau, relisant Rousseau et rêvant d'écrire un jour "Rêveries du promeneur solidaire".

 

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 00:01
Amiens. Le Marquis des Dessous chics. 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Le Marquis des Dessous chics. 2016. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                       381

Je me souviens des chroniques dominicales du Marquis des Dessous chics. A la boulangerie, le dimanche, m'arrive d'acheter Le Courrier picard rien que pour lui. Pour le lire, lui. Un regard ironique et décapant, tendre souvent, sur la vie et sur les gens. Rock et baroque. En prime, quelques vacheries gentiment balancées. Histoire d'être fidèle à son crédo inavoué : J'écris pour vous agacer.

 

                                                                       382

Je me souviens de la Citadelle, vieille forteresse militaire du XVIIe siècle. A l'origine érigée sur ordre du Roi Henri IV pour protéger le nord du royaume des troupes impériales des Pays-Bas espagnols. Site militaire jusqu'en 1993, la Citadelle accueillera bientôt les étudiants de Sciences humaines et sociales. Belle reconversion.
 

 

                                                                       383

Je me souviens de Georges Franju qui tourne La tête contre les murs derrière les murs de Philippe Pinel, avec Charles Aznavour dans le rôle du jeune homme enfermé dans un asile psychiatrique. Scénario et adaptation signés Jean-Pierre Mocky, d'après le roman de Hervé Bazin.

 

 

                                                                       384

Je me souviens de l'année où Luiz Rosas m'envoie, pour Leitura furiosa au quartier femmes de la Maison d'arrêt d'Amiens. Atelier d'écriture dans une cellule transformée en mini bibliothèque. Des femmes en jogging le premier jour, des femmes métamorphosées, habillées en femmes, dès le deuxième jour. Des mots-paroles devenus des mots écrits. Des mots traduits. Des cris écrits et lus. A voix basse, d'abord, puis à haute voix. Murmures qui font le mur. Enfin, cette superbe déclaration d'amour le dernier soir du dernier jour : Merci d'être venu, on a compris, la lecture est le plus sûr moyen d'évasion.

 

                                                                       385

Je me souviens de cette carte postale du Cirque, postée d'Amiens le 2 juillet 1904, - cachet de la Poste faisant foi- et ce post-scriptum adorable : "C'est en ce moment la foire d'Amiens, la ville est bruyante et animée."

 

 

 

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.  

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 05:41
Amiens. Place Gambetta. Août 2015. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Place Gambetta. Août 2015. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                          376

Je me souviens du jardin de la Préfecture et je me demande pourquoi il n'est pas encore devenu jardin public.

 

                                                                          377

Je me souviens d'un arbre de la liberté, planté, en mars 1981, par Marcel Dekervel. L'homme a renvoyé ses papiers militaires au Ministère de la Défense. Protestation contre la militarisation de l'Europe et l'escalade nucléaire Pershing contre SS-20. L'arbre, un cerisier à fleurs, n'a manqué aucun printemps.

 

                                                                           378

Je me souviens du temps où l'Orient Express s'arrête en gare d'Amiens. Quatre fois dans la semaine, le jeudi et le dimanche, à 11 heures 23 et à 18 heures 17. Il ne prend pas de passagers, ne figure sur aucun horaire, sur aucun panneau d'affichage. L'Orient Express est un train privé. A chaque fois, quand il entre en gare, assis sur mon banc, face à lui, je ferme les yeux et je m'embarque, moi aussi, pour Venise. mais je n'ai qu'un ticket... de quai.

 

                                                                           379

Je me souviens de Tahar Ben Redjeb vendant Germinal, son journal, le journal des anars, sur le trottoir des Nouvelles Galeries.

 

                                                                           380

Je me souviens du temps où on n'avait pas encore inventé le mot solidarité. Dans mon quartier, les gens, naturellement, pratiquaient l'entraide.

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.    

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 00:00
Amiens. Courrier Picard. Août 1979. © Gérard Crignier

Amiens. Courrier Picard. Août 1979. © Gérard Crignier

 

 

 

                                                                        371

Je me souviens que Ambiens signifie "gens de la rivière"; très précisément "ceux qui sont des deux côtés", c'est à dire "de part et d'autre de la rivière".

 

                                                                         372

Je me souviens d'chés surpitchets, -ces surnoms- donnés au Courrier picard : Courrier pipi, Courrier ringard, et même, à cause d'un goût prononcé pour les boissons anisées de certains rotativistes et de quelques journalistes des années 70, Courrier Ricard.

 

                                                                         373

Je me souviens de Krasucki, prénom Henri, venu à Amiens, prendre la défense des salariés de Delsey-Montdidier. Salariés grévistes condamnés, dans un conflit ubuesque, à payer des indemnités aux salariés non grévistes. "C'est une affaire scandaleuse. Il existe une répression à caractère judiciaire où on traite les syndicalistes comme s'il s'agissait de malfaiteurs. Il y a des magistrats qui comprennent les réalités du monde et d'autres qui rendent une justice de classe". C'était au Palais des expositions, en 1983 ou 1984. Krasucki avait prévenu : "Nous sommes menacés par des mesures qui risquent de nous ramener aux années d'avant 1936."

 

                                                                          374

Je me souviens du Petit Vélo Rouge, rue de Verdun. Braderie permanente qui doit son nom, légende ou pas, au stock de vélos rouges bradés à son ouverture.

 

                                                                          375

Je me souviens des mercredis soir de RESF 80, Réseau d'Education sans Frontières de la Somme, Place Dewailly, salle numéro 3, et de ces visages qui font bonne figure malgré une vie trop dure. Des sigles en lettres capitales qui vous barrent une existence, qui vous mettent la vie en sens interdit. Entre APS ou OQTF. Autorisation provisoire de séjour ou Obligation de quitter le territoire français.

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 00:00
Amiens. Place Saint-Michel. Juin 2017. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Place Saint-Michel. Juin 2017. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                        366

Je me souviens d'Amiens tout au bout de la route d'Abbeville, quand on s'en va vers la mer et que de la ville, on se libère.

 

                                                                        367

                                                                        

Je me souviens de Nasser Nafa et d'une conversation commencée en juillet 1979 et jamais interrompue depuis, sur le sens de la vie.

                                                                       

                                                                        368

Je me souviens d'Amiens revisitée par Hervé Jovelin. "Amiens, une nuit", roman policier qui a pour personnage principal Mateo Ambiani, véritable antihéros, aussi à l'aise dans les bas-fonds de l'âme humaine que dans les bas-fonds de la vieille ville.

 

                                                                        369

Je me souviens d'Amiens-Renancourt, quand rue du Bout du Monde et rue d'Enfer font la paire, et que leurs habitants font la chaîne pour se passer les seaux d'eau de la fontaine. Fin des années 70, à Renancourt, c'était comme ça, dans ces deux rues là. On allait, à pied, à la fontaine, car on n'avait pas encore l'eau... courante.

 

                                                                        370

Je me souviens de la serveuse du café de la gare et de son joli regard.

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon  / Le Castor Astral. 2017.

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