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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 00:00
Amiens. Saint-Leu. 2017. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Saint-Leu. 2017. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                       386

Je me souviens de cet instant où j'ai vu s'illuminer le visage de Giang, la maman Vietnamienne à qui la CAF demande le remboursement immédiat de 3.000 €uros d'allocations familiales versées par erreur. Je lui dis simplement : écris..."Nous sommes quatre Vietnamiens, deux adultes, deux enfants, 5 et 9 ans, à Amiens depuis deux ans." Regarde, c'est fabuleux, "il y a AMIENS dans VietnAMIENS". L'humour comme arme de recours, pour requalifier une carte de séjour.

 

                                                                       387

Je me souviens de la Maison Camille Arnoux, Maison de Confiance, fondée en 1888. Spécialité de portraits d'enfants. Reproductions, Agrandissements en tous genres. Médaille d'Or à l'Exposition internationale de Paris 1904. Avenue du Général Foy, près de la Gare St Roch et de la Caserne du 72éme. Grande Photographie Parisienne. Les clichés sont conservés.

 

                                                                       388

Je me souviens de l'interview de la Cicciolina au Pré Porus, de son vrai nom Elena Anna Staller. Chanteuse, actrice de films érotiques et politicienne, Italienne d'origine hongroise. Un tantinet exhibitionniste. Lors d'un débat télévisé, sur une chaîne italienne, elle a exhibé son sein gauche pour illustrer - non pas ses plates formes - mais sa plate-forme politique, plutôt de gauche. Au Pré Porus, j'ai eu droit aussi à l'affirmation de ses convictions de gauche. Le sein, c'est sain.

 

                                                                        389

Je me souviens des ouvrages publiés chez Encrage par Alain Trogneux, Amiens, années cinquante, Amiens, années soixante, Amiens, années soixante-dix... Belle permanence et jolie persévérance de l'auteur. Amiens, c'est du baume au cœur.

 

                                                                        390 

Je me souviens des années philo qui filent au fil de l'eau, relisant Rousseau et rêvant d'écrire un jour "Rêveries du promeneur solidaire".

 

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 00:01
Amiens. Le Marquis des Dessous chics. 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Le Marquis des Dessous chics. 2016. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                       381

Je me souviens des chroniques dominicales du Marquis des Dessous chics. A la boulangerie, le dimanche, m'arrive d'acheter Le Courrier picard rien que pour lui. Pour le lire, lui. Un regard ironique et décapant, tendre souvent, sur la vie et sur les gens. Rock et baroque. En prime, quelques vacheries gentiment balancées. Histoire d'être fidèle à son crédo inavoué : J'écris pour vous agacer.

 

                                                                       382

Je me souviens de la Citadelle, vieille forteresse militaire du XVIIe siècle. A l'origine érigée sur ordre du Roi Henri IV pour protéger le nord du royaume des troupes impériales des Pays-Bas espagnols. Site militaire jusqu'en 1993, la Citadelle accueillera bientôt les étudiants de Sciences humaines et sociales. Belle reconversion.
 

 

                                                                       383

Je me souviens de Georges Franju qui tourne La tête contre les murs derrière les murs de Philippe Pinel, avec Charles Aznavour dans le rôle du jeune homme enfermé dans un asile psychiatrique. Scénario et adaptation signés Jean-Pierre Mocky, d'après le roman de Hervé Bazin.

 

 

                                                                       384

Je me souviens de l'année où Luiz Rosas m'envoie, pour Leitura furiosa au quartier femmes de la Maison d'arrêt d'Amiens. Atelier d'écriture dans une cellule transformée en mini bibliothèque. Des femmes en jogging le premier jour, des femmes métamorphosées, habillées en femmes, dès le deuxième jour. Des mots-paroles devenus des mots écrits. Des mots traduits. Des cris écrits et lus. A voix basse, d'abord, puis à haute voix. Murmures qui font le mur. Enfin, cette superbe déclaration d'amour le dernier soir du dernier jour : Merci d'être venu, on a compris, la lecture est le plus sûr moyen d'évasion.

 

                                                                       385

Je me souviens de cette carte postale du Cirque, postée d'Amiens le 2 juillet 1904, - cachet de la Poste faisant foi- et ce post-scriptum adorable : "C'est en ce moment la foire d'Amiens, la ville est bruyante et animée."

 

 

 

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.  

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 05:41
Amiens. Place Gambetta. Août 2015. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Place Gambetta. Août 2015. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                          376

Je me souviens du jardin de la Préfecture et je me demande pourquoi il n'est pas encore devenu jardin public.

 

                                                                          377

Je me souviens d'un arbre de la liberté, planté, en mars 1981, par Marcel Dekervel. L'homme a renvoyé ses papiers militaires au Ministère de la Défense. Protestation contre la militarisation de l'Europe et l'escalade nucléaire Pershing contre SS-20. L'arbre, un cerisier à fleurs, n'a manqué aucun printemps.

 

                                                                           378

Je me souviens du temps où l'Orient Express s'arrête en gare d'Amiens. Quatre fois dans la semaine, le jeudi et le dimanche, à 11 heures 23 et à 18 heures 17. Il ne prend pas de passagers, ne figure sur aucun horaire, sur aucun panneau d'affichage. L'Orient Express est un train privé. A chaque fois, quand il entre en gare, assis sur mon banc, face à lui, je ferme les yeux et je m'embarque, moi aussi, pour Venise. mais je n'ai qu'un ticket... de quai.

 

                                                                           379

Je me souviens de Tahar Ben Redjeb vendant Germinal, son journal, le journal des anars, sur le trottoir des Nouvelles Galeries.

 

                                                                           380

Je me souviens du temps où on n'avait pas encore inventé le mot solidarité. Dans mon quartier, les gens, naturellement, pratiquaient l'entraide.

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.    

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 00:00
Amiens. Courrier Picard. Août 1979. © Gérard Crignier

Amiens. Courrier Picard. Août 1979. © Gérard Crignier

 

 

 

                                                                        371

Je me souviens que Ambiens signifie "gens de la rivière"; très précisément "ceux qui sont des deux côtés", c'est à dire "de part et d'autre de la rivière".

 

                                                                         372

Je me souviens d'chés surpitchets, -ces surnoms- donnés au Courrier picard : Courrier pipi, Courrier ringard, et même, à cause d'un goût prononcé pour les boissons anisées de certains rotativistes et de quelques journalistes des années 70, Courrier Ricard.

 

                                                                         373

Je me souviens de Krasucki, prénom Henri, venu à Amiens, prendre la défense des salariés de Delsey-Montdidier. Salariés grévistes condamnés, dans un conflit ubuesque, à payer des indemnités aux salariés non grévistes. "C'est une affaire scandaleuse. Il existe une répression à caractère judiciaire où on traite les syndicalistes comme s'il s'agissait de malfaiteurs. Il y a des magistrats qui comprennent les réalités du monde et d'autres qui rendent une justice de classe". C'était au Palais des expositions, en 1983 ou 1984. Krasucki avait prévenu : "Nous sommes menacés par des mesures qui risquent de nous ramener aux années d'avant 1936."

 

                                                                          374

Je me souviens du Petit Vélo Rouge, rue de Verdun. Braderie permanente qui doit son nom, légende ou pas, au stock de vélos rouges bradés à son ouverture.

 

                                                                          375

Je me souviens des mercredis soir de RESF 80, Réseau d'Education sans Frontières de la Somme, Place Dewailly, salle numéro 3, et de ces visages qui font bonne figure malgré une vie trop dure. Des sigles en lettres capitales qui vous barrent une existence, qui vous mettent la vie en sens interdit. Entre APS ou OQTF. Autorisation provisoire de séjour ou Obligation de quitter le territoire français.

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 00:00
Amiens. Place Saint-Michel. Juin 2017. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Place Saint-Michel. Juin 2017. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                        366

Je me souviens d'Amiens tout au bout de la route d'Abbeville, quand on s'en va vers la mer et que de la ville, on se libère.

 

                                                                        367

                                                                        

Je me souviens de Nasser Nafa et d'une conversation commencée en juillet 1979 et jamais interrompue depuis, sur le sens de la vie.

                                                                       

                                                                        368

Je me souviens d'Amiens revisitée par Hervé Jovelin. "Amiens, une nuit", roman policier qui a pour personnage principal Mateo Ambiani, véritable antihéros, aussi à l'aise dans les bas-fonds de l'âme humaine que dans les bas-fonds de la vieille ville.

 

                                                                        369

Je me souviens d'Amiens-Renancourt, quand rue du Bout du Monde et rue d'Enfer font la paire, et que leurs habitants font la chaîne pour se passer les seaux d'eau de la fontaine. Fin des années 70, à Renancourt, c'était comme ça, dans ces deux rues là. On allait, à pied, à la fontaine, car on n'avait pas encore l'eau... courante.

 

                                                                        370

Je me souviens de la serveuse du café de la gare et de son joli regard.

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon  / Le Castor Astral. 2017.

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 07:15
Amiens. Rue Laurendeau. 2016. © Jean-Louis Crimon.

Amiens. Rue Laurendeau. 2016. © Jean-Louis Crimon.

 

 

 

 

 

                                                                        361

Je me souviens du bel étonnement de Jean d'Ormesson quand je m'empare délicatement de son gobelet en plastique vide. A sa demande, juste avant de rejoindre le studio de Radio France Picardie, je lui ai offert un Perrier bien frais. 

– Mais qu'allez-vous en faire, s'inquiète l'Académicien ?

– Un talisman, cher Jean ! Boire dans le gobelet d'un Immortel, c'est désormais pouvoir offrir à chaque instant de ma vie un goût d'éternité.

Ma réplique dessine alors un incroyable beau sourire sur un visage de vieil enfant incrédule.

Quatre mots de l'Immortel :  Vous êtes drôle, Monsieur !

 

                                                                        362

Je me souviens de l'émission Reine d'un jour, animée par Jean Nohain, en direct du Cirque Municipal. Décembre 1949. Vingt-trois concurrentes doivent faire un vœu au micro. Le vœu le plus émouvant l'emporte. Une Amiénoise, mère de deux enfants et qui en attend un troisième, est l'heureuse élue. Elle habite un baraquement et a exprimé le souhait d'avoir un logement décent et un peu plus grand. 500.000 francs de cadeaux : un aspirateur, une bicyclette et, bien sûr, un poste de radio qu'on désigne encore par trois lettres : TSF.
 

 

                                                                        363

Je me souviens de "nords singuliers, nord pluriel", hiver 78-79, in'hui numéro 6. Page 101, ce poème pleine page blanche de Pierre Garnier, poète spatialiste, -poésie spatiale, poésie spéciale-, le "o" de nord tout en haut à droite de la page, le "o" parti, envolé, tout au nord. Ne reste que trois lettres en bas à gauche n rd, nrd qui ont l'air de s'emmerder. Trois lettres déboussolées. Lamartine, pardon, mais, variante : Une seule lettre vous manque et tout est dépeuplé.

 

                                                                        364

Je me souviens de Jacques Darras arpentant à grands pas le siècle finissant et s'indignant que nous ne soyons pas déjà dans le siècle débutant.

 

                                                                        365

Je me souviens de la finale de la Coupe du monde de football de 82 : Italie - Allemagne, et à la fin, c'est l'Italie qui gagne. Soirée folle dans le petit appartement de la rue Paul Sautai, chez les Ciafarone. Sandro, Jeanne, sa femme née à Mers-les-Bains, Ezio,  l'ami de toujours et les cinq enfants. Match superbe, ponctué de "Viva Italia" à la moindre action de la Squadra Azzurra. 3-1, score final. Schumacher en a pris trois ce soir-là. "Siamo i più forti , chantent en chœur Christina, Tullio, Manuela, Katia et Alessandro.

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon  / Le Castor Astral. 2017.

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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 00:02
Amiens. La Somme à Saint-Leu. 3 Sept. 2017. © Jean-Louis Crimon

Amiens. La Somme à Saint-Leu. 3 Sept. 2017. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                         356

Je me souviens des "Médiévales au bord de l'eau" du premier week-end de septembre et des bateaux à cornet qui jouent sur la Somme des batailles navales faussement paisibles. Année 2015, je pense. Véritables combats nautiques et plongeons spectaculaires. Au bord de la Somme, c'est un peu de Méditerranée qui s'invite. Les joutes provençales de Cannes version Samarobrive.

 

                                                                          357

Je me souviens d'un passage de la page 150 des Guetteurs de Pierre Rappo, et je prends plaisir à le relire souvent : " Un jour, pensait-il, un jour, les gens travailleront deux heures par jour, pour le plaisir;  le reste du temps, ils feront l'amour, ils réinventeront le silence et la fête; ils sauront voir le givre sur les branches et entendre le hennissement des chevaux; et dans les rues pousseront des arbres et des rires continus plus frêles que des sonates; on décapera les plaques de bitume pour retrouver les vieux, les antiques pavés, avec les herbes folles."

 

                                                                          358

Je me souviens d'une conférence de Roger Agache au Musée de Picardie sur l'archéologie aérienne. En prenant un peu d'altitude, l'homme a su faire entendre raison aux Ronds de fées et autres Ronds de Sorcières et révéler le sens caché de ce que les paysans et les cultivateurs prenaient pour des manifestations surnaturelles et irrationnelles. La thèse de Roger Agache : les céréales, en poussant trop vite au-dessus des remblais de fossés protohistoriques, versent logiquement. D'où la croyance rurale aux fées qui viennent danser en piétinant les récoltes, à l'emplacement de sites enfouis.

 

                                                                           359

Je me souviens qu'au Nord d'Amiens, il y a un lieu-dit Le Champ de la Danse où il y a tout un groupe de grands cercles protohistoriques.

 

                                                                           360

Je me souviens que l'éclairage des voies publiques, à Amiens comme ailleurs, est une création récente. Samarobrive n'avait pas d'éclairage à poste fixe. Amiens du Moyen-Âge, pas davantage. C'est en 1720 que la ville sera dotée d'un éclairage régulier. L'allumage est confié à vingt-huit commissaires de quartier chargés en même temps de la police, et portant le titre de commissaires aux boues et aux lanternes. Les chandelles sont alors progressivement remplacées par des lanternes à huile, à un, deux, trois ou quatre becs.

 

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon  / Le Castor Astral. 2017.

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Published by crimonjournaldubouquiniste
10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 00:00
Amiens. Boulevard Longueville, désormais Boulevard Jules Verne. Déc. 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Boulevard Longueville, désormais Boulevard Jules Verne. Déc. 2016. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

                                                                        351

Je me souviens de cette grande maison, face à la voie ferrée, où Jules Verne vécut 14 ans et où il meurt le 24 Mars 1905, à l'âge de 77 ans. Elle se trouve au 44, Boulevard Longueville, désormais Boulevard Jules Verne.

 

                                                                        352

Je me souviens d'Amiens 1386, quand la ville s'étale très largement au sud de la Somme. De riches bourgeois s'y sont fait construire de belles demeures. Façon de prendre leurs distances avec les rues insalubres de la ville ancienne. Charité bien ordonnée...

 

                                                                         353

Je me souviens des monnaies de Magnence, Empereur romain né à Amiens, qu'on appelle encore Ambianum. Monnaies au revers "Chrismé" avec l'alpha et l'oméga. Monnaies signées d'un superbe AMB, les trois premières lettres de la cité gallo-romaine. Monnaies frappées entre 350 et 353.

 

                                                                         354

Je me souviens que le mouvement littéraire qui a donné naissance à la Confrérie Notre-Dame du Puy d'Amiens, s'est aussi développé dans de nombreuses villes, en Picardie, mais aussi en Artois, en Flandre et en Normandie. La Confrérie réunissait des hommes de tous les horizons et de toutes conditions sociales. Marchands, magistrats, nobles, ecclésiastiques, ayant tous en commun un goût pour la poésie et - incontournable pour l'époque - le respect du culte à la sainte Mère de Jésus.

 

                                                                         355

Je me souviens du petit Roland, 8 ou 9 ans, qui ne s'appelle pas encore Dorgelès, qui tire la barbe du vieux Jules Verne quand il le croise Boulevard Longueville ou rue Vascosan, en lui disant : "je veux connaître la fin du capitaine Nemo !" Mais Jules Verne ne dira jamais rien. Roland Lecavelé, lecteur passionné de Vingt mille lieues sous les mers, devra attendre la lecture de L'Île mystérieuse pour avoir la réponse à sa demande et pour apprendre la mort de Nemo. 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 00:16
Amiens. Rue de la République. 2017. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Rue de la République. 2017. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                          

                                                                          346

Je me souviens de la date de la construction de la Bibliothèque Municipale. Juste avant d'entrer, rue de la République, tout en bas à gauche du petit muret, sur une pierre rectangulaire sont sculptés en relief, quatre chiffres : 1826. Entre "18" et "26", il y a un petit arbre, symbole de la Connaissance et du Savoir. Sans doute la première pierre de la Bibliothèque, construite à l'emplacement de l'ancienne abbaye de Moreaucourt, à partir de plans dessinés par l'architecte Auguste Cheussey.                                      

 

                                                                          347

Je me souviens de Jean-Michel Palmier, Professeur de Sociologie à la Faculté de Sciences Humaines, et de notre enquête publiée, grâce à lui, dans Politique-Hebdo. Titre de notre enquête sur 5 pages : Avoir 20 ans à Amiens. PH du 29 mars 1973.

 

                                                                          348

Je me souviens de Jean-Paul Neveu et des Editions « Le Nyctalope », rue Jules Barni. Celui qui voit la nuit est au grand jour un amoureux des "vrais écrivains". Une cinquantaine de livres publiés :  Mandelstam, immense poète russe, Leiris, Bettencourt, Henein, Bhattacharya, Bernard Noël, Luc Grand-Didier, Michaux, Munier, Martine Vallette-Hémery, une des plus grandes traductrices de la littérature chinoise en France, Véra Linhartovà.

 

                                                                          349

Je me souviens de "Demandez-la, demandez la... libération de Mandela."

 

                                                                          350                                                                   

Je me souviens du jour où Amiens m'a appris à vivre pleinement l'instant présent.

 

 

 

 

 

 

 

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 00:07
Amiens. Janvier 2017. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Janvier 2017. © Jean-Louis Crimon

 

                                                                      

 

 

                                                                         341

Je me souviens de ces petits bonshommes, ou petites bonnes femmes, qui servent à bloquer les volets, une fois ouverts. Problème : leur nom. Arrêts de volets n'est pas très glamour. Butées, pas davantage. Comment donc nommer ces petites têtes qui font toujours la tête et sont pourtant si aimables ? Têtes levées, dans la journée. Têtes baissées, le soir, quand on ferme les volets. Pour la nuit. Quand on se prépare à compter les moutons. Têtes de bergère, voilà le nom.

 

                                                                         342

Je me souviens de 150 salariés sous la pluie d'un samedi après-midi qui essore leur désespoir face à la fermeture de leur usine de sèche-linge. Il n'y a pas foule pour défendre Whirlpool. L'usine part pour la Pologne. Quand un patron délocalise, c'est l'emploi qui fait sa valise.

 

                                                                         343

Je me souviens de " I remember " de Joe Brainard, l'inspirateur de Perec. C'est Joe Brainard, le premier, qui invente cette conjugaison de souvenirs insolites ou insolents. Joe Brainard, plasticien Américain, né en 1941, dans l'Arkansas, New-Yorkais au début des années soixante. Publie ses premiers " I remember" en 1970.

 

                                                                         344

Je me souviens du beau regard de Renaud, le jour où je lui ai dit, que mon premier livre, mon livre vraiment à moi, cadeau de ma mère pour mes 11 ans, c'était La Cachette au fond des bois. Auteur : Olivier Séchan. Librairie Hachette. 1960. Par son père, je devenais son frère.

                                                                        

                                                                         345

Je me souviens du Pavillon Bleu où, parait-il, dans le temps, on s'encanaillait gentiment.

 

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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