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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 10:20
Amiens. 26 Août 2016. © Jean-Louis Crimon
Amiens. 26 Août 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 26 Août 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher ami d'Amiens,

 

Les jours où tu n'as aucune idée, tu te dis qu'une photo, une simple photo, ça peut débloquer l'imaginaire. L'image est source d'imagination. Juste à ouvrir les yeux. Voir ce que les autres ne voient pas. Ou voient sans voir.

Un tour dans la rue et ça repart. Un rien t'arrête ou arrête ton regard. T'incite à voir au-delà des murs. La ville déborde de murs. Murs de briques rouges aux joints de ciment clair qui signent ici l'identité de la ville. Un fourgon garé là comme par inadvertance, a peut-être trouvé, lui, sa raison d'être: MUR et SOL. Toi, tu préférerais: MUR et CIEL. Mais qui pourrait échafauder jusqu'au ciel ?

Une deuxième photo s'impose. Avec ou sans échafaudage. Pourtant, échafauder, ça te connait.

 

Echafauder, un joli mot, qui dépasse le simple échafaudage. Echafauder, c'est aussi construire par des combinaisons de l'esprit. Pas forcément des théories hasardeuses, hâtives ou fragiles. Pourquoi donc les échafaudages de l'esprit seraient-ils moins stables que les échafaudages de chantier ?

Tiens, ça mérite en effet réflexion. D'ailleurs, c'est curieux, mais si tu n'étais pas sorti dans la rue, cette idée ne te serait jamais venue. Comme quoi...

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 09:19
Paris. Radio France. France Culture. Juin 2006. © Christophe Abramovitz

Paris. Radio France. France Culture. Juin 2006. © Christophe Abramovitz

Cher ex confrère,

 

Tu ne sais plus si tu as rêvé tout ça ou si, vraiment, tu as été l'un de ces journalistes qui annoncent les nouvelles le matin, très tôt, à la radio. Une de ces voix qui entrent dans la vie et dans l'oreille des gens. Voix familère aux fil des ans. Belles années où tu as le sentiment d'avoir prise sur les faits et les évènements alors que tu n'en es qu'un porte-parole(s), un porte-voix, plus ou moins éclairé, plus ou moins réfléchi. Dans tous les sens du terme. Les années passent vite. Un jour, c'est le jour, et c'est le dernier jour. Le jour du dernier journal. Les dernières infos. Le dernier micro. Tu te souviens de ce matin-là où -va savoir pourquoi ?- tu as éprouvé le besoin de saluer à ta manière ceux qui t'avaient écouté pendant trois ans de matinales. Trois années à te lever à 2 heures du matin. On dort peu -peu le savent- quand on choisit d'être matinalier.

C'était, tu t'en souviens parfaitement, le lendemain du match France-Italie en Coupe du Monde et de ce fameux coup de boule de Zidane à Materazzi. Donc début Juillet 2006. Nicolas Demorand aux manettes. Ce dialogue inattendu:

- Bonjour...

- Bonjour et... fin de ce journal !

 

Nicolas Demorand de dessiner dans l'espace immédiat des gestes désordonnés comme un nageur désespéré face à un présentateur à l'espliéglerie suicidaire. Histoire de "reprendre" le micro. La radio a horreur des blancs. Des instants de silences. Sauf dans les émissions de musique classique. En guise de ponctuation quasi métaphysique.

En ce qui te concerne, enchaînement superbe et subtil. Beau rétablissement:

Fin de ce journal, oui, parce que c'est mon dernier journal. Et le présentateur du 7 heures d'expliquer, mythe de Sisyphe à l'appui, l'absurdité du métier de matinalier, condamné, chaque nuit, à remonter jusqu'au petit matin, son rocher en forme de rouleau de dépêches en papier. Une fois le rouleau d'infos déroulé, -c'est son destin-, Sisyphe redescend de sa montagne magnétique et tout sera à refaire dès le lendemain. Chaque matin, pendant des années. Au nom de la sacro-sainte actualité et de l'indispensable devoir d'informer.

Heureusement, tu te souvenais de la phrase de Camus: "Il faut imaginer Sisyphe heureux." Dans ton naufrage en forme d'Edito, avant de dérouler ton vingt minutes, tu as su placer: "Pour la dernière fois, voici les titres de l'actualité que je vous dois..." En prime, tu as même concédé à l'attention de tes auditrices et de tes auditeurs bien aimés: Il faut imaginer le matinalier heureux.

 

Au fond assez fier de ta pitrerie philosophique assumée, tu es rentré chez toi, ce matin-là, heureux du devoir accompli, sans imaginer qu'on allait, deux heures plus tard, te blâmer et même pour certains de tes jeunes confrères, réclamer, en conférence de rédaction, un "blâme", un "vrai blâme", un "blâme officiel", pour te sanctionner d'avoir osé prendre en otages les auditeurs de la chaîne. Tu parles, une minute de pertinente impertinence n'allait pas bousculer à ce point le désordre du monde. Encore moins sa narration ou son récit.

 

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 10:17
Compiègne. Léo et toi. 1983. © DR

Compiègne. Léo et toi. 1983. © DR

Cher nostalgique du temps qui passe,

 

Tu te rends compte, ce 24 Août 2016, Léo aurait 100 ans. Sur la photo, doit en avoir 67, et toi -si vraiment cette photo date de 1983- tu en as 33.

67 ans, c'est l'âge que tu as aujourd'hui. Tes 100 ans à toi, c'est pour l'an 2049. Mais, comme Ferré, sans aucun doute, tu te seras absenté bien avant.

La photo a dû être prise dans la soirée du spectacle de Compiègne. Après l'interview dans la loge où Paco Ibanez était venu saluer Léo. Il y avait Marie aussi. Marie qui à chaque fois disait: Léo, c'est le journaliste d'Amiens, tu sais. Il est gentil, lui. Tu peux le recevoir. Léo souriait de ce sourire incroyable et te chuchotait à l'oreille: Si Marie le dit... Elle vous adore, vous savez, Marie, elle vous adore. Vous êtes chanceux.

Interview incroyable ce soir-là. Il n'y avait pas de flasque, à droite, pas de bobine vide sur le Nagra. Pas d'enrouleur pour enrouler la bande magnétique une fois passée devant la tête d'enregistrement de la Rolls des magnétos. Tu étais parti précipitamment de la Radio où tu travaillais depuis peu. Tu n'avais pas pris le temps de vérifier le matériel. Une fois dans la loge de l'artiste, la sacoche de cuir ouverte, tu mesurais l'étendue du désastre. Sans rien montrer à Léo, tu lui as demandé alors de tendre les bras devant lui, comme quand on faisait des pelotes de laine à partir d'écheveau. Génial souvenir d'enfance. Ta mère achetait souvent des écheveaux de laine et demandait aux enfants de tendre les bras bien devant eux. Grand enfant, Léo a accepté, sans cacher son inquiétude pour la réussite de l'opération. Quinze minutes plus tard, la relecture du début de l'enregistrement lui arracha un énorme sourire de satisfaction. Bravo petit, je n'y croyais pas, c'est bien la première fois qu'on me fait tendre les bras tout au long d'une interview, concéda l'anar au coeur tendre.

Une autre fois, au Havre, après le spectacle, Léo t'a pris par le bras et vous avez marché tous les deux, comme ça, bras dessus-bras dessous, comme deux copains, deux frangins, deux amis, dans la nuit noire qui faisait luire le pavé humide de la petite rue qui conduisait au restaurant. A table, vous étiez quatre. Ferré t'avait placé à côté de lui. Marie en face de toi. Vous avez parlé du temps, seul problème philosophique vraiment important. Léo t'a dédicacé son Testament phonographe, ce Testament entièrement écrit à la voix. Un poète, ça écrit toujours avec la voix.

 

" Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie le visage et l'on oublie la voix​... "    

 

Non, Léo. Ta voix est inoubliable.

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 11:10
Un renard déguisé en chasseur. Lamotte-Brebière. 2 Mai 2016. © Jean-Louis Crimon

Un renard déguisé en chasseur. Lamotte-Brebière. 2 Mai 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher futur abstentionniste,

 

Tu rêves, mais c'est un cauchemar. Il revient ! Qui ça ? L' écrivain ! Le Sarko. Le Sarko mence. Le Sarko fage. Va tous les bouffer. Enfin, veut tous les bouffer. Comme en 2007. Comme en 2012. Dingue ! Pas rassasié, l'animal. Aucun esprit de vengeance, bien sûr. Veut juste récupérer son bien. Oui, son bien. La France, quoi. C'est pour son bien à la France, d'ailleurs.

Tout pour la France, c'est le titre du dernier ouvrage de celui qui affirme avoir toujours autant de coeur à l'ouvrage. En Mai dernier, il avait publié La France pour la vie. Il l'avait dédicacé aux chasseurs de la Somme, en Picardie, à Lamotte-Brebière. Sarko chasseur, en somme. Chasseur de voix, ça se voit.

 

Toi, tu ferais bien, ce soir, le journal du soir... Tu n'hésiterais pas. Tu dirais " Bonsoir " et tu enchaînerais, le plus naturellement du monde :

Le Renard qui rêve de retourner au Château fera son premier discours de campagne à... Château-Renard

Ce serait drôle, non ?

Tu ajouterais, dans un demi-sourire: Après avoir choisi de voter pour un homme de gauche qui a fait une politique de droite, va-t-il falloir voter pour un homme de droite, en espérant qu'il fasse une politique de gauche ?

Pas sûr qu'on te laisse faire. Les temps ont changé, tu sais. Bien changé.

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 13:14
Amiens. Août 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Août 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher flâneur aux aguets,

 

Souvent, la photo suffit. Superflue, la légende. Inutile. La légende est déjà dans l'image. La paraphrase serait vulgaire. Se taire est plus parlant. Les yeux inventent beaucoup mieux quand le texte n'est pas imprimé. Ce qu'on imprime du regard est plus fort.

Un photographe, c'est un écrivain qui a la sagesse, ou la science, de savoir se passer des mots.

Il y a tout un roman dans la photo. Dans ta photo.

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 10:07
Amiens. 20 Août 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 20 Août 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher Amiénois écoeuré,

 

Toi aussi, bien sûr, tu l'as vue cette émission, tu l'as suivie, tu l'as regardée. Voir sa ville sur l'écran, sur le petit écran, c'est souvent déroutant. Cette fois, c'était tout simplement écoeurant. Au-delà des détresses humaines mises en scène dans une sorte d' Oliver Twist colori-frenchisé ou dans un épisode des Misérables du siècle 21, où Cosette essaierait d'aider à remplir un dossier logement. Drôle de vie, drôle de reportage, où les couleurs pastels des façades des petites maisons de Saint-Leu arrivent presque à égayer le sinistre quotidien des désespérés faussement joyeux. Mais pas de Jean Valjean qui émerge dans ce feuilleton sordide où les êtres sont au bord du vide. Les journalistes de M 6 ne seront jamais Dickens ou Hugo. N'auront jamais le prix Albert Londres. Ont sans doute choisi de faire un autre métier.

Inutile d'évoquer ici le concept de déontologie. Le terme est sans doute à remiser aux rayon des vulgarités du siècle dernier. Du spectacle, c'est du spectacle désormais. Fut-ce le spectacle de la misère. De la plus sinistre des misères, celle qui conjugue misère sociale et misère intellectuelle. Détresse absolue qui fait qu'on biberonne très tôt matin et jusqu'au soir, qu'on boit debouts, en marchant, ou accoudés à la passerelle d'un des bras de la Somme, qu'on boit direct au goulot, pour oublier qu'on n'a pas de boulot.

Quelques questions pêle-mêle. Comment peut-on s'approprier l'image et la vie des gens pour en faire pareil document ? Docu menteur plus que documentaire. Où est l'intérêt ? Où est le but ? Où est la logique ? Où est le reportage ? Où s'arrête le REPORTAGE ? Où commence le RAPPORTAGE ? Balancer au service de la répression des fraudes ou aux Impôts les visages et les identités de ceux qui avouent naïvement travailler au black, est-ce du reportage ou de la délation ?  

Comme dirait le vieux Lénine, QUE FAIRE ? Se lever et dire NON ! Tendre la main. Donner la main.

Que des Amiénois se lèvent, non pas pour défendre l'image écornée de leur ville, mais pour venir en aide, vraiment, dans le plus concret de la vie concrète, à ces pauvres êtres humains à la dérive. Oui, que la Téléréalité, pour une fois, incite quelques êtres humains, vraiment humains, à se lever, à dire "non", ça suffit, cette fois, ça suffit. Ce n'est pas de mots, pas de bonnes paroles, dont les plus déshérités d'entre nous ont besoin, c'est d'un toit, d'un travail, d'un salaire, d'un revenu. D'un sens à la vie aussi. D'un sens à leur vie. Le reste, tu t'en tapes, ou tu t'en fous.

Ceux qui sont dans rue ne sont pas dans la rue des Allocs. Ils sont dans la rue tout court. Et s'ils n'y sont pas encore, ils vont y tomber bientôt. La téléréalité, c'est la réalité de la télé, pas la réalité de la vie, de la vraie vie. C'est la vie qui compte, c'est la vie qui importe, c'est la vie qui est importante. Pas l'image qu'on en donne. Pas l'image surfaite que M 6 en donne. Pas l'image télévisuelle.

Tu n'as qu'un seul conseil, une seule recommandation à donner. Eteins la Télé et ouvre... les yeux ! Le coeur, s'il t'en reste un peu.

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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 13:07
Amiens. Août 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Août 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher félin,

Même né sous le signe du lion, parfois, tu te rêves chat. Chat philosophe. Chat penseur. Chat rêveur. Chat de l'ombre qui joue avec la lumière. Chat tigré qui se rêve zèbre. Les zébrures te fascinent. Les zébrures de la vie, ça forge l'âme.

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 14:21
Cannes. Août 2013. © Jean-Louis Crimon

Cannes. Août 2013. © Jean-Louis Crimon

Cher photographe,

 

Impossible pour toi d'ignorer pareille information. La photographie a aujourd'hui 177 ans. L'invention de Daguerre a 177 ans. C'est le 19 août 1839 que Daguerre dépose son Brevet d'Invention. Tu te dit qu'il te faut toi aussi saluer l'invention de la photographie. Comment aurais-tu vécu ta vie sans photographier ? Sans photographies ? Sans pouvoir faire de la photo. Photographier, c'est aussi une manière d'écrire. Zola, pour ne citer que lui, était aussi un très bon photographe.

En ce 19 août 2016, la photographie a donc 177 ans.

L'invention de la photographie fût officiellement présentée le 19 août 1839, après de nombreuses années de recherches et d’utilisations de procédés en tout genre, pour fixer l’image sur le papier.

Aujourd’hui, c’est cette date qui est considérée comme la date officielle, car elle correspond à la présentation officielle auprès de l’Académie des Sciences de l’invention de Louis Daguerre, le Daguerréotype, qui est le résultat de l’amélioration des procédés inventés par Joseph Nicéphore Niépce. Niépce qui, lui, avait réussi à fixer ses premières images en 1827.

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 14:11
Campagne picarde. 2009. © Jean-Louis Crimon

Campagne picarde. 2009. © Jean-Louis Crimon

Cher contemplatif,

Par la force des choses, tu es devenu, bon an, mal an, depuis plus de soixante ans, un vrai citadin. Un habitant de la ville. Un homme des villes. Mais l'homme des champs n'est jamais loin. La campagne te fascine toujours autant. Une traverse départementale et tu te laisses embarquer par la couleur d'un ciel ou la texture d'un champ. Image banale pour la plupart, mais pour toi vrai tableau champêtre. Impressionniste et expressionniste. C'est toi le peintre. Toi l'artiste. Sur le motif. Sans motif.

Ton musée préféré: le musée de la nature. Entrée permanente et gratuite. Toutes les toiles sont là. A portée de main. Juste à faire le cadre. Avec les yeux. Avec le cœur. Qui n'a jamais succombé devant ces toiles nature, offertes sans façon, selon l'heure ou la saison, ne peut rien comprendre à Barbizon, rien comprendre à Monet, Manet, Sisley, Corot, Pissaro, Van Gogh and co.

Ton premier musée, tu l'as dit un jour à ta mère amusée, ce sont les champs et les bois, les chemins et ce qu'on y voit.

En ce temps-là de tes dix ans, où tu prends un plaisir immense à plonger dans les meules de foin, tu ne sais rien des ​Meules de Monnet. Meules moissonnées à partir de la fin de l'été 1890. La lumière comme personnage principal. Monet qui décide de peindre ses meules à différentes heures de la journée, dans la brume du matin, au lever comme au coucher du soleil. Ou sous la neige.

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 20:20
Amiens. Août 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Août 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher citadin,

 

Tu te dis que ta voisine a bien de la chance. Sur son pare-brise, on la verbalise avec des fleurs. PV inimaginable sous d'autres climats. PVF. Procès-verbal floral. Invention estivale à te donner l'envie de franchir plus souvent la ligne jaune. Délicieux message d'un policier malicieux. Le paon fait la roue, lui fait l'essieu. Voiture mal garée, fleurs pour l'évaporée.

A moins qu'un amoureux transi ne signe ou ne signale ainsi sa flamme. Sous l'essuie-glace, avec ou sans malice, lance-flamme se glisse. Ni vu, ni connu. Pare-brise devenu pare-bise. PV devenu Pour Vous. Mois d'Août devenu mois doux.

Dans cette rue si longue, aux infractions si nombreuses, tu te demandes pourquoi c'est le seul pare-brise élu.

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