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25 avril 2023 2 25 /04 /avril /2023 08:57
Emmanuel Macron au collège Louise Michel de Ganges, dans l’Hérault. 20 Avril 2023.© AFP/Daniel Cole..

Emmanuel Macron au collège Louise Michel de Ganges, dans l’Hérault. 20 Avril 2023.© AFP/Daniel Cole..

"Les oeufs et les casseroles, c'est pour faire la cuisine, chez moi !" Quel talent ! La petite touche qui fait mouche. Avec toujours ce petit rien d'ironie méprisante. Un jour, c'est sûr, un psychanaliste de renom analysera toutes tes sorties qui disent davantage sur toi que tous tes beaux et grands discours. Je me demande d'ailleurs d'où tu tiens ça. Pas de Paul Ricoeur qui serait scandalisé de voir comment tu te comportes depuis que tu es président de la République française. Dans le centre-ville de Ganges, il y a cinq ou six jours, place de l'hôtel de ville, le petit peuple en colère te lance des oeufs et des pommes de terre. Juste avant, un arrêté préfectoral a interdit, humour involontaire, "l'usage de dispositifs sonores portatifs". Pas de mention spécifique pour les casseroles, mais des gendarmes zélés ouvrent les sacs et les confisquent. 

Plus tard, phrase à nouveau : "Les casseroles ne feront pas avancer la France." Sans aucun doute, Manu. Mais comprends que ça commence à bouillir. La France est en effervescence. De ta part, de la part du président de la République, de la part de "son" président, la France est en droit d'attendre une autre atttitude, une autre écoute. Cesse d'hésiter entre le Surgé sévère et le pion sympa qui, veste tombée, manches de sa chemise blanche retroussées, assis au milieu des élèves, essaie de ramener les plus turbulents à la raison. Nous ne sommes pas tes élèves, tu ne seras jamais notre professeur. Tu es le président et nous sommes des citoyens. A égalité de droits et de devoirs. Même si momentanément, tu exerces la fonction suprême. Respecte-nous si tu veux être respecté. Tu as du chemin à faire. Toutes tes sorties, ça commence à bien faire. Pour mémoire "illettrées", "gens qui ne sont rien". Des ouvrières de Gad aux gens qu'on croise dans les gares, en passant par les "pauvres qui prennent l'autocar" sans oublier les "fainéants, les cyniques et les sectaires", ou, perle des perles, "envie d'emmerder les non-vaccinés", comprends que ça agace. A chaque fois, tu attises, comme si tu prenais un malin plaisir à jouer "ch'metteu d'fu". Elle a des limites, notre patience.

Quand tu parles de nous de cette façon, n'oublie jamais que c'est surtout de toi que tu parles. L'insulte se retourne toujours sur celui qui la profère. A Amiens, que tu connais bien, tu sais, on dit toujours "Ch'est ch'ti qui l'dit, qui l'est ! " C'est celui qui le dit qui l'est. Donc, Manu, je te retourne tous tes compliments. Franchement, si tu veux qu'on te garde, malgré tout, quelque estime, change de comportement. 

 

© Jean-Louis Crimon

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24 avril 2023 1 24 /04 /avril /2023 08:57
Emmanuel Macron au collège Louise Michel de Ganges, dans l’Hérault, le 20 avril 2023. © DR.

Emmanuel Macron au collège Louise Michel de Ganges, dans l’Hérault, le 20 avril 2023. © DR.

Alors comme ça, un an tout juste après ta réélection, dix jours après la promulgation de cette foutue loi de réforme des retraites, toi, Manu, très impopulaire devenu, tu décides de faire ton mea culpa. Mieux vaut tard que jamais. Mais quand même, tu as mis le temps. Pour les lecteurs du Parisien, toi, chef de l’Etat, tu reconnais donc que tu aurais dû davantage t'impliquer dans la défense du texte de report de l’âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans. "Peut-être que j’aurais dû plus me mouiller, mais ce sont les institutions. Je ne voulais pas non plus intervenir tout le temps. Et donc, peut-être que l’erreur a été de ne pas être assez présent pour donner une constance et porter cette réforme moi-même.", as-tu expliqué. Lucidité bien tardive, compte-tenu de la promulgation de cette loi très controversée, validée par le Conseil Constitutionnel le 14 avril dernier. Au fait, "pour donner une constance et porter cette réforme moi-même", la formulation n'est pas très heureuse et même assez désobligeante pour les ministres qui, eux, sont allés au charbon. Mais bon...
Selon un sondage de l’institut Elabe, plus de 6 Français sur 10 se déclarent en faveur de la poursuite des mouvements de protestation. Pour répondre à ces trois mois de refus et de colère, toi, Emmanuel Macron, tu te promets d'être davantage visible : "Je dois me réengager dans le débat public parce qu’il y a des choses qui ne sont pas claires." Je crains que tu persistes à faire fausse route. Tu es bien trop intelligent pour ne pas comprendre. Il ne s'agit pas d'un problème de communication, d'explication, il ne s'agit pas, pour employer ton langage, d'un problème de "pédagogie", ne nous prends pas pour des idiots, il s'agit d'un problème politique. C'est ta conception du social et de la politique que nous refusons. Définitivement. Nous exigeons désormais d'être associés aux décisions à prendre. Nous savons mieux que toi ce qui est bon pour nous et pour le Pays. Cesse de te croire homme providentiel. Cesse de te prendre pour le sauveur ultime chargé d'une mission historique quasi-divine. 
Dans l'entretien que tu accordes aux 11 lecteurs du Parisien, tu évoques aussi l'inflation. "Je vais être honnête, les prix alimentaires, ça va être dur jusqu’à la fin de l’été", préviens-tu. Seule proposition de ta part, pour faire face à l'inflation, la réaffirmation de ton mantra sur le travail : "La clé, c’est que le travail paye mieux. Le smic continue d’augmenter, les autres salaires doivent suivre, et cela fait partie des sujets que l’on a mis à la négociation."

Il aurait peut-être fallu commencer par ça, mon cher Manu, l'augmentation des salaires. Problème : tu fais tout à l'envers et le dire n'est pas le faire. Le dire ne suffit pas à le faire. Tu es certes doué pour dire, te reste à être aussi doué pour faire. Je ne te l'envoie pas dire. 

 

© Jean-Louis Crimon

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23 avril 2023 7 23 /04 /avril /2023 08:57
Le président du Sénat, Gérard Larcher. 20 Avril 2023. © DR.

Le président du Sénat, Gérard Larcher. 20 Avril 2023. © DR.

Tu vois, Manu, cette fois, ce n'est pas moi qui le dit. C'est le troisième personnage de l'Etat qui l'affirme. Sous la forme d'une simple petite question que tout le monde se pose, évidente et fatale : "Emmanuel Macron peut-il faire en cent jours ce qu'il n'a pas fait en six ans ?" Le fait que tu l'aies associé, le bon Gérard Larcher, avec la présidente de l'Assemblée nationale et le président du Conseil économique, social et environnemental, à la réflexion pour trouver de "grandes pistes pour que le fonctionnement de nos institutions gagne en efficacité et en participation citoyenne" ne semble pas l'avoir rendu plus docile. La réflexion, c'est bien, c'est essentiel, mais ce qu'il attend, lui, du président de la République que tu es, c'est l'action. 

La campagne pour les sénatoriales de septembre se précise. Larcher décoche ses flèches. C'est toi qui est coeur de cible.

© Jean-Louis Crimon

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22 avril 2023 6 22 /04 /avril /2023 08:57
Palais de l'Elysée. Mardi 18 Avril 2023. Elisabeth Borne et Emmanuel Macron. © Stéphanie Lecocq

Palais de l'Elysée. Mardi 18 Avril 2023. Elisabeth Borne et Emmanuel Macron. © Stéphanie Lecocq

 

Borne et Macron, Macron et Borne, une amitié sans Borne. Franchement quel tandem ! Pas vraiment "temps d'aime". Plus ça va, plus ça ne va pas. Côte à côte pourtant pour ce face à face avec les principaux dirigeants du patronat français, le MEDEF, la CPME et l'Union des entreprises locales. Plus question de couper les cheveux en quatre : je l'avais promis, je l'ai fait, on est passé de soixante-deux à soixante-quatre. A défaut d'être convaincant, le Big Boss se veut triomphant avec les grands patrons. Petite satisfaction de courte durée. Voici le temps de la curée. 

"Ton gouvernement, c'est cata." Phrase lancée au Président de la République par une élue de la majorité, groupe Renaissance. Cata... strophe ou cata... clysme. Trop tôt encore pour le dire. Mais c'est en bonne voie. Rappel des définitions : le terme catastrophe désigne les effets dommageables d'un phénomène brutal, durable ou intense, d'origine naturelle ou humaine. Cataclysme : désastre, bouleversement complet dans la situation d'un Etat, d'un groupe humain ou d'une personne. 

Encore un effort, et nous y sommes.

 

© Jean-Louis Crimon

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21 avril 2023 5 21 /04 /avril /2023 08:57
Un Président à la rencontre du Pays réel. © DR.

Un Président à la rencontre du Pays réel. © DR.

Je ne suis pas Victor Hugo, c'est vrai, et je n'ai pas encore publié Macron le Petit, mais franchement, tu n'es pas Jupiter. Souvent, des amis, pas vraiment, mais disons des connaissances, me disent "Pourquoi tant de haine ?", alors qu'il n'y a chez moi aucune haine. "Pourquoi le détestes-tu autant ?" Je ne te déteste pas, toi, en tant que personne humaine. Je te trouverai d'ailleurs, dans un autre domaine, à priori presque sympathique. Je déteste tes idées, ces idées dont tu n'es au fond que le pantin, la pitoyable marionnette. Je pense que ta géniale invention du "et en même temps" t'a vrillé la tête. Tu te crois depuis En Marche ! et ton élection, à deux reprise, à la Présidence de la République française, irrésistible. Invincible. Tu ne t'accordes aucune faiblesse, aucune erreur, aucune repentance. Tu as raison parce que tu as raison. Tu as raison contre tout. Tu as raison contre tous. Tu es dans un délire permanent. Un délire froid et détaché du réel. Un délire de toute puissance. Je suis inquiet pour toi et pour la France. 

De jour en jour, plus tu t'efforces de jouer le rassurant, plus tu me sembles inquiétant. Un homme seul ne peut pas avoir raison contre tout un peuple. Une minorité, même en étant au pouvoir, ne peut très longtemps ordonner à la majorité. Tu n'es pas Jupiter, Dieu du ciel et la Terre, tu n'es pas César, tu ne peux même pas être Vercingétorix, toi qui, à Copenhague, en août 2018, a pris un malin plaisir à stigmatiser les Gaulois réfractaires au changement. Je persiste et je signe : je suis un Gaulois réfractaire, pas forcément au changement, mais au faussaire, et je ne vois pas pourquoi ma parole serait condamnée à se taire.

 

© Jean-Louis Crimon

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20 avril 2023 4 20 /04 /avril /2023 08:57
Casseroleuses à Uzès. 17 Avril 2023. © Marie Meunier

Casseroleuses à Uzès. 17 Avril 2023. © Marie Meunier

Interdiction des "dispositifs sonores portatifs". C'est la meilleure de l'année, ou carrément de la décennie. Manu, vraiment, merci pour cette trouvaille grandiose et le talent d'invention de cette Préfecture Oulipienne qui t'accueille aujourd'hui. La formule entrera dans les annales. Côtoiera sans aucun doute le "référentiel bondissant" d'il y a plus de vingt ans. Si l'expression "dispositifs sonores portatifs" a pour but de désigner les mégaphones et les fourgonnettes sonorisées, on peut faire plus simple et plus direct, s'il s'agit de nommer les casseroles et autres faitouts, marmites, ou poêles à frire, franchement, sans rire, il est possible de nommer simplement les choses et les instruments de musique par destination. 

Pour le reste, de plus en plus insuportable cette façon de nous dire à chacune de tes sorties comme si nous étions des enfants ou des demeurés : "Je sais mieux que vous ce qui est bon pour vous !" Par ailleurs, -pour parler comme eux-, que certains commentateurs se croient obligés de qualifier de "courageux" le moindre de tes déplacements, que d'autres s'évertuent à expliquer qu'il s'agit pour toi d'aller à la rencontre du "Pays réel" me semble excessivement laudatif. Tes déplacements ne sont pas courageux, ils sont "déplacés". C'est de la pure provocation. Un comportement infantile stupide. Qui plus est suicidaire. Tu t'enfonces davantage à chaque fois. Ton côté grand gosse capricieux se fracasse sur le bruit des casseroles : quoi que tu fasses, c'est la colère du peuple qui garde le contrôle. Casseroleuses de tout le pays, unissez-vous !

 

© Jean-Louis Crimon

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19 avril 2023 3 19 /04 /avril /2023 08:57
Mardi 18 Avril 2023. 20:15. Les informés. france info tv. Capture écran © Jean-Louis Crimon / Stanislas Rigault.

Mardi 18 Avril 2023. 20:15. Les informés. france info tv. Capture écran © Jean-Louis Crimon / Stanislas Rigault.

Décidément, Manu, tu déconnes. Comme on dit ici, t'en manques pas une. Va pas me faire croire que cette histoire, c'est juste le fruit du hasard. Que tu te fasses, avec Brigitte, une petite sortie en ville, en amoureux, pour décompresser un peu après ces trois mois de galère, que vous ayez envie tous les deux de prendre l'air, parce qu'au Château, ce n'est pas tous les jours la vie de château, je peux bien le comprendre. Que tu croises en chemin des chanteurs style joyeux drilles, que l'un deux t'adresse la parole un rien gouailleur et que tu acceptes gentiment de pousser la chansonnette avec eux, passe encore, mais que ces chanteurs soient ceux de l'association "Canto", là, comprend que ça commence à faire beaucoup. En un mot. Quoiqu'en deux mots, c'est pas mal non plus : "beau coup". Beau coup du Bel Canto. A ce qui se dit, un peu beaucoup "facho".

 

- Vous voulez venir avec nous chanter...

Mais comment vous connaissez cette chanson là ?

Car le chant pyrénéen, toi, Manu, grâce à Manette, ta grand-mère adorée, tu le connais, et plutôt bien. 

Fabuleuse rencontre. Je n'ose penser que la mise en scène pourrait être signée par ton professeur de Théâtre préféré. 

- Allez, faites-moi un couplet du "Refuge" !

 

Au fait, petite question inopinée : si toi, Président Macron, tu avais été interpelé, ce soir-là, par des gens de la CGT, est-ce que tu aurais accepté de chanter "Le chiffon rouge" avec eux ? De retour d'un concert de casseroles, ils t'auraient rappelé les paroles...

 

"Accroche à ton coeur un morceau de chiffon rouge

Une fleur couleur de sang

Si tu veux vraiment que ça change et que ça bouge

Lève-toi car il est temps..."

...

"Compagons de colère, compagnon de combat

Toi que l'on faisait taire, toi qui ne comptais pas..."

...

Un garde du corps balaie de son regard circulaire les environs de la scène où apparemment tout s'improvise, l'espace d'un instant en dehors du temps. Plutôt désinvolte ce Président qui n'entend pas la révolte qui gronde, mais qui, comme un enfant, prend plaisir à jouer... au milieu de la ronde .

 

© Jean-Louis Crimon

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18 avril 2023 2 18 /04 /avril /2023 08:57
Lundi 17 Avril 2023. 20 heures. Capture d'écran France 2 © Jean-Louis Crimon

Lundi 17 Avril 2023. 20 heures. Capture d'écran France 2 © Jean-Louis Crimon

Je ne sais que penser, Manu : du vent, du vide, du vain, du vieux, du creux. Un mauvais texte dit par un mauvais acteur, qui n'a rien dans le regard, juste un prompteur au fond du coeur. Tout m'écoeure. Vraiment mal entouré, mal conseillé, ou alors trop bien s'ils ont tous décidé de te planter. 13 minutes 45 secondes. Un semblant d'accent de sincérité : "Personne et surtout pas moi, ne peut rester sourd à cette revendication de justice sociale." Un semblant de prise de conscience de ce qu'il faudrait faire : 

- Améliorer les revenus des salariés,

- Faire progresser les carrières,

- Mieux partager la richesse,

- Améliorer les conditions de travail,

- Trouver des solutions à l'usure professionnelle,

- Accroître l'emploi des seniors et aider aux reconversions.

 

Fabuleux programme, Manu ! Chiche, on commence quand ? En prime, l'éternelle ritournelle des trois "chantiers", avec cette perle d'hypocrisie : "un nouveau pacte de la vie au travail". Pendant ce temps-là, dehors, des concerts de casseroles pour te rappeler à toi, le Président, qu'à la fin, c'est le peuple qui tient le manche. Même si, pour lui, ce n'est pas tous les jours Dimanche. Sans façon, je t'offre une petite chanson...

 

C'est le Roi Dagobert

Qu'a mis sa réforme à l'envers

L'Office Central des Lois

Lui dit : Ô mon Roi

Votre nouvelle Loi

Est bien mal ficelée

C'est vrai, lui dit le Roi

Faudrait la remettre à l'endroit...

 

Alors, do it ! Fais-le ! Tout est à reprendre et à ré/écrire. Avec des idées claires et justes. Tire un trait sur les voeux pieux, les trois points, les chantiers. Toujours fascinant, d'ailleurs, de voir que ceux qui n'ont jamais travaillé sur un vrai chantier, s'approprient le mot quand ils ouvrent simplement un nouveau dossier. Comme le mot "séquence" employé ces temps-ci à toutes les sauces, et par tout le monde... politiques, syndicalistes, journalistes :

 

... qui profite de la séquence...

... je ne reviendrai pas sur la fin de la séquence...

... la France complétement écornée par la séquence...

... on a bien compris dans la séquence...

... ce qu'il a retenu au cours de cette séquence...

 

Le pire, c'est le recours aux Cent jours. Ce n'est franchement pas la meilleure idée pour quelqu'un qui est Président depuis six ans, surtout si tu te souviens de la manière dont ont pris fin les Cent jours Napoléoniens. Toi, perçu un temps comme un petit Bonaparte...

 

© Jean-Louis Crimon

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17 avril 2023 1 17 /04 /avril /2023 08:57
Traditionnelle cérémonie des voeux. 31 Déc. 2022. 20:17. Capture d'écran France 2 © Jean-Louis Crimon

Traditionnelle cérémonie des voeux. 31 Déc. 2022. 20:17. Capture d'écran France 2 © Jean-Louis Crimon

Comme ça, ce soir, tu te réinvites à 20 heures pour une allocution télévisée. Je me demande bien ce que tu vas pouvoir nous dire et surtout de quelle façon. Tout est dit. Tout est déjà dit. Fin de non recevoir, c'était ta réponse à la demande de l'intersyndicale. Que crois-tu qu'on puisse te dire à notre tour, en retour ? Fin de non recevoir. On ne te regardera pas. On ne t'écoutera pas. Nous n'avons plus rien à nous dire. Le divorce est consommé. La rupture est de ton côté. Tu as mis une telle mauvaise volonté à ne pas vouloir nous écouter quand nous avions tant à te dire que franchement, faut être d'une incorrection notoire pour prétendre, après avoir sifflé la fin de la partie, venir nous faire le coup du : "J'ai peut-être été un peu trop autoritaire, un peu trop Jupiter, mais je vous ai compris et je vais m'amender..." et encore "Cette réforme était inévitable et nécessaire...je me devais de la faire..." 

La faire, oui, surtout pour les marchés, pas pour les prolétaires.

Je me souviens du 31 décembre 2022, sur France 2. De ta jolie formule de circonstance : "Ensemble, nous allons réussir, c'est fort de cette confiance...", le problème, vois-tu, c'est que depuis le début, tu joues vraiment trop perso. 

 

 

© Jean-Louis Crimon

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16 avril 2023 7 16 /04 /avril /2023 08:57
France info TV. Canal 27. Les informés. 14 Avril 2023. Capture d'écran © Jean-Louis Crimon

France info TV. Canal 27. Les informés. 14 Avril 2023. Capture d'écran © Jean-Louis Crimon

C'est comme ça. Un seul homme a donc le pouvoir de décider pour tout un peuple. Ailleurs, c'est sûr, on appellerait ça dictature. Validé par de prétendus Sages, le texte véhiculé dans la loi rectificative de la sécurité sociale, est devenu loi. Pas de bon aloi, mais désormais force de loi. Les "Sages" ont simplement censuré les mesures sur l'emploi des seniors et sur l'usure professionnelle, "cavaliers législatifs", définis comme des intrus dans une loi de Sécurité sociale, mais "la loi cheval de Troie", prise en auto-stop par la plfss, n'a pas été stoppée. Fabuleuse contradiction ou superbe paradoxe. Que la doxa dominante ne soulignera pas.

Si le Droit n'est pas droit, si le Droit est tordu, si le Droit est rendu de travers, est-ce que le peuple a le droit de se sentir la tête à l'envers ? Quand le Droit ne rend pas le droit, quand le droit continue à tordre ce qui est déjà tordu, le combat est-il à jamais perdu ?

C'est le mot "humain" qui manque le plus. Ceux qui n'ont dans la bouche que le leitmotiv "équilibre du système de retraites par répartition" oublient trop facilement qu'il s'agit de femmes et d'hommes, d'êtres humains qui ont sacrifié la majeure partie de leur vie au travail salarié, qu'on leur devrait dans certains milieux et surtout en haut lieu, davantage de considération et de respect. C'est grâce à eux que ce système a existé, existe et existera, pas grâce à ces beaux parleurs qui ne savent d'ailleurs que parler. 

Ils se prétendent les "sauveurs" alors qu'ils ne sont que des "fossoyeurs". Sous le coude ou dans la manche, ils ont déjà, bien planqué, bien caché, leur système de retraite par capitalisation. Ils se prétendent Renaissance alors qu'ils creusent notre tombe. Ni vainqueurs, ni vaincus, répéte en boucle Dame première ministre, qui, bonne camarade, s'autopersuade, mais heureusement, le grand Berger, lucide et mordant, lui répond : Il n'y a que des perdants.

 

© Jean-Louis Crimon

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