24 décembre 2023
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Amiens. Jardin. Mésange charbonnière. (Parus major). 28 Février 2022. 16:40. 1/60. © Jean-Louis Crimon
Elle est la mésange la plus commune et la plus grande, facilement identifiable grâce à sa calotte et à sa cravate noires, aussi par son plumage où le jaune domine. Présente dans la presque totalité de l'Europe, une grande partie de l'Asie et le nord-ouest de l'Afrique, elle occupe de nombreux types d'habitats, forêts, taïgas, parcs ou jardins, pouvu qu'il y ait des arbres. La mésange charbonnière établit son nid dans une cavité d'arbre ou de muraille, mais occupe également les nichoirs. L'espèce est sédentaire et plutôt fidèle à son territoire d'année en année. Les petits restent au nid entre entre 16 et 22 jours après l'éclosion. Pendant une à deux semaines, la famille reste regroupée dans un rayon de quelques centaines de mètres autour du nid, même si les jeunes n'y retournent plus après leur envol.
Migrations partielles certaines années, probablement en raison de la surpopulation. Grégaire, elle vit en petits groupes en dehors de la période de reproduction. Régime alimentaire varié, majoritairement insectivore pendant la période de reproduction, plutôt granivore le reste de l'année. Elle fréquente assidûment les mangeoires où elle recherche des graines, surtout de tournesol.
© Jean-Louis Crimon
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23 décembre 2023
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Amiens. Jardin. Pigeon biset (Columba livia). 4 Déc. 2022. 10:07. 1/20. © Jean-Louis Crimon
Il y a des jours comme ça. Le pigeon biset a la vitesse d'un cheval au galop. Ce n'est plus un oiseau, c'est un tableau. Le jardin, un musée nature où le hasard s'impose. L'inattendu débarque. Le flou de la photo décide.
© Jean-Louis Crimon
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22 décembre 2023
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Amiens. Jardin. 21 Juin 2022. Chardonneret élégant (Carduelis carduelis). 21 Juin 2022. © Jean-Louis Crimon
Je ne l'ai vu qu'une seule fois se poser juste au milieu du gazon du jardin. Fin de matinée du premier jour de l'été. Beau symbole. Bon signe. Signe qu'il tenait à faire ma connaissance. Tout le peuple des oiseaux avait dû lui dire depuis longtemps que l'endroit était agréable, qu'on pouvait facilement y trouver gîte et couvert, et surtout graines de tournesol en hiver.
Sauf que, grave lacune, pas la moindre graine de fleur de chardon à l'horizon. Pas une. Déception. Trahison. Ni une, ni deux, il s'en est allé comme il était venu. A l'improviste. Sans crier gare. Il n'est jamais revenu. Cette année, puisqu'il y a chardon dans chardonneret, je me dis que je pourrais peut-être réserver un endroit du jardin pour y semer de quoi attirer et nourrir l'élégant au plumage flamboyant.
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21 décembre 2023
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Amiens. Jardin. 10 Mai 2023. Pie bavarde (Pica pica). © Jean-Louis Crimon
Il faudrait étudier les superstitions liées à la cohabitation avec la Pie. Ce serait précieux pour comprendre les rapports étranges établis peu à peu par l'homme avec cet oiseau à la fois inquiétant et fascinant. Autrefois, une Pie crucifiée dans une étable protégeait les bêtes des "esprits malfaisants". Quelques gouttes de son sang ressuscitaient les héros et aidaient à guérir certaines maladies. Manger de la Pie rendait vertueux et aiguisait la vue. Ce qui rappelle les pratiques alimentaires des parents qui faisaient manger de la cervelle à leurs enfants pour les rendre intelligents. En bouillon, la Pie pouvait guérir les manies et la mélancolie.
Aujourd'hui encore, lorsqu'elle jase plus qu'à l'habitude, on dit qu'elle annonce la pluie. Des textes racontent qu'en magie, les sorcières prennent l'apparence d'une Pie pour se transporter dans les airs et qu'elles aiment les manger rôties.
Les Pies évoquent la fable des orgueilleuses Piérides, neuf soeurs, fières de leur nombre et de leurs talents, qui se comparaient aux Muses et osèrent leur disputer le prix du chant. Vaincues, elles s'emportèrent en invectives contre leurs rivales et ajoutèrent l'injure et la menace à leur audace. Les Dieux les changèrent aussitôt en Pies. Sous cette forme, elles gardèrent leur incessant bavardage et leur vanité.
La Pie qui jacasse et s'agite sans cesse est un oiseau que l'on entend avant de le voir, avec ce plumage noir et blanc aux couleurs changeantes avec des bleus et des verts fascinants.
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20 décembre 2023
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Amiens. Jardin. Pinson des arbres femelle. (Fringilla coelebs). 2 Avril 2022. 17:21. 1/100. © Jean-Louis Crimon
Le pinson des arbres est un petit passereau partiellement migrateur. Il est présent dans toute l'Europe, à l'exception de la Scandinavie et de l'Islande. Adulte, il pèse entre 18 et 25 grammes pour une taille de 15 cm. Le pinson des arbres adulte et le juvénile possèdent deux barres alaires blanches et la queue est grise-ardoise au centre, avec les rectrices blanches. Ses yeux sont marron foncé. Ses pattes et ses doigts sont brun clair à gris foncé. L'hiver, le plumage du pinson se ternit légèrement. Le mâle adulte a le dos brun-noisette, le ventre et la gorge rosâtres, les côtés de la tête rougeâtres, la calotte et la nuque bleu gris et le front noir. Le bec du mâle est bleu acier au printemps et se brunit en hiver.
La femelle pinson des arbres a le dos brun-olive pâle et les motifs de ses ailes sont moins marqués et moins étendus. Le bec de la femelle est brun clair toute l'année.
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19 décembre 2023
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Amiens. Jardin. Merle noir et ses juvéniles. (Turdus merula). 24 Mai 2023. 12:39. 1/125. © Jean-Louis Crimon
Le temps de l'apprentissage pour les juvéniles du Merle noir. Le nid à peine quitté, la becquée, c'est terminé. Il faut se mettre en quête de sa nourriture. Apprendre à se débrouiller seul. C'est le Merle qui montre à ses rejetons comment faire. Direction : les platebandes du jardin. Il s'agit de faire voler les feuilles mortes pour découvri de quoi se nourrir : vers, insectes ou petits escargots. Au début, le merleau ne comprend pas, il croit qu'il suffit d'ouvrir le bec pour que la nourriture tombe dedans. Le Merle se veut pégagogue. D'abord montrer comment procéder, ensuite inciter à faire de même et surtout à faire soi-même.
© Jean-Louis Crimon
Le petit regarde attentivement sans vraiment comprendre ce qu’on attend de lui. Dès qu’un ver apparaît, il le réclame à grands cris. Bon prince, le merle le lui donne. Une, deux, trois fois… Mais il se lasse vite. Alors, sous les yeux interloqués du merleau, il engloutit la gourmandise. A toi de jouer !
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18 décembre 2023
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Amiens. Jardin. 8 février 2023. Mésange charbonnière et Moineau domestique. © Jean-Louis Crimon
– Moineau, mon petit frère, me dis pas que tu préfères vivre en appartement. Un nid en dur dans la fracture d'une brique, pas très pratique, pas très douillet, ni confortable, vraiment, moineau, tu m'étonnes !
– Mésange, t'as rien compris, à l'abri du froid et de la pluie, un toit pareil, ça n'a pas de prix. Si tu veux visiter aujourd'hui, pour te faire un avis, juste à me le dire, je préviens la compagnie !
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17 décembre 2023
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Amiens. Jardin. Merleau du Merle noir. (Turdus merula). 3 Juin 2023. © Jean-Louis Crimon
Bonheur simple du beau merleau du merle noir qui adore prendre des bains de soleil.
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16 décembre 2023
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Amiens. Jardin. Goéland argenté. (Larus argentatus). Juin 2020. © Jean-Louis Crimon
Dans mon jardin, il y passe, selon les saisons, selon les moments de la journée, celui que Bufffon a surnommé "traîne-buisson", l'accenteur mouchet, l'étourneau sansonnet, le moineau domestique, la mésange bleue et sa cousine la charbonnière, le merle noir et sa merlette grise olive, la fauvette à tête noire, le chardonneret élégant, le pinson des arbres, le pouillot véloce, le rouge-gorge familier, le troglodyte mignon, le verdier d'Europe, la tourterelle turque, le pigeon ramier, la grive musicienne, le serin cini, le geai des chênes et aussi le rougequeue à front noir.
J'oubliais la pie bavarde et le goéland argenté qui croit que la mer est au bout du jardin.
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15 décembre 2023
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Amiens. Jardin. Juillet 2023. Rouge-gorge familier juvénile. (Erithacus rubecula).© Jean-Louis Crimon
Les oisillons rouge-gorge quittent le nid à partir de la deuxième semaine, mais les parents continuent de nourrir leur progéniture pendant encore 15 jours. Une fois envolés, les oisillons ne retournent plus dans le nid.
Dans la famille rouge-gorge, mâle et femelle sont identiques, avec la face et la poitrine rouge-orangé. Le dessus du plumage est brun et le ventre clair. Les jeunes rouge-gorge ont un plumage différent, moucheté de brun et de beige. La couleur rouge orangé est absente et n'apparaîtra qu'après la première mue, deux mois plus tard.
Quand vient l'hiver, le rouge-gorge peut également se nourrir avec des fruits, des pommes, des poires, mais aussi des graines et des baies de sureau.
Une légende populaire raconte que le rouge-gorge aurait un jour pris part à une bataille avec d'autres oiseaux pour savoir lequel volerait le plus haut. Un troglodyte grimpa sur le dos d'un aigle pour remporter le concours, mais l'aigle vola si haut qu'il atteignit le soleil. Se précipitant au secours du troglodyte, le rouge-gorge vit alors son poitrail s'embraser. De ce jour-là, son plumage en témoigne, le rouge-gorge garde à tout jamais mémoire.
© Jean-Louis Crimon
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