Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 00:58

DSCN0205.JPG

Paris. Décembre 2012.                                                                     © Jean-Louis Crimon

Partager cet article
Repost0
16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 15:02

DSCN9800

Paris. Décembre 2012.                                                                             © Jean-Louis Crimon

 

 

 

Je vis ma vie comme je l'ai commencée,

Sur le côté,

Même pas dans la marge, suis pas barge,

La marge, c'est encore dans la page,

Moi, je suis à côté.

 

Je vis ma vie comme je l'ai commencée,

Sur le côté,

Sans me révolter, sans protester,

Sans en vouloir à qui que ce soit,

J'ai dû naître comme ça.

 

Je vis ma vie comme je l'ai commencée,

Sur le côté,

Côté de la vie, côté de la rue,

Sans savoir si je l'ai vraiment voulu,

Cherchez pas, c'est peine perdue.

 

Je vis ma vie comme je l'ai commencée,

Sur le côté,

Toujours sur le bord, le bord du trottoir,

C'est mon destin, c'est mon histoire,

Si ça vous rassure, je vous laisse... le croire.

 

Je vis ma vie comme je l'ai commencée,

Sur le côté,

Surtout, pensez pas que je vous envie,

C'est ma vie, même si c'est pas une vie,

C'est ma vie qui dévie.

 

Je vis ma vie comme je l'ai commencée,

Sur le côté,

Je ne sais même plus depuis quand ça dure,

Ma misère en lisière, en bordure,

La vie m'a trop mené la vie dure.

 

Je vis ma vie comme je l'ai commencée,

Sur le côté,

Je ne suis pas l'humain le plus drôle,

Plutôt dans le genre second rôle,

Quand la mort me frôle.

 

Je vis ma vie comme je l'ai commencée,

Sur le côté,

Me suis jamais senti bien à ma place,

Sans trouver ça injuste ou dégueulasse,

A la fin, on se lasse.

 

Je vis ma vie comme je l'ai commencée,

Sur le côté,

Je suis un être à part, qui jamais ne prend part,

J'ai dû manquer le départ,

Ou c'est la vie qui m'a manqué...

 

Je vis ma vie comme je l'ai commencée,

Sur le côté,

Je me sens souvent un peu en rade,

Ma vie n'est qu'une mauvaise mascarade,

Pas vraiment une vraie camarade...

 

Je vis ma vie comme je l'ai commencée

Sur le côté,

Faut pas m'en vouloir, pas me juger,

J'ai juste pas voulu vous déranger,

A la vie, me sens toujours... étranger.

 

 

                          ( La Chanson amère )

Partager cet article
Repost0
15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 22:26

DSCN0245.JPG

Paris. Quai de la Tournelle. 15 décembre 2012.                                           © Jean-Louis Crimon

 

 

Parenthèse d'automne dans l'hiver qu'on croyait durablement installé. Vraie douceur retrouvée. Beau bleu de ciel en début d'après-midi. Le Bleu du ciel. Georges Bataille. Très vite, le bleu du ciel se couvre de nuages. Les merveilleux nuages. Françoise Sagan. Vers 16 heures, Julien, mon voisin décide de fermer ses boîtes. Il dit : ça sent la pluie. Rumeurs de pluie. André Brink. Rue de Pontoise, le ciel est bleu ardoise. Le vent se lève. L'Ombre du vent. Carlos Ruiz Zafon. Marrant d'écrire la météo du quai avec des titres de romans. Pour le moins inattendu.

A part ça, rien vendu. Très vite, il a plu. Une bonne averse. Un chagrin d'enfer. Le ciel s'est calmé. Puis il a replu. De plus en plus. Beaucoup trop plu. Bourrasques soudaines. Averses de pluie froide. Coups de vent fantasques. Impression du soir bizarre. Dantesque vision. Les rares promeneurs se métamorphosent en acteurs fantomatiques. Sur le quai, parfois, je tourne en 35 mm un film étrange qu'on ne verra jamais en salle.    

Partager cet article
Repost0
14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 17:07

DSCN0195.JPG

Paris. 14 décembre 2012.                                                                       © Jean-Louis Crimon

 

 

 

Chaque année, le rituel

Des arbres de Noël,

Nous revient de plus belle,

 

La coutume est curieuse,

C'est même folie furieuse,

Manie vraiment affreuse,

 

Arbres nés pour mourir,

Pour notre bon plaisir,

Vous nous voyez venir,

 

A la serpe, à la hache,

Et même à l'arrache,

Sinon, on se fâche,

 

A la tronçonneuse,

A la tire-bouchonneuse,

Pour la veillée heureuse,

 

On sacre, on massacre,

Tout ça pour le sacre,

Sinistre simulacre,

 

Dans ses rêves d'arbre,

Sans faire allégeance,

Sapin rêve sa vengeance,

 

Vraiment, ça fait envie,

Voir une fois dans sa vie,

Le buveur d'eau-de-vie,

 

L'homme, de lui, tellement sûr,

Le voir, sans ses chaussures,

Les deux pieds dans la sciure,

 

Les deux jambes dans un seau,

L'homme en sapin sapé,

Sapin sapé comme un salaud,

 

Dans la lumière dorée,

Près de la cheminée,

Fêtes de fin d'année,

 

Véritable homme de Noël,

Boules et guirlandes trop belles,

Rires de sapins en ribambelle,

 

Les résineux, résignés,

Heureux d'avoir gagné,

Font la fête dans la forêt.

 

Père Noël, t'es à l'amende,

Planque ta houppelande,

C'est toi que j'enguirlande...

 

                   ( La Chanson amère )

 

 

 

C'est dégoûtant. Révoltant. Tous ces arbres conduits au massacre, pour les forcer à jouer au sapin de Noël, et qui vont finir leur vie, mi-janvier de l'année nouvelle, dans des sacs poubelle. Des sacs sur mesures. Cercueils en plastoc. Chez les humains, l'emballage, c'est pas du toc.

Ce soir, je me souviens de la phrase de mon père, jardinier : "Quand j'entends la tronçonneuse, j'ai mal à la jambe !"

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 19:55

DSCN0159.JPG

Paris. Décembre 2012.                                                                            © Jean-Louis Crimon

 

 

Je ne sais d'où vient l'expression. Je l'ai toujours trouvée stupide. Je ne sais pas pourquoi. Ou plutôt si, je sais, mais je ne dis pas pourquoi. Pas cette fois-ci. Moi, les balais, je trouve ça beau. J'ai toujours trouvé ça beau. Les formes, les couleurs. Les attitudes. La façon dont on les pose. Machinalement. Puis la façon dont ils se tiennent. Toujours avec une certaine élégance. Une façon d'être discrète et, en même temps, une vraie présence. Une réelle prestance.

Vraiment je me demande bien quel est cet être humain qui a, un jour, inventé l'expression "con comme un balai". Sans doute, le balai a répondu : c'est celui qui le dit qui l'est. C'était au temps où le balai parlait.

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 18:20

DSCN0151.JPG

Paris. La Seine, le soir. Décembre 2012.                                                       © Jean-Louis Crimon

 

 

12 décembre 2012. Douzième jour du douzième mois de l'année douze. Deux mille Douze. 12/12/12. Douze douze douze. Me suis acheté une paire de shoes. Du quarante-douze. Le matin, au comptoir, me suis pris douze cafés noirs. Le midi, me suis descendu 12 verres de vin. Du blanc. Du douze. Pour soigner mon blues. Composté mes grilles de loto. J'en ai noirci douze. 12 millions d'euros pour les gagnants du premier rang. Au restô, me suis pris, tout seul, un menu à 12. Douze euros. A la table 12. Ai exigé qu'on me serve à... 12/12/12. Douze heures douze minutes douze secondes. Autour de moi, y'avait du monde. Une jolie par... touze.

A part ça, le pape a envoyé son premier tweet. Multiplié par douze. Aux douze apôtres. Puis par douze mille. Puis douze fois douze mille. La Bible selon Benoît XVI, toute une ascèse. La Bible au bibelot numérique, c'est fantastique. Iphone papal pour pape aphone. Superbe prouesse. Avant les clous, sur la croix, Jésus a même pas eu droit à un SMS.

Sur la nappe en papier, pour ne pas perdre pied, je griffe, je griffonne, je graffe, j'épigraphe. Poème du midi pour le soir. Espoir. En vers de douze pieds. Pour n'être pas le poète le plus mal chaussé. Douze alexandrins. Douze dodécasyllabes. Si t'en reveux, y'aura du rab...

 

 

La Seine, le soir, la nuit, toujours le même ennui, 

Bateau-mouche qui glisse d'hier à aujourd'hui,

Cette incroyable langueur qui vous prend le coeur,

Mélancolie cruelle qui vous fait mal au coeur...

 

L'hiver lentement traîne sa dégaine de froidure,

L'automne, amer, pleure le peu de temps que ça dure,

Rien ne sert de s'en prendre à la Terre entière,

Dans l'habitacle du vent, ferme la portière...

 

Sur le quai, en quête des douze, Dieu déambule,

A moins que ce n'soit pour les douze travaux d'Hercule,

Ou pour une vadrouille, pour une virée nocturne,

Entre deux rives, entre Satan et Saturne...

 

                                      ( La Chanson amère )

 

 

 

Autour de moi, ça n'arrête pas, ça ne parle que de ça. Les gens ne parlent qu'en douze. Les 12 travaux d'Hercule. Les douze apôtres. Les douze salopards. Les 12 mois de l'année. Les 12 engagements pour lutter contre les déserts médicaux. Par douze encore, les oeufs, dans le panier. Les escargots et les huitres. Me reste juste une chose, pour vivre jusqu'à la fin, cette journée du douze, avant de la laisser filer en douze : m'acheter une clef de douze et attendre les douze... coups de minuit.

 

J'oubliais, cet après-midi, le quinté de Vincennes a été remporté par le... 12.

 

Je ne l'ai même pas joué.

 

 

Partager cet article
Repost0
11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 15:57

DSCN0032

Paris. Décembre 2012.                                                                         © Jean-Louis Crimon 

 

 

Sans paroles. Sauf pour Paul Géraldy...

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 19:14

DSCN0069.JPG

Amiens. Décembre 2012.                                                                           © Jean-Louis Crimon 

 

 

Ma foi, quelle histoire, la radio, ce soir, nous chante un drôle de refrain, moi, je n'y comprends rien, ça fait :


De par Dieu, Déesse K,

Déesse K, De par Dieu,


L'un s'en va mettre ses euros à plat, du côté du pays plat. On en fait tout un plat. Mais ça tombe à plat. On le savait déjà. 

L'autre aligne des millions de dollars. Pour avoir confondu la Suite d'un Sofitel avec un lupanar. La femme de ménage, au sortir du Tribunal, déclare, c'est pas banal : Permettez-moi de remercier le Seigneur et que Dieu vous garde ! De par Dieu. Déesse K. A cinq ou six millions, la radio ne le dit pas précisément, l'agresseur retrouve sa... virginité. De par Dieu. Déesse K.

Comme s'il fallait le croire, le nouveau Belge prétend que son exil est rural, et pas du tout fiscal. Champêtre, c'est pas peut-être. Bucolique et pas économique. C'est ce qu'il a déclaré au Bourgmestre. Taillé dans le roc, l'exilé pourrait s'appeler rupestre.

On le sait depuis longtemps, c'est comme ça, tout s'achète, tout se vend. Même la justice. Mais c'est du vent, quand tu la rends avec de l'argent. Pire : c'est dégoûtant.

Pour le reste, à Oslo, en Norvège, Dame Europe est officiellement devenue Prix Nobel de la Paix, mais partout, elle s'évertue à préparer la guerre. La guerre sociale. Normal, Nobel, Alfred Nobel, faudrait pas l'oublier, est l'inventeur de la... dynamite !          

 

Pendant ce temps-là,  nous, les pauvres gens,  on fait des efforts. C'est comme ça. C'est toujours à nous de faire les efforts. Pas à nos dirigeants qui, de gauche ou de droite, ou du centre, se couchent devant la loi du plus fort.

Aux gens, aux pauvres gens, aux simples citoyens, on dit qu'il faut se serrer la ceinture. Que les temps sont durs. Que c'est la faute à la crise. Bien sûr, on le sait, on le comprend, nos dirigeants ne font pas ça de gaîté de coeur. C'est pour notre bien. Notre bonheur. Futur. 

La preuve : notre gouvernement nous rassure, pas question qu'éternellement ça dure, La crise a frappé fort. Les Subprimes, les Madoff, ça fait mal encore. On n'est pas les plus mal lotis. Pensez aux Grecs, aux Espagnols.

En Grèce, en Espagne, ou en France, il faut sauver les... Banques. C'est pour ça que les plus riches trouvent des... planques.

Que l'acteur le mieux payé de France se choisisse l'exil fiscal le jour de la Conférence nationale contre la pauvreté, ça vaut son pesant d'avida dollars, comme aurait dit celui qui affirmait que le centre du moooonnnnde, c'était la gare de Perpignan.

Petit coup de griffe salutaire, joli contre-pied de la célèbre formule Rocardienne, celui du Chat de Geluck : La Belgique ne peut pas accueillir toute la richesse du monde.    

Partager cet article
Repost0
9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 21:52

DSCN0147.JPG

Paris. Quai de la Tournelle. 9 décembre 2012.                                              © Jean-Louis Crimon 

 

 

Gris et guère de monde. Froid humide. Cette fois, on le sait, on le sent, on va vers l'hiver. Beaucoup de bouquinistes n'ont pas ouvert. Bonnets, casquettes, chapkas, pour ceux qui sont là. Gants de cuir ou de laine. Les promeneurs marchent d'un bon pas. Juste avant la fermeture, un familier du quai m'a demandé si j'avais du Morand. Je n'en avais pas. Ma voisine avait un Poche. C'est elle qui a vendu. Moi, j'ai... perdu.

C'est comme ça sur le quai, vous pouvez avoir 800 bouquins dans votre magasin de plein air, on vous demande souvent l'auteur ou le livre que vous n'avez pas. 

Vous avez du MorandVous auriez du Chardonne ? Je cherche du Céline ? La formulation m'étonne toujours. Vous auriez du gruyère ? Vous avez du Comté ? Je voudrais du Cantal. Je ne vends pas du fromage. Je vends des livres. Des ouvrages. Des auteurs. Des écrivains. Des humains. Avec un nom, un prénom. Des titres aux ouvrages. Vous avez du Morand ? Cette facilité de langage, vraiment, je ne m'y fais pas. Mais bon, je comprends, ça signifie sans doute : je veux quelque chose de cet auteur-là et je ne cherche pas un titre précisément. Mais tout de même, avouez que c'est déroutant.

Partager cet article
Repost0
8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 22:07

DSCN9830.JPG

Paris. Quai de la Tournelle. Déc 2012.                                                         © Jean-Louis Crimon 


 

Sur le quai, parfois, même s'il fait froid, des amoureux s'attardent. Ces deux-là viennent du Gers. Lui, aime la chanson. La bio de Renaud lui va bien. Elle, est Anglaise. On parle, un peu, beaucoup, passionnément. Je les trouve beaux. Leur demande si je peux les prendre en photo. C'est lui qui dit oui. Elle en sourit. 

J'aurais dû leur lire un poème de la Petite anthologie de la poésie amoureuse. N'ai pas osé. Ces deux-là n'en ont pas besoin. Il bacio de Verlaine. La Chevelure de Baudelaire. Ou La Dormeuse de Paul Valéry. Ou La Fille aux cheveux de lin. Leconte de Lisle. On se salue. Beaux sourires. Ils s'éloignent. Main dans la main. Ils font envie. Je les envie. Mais c'est Verlaine qui s'en revient...

 

Ô triste, triste était mon âme

A cause, à cause d'une femme...

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de crimonjournaldubouquiniste
  • : Journal d'un bouquiniste curieux de tout, spécialiste en rien, rêveur éternel et cracheur de mots, à la manière des cracheurs de feu !
  • Contact

Recherche

Liens