8 mars 2023
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Amiens. Jardin. Jeudi 11 Juin 2020. © Jean-Louis Crimon
Un tout petit oiseau
Sur le rebord d'un pot
Un grand pot de géant
Un oiseau minuscule
Plus petit qu'un papillon
A peine une virgule
A votre avis, dites,
Est-ce un moineau
Ou bien un Troglodyte ?
Un rouge-queue, un rouge-gorge
Un petit pinson des arbres tombé de l'arbre
Ou vraiment un simple moineau ?
Surtout, ne dites pas
Je donne ma langue au chat
Car le chat pourrait croquer l'oiseau !
© Jean-Louis Crimon
(Petits poèmes pour Gaia, Mya et Enzo)
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7 mars 2023
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Amiens. Jardin. Merle noir. (Turdus merula). 15 Juillet 2021. 12:45. 1/250. © Jean-Louis Crimon
Beau raisin vert
Sur nez jaune
Merle moqueur
Fait le clown
Tête en l'air
Merle prend l'air
Gros grain vert
Pas ordinaire
Mieux qu'une cigarette
Dit la pâquerette
Pirouette cacahuète
Merle pas si bête
Du frais dans le bec
Quand il fait trop sec
Tout bon sans déc
La vie avec !
© Jean-Louis Crimon
(Petits poèmes pour Gaia, Mya et Enzo)
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6 mars 2023
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Amiens. Jardin. Jeune Grive Musicienne. (Turdus philomelos). Avril 2021. © Jean-Louis Crimon
La grive musicienne
Fait le tour du jardin
Souvent après la pluie
A la recherche
D'une rare friandise
Un escargot tout cru
Très vite, dans un buisson,
Ou dans les grandes herbes,
Elle trouve sa gourmandise
L'escargot est cuit
Même s'il est cru
La grive l'a dans son bec
Une pierre en forme d'enclume,
Et d'un coup sec
Elle explose la coquille
Pour ne pas qu'on la suspecte
Se fait discrète et se délecte
Bien meilleur qu'un insecte
Vite, faut qu'elle s'envole
Avant qu'elle n'écume
Tout le jardin sans façon
Jusqu'au dernier colimaçon.
© Jean-Louis Crimon
(Petits poèmes pour Gaia, Mya et Enzo)
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5 mars 2023
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Amiens. Jardin. Accenteur mouchet. (Prunella modularis). 16 Février 2023. © Jean-Louis Crimon
Infatigable sautilleur, celui que Buffon avait surnommé "Traîne-buisson" pourrait facilement passer pour un simple moineau. Détrompez-vous, il n'en a ni le bec, ni le plumage. Semble jouer sa vie en solitaire. Picore inlassablement dans le gazon ou les plates bandes. Retourne des centaines de feuilles mortes. Pour se nourrir de trois fois rien, mais n'arrête pas de jouer du bec. Se déplace souvent à ras du sol, se cache dans les buissons, les fourrés, où sa tenue de camouflage est très efficace.
Insectes, araignées, mouches, vers, chenilles, à la belle saison, mais aussi en hiver, graines, baies ou fruits, menu très diversifié pour l'accenteur mouchet qui n'hésite pas à s'approcher des mangeoires pour y glaner quelques graines ou miettes de pain. Son nom viendrait du latin "accentor", "celui qui chante avec, qui accompagne". C'est vrai qu'il accompagne la moindre minute de ma journée. Du matin très tôt au soir couche-tôt, même si je suis plutôt couche-tard.
© Jean-Louis Crimon
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4 mars 2023
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Amiens. Jardin. 21 Juin 2022. Chardonneret élégant (Carduelis carduelis). © Jean-Louis Crimon
Je ne l'ai vu qu'une seule fois se poser juste au milieu du gazon du jardin. Fin de matinée du premier jour de l'été. Beau symbole. Bon signe. Signe qu'il tenait à faire ma connaissance. Tout le peuple des oiseaux avait dû lui dire depuis longtemps que l'endroit était agréable, qu'on pouvait facilement y trouver gîte et couvert, et surtout graines de tournesol en hiver.
Sauf que, grave lacune, pas la moindre graine de fleur de chardon à l'horizon. Pas une. Déception. Trahison. Ni une, ni deux, il s'en est allé comme il était venu. A l'improviste. Sans crier gare. Il n'est jamais revenu. Cette année, puisqu'il y a chardon dans chardonneret, je me dis que je pourrais peut-être réserver un endroit du jardin pour y semer de quoi attirer et nourrir l'élégant au plumage flamboyant.
© Jean-Louis Crimon
(Petits poèmes pour Gaia, Mya et Enzo)
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3 mars 2023
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Amiens. Jardin. Fauvette à tête noire mâle. (Sylvia atricapilla). 8 février 2023. © Jean-Louis Crimon
C'est sans doute la calotte noire qui accentue le clin d'oeil de la fauvette. Photo prise à la sauvette. C'est la première fois que je la vois prendre la pose. Une fraction de seconde à peine. La calotte noire, signature du mâle adulte, joli contraste avec le gris clair du reste de la tête. La femelle a une calotte d'un roux-châtain assez soutenu, avec un effet de contraste moins flagrant. L'espèce n'est pas grégaire. La fauvette noire se nourrit en solitaire et migre isolément, plutôt de nuit. Cependant, quand la nourriture est abondante, par exemple en été, quand les sureaux débordent de grappes de baies juteuses, il est possible d'observer de nombreuses fauvettes se nourrissant ensemble, mais sans excès de complicité entre elles. En hiver, elles ne fréquentent pas les mangeoires, les graines ne les intéressent pas. Les baies de gui et surtout les baies de lierre sont essentielles à leur survie. Le lierre, qui recouvre dans le jardin une bonne partie des murs de briques rouges, sans aucun doute la raison du passage de la fauvette noire.
© Jean-Louis Crimon
(Petits poèmes pour Gaia, Mya et Enzo)
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2 mars 2023
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Amiens. Jardin. Merlette cendrée. Turdus merula. 1er Mars 2023. © Jean-Louis Crimon
Cette année, nous n'avons pas eu d'hiver. Pas le moindre flocon. Juste un peu de neige hier matin sur le plumage d'une jeune merlette. Le bel oiseau cendré s'est posé tout soudain dans l'herbe verte du jardin. Pris d'un doute, j'ai consulté une vraie savante. Ma perception poétique s'est fracassée à la triste réalité du leucisme. Anomalie de pigmentation du plumage de la merlette. Mutation génétique qui empêche la production et le dépot normal de mélanine dans le plumage. Autrement dit, synthèse non homogène de mélanine, le pigment qui colore les plumes. Mutation fréquente chez cette espèce. Hypothèse : durant l'embryogénèse dans l'oeuf, certains mélanocytes n'ont pas migré de façon homogène.
La poésie du diagnostic scientifique a réduit en cendres ma chanson rêvée de la merlette cendrée.
© Jean-Louis Crimon
(Petits poèmes pour Gaia, Mya et Enzo)
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1 mars 2023
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Moineau domestique. (Passer domesticus). Août 2022. © Jean-Louis Crimon
Cette année-là, puisque la photo de rue m'était interdite, - premier confinement oblige - je me suis réfugié dans la véranda qui donne sur le jardin et j'ai découvert toute une vie que je ne soupçonnais pas. Bien sûr, depuis mon enfance campagnarde, je savais distinguer un merle d'un moineau, une tourterelle d'une pie, mais l'ornithologie m'était une science parfaitement inconnue. De mes années d'Université, en philo-psycho-socio, j'avais gardé le souvenir de l'expérience de Konrad Lorenz avec les oies. Cette question de l'attachement m'avait à l'époque vraiment fasciné. Dans les années trente, - 1930 -, l'éthologue Lorenz avait démontré que les oiseaux, notamment les oies cendrées, suivent le premier repère qu'elles voient après l'éclosion. Logiquement, les oies s'attachent à leur mère, mais il peut très bien s'agir d'un humain ou d'un objet en mouvement. Konrad Lorenz avait même mis en évidence que cette "imprégnation" se réalise sur une période de temps donnée, 36 heures après l'éclosion pour les oies, l'oiseau s'attachant à la sensation ressentie à ce moment-là. La perception des sensations, l'odeur, la vision, le son, pouvant différer selon l'espèce et l'apparition de la sensation.
© Jean-Louis Crimon
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28 février 2023
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Paris. Mini Festin. 7, rue Gros. 2009. © Jean-Louis Crimon
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27 février 2023
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Paris. Métro. Strasbourg-Saint Denis. 10 février 2014. © Jean-Louis Crimon
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