22 septembre 2020
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Paris. Quai de la Tournelle. Printemps 2011. © Jean-Louis Crimon
Séance photo improvisée devant mes boîtes de bouquiniste. Au printemps, c'est assez courant. Au début, j'ai cru que c'était de vrais mariés. Très vite, j'ai réalisé qu'il s'agissait d'une mise en scène publicitaire. Cette portion du quai de la tournelle et mes boîtes de bouquinistes sonnent tellement juste qu'on peut croire que c'est "pour de vrai".
© Jean-Louis Crimon
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21 septembre 2020
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Chengdu. Sichuan. Sept. 2011. © Jean-Louis Crimon
Le jeu m'est étranger. Le pays aussi. Ou plutôt, pour une fois, et pour de longs mois, c'est moi l'étranger. Les sons, les couleurs, la langue, l'écriture, tout est déroutant. Déroutant et fascinant. Comme ces hommes qui jouent à ce jeu que je ne connais pas.
© Jean-Louis Crimon
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20 septembre 2020
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Paris. Square Viviani. Mai 2013. © Jean-Louis Crimon
Savoir paver ou poser des dalles pour aménager un espace piétonnier, savoir-faire évident qui n'a rien d'évident. Mérite le respect d'autant plus que souvent ne recueille que l'indifférence des passants. Si ce n'est leur agacement.
© Jean-Louis Crimon
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19 septembre 2020
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Amiens. Rue Jean Catelas. Marché à réderies. Octobre 2019. © Jean-Louis Crimon
Clin d'oeil à la Barque à cornet des Hortillons. Rencontre soudaine. Parenté lointaine. Simple hasard ou vraie cousine vénitienne. Un jour, il me faudra bien écrire l'histoire des barques à fond plat. Dire dans un roman le beau moment où un Italien, venu à Amiens faire commerce du drap picard, fit la rencontre d'une belle hortillonne. Les romans ont la faculté de dire en secret des vérités que les savants ne soupçonnent pas.
© Jean-Louis Crimon
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18 septembre 2020
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Amiens. Le Cartonneux. Début des années 70. © Jean-Louis Crimon
Je me souviens du cartonneux de juillet qui m'explique comment, le soir venu, pour ne pas avoir trop froid, il "s'entortille" dans ses cartons pour la nuit et qui appelle ça "faire le hérisson". On est dans l'autre siècle, dans les années soixante-dix. Mille neuf cent soixante-dix.
© Jean-Louis Crimon
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17 septembre 2020
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Amiens. Rue des Vergeaux. 18 Avril 2016. © Jean-Louis Crimon
Pianoter la ville à pied. De semelle en semelle. Fasciné par ces noms de Boutiques en forme de titres de romans. "Un jour, ailleurs", "Cache-Cache", "Juste un baiser". On croit rêver. La gamberge rue des petites verges. Refrain soudain qu'on fredonne. Ecrire en silence dans sa tête ou sur un clavier numérique. Essaimer des sms. Paradoxe des temps qu'on croit modernes. Quotidien faussement banal. Ce matin, c'est La lettre à Elise que je te texto/ise.
© Jean-Louis Crimon
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16 septembre 2020
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Amiens. Rue de la Veillère. Début des années 70. © Jean-Louis Crimon
Une de mes premières photos. Début des années soixante-dix. Etudiant en Philosophie. Déjà l'idée de porter le regard sur les invisibles de la société.
© Jean-Louis Crimon
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15 septembre 2020
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Amiens. Place Gambetta. 14 Avril 2017. © Jean-Louis Crimon
Main tendue. Beau symbole. Une main qui tend la main. Une main à prendre. Une main à prendre par la main. Peut-être par la main de la dame qui passe. Instant fugace. Impression tenace.
© Jean-Louis Crimon
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14 septembre 2020
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Amiens. Rue Laurendeau. 7 août 2016. © Jean-Louis Crimon
Ce pourrait être une photo des années cinquante. Dans l'autre siècle. Belle fracture temporelle. Boubat, Doisneau, Cartier-Bresson traversent la rue avec toi.
Une tasse de lait sur l'appui de fenêtre, tu ne pensais plus ça possible. Mieux que tous ces jeux vidéos où tu dois nourrir, chaque jour, des animaux virtuels qui n'ont de familier que le nom. La langue qui lape le lait est une vraie langue. Le chat, un vrai chat. La petite fille à la fenêtre n'en revient pas.
Un vrai chat, c'est fascinant. Rien à voir avec un Tamagotchi.
© Jean-Louis Crimon
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13 septembre 2020
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Kunming. Lac Emeraude. 1er Janvier 2012. © Jean-Louis Crimon
De loin, une mariée si jolie. M'approchant, elle est en blue jeans sous sa longue robe blanche. En fait, les faux mariés travaillent pour une agence de pub. Au bord du Lac Emeraude, à Kunming, tout au Sud de la Chine, dans le Yunnan. La scène est belle malgré tout, même si trop d'oiseaux dans le ciel et trop de gens au bord du lac. Le lac Emeraude qui doit son nom à la couleur de son eau.
© Jean-Louis Crimon
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