24 juillet 2020
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Inverness. Ecosse. Août 1978. © Jean-Louis Crimon
Boîtier Minolta SRT 303 si j'ai bonne mémoire. Objectif grand angle 28 mm. Pelloche 36 vues Ilford 400 ASA. Développement cuve Paterson triple spires. Salle de bain transformée en Labo Photo. Durst M 700 pour agrandisseur. Révélateur, bain d'arrêt, fixateur.
En ce temps-là de la prise de vue au développement, puis au tirage sur papier Kodak brillant ou Ilford mat, il pouvait s'écouler facilement trois semaines, parfois même un bon mois. Attente incroyable pour savoir enfin si sur 36 vues, il y avait au moins dix bonnes photos.
L'immédiateté de la prise de vue numérique avec l'apparition instantanée de l'image n'avait pas encore été imaginée. Epoque épique du temps du noir et blanc. Préhistoire de la photographie. Nostalgie parfois de ce temps- là, même si vivre et photographier avec son temps est incontestablement très plaisant.
© Jean-Louis Crimon
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23 juillet 2020
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Cannes. Rue d'Antibes. Août 2013. © Jean-Louis Crimon
Dans la très commerçante rue d'Antibes, il pousse son chariot allégrement, à contre-courant des passantes et des badauds, la pipe altière et le balai en étendard. Les Soldes dédaignant. Sublime tout simplement.
© Jean-Louis Crimon
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22 juillet 2020
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Cannes. Rue Meynadier. 16 Sept. 2013. © Jean-Louis Crimon
Dans cette ville aux accents de village, selon les quartiers, selon les extrémités, Suquet ou Croisette, Suquet pas ensuqué, la petite rue piétonne toujours m'étonne. On y déambule, on y conciliabule et on y bulle. Les yeux fermés, je m'y balade souvent. Pour tout ce qui s'y vend. Surtout pour tout ce qui se mange ou se boit. J'adore les péchés gourmands.
© Jean-Louis Crimon
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21 juillet 2020
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Paris. Brocante Rue Gros. 26 Janvier 2013. © Jean-Louis Crimon
Rencontre improbable ou fortuite. Parfaite opposition et pourtant parfaite osmose. A peine le temps de me demander si jose. Sans le savoir, la dame qui passe a pris la pose. Sur le trottoir d'en face, la fausse Botero botte en touche. Ma photo fait mouche.
© Jean-Louis Crimon
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20 juillet 2020
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Paris. Brocante Rémusat. 12 Mai 2013. © Jean-Louis Crimon
Toujours le jeu des paradoxes et des rencontres inattendues. Face à face subtil, même de profil. Curieux ou cruel. Mimétisme fugace. Sourcil accentué. Ne pas sourciller. Simplement capter l'instant.
© Jean-Louis Crimon
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19 juillet 2020
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Paris. Auteuil. 10 Mai 2014. © Jean-Louis Crimon
Les brocantes sont un lieu de prédilection pour les contrastes, les contradictions, les rencontres impromptues. L'inattendu. Le jeu avec le paradoxe des situations improbables peut se révéler assez créatif. Amusant clin d'oeil souvent.
© Jean-Louis Crimon
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18 juillet 2020
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Paris. Quai de la Tournelle. Avril 2011. © Jean-Louis Crimon
C'est bien sûr une histoire de chance. Faut être là au bon moment. Mais pas seulement. Faut être disponible. Être en éveil. En permanence. A l'écoute de ce qui se passe. Ou plutôt de ce qui va se passer. On n'a pas deux fois ce genre de cadeau. Les yeux ouverts. Le regard disponible. Mais pas seulement. Les sens en éveil. Il faut devancer. Anticiper. Imaginer l'image avant que l'image n'existe. Pressentir. Sentir et pressentir.
La Limousine blanche arrive par la gauche. Elle remonte le quai de la Tournelle. Forcément, c'est inattendu. Pas prévu. Quelque chose se passe. Mais ce n'est pas suffisant. Une jeune femme arrive par la droite. C'est le jeu entre les deux qui devient intéressant. L'une sans l'autre, c'est banal. La Limousine sans la jeune femme, la jeune femme sans la Limousine, ce n'est rien. Une anecdote. La juxtaposition des deux, c'est cela l'image. La rencontre des deux. Le rythme des pas de la jeune femme est essentiel aussi. La photo doit être en rythme. A contre pas serait à contretemps. Il faut savoir attendre. Le bon moment. L'instant parfait. Il faut devancer et attendre. Savoir devancer et savoir attendre. Le secret de LA photo est là. Dans cette anticipation fulgurante et dans cette patiente attente. Comme à chaque fois, ça se joue en un instant. En un dixième de seconde. Pas le droit à l'erreur. Il faut "prendre" au bon moment. Un peu de chance et un regard, un vrai regard, c'est cela une photo.
© Jean-Louis Crimon
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17 juillet 2020
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Pékin. 26 Octobre 2013. © Jean-Louis Crimon
A Paris ou à Pékin, à Amiens ou à Oulan Bator, j'ai, depuis une bonne dizaine d'années, pris un réel plaisir à photographier les balayeurs. Façon de rendre visibles et beaux ces invisibles que souvent notre regard efface.
Le plus beau des compliments jamais reçus sur cet aspect de mon travail de photographe de rue : tu vois des choses que les autres ne voient pas.
© Jean-Louis Crimon
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16 juillet 2020
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Amiens. Août 2014. © Jean-Louis Crimon
Juste un baiser. Puisque c'est écrit. C'est comme si c'était fait.
© Jean-Louis Crimon
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15 juillet 2020
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Amiens. Place Gambetta. Sept. 2015. © Jean-Louis Crimon
Bien sûr, il faut un minimum de technique, mais il faut aussi savoir maîtriser l'élégance du geste, la gestuelle. Sûr, lui, il sait.
© Jean-Louis Crimon
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