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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 09:12
Amiens. Place de la Gare. Début des années 1970. © DR

Amiens. Place de la Gare. Début des années 1970. © DR

 

 

 

                                                                       126

Je me souviens de la place Alphonse Fiquet des années 70, les bus bien rangés en épis pour un accès limpide.

 

                                                                        127

Je me souviens de la rue des Cannettes, numéro 25, adresse de ma première chambre d'étudiant, et de la cuvette d'eau chaude déposée chaque matin, sur le palier, à 6 heures, par ma logeuse.

 

                                                                        128

Je me souviens de la rue Claudius Serrassaint et de la rue Lapostolle où habitait l'ami Marcotte qui m'avait convaincu d'adhérer au PSU.

 

                                                                         129

Je me souviens d'une époque que je n'ai pas connue et je marche dans une rue qui n'existe plus.

 

                                                                         130

Je me souviens d'Amiens au futur. Jules Verne, c'est sûr, a mis dans le mille, le jour il a écrit :  "Amiens, ville idéale en l'an 2000 ".

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 00:00
Amiens. Université de Picardie. Louis Althusser. Juin 1975. © Jean-Louis Crimon.

Amiens. Université de Picardie. Louis Althusser. Juin 1975. © Jean-Louis Crimon.

 

 

       

 

                                                                        121

Je me souviens de la photo de la soutenance de thèse de Doctorat de Louis Althusser. Photo prise au juste moment, m'avait écrit, en remerciement, le philosophe marxiste en signant simplement Louis A. Photo publiée dans Le Nouvel Observateur du 7 Juillet 1975. Ma première parution.

 

                                                                        122

Je me souviens que la soutenance Althussérienne avait lieu l'après-midi, un samedi, je crois, et le matin à 10 heures, je n'avais toujours pas d'appareil photo. Me suis résolu à m'endetter de plusieurs centaines de francs pour acquérir un Mamiya, payé en trois traites fin de mois. Juillet, Août, Septembre. J'étais sans argent et je venais d'investir mes revenus à venir d'un boulot d'été que je n'avais pas encore trouvé.

 

                                                                         123

Je me souviens de la chanson triste du rémouleur "couteaux, ciseaux, lames à repasser", jolie rengaine de celui qui passe et qui repasse, de semaine en semaine.

 

                                                                          124

Je me souviens d'un chauffeur de la SEMTA qui s'appelait Lajouvence et qui, au terminus, sortait son harmonica pour faire de la musique aux gens qui montaient dans son bus.

 

                                                                           125

Je me souviens de Dralux, place Gambetta. Linge de table, tissus en tout genre, textiles à usage domestique, serviettes, nappes, rideaux et beau linge de lit. Dralux qui s'appelait d'abord Prévost-Boulogne. Draps de luxe devinrent Dralux.

 

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 07:12
Amiens. Août 2017. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Août 2017. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                          116

Je me souviens de l'Hôtel de Police où mes amis Suédois ne comprennent pas qu'on refuse de leur louer une chambre.

 

                                                                           117

Je me souviens des Juges Anglais en perruque, au Palais de Justice d'Amiens, où ma mère a tenu à m'entraîner, pour un procès qu'elle disait Historique. Sans doute l'affaire Marshall. Du nom de cette Anglaise assassinée dans la Somme. Près de La Chaussée Tirancourt. Son meurtrier, Robert Avril, sera condamné aux travaux forcés à perpétuité.

 

                                                                           118

Je me souviens de Georges Courcol qui chantait en picard " V'lo Grind-mère à poussières". Tellement fier de son premier 45 tours.

 

                                                                           119

Je me souviens de mon foulard de louveteau, jaune et bordeaux, que j'ai longtemps gardé comme un trophée.

 

                                                                           120

Je me souviens du Régent où mon père m'avait emmené voir Le Capitan, avec Bourvil et Jean Marais. La seule fois de mes 10 ans - et sans doute la seule fois de toute la vie - où mon père et moi, rien que tous les deux, nous sommes allés voir un film dans une vraie salle de cinéma.

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 00:00
Amiens. 23 Août 2017. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 23 Août 2017. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

                                                                        111

Je me souviens de Guillaume, de Cavenel, de Flandre, route d'Abbeville, et du Photo-Comptoir Caron, centre ville. Autant de bonnes adresses, au temps où l'argentique avait de nombreux fidèles.

 

                                                                        112

Je me souviens de la Pagode et de Philippe Demarcy quand il chante No mas, cette chanson qui dit " Mes chevaux ont pris le galop, Mon vieux père est sous la terre..." et dont je désespère de jamais retrouver l'intégralité des paroles.

 

                                                                         113

Je me souviens du Carquois des deux Jacques, Debary et Labarrière et de cette pièce qui me marqua profondément : "Les murs avaient des briques". C'était juste après Mai 68.

 

                                                                         114

Je me souviens de Dominique Grain, chanteur du groupe F4 coulé et de sa façon incroyable d'être sur scène. Entre Vince Taylor et Elvis Presley.

 

                                                                          115

Je me souviens du brouillard des matins d'hiver et de ces milliers de gouttelettes suspendues qui font qu'on n'y voit goutte, et pourtant, en silence, en cadence, on avance. Transparence de l'existence.

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 00:28
Amiens. Notre-Dame. 27 Juillet 2015. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Notre-Dame. 27 Juillet 2015. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

 

                                                                         106

Je me souviens du dernier chapitre de Contrescarpe, récit de Julien Sarrazin, publié chez Robert Laffont en 1975. On apprend comment, une nuit d'avril 1957, l'homme recueille une jeune fille de 19 ans, évadée de la prison-école de la Citadelle de Doullens. Julien Sarrazin cache et soigne la jeune fille, dans la maison de sa mère, à Amiens. J'aime relire ce passage en parallèle avec les deux premières pages de L'Astragale.

                                                                                                                                                                                                                                       107

Je me souviens des soirs de décembre quand  la cathédrale d'Amiens retrouve ses couleurs d'origine. On le sait vraiment depuis peu. Vingt ans à peine. Au Moyen-Âge, qu'on a cru trop longtemps uniformément gris et désespérant, les cathédrales étaient multicolores. Preuve, s'il en fallait une, que la Trinité, sainte ou pas, ne devait pas s'emmerder. Dieu dessinateur de BD. Hergé battu par le clergé. Le Beau Dieu et tous ses Saints, un fabuleux dessin. Dessin de pierre. En ce temps-là, le papier le moins cher, c'était la pierre.

 

                                                                          108

Je me souviens des ocres, des siennes, à travers les persiennes. Des ors, des bleus, des verts, des rouges, pas si loin des bouges. Tous s'en reviennent se coller sur la pierre. Epousailles flamboyantes. Pour déchirer le manteau sombre de la nuit. Le grand parvis s'anime. Du Moyen-Âge, retrouve la geste. Pour ne pas être en reste, le petit peuple suit. Voir, ce soir, ce qu'ont pu voir les yeux des humains d'il y a six ou sept siècles, est le plus impressionnant des voyages dans le temps. Dans la ville de Jules Verne, la chose n'est pas banale et, pardon pour l'offense, Dieu mis à part, la prouesse liturgique est remarquable.

 

                                                                          109

Je me souviens de la trouvaille d'un ouvrier consciencieux et astucieux : "Chef, on dirait qu'il y a de la couleur." Découverte accidentelle d'un ravalement miraculeux. Début des années quatre-vingt-dix. Grand nettoyage de la pierre du grand paquebot gothique. Sous la crasse grise et noire de la pollution automobile, l'ouvrier et le chef de chantier s'accordent pour identifier des traces de polychromie. Un repérage scientifique des couleurs, de leur emplacement, permet de reconstituer, d'abord mentalement, l'aspect originel des deux petits et du grand portail.

 

                                                                          110

Je me souviens du jour où j'ai lu pour la première fois le Journal de Jean Colin d'Amiens, publié au Seuil, début 1968. Tendresse particulière pour cette phrase de la page 166 : " Hier, j'ai vu par ma fenêtre de ville une mésange bleue, très voyante dans la grisaille de l'hiver."

 

 

 

 

 

 
© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.
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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 00:03
Amiens. Janvier 2017. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Janvier 2017. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                         101

Je me souviens des armoiries d'Amiens, des deux licornes et du blason "de gueules au lierre d'argent, au chef d'azur semé de fleurs de lys d'or ". La licorne, symbole des vertus chevaleresques de pureté et d'attrait pour la beauté et la délicatesse.   

                                                                

                                                                         102

Je me souviens de ce Café du Faubourg de Hem qui s'appelait : "A la Grâce de Dieu".

                                            

                                                                         103

Je me souviens du monument du Maréchal Leclerc, Place René Goblet. Philippe de Hautecloque, dit "Leclerc", né dans la Somme, au château de Belloy, dans la commune de Belloy-Saint-Léonard. Mort dans un accident d'avion près de Colomb-Béchar, en Algérie. Fut l'un des principaux chefs militaires de la France libre, durant la Seconde Guerre Mondiale. Ses fonctions au sein des Forces françaises libres l'amènent à commander la 2e Division Blindée. La 2ème D.B.

 

                                                                          104

Je me souviens de la rue de la 2ème D.B.

 

                                                                          105

Je me souviens de l'Abbé Pierre en visite à la Communauté Emmaüs de la rue Blanquetaque. Rue de la tache Blanche.

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 00:01
Amiens. Août 2017. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Août 2017. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                            96

Je me souviens de cette ville, roman permanent. On ne tourne pas les pages avec la main, on parcourt le roman avec les pieds. Lecture paisible, pas à pas, et de... semelle en semelle.

                                                                                                                                                                                                                                            97

Je me souviens de la réderie d'automne, géante brocante où tout s'achète et tout se vend, sauf le rêve ou le sourire des gens. Marché à réderies, Marché à rêveries. Depuis très longtemps, ici, le rêve... rit.

 

                                                                            98

Je me souviens de Judith Malina et de Julian Beck. Le Living à Amiens. Le Living Théâtre. Sur la scène du grand théâtre de la MaCu. Aussi dans la rue. Pour une procession dénonciation des lieux de pouvoir : hôtel de police, cathédrale, palais de justice, banques.

 

                                                                             99

Je me souviens de Jean-Baptiste Gresset, écrivain et poète, qui fonde, en 1750, l'Académie d'Amiens, Académie des sciences, des lettres et des Arts.

 

                                                                           100
Je me souviens de Vert-Vert, poème de Gresset qui eut en son temps une belle renommée. Vert-Vert, c'est l'histoire d'un perroquet recueilli dans un couvent de Nevers, un "perroquet dévot" qui parle un parfait langage chrétien, et que les Visitandines confient  à un batelier de la Loire, parce que d'autres religieuses le réclament à Nantes. Sur le bateau, Vert-Vert apprend le vocabulaire des matelots et des femmes légères. A l'arrivée dans son nouveau couvent, Vert-Vert  jure comme un marinier et les religieuses nantaises, offusquées, épouvantées, le renvoient illico à Nevers où l'on aura le plus grand mal à lui réapprendre les bonnes manières et le latin religieux. Moralité : à jurer et à boire comme un matelot, le perroquet devint le "père hoquet".

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 00:00
Amiens. Août 2015. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Août 2015. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

                                                                           91  

Je me souviens de tout, je me souviens de rien. Me souviens surtout de cette femme qui promenait son chien, en disant : "C'est Toutou rien". Moi, je comprenais : "C'est tout ou rien." Mais rien, c'était son nom au chien. Toutou rien. Pour lui, elle était tout. Pour elle, il était  rien. Enfin, j'en sais trop rien.                                                                      

                                                                           92

Je me souviens d'Amiens, appelée autrefois petite Venise du Nord, avec ses nombreux canaux et ses hortillonnages, véritables jardins sur l'eau où les jardiniers rejoignent leurs parcelles en bateau. 

 

                                                                           93

Je me souviens d'Edouard Branly, inventeur du cohéreur et de la radiodiffusion, avec Marconi. La radio qu'on appellera d'abord TSF, Téléphonie Sans Fil.

 

                                                                           94

Je me souviens de Michel Orier et de Label Bleu.

 

                                                                           95

Je me souviens d'Amiens vrai livre ouvert. Un chapitre de roman à chaque instant. Pages numérotées comme dans les livres de papier. L'histoire commence de mille et une façons. Dépend de l'endroit où l'on se trouve. Où l'on commence la balade ou la lecture. "Un jour, ailleurs", "Cache-Cache", "Le temps d'une pause", ou bien... "Juste un baiser".

 

 

 

 

 
© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017
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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 00:00
Amiens. Saint-Leu. Avril 2017. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Saint-Leu. Avril 2017. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                         86
Je me souviens de Marcel Proust à la poubelle cette nuit-là, et de "la betterave qui rêve de voir la mer " à la Une. Un scandale qui fait, le lendemain matin, s'étrangler le rédacteur-en-Chef et s'esclaffer toute la ville.

 
                                                                          87
Je me souviens du soir du 10 Mai 1981 et de la rue de la Préfecture barrée une dernière fois par des forces de l'ordre qui n'ont plus envie de mordre. Crosse en l'air et sourire en bandoulière pour tout argument : Mitterrand Président.
 
 
                                                                          88
Je me souviens de la chute de mon reportage de ce soir-là : " Il fait étrangement doux ce soir."
 
 
                                                                          89
Je me souviens du Lucullus de chez Nasser, en haut de la rue de la République, et de la phrase rituelle des clopeurs, traversant pour acheter leur came chez Froc, le bistrot "facho" d'en face : "On traverse la Méditerranée".
 
                                                                          90
Je me souviens d'Amiens et de sa première gare routière, du chemin que je dois faire, à pied, jusqu'au Petit séminaire, en remontant la rue Jules Barni, puis la Chaussée Jules Ferry, jusqu'en haut de Saint-Acheul. Trop lourde ma valise en carton, avec les provisions que ma mère y a cachées entre la paire de draps en lin et mes deux pyjamas en toile rêche.

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017
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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 11:53
Amiens. Déc. 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Déc. 2016. © Jean-Louis Crimon

 

 

                                                                          81

Je me souviens d'une main de femme qui cogne une porte en bois. Elle porte une jolie bague au doigt. Au majeur, je crois. Quartier Notre-Dame.

 

                                                                          82

Je me souviens de la Confrérie Notre-Dame du Puy d'Amiens, compagnie de mécènes qui, pendant trois siècles et demi, fut la source d'une importante production poétique et artistique. Fondée en 1388, cette société d'encouragement littéraire organise chaque année un concours de poésies dédiées à la Vierge Marie, sainte patronne de la cathédrale d'Amiens.

 

                                                                          83

Je me souviens de la délicate posture de l'Ange, assis, pied gauche en avant, main gauche posée sur le sablier de l'existence humaine, main droite soutenant sa tête légèrement inclinée. Le coude appuyé sur le crâne de la mort. Inéluctable destinée. Pensées tristes de l'Ange qui pleure le chanoine Guilain Lucas de Genville, mort en 1628. Le bienfaiteur des enfants bleus et des orphelins.

 
                                                                          84
Je me souviens d'un soir, à la Rédaction du Courrier Picard. D'une discussion avec Pierre Rappo, à propos de cette région célèbre pour sa Cathédrale, ses macarons, son pâté de canard, ses faits-divers, ses betteraves et ses pommes de terre. Désespoir loufoque. Me vient une fulgurance assassine : "Je suis une betterave qui rêve de voir la mer." Mon ami Pierre en rigole encore.
 
                                                                          85
Je me souviens de Raymond Pronier, secrétaire de rédaction chargé de la DH, la dernière heure, et du bouclage des dernières pages. C'est lui qui, sans me le dire, fait de ma phrase la Une du Aujourd'hui. Encadré traditionnel du Courrier réunissant une mini météo du jour, une recette de cuisine en trois lignes et une citation d'un écrivain célèbre.
 
 
 
 
 
 
 
© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017
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