5 septembre 2017
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Amiens. Sept. 2017. © Jean-Louis Crimon
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Je me souviens des mots gourmands de Mme de Sévigné dans une lettre à sa fille, Françoise- Marguerite, comtesse de Grignan, où elle célèbre le pâté de canard d'Amiens : « ce pâté à la croûte dorée plus blonde que les cheveux de la petite Lavardin ». Vrai fake avant la lettre. Œuvre de Jacques Brandicourt. Fausse info devenue légende amiénoise.
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Je me souviens du Beffroi que les Amiénois surnomment, en picard, Ch'Bédouf .
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Je me souviens de l'incipit de L'Hortillonne, roman de Léon Duvauchel : " Elle se pendait au cou de l'amant, lui mettait des baisers sur les joues, sur les paupières, sur les pointes de la jolie moustache châtaine, aux intentions d'accroche-cœur, à laquelle se frôlait son visage en une suprême chatouille." L'Hortillonne, roman sous-titré Mœurs Picardes, publié à Paris, chez Alphonse Lemerre, Editeur, en 1847.
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Je me souviens du cimetière de La Madeleine et de Raymonde Gilmann, passionnée d'art funéraire.
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Je me souviens de Jules Verne quand il soulève la pierre de son tombeau. Sculpture d'Albert Roze, intitulée "Vers l’Immortalité et l’Eternelle Jeunesse". Jules Verne lève le bras et regarde vers le ciel, après avoir brisé sa pierre tombale, torse nu et sortant de son linceul.
© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.
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4 septembre 2017
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Amiens. Sept. 2017. © Jean-Louis Crimon
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Je me souviens de « Liliis tenaci vimine jungor ». Devise latine d'Amiens : "Je suis solidement attachée au Lys". Fleur de lys, symbole de la couronne de France. Du fait de la Guerre de Cent ans, entre le XIVe et le XVe siècle, Amiens a été ballotée entre Anglais, Français et Bourguignons. En 1471, Amiens revient dans le giron français.
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Je me souviens de la salle Jean Vilar où j'ai dû lire, pour lui, à sa demande, la conférence de mon professeur de Sociologie, Joseph Gabel. C'était, – la dédicace de son Essai intitulé Idéologies en témoigne –, le 7 avril 1976.
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Je me souviens du premier exemplaire des Beaux Dimanche d'un Amiénois, recueil de la fin des années vingt. Avant-propos de l'auteur : Cet opuscule n'est ni un guide, ni un travail d'archéologie. Il faut y voir une description d'Amiens pittoresque, telle qu'elle peut apparaître aux yeux d'un amateur de peinture.
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Je me souviens de Bernard Rousset, notre professeur de philosophie générale, déclarant, en plein cours sur Spinoza, à l'attention de notre ami Richard Goldenberg qui déjà poussait du bois, mieux que personne : le monde n'est pas réductible à un jeu d'échecs.
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Je me souviens du terrain de foot de Renancourt où nous nous entrainions comme des pros. Delarue, Laprévotte et Pouillot, superbe trio. Sans oublier Marty, Hervé Marty, passeur en or pour dynamiter le quatuor.
© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.
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3 septembre 2017
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Amiens. Sept. 2016. © Jean-Louis Crimon
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Je me souviens de mon père affirmant la supériorité incontestable de Vilmorin sur Truffaut pour les graines à semer au jardin. Ma mère préférait Truffaut, prénom François... pour le cinéma.
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Je me souviens de Victorine Autier, infirmière héroïque de la guerre franco-allemande de 1870.
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Je me souviens de Charles Dallery, inventeur de l'hélice de marine.
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Je me souviens d'el Canchon ed' chés Cabotans, chés Cabotans d'Anmiens. Pour amuser "chés nasus, chés tiots pis chés viux. Pis ch'Berdleux ed Papa tchu-tchu."
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Je me souviens du match de foot contre les Brésiliens de Chico Buarque. Pleine page du rectangle de gazon, en marge du Festival de Jazz, sous la baguette de Maître Orier. Prénom: Michel. Musiciens du dribble pour enchanter la pelouse en accordant nos crampons.
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Je me souviens du jour où j'ai commencé à écrire mes "Je n'oublierai jamais".
© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.
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2 septembre 2017
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Amiens. Juillet 2017. © Jean-Louis Crimon
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Je me souviens de Mémoires d'une gargouille de Jean Macrez, Maître des cérémonies de la Cathédrale d'Amiens.
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Je me souviens de mon premier jean pattes d'eph'.
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Je me souviens de la boutique de l'herboriste, près de la mairie, et des senteurs incroyables qu'on prenait plaisir à aller respirer chez lui.
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Je me souviens des magasins Truffaut et Vilmorin.
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Je me souviens de mon père affirmant la supériorité incontestable de Vilmorin sur Truffaut pour les graines à semer au jardin. Ma mère préférait Truffaut, prénom François... pour le cinéma.
© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.
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1 septembre 2017
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Amiens. Rue Millevoye. Mai 2017. © Jean-Louis Crimon
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Je me souviens de Chemins Verts et pierres grises au pays de Somme, recueil des balades publiées par Le Courrier Picard, pendant l'été 1963. Sept promenades qui prennent toutes leur départ d'Amiens et peuvent se faire en une journée. Bernard Bocquillon et Jean-Claude Labesse, comme guides champêtres et forestiers.
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Je me souviens des maisons aux fenêtres murées de rangs de briques rouges soigneusement jointoyées, traces d'un temps où l'impôt se calcule au nombre de fenêtres en façade. Lumineuse mascarade. Aveuglement absurde désormais.
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Je me souviens de la rue des Corps-nuds-sans-teste, petite rue entre la rue des Trois Cailloux et la rue des Jacobins. Appellation qui viendrait de la maison des Cornus, mentionnée au moins à deux reprises, en 1392 et en 1444, maison dite fort accueillante. Pinsard, l'historien, pense, lui, qu'un homme, le corps nu, sans tête, a été trouvé en ce lieu. Assassiné, décapité et retrouvé dépourvu de vêtements.
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Je me souviens du discours de Jules Verne à la distribution des prix du Lycée de jeunes filles d'Amiens, en 1893 : "Prenez garde de ne pas vous égarer en courant le domaine scientifique. Puissiez-vous, en sortant du cours de chimie générale, savoir confectionner un pot-au-feu." Double adresse impensable aujourd'hui.
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Je me souviens de la Place Gambetta quand la douceur des soirs de Juin s'attarde en terrasse.
© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.
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31 août 2017
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Amiens. Août 2017. © Jean-Louis Crimon
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Je me souviens des entrepôts de La Ruche Picarde où l'on embauche à 22 heures pour finir à 5 heures du matin. Manutentionnaire Travaux Lourds. J'y vais à pied, le cœur léger.
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Je me souviens de Raymond Devos, croisé dans la rue, près de la Maison de la Culture, où il donne plusieurs soirs de suite son spectacle d'incomparable jongleur de mots.
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Je me souviens de Jean Rouaud dans la nuit bleue de Saint-Leu. On boit des bières avec Julien Dollet et on se dit que vivre sans écrire, ce n'est pas vraiment vivre.
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Je me souviens de mon premier cours de philosophie et de mon impro finale : Entre Être et Avoir, ne vous trompez jamais d'auxiliaire, et vous pouvez me croire, moi qui suis Maître Auxiliaire.
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Je me souviens de Léon Lamotte et de la maison du 45, rue Becquestoile, dans le vieux Montières. Pas vraiment la vie de château. Mais déjà, dans le regard, le goût d'une certaine lumière.
© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.
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30 août 2017
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Renancourt. Rue du Bout du Monde. Avril 1979. © Jean-Louis Crimon
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Je me souviens de la rue du Bout du Monde.
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Je me souviens de Léopold Sédar Senghor, prisonnier de guerre au camp d'Amiens. Front - Stalag 230. Les poèmes du recueil Hosties noires qui paraît au Seuil, en 1948, ont pris corps au cours des mois de détention au Camp d'Amiens.
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Je me souviens de "L'Essentiel de la vie amiénoise", mensuel créé par Hervé Penin, Jack-Orial Durvicq, Jean-Marie Pinson et Jean-Pierre Bergeon.
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Je me souviens de l'engouement des années 80 pour les cartes postales du début du siècle. Surtout pour la vue, les scènes de rue, les marchés et les petits métiers. Moins pour les mots, souvent griffonnés à la hâte. Rarement écrits avec application, même si parfois pleins de pleins et de déliés.
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Je me souviens d'Amiens au futur, là où les souvenirs ont la vie dure.
© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.
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29 août 2017
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Amiens. Saint-Leu. L'atelier de Jean-Pierre Facquier. 1979. © Jean-Louis Crimon
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Je me souviens de la rue Jules Barni et de la Cité administrative.
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Je me souviens de l'entrée de la caserne Friant, avenue du Général Foy.
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Je me souviens de la foire au pain d'épices, de son unique manège à l'ancienne, avec de vrais chevaux de bois et son carrosse à faire rêver plus d'une princesse. Première ou deuxième semaine d'Avril.
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Je me souviens de Jean-Pierre Facquier et de son atelier de sculpteur sur bois au numéro 45 de la rue Motte, au cœur du quartier Saint-Leu. Lafleur, Sandrine, T'chiot Blaise et Papa Tchu-Tchu pour bons compagnons.
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Je me souviens du 15 Août à La Hotoie et des joueurs de ballon au poing. Des étoiles que ça allume ce jour-là dans les yeux de mon vieux camarade de lycée, Gilles Caron.
© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.
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28 août 2017
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Amiens. Notre-Dame. Janvier 2017. © Jean-Louis Crimon
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Je me souviens du nom du relieur de la rue du Faubourg de Hem, Yves Derémaux, et de son téléphone en six chiffres : 43.07.66.
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Je me souviens du jour où j'ai offert à mon père, pour son anniversaire, Souvenirs obscurs d'un juif polonais né en France.
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Je me souviens de The Bible of Amiens, de John Ruskin, La Bible d'Amiens. Ouvrage du critique d’art et sociologue anglais, paru en 1884 et traduit en français, en 1904, par Marcel Proust. Avec l'aide de sa mère.
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Je me souviens de Marcel Zanini au CSC Guynemer et de son incomparable manière de mettre à l'aise l'interviewer débutant : "Mon itinéraire ? ça risque d'être long. Je vais prendre un raccourci."
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Je me souviens de la péniche-théâtre de Jean-Paul Farré, amarrée quai Bélu, pour y donner un Beckett inattendu. Pas très à l'aise, on glisse sur la glaise pour entrer dans le bateau. Godasses, gadoue, Godot, les sons s'enlisent et se lisent dans une boue authentique. Eternelle attente de celui qui ne viendra pas. Godot a mis les bouts.
© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.
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27 août 2017
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Amiens. La Marie-Sans-Chemise. Octobre 2012. © Jean-Louis Crimon
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Je me souviens du Cinéma tout en haut de la rue des Otages, Le Pax, aujourd'hui disparu, qui au tout début des années 80, avait osé programmer le film de Stanley Kubrick : Les sentiers de la gloire .
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Je me souviens de Maurice Laisant et d'André Lourdelle me parlant de l'Union Pacifiste. Des humains comme on n'en rencontre plus. Des libertaires humanistes.
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Je me souviens de Lucien Barbier, militant communiste, mort après vingt jours de coma. Sans doute des suites de coups de matraque au moment de la dispersion d'une manifestation. C'était en novembre 1987.
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Je me souviens du procès Goldman et de Noguès, Alain Noguès, photographe malicieux, plié en deux vers l'herbe devant le Palais de Justice en pestant "J'ai paumé un diaph' !" Les gendarmes, penchés eux aussi, pour l'aider à chercher le "diaphragme perdu" et pendant ce temps-là, nous, pliés de rires, on photographiait la sortie de Pierre Goldman, ce qui nous était interdit.
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Je me souviens des deux Simone, Signoret et de Beauvoir qui vont et viennent sur le grand escalier extérieur du Palais de Justice, de Maître Pollack et de Maître Kiejmann, de Marie-France Pisier et de toute l'intelligentsia parisienne présente à Amiens, pendant la durée du procès en révision.
© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.
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