7 décembre 2018
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Amiens. Rue Sire Firmin Leroux. Sept. 2018. © Jean-Louis Crimon
Le pictogramme représentant un vélo et la flèche indiquant la direction semblent inviter les cyclistes à prendre cette rue en opposition au sens de circulation des voitures. Absurde et dangereux.
De plus, quid de la règle qui dit qu'en agglomération, lorsqu'une bande cyclable longe une file de voitures en stationnement, il est important de prévoir un espace de 0,50 m pour permettre aux cyclistes d'éviter les portières ?
Ici, le cycliste est invité à raser les portières. Incompréhensible. Impensable. Pourquoi ne pas concevoir, en ville, un espace de circulation uniquement réservé aux vélos ?
Soyons fou : on appellerait ça... une piste cyclable.
© Jean-Louis Crimon
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6 décembre 2018
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Amiens. Rue Delpech. Nov. 2018. © Jean-Louis Crimon
Sûr, en pareil cas, le trottoir est la piste cyclable incontestable. Mais question inévitable : route barrée ou pas, pourquoi n'y-a-t-il pas de véritable piste cyclable rue Delpech ?
© Jean-Louis Crimon
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5 décembre 2018
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Amiens. Rue Delpech. Nov. 2018. © Jean-Louis Crimon
Piste cyclable ? Non, trottoir. Trottoir de la rue Delpech que naturellement le cycliste annexe. Le cycliste slalome entre les piétons. Normal, non ? Normal pour lui : il n'y a pas de piste cyclable et le trottoir est bien roulant.
Désopilant. Désolant. Déroutant. Dans tous les sens du terme.
© Jean-Louis Crimon
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4 décembre 2018
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Amiens. Rue Debray. Août 2015. © Jean-Louis Crimon
Le logo du vélo est beau, le rectangle vert de la bande cyclable aussi. Même si faire remonter au vélo le sens interdit, est une idiotie. Devrait être interdit. Un interdit catégorique. Copier ici, dans ma ville, cette manie inventée je ne sais où, par je ne sais qui, est non seulement idiot, c'est dangereux. Voir les idées les plus stupides l'emporter sur les idées les plus simples, a quelque chose de désespérant.
Tout ça pour ne pas créer de véritables pistes cyclables.
© Jean-Louis Crimon
Published by crimonjournaldubouquiniste
3 décembre 2018
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Amiens. Sept. 2018. © Jean-Louis Crimon
Non sens à nouveau que cette bande cyclable. Cyclistes à contre-sens du sens de la circulation. A contre-sens du sens des emplacements de stationnement des voitures. Si vous ouvrez votre portière brusquement, le cycliste est à terre.
Combien de temps ma ville va-t-elle avoir la tête à l'envers ? Tout est à revoir et tout est à refaire.
© Jean-Louis Crimon
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2 décembre 2018
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Amiens. Rue Sire Firmin Leroux. Sept. 2018. © Jean-Louis Crimon
Portion congrue pour la place du vélo. Non sens. Absurdité. Une seule question : franchement, quel cycliste peut circuler ici ?
Quel ingénieur des espaces urbains peut-il concevoir pareille hérésie ?
© Jean-Louis Crimon
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1 décembre 2018
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Amiens. Rue des Otages. Sept. 2018. © Jean-Louis Crimon
Rue des Otages, c'est le vélo qui est pris en otage. Si vous considérez que les trois pavés sur la gauche appartiennent au caniveau, et que la bande cyclable commence à la limite du troisième pavé, il reste 70 centimètres pédalables pour les cyclistes.
La ville est pavée de bonnes intentions.
© Jean-Louis Crimon
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30 novembre 2018
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Contay. Carte postale des années 60. © DR
Fin des années noir et blanc. La couleur nous est enfin donnée. Le village tire un trait définitif sur les années d'après-guerre. Trois églises et deux châteaux. L'église prise à trois reprises. Le château de Vadencourt qui vient tutoyer le château de Contay. Plus aucun habitant sur les vues de la carte postale. Pourtant, le droit à l'image ne s'est pas encore présenté. Pas un animal, pas un cheval, pas un chien. Rue déserte.
Une 4 L stationne devant le Café-Tabac de la Grande rue, devenue Rue principale. Le village semble désert. Ce doit être l'été. Contay fait sa sieste.
© Jean-Louis Crimon
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29 novembre 2018
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Contay. Soldats allemands de Quarante au Monument aux morts de ceux de Quatorze. © DR.
Cette photo, prise par un soldat allemand de la seconde guerre mondiale, immortalise ses congénères en train de déjeuner assis sur les barres du Monument aux Morts de 14-18. Ils tournent le dos aux morts de la Première guerre mondiale. Au propre comme au figuré, ils s'assoient dessus. Des morts de Quatorze, ils s'en moquent comme de l'an Quarante.
Preuve que "la der des der" ne le serait pas. Ceux de Quatorze qui ont donné leur vie pour qu'il n'y ait plus jamais de guerre sont deux fois en enfer.
Ceux qui pique-niquent et qui leur font la nique, en croyant écrire un moment historique ne sont que tristes sires et triste clique.
© Jean-Louis Crimon
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28 novembre 2018
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Contay. Grande Rue. The Great street. © G. Lelong.
La Grande Rue devenue The Great Street. Signe que la carte postale se soucie désormais des visiteurs anglais. Sans doute depuis la création du British cemetery où reposent - je n'aime pas ce verbe dans ce sens là - où sont enterrés les soldats qui ont payé de leur vie la Victoire. Victoire qui est surtout défaite, pour eux comme pour les 20 millions de morts, militaires et civils, de la première grande boucherie mondiale.
Je me demande à quoi pensent les survivants qui prennent la pose pour le photographe qui, lui, remet l'église au centre du village. Comme avant-guerre. Sans savoir que l'après-guerre ne sera que temporaire. Au fond, comme disait mon père, on est toujours avant-guerre.
© Jean-Louis Crimon
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