16 juin 2016
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Cher avaleur de trottoir,
Tu te passionnes parfois pour des œuvres qui n'en sont pas, des hasards de bordures, des fleurs de bitume, des bords de caniveau. Une courbe, une apparence de sens, un dessin. Tu juxtaposes des objets disparates, pour en faire un sujet. Tu réussis ou tu rates.
La ville grise te grise, tu déambules à cloche-pied, ou à cloche-cœur, tu sautes dans les flaques, tu cadres et tu fixes, tu immortalises d'improbables chefs d'œuvre, de bitume ou de béton, abstractions superbes, équations absurdes, tu trinques à l'illusoire et tu te soûles dans la foule.