Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
24 novembre 2025 1 24 /11 /novembre /2025 07:07
Amiens. Boulevard Jules Verne. Janvier 2017. © Jean-Louis Crimon.

Amiens. Boulevard Jules Verne. Janvier 2017. © Jean-Louis Crimon.

 

Extraits du Manuscrit de "Je me souviens d'Amiens". Juin 2017. Le Castor astral.

                                                                      241

Je me souviens de cette maison où Jules Verne vécut 14 ans et où il mourut le 24 Mars 1905, à l'âge de 77 ans. Elle se trouve au 44, Boulevard Longueville devenu désormais Boulevard Jules Verne. C'était il y a aujourd'hui précisément 120 ans.

 

                                                                       242

Je me souviens de la lettre manuscrite de Pierre Garnier après la lecture de "Rue du Pré aux Chevaux", de beaux mots simples et forts, comme l'était l'homme : "Je range ton enfance tout à côté de la mienne. "

 

                                                                       243

Je me souviens du 23 Juin 1889, jour de l'inauguration du Cirque Municipal par un certain Jules Verne, homme de lettres.

 

                                                                        244
Je me souviens de Georges Alfred Catty, alias Michou, enfant de Saint-Leu, fou génial des nuits parisiennes dans son Cabaret de Montmartre.
 
 

                                                                         480

Je me souviens avoir lu chez Serge Helluin, le libraire de la rue Léon Blum, que Perec disait de ses "Je me souviens " qu'ils étaient des « petits morceaux de quotidien, des choses que, telle ou telle année, tous les gens d'un même âge ont vues, ont vécues, ont partagées, et qui ensuite ont disparu, ont été oubliées ; elles ne valaient pas la peine de faire partie de l'Histoire, ni de figurer dans les Mémoires des hommes d'État, des alpinistes et des monstres sacrés.»

«Il arrive cependant qu'elles reviennent, quelques années plus tard, intactes et minuscules, par hasard ou parce qu'on les a cherchées, un soir, entre amis ; c'était une chose qu'on avait apprise à l'école, un champion, un chanteur ou une starlette qui perçait, un air qui était sur toutes les lèvres, un hold-up ou une catastrophe qui faisait la une des quotidiens, un best-seller, un scandale, un slogan, une habitude, une expression, un vêtement ou une manière de le porter, un geste, ou quelque chose d'encore plus mince, d'inessentiel, de tout à fait banal, miraculeusement arraché à son insignifiance, retrouvé pour un instant, suscitant pendant quelques secondes une impalpable petite nostalgie.»

 

 

© Jean-Louis Crimon

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de crimonjournaldubouquiniste
  • : Journal d'un bouquiniste curieux de tout, spécialiste en rien, rêveur éternel et cracheur de mots, à la manière des cracheurs de feu !
  • Contact

Recherche

Liens