28 juin 2015
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Dès le début d'Octobre
D'un geste précis et sobre
Il entre en scène
Sans mise en scène
Ici, là, ou ailleurs
Lui, le balayeur...
Il décrit d'étranges arabesques
Dessine d'invisibles fresques
Avale des morceaux entiers de trottoir
Ne se raconte pas d'histoire
Ne tire aucune gloire
D'un destin pourtant méritoire...
Il balaie du matin au soir
Sans prendre le temps de s'asseoir
Vous le regardez sans le voir
Sa vie est monotone
A peine si ça vous étonne
Le balayeur efface l'automne...
Jean-Louis Crimon. Chengdu. Sichuan. Oct. 2011.
in "Du côté de chez Shuang", Castor Astral, page 42.
