Cette photo, je la connais depuis toujours. Elle a toujours été à l'honneur sur le buffet de la cuisine de la maison de Contay, notre première maison, ou, plus tard, sur la commode de la salle à manger, dans la "maison neuve" de Ribemont sur Ancre. Je me demande bien pourquoi le photographe a éprouvé le besoin de retoucher à ce point la robe de ma petite soeur et la chaîne qu'elle porte au cou. Etait-ce à la demande de mes parents, pour masquer la modestie de nos vêtements ? Ou bien est-ce une initiative malheureuse du photographe qui a cru "bien faire" ?
Je penche pour la seconde hypothèse. Ma mère disait que nous étions des gens "modestes", pour ne pas dire "pauvres". Mais modestes, nous l'étions surtout par cette façon de ne jamais vouloir paraître autrement que nous étions. Sans apprêt, sans apparat, sans en rajouter. Natures et naturels. Alors, les "retouches", vestimentaires ou photographiques, ce n'était pas pour nous. Pas notre style. Pas notre façon. Nous étions sans-façon.
© Jean-Louis Crimon
Version française de l'article publié en danois dans le Jyllands Posten du 4 Juin 1994. Il y a 30 ans.
L'histoire commence comme un conte d'Andersen. Il y a plus de vingt ans, un étudiant en philosophie rêve de confronter un savoir trop neuf avec la réalité. L'étudiant, fasciné par celui qui est l'auteur de "La répétition" et du "Journal du séducteur", rêve de mettre ses pas dans les pas de ce philosophe danois considéré comme le père de l'existentialisme. A Copenhague où il arrive...
© Jean-Louis Crimon
Amiens. Octobre 2022. Polyclinique de Picardie. Pacemaker. © François Crimon.
© Jean-Louis Crimon
Contay. Août 1950. Déjà au centre. Bien entouré par la gent féminine. Malicieux chemin du destin qui se dessine ? Regard étonné sur le monde d'un enfant qui ne sait pas ce qui l'attend. Christiane, Catherine, Martine, Jacques, où êtes-vous ? Qu'avez-vous fait de vos vies ? Qu'avons-nous fait de nos vies ? Pourquoi sommes-nous devenus si vite si vieux ? Septuagénaires bien avancés dans un siècle bien entamé. Christiane Delbende, Catherine Chombart, Martine Delbende, Jacques Chombart... Vous nommer ce matin m'autorise à vous dire : vous souvenez-vous du petit Jean-Louis ?
Lui se souvient de vous.
© Jean-Louis Crimon
Chez Casilda Vilbert, à Rubempré. Mi-mars de la première année quatre-vingt. Projet de 4 x 3 pour PMHP. Picardie Matin Havas Publicité. Avec ce beau slogan incontestablement très Crimonien : C'est vous qui faites le quotidien !
© Jean-Louis Crimon