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Amiens. Jardin. 30 Mai 2023. Merle noir et ses juvéniles. (Turdus merula). © Jean-Louis Crimon
Le Merle noir trouve sa nourriture au sol lorsqu'il chasse les insectes ou dans les arbres quand il se perche pour prendre des fruits, mais il peut aussi attraper des insectes au vol. Les oisillons encore au nid sont nourris de vers de terre et de larves de coléoptères.
Les oisillons quittent le nid à l'âge de 13 jours environ et se déplacent à une distance pouvant aller jusqu'à 45 mètres dès la première journée. Ils peuvent demeurer dans le territoire de leurs parents pendant trois semaines et sont nourris par le mâle pendant que la femelle couve les oeufs de l'autre couvée.
Le Merle noir est donc un gros consommateur de lombrics, mais il consomme aussi divers insectes, des escargots, des limaces, des araignées et plus rarement des petits vertébrés, lézards ou souris.
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17 octobre 2024
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Amiens. Jardin. 2 Juillet 2023. 5:45. 1/8. Geai des chênes. (Garrulus glandarius). © Jean-Louis Crimon
Les capacités vocales du Geai des chênes sont très variées : cris rauques, brefs, forts et stridents, gloussements et sifflements. On dit que le geai cacarde, cajole, frigulote ou jase. Bon imitateur, les chants et les cris des autres oiseaux n'ont pas de secret pour lui. Vrai talent pour la buse variable. La buse, il en abuse. Il imiterait aussi parfaitement le miaulement du chat et le hennissement du cheval. Ce qui n'est pas banal.
Aliment préféré : les glands, mais le geai adore aussi les noix, les châtaignes, les noisettes ou encore les graines du pin, du bouleau ou de l'hêtre.
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16 octobre 2024
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Amiens. Jardin. 19 Janvier 2024. 12:33. 1/100. Mésange bleue.(Cyanistes caeruleus). © Jean-Louis Crimon
La mésange bleue est facilement identifiable grâce à sa petite taille, sa forme rondouillarde, ses fines pattes, son bec minuscule et son plumage bleu cobalt sur la calotte, les ailes et le dessus de la queue, jaune sur le poitrail et le ventre. Elle a un régime insectivore en période de reproduction, printemps et été. Elle se nourrit alors surtout d'insectes, d'araignées et de larves vivant sur les arbustes et les arbres.
En dehors de la période de reproduction, régime essentiellement granivore, graines d'aulnes et de bouleaux complétées de baies, de bourgeons, de pollen et de sève au printemps, ou de noix et de suif l'hiver.
Visiteuse habituelle des mangeoires en hiver, il est alors possible d'observer une hiérarchie de dominance dans les groupes de plusieurs individus, un couple dominant, des jeunes de l'année et quelques adultes célibataires.
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15 octobre 2024
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Amiens. Jardin. Mai 2024. Moineau domestique femelle et son juvénile. © Jean-Louis Crimon
On l'appelle familièrement "Pierrot". Son nom scientifique est "Passer domesticus". "Passer", mot latin, signifie " moineau" et "domesticus" désigne le "foyer", la "maison", ce qui indique l'habitat favori de cet oiseau anthropophile. Le nom anglais du moineau domestique est d'ailleurs "House Sparrow", ce qui se traduit par " Moineau des maisons".
Omnivore, le moineau domestique consomme aussi bien des graines, des fleurs en boutons, des restes de repas, que des insectes, sauterelles, coléoptères, papillons, pucerons et chenilles. Certains moineaux, pour le moins astucieux, se spécialisent d'ailleurs dans la récolte ou la collecte des insectes écrasés sur les calandres de voitures ou, en gare, sur les locomotives à l'arrêt. Quel humain prétendument supérieur osera encore l'expression "crâne de piaf" ou "cervelle de moineau" !
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14 octobre 2024
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Amiens. Jardin. Pie bavarde. (Pica pica). © Jean-Louis Crimon
Elle, encore et toujours. C'est désormais comme un rituel. Elle vient chaque matin faire le tour du jardin. Deux minutes, guère davantage, toujours à son avantage. Un coup de bec ici, un autre là, un coup d'oeil au merle ou à la tourterelle qui partagent avec elle l'espace du jardin. Un coup de patte si nécessaire, quand la tourterelle décide de croiser le fer, pour montrer qu'elle entend ne pas se laisser faire. On l'appelle "pie bavarde", pica pica. On dit que la pie jacasse. Ici, pour l'instant, elle passe et se casse.
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13 octobre 2024
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Amiens. Jardin. 20 Mai 2022. Mésange bleue juvénile. (Cyanistes caeruleus). © Jean-Louis Crimon
Mai et juin sont des mois importants pour les mésanges bleues, c'est le temps de la couvaison et très vite il faut nourrir les nouveaux-nés. Les deux parents participent tous les deux au nourrissage des oisillons qui quitteront le nid vers quatre semaines. A la fin de cette période, les parents sont épuisés, car pour nourrir les petits, il a fallu, des dizaines de fois par jour, rapporter au nid des milliers de chenilles. La femelle pond entre huit et seize oeufs et les couve seule pendant deux semaines. Chez les mésanges bleues, il y a deux couvées par an, en avril et en juillet. Le nid a été édifié dans des cavités de vieux murs ou de troncs d'arbres dont l'entrée, très petite, permet d'éviter l'entrée des prédateurs, pics verts ou écureuils. Crins, mousses et brindilles pour construire le nid, mais aussi herbes odorantes comme la menthe et la lavande. La mésange ajoute aussi des plantes comme le camphre ou l'eucalyptus, pour leurs qualiés antiseptiques.
Le chant de la mésange bleue est particulier : sifflements variés, clairs et stridents. Pour alerter ses proches d'un danger imminent, elle lance un cri d'alarme strident et tremblotant. Quand elle chante, on dit qu'elle titine, zinzinule ou zinzibule. Insectivore, la mésange bleue trouve sa nourriture en haut des arbres ou des arbustes. Elle a une prédilection pour les pucerons, les chenilles, mais consomme volontiers des araignées, des vers ou des larves. En hiver, la mésange bleue devient frugivore et granivore.
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12 octobre 2024
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Amiens. Jardin. Accenteur mouchet. (Prunella modularis). 30 Juillet 2023. 13:07. 1/400. © Jean-Louis Crimon
Par sa taille, il pourrait faire penser à un rouge-gorge juvénile et par son plumage brun, on pourrait le prendre pour un moineau, mais la finesse de son bec et la beauté de son cou gris bleuté, nous évitent la confusion. Oiseau discret à l'aspect faussement terne, l'accenteur mouchet se nourrit d'insectes, d'araignées, de mouches, de vers ou de chenilles, mais aussi, en hiver, de graines, de baies et de fruits.
Il chasse le plus souvent au sol, en utilisant son bec long et fin pour retourner les feuilles mortes. Son surnom, Traîne-buisson, attribué par le naturaliste Buffon, convient très bien à celui qui sautille en permanence et se faufile, habile, sous les arbustes des plates-bandes au moindre danger.
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11 octobre 2024
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Amiens. Jardin. Orite à longue queue. (Aegithalos caudatus). Oct. 2024. © Jean-Louis Crimon
A première vue – pardonnez ma méprise – j'ai cru avoir réussi une jolie photographie d'une mésange nonnette, même si le bec, très court, et la queue, très longue, me posaient sinon problème, au moins question. Erreur pardonnable puisque "mésange à longue queue" a pu être un temps son appellation. Le nom de "Tupinet" lui a aussi été donné avant qu'elle ne devienne "Orite", "Orite à longue queue", si vive dans ses envols successifs, si imprévisible dans ses échappées soudaines, si difficile à saisir avec cette insolente façon de sauter de branche en branche, à tout moment, à tout propos, à chaque instant. Au moins, j'ai appris une chose aujourd'hui : l'Orite se mérite.
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10 octobre 2024
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Amiens. Jardin. Mésange charbonnière. (Parus major). 28 août 2022. 12:29. 1/125. © Jean-Louis Crimon
Calotte et cravate noires pour carte d'identité, beau contraste avec ce plumage où le jaune domine, la mésange charbonnière est la plus commune et la plus grande des mésanges. En décembre, elle ne craint pas les grands froids et recommence déjà à donner de la voix. Une vingtaine de cris et de chants à son répertoire, à la tonalité métallique, d'où le surnom de "serrurier".
Friande d'insectes, la mésange charbonnière est l'alliée et l'amie des jardiniers, mais elle sait aussi profiter des nourrissages hivernaux et fréquente assidûment les mangeoires. Dès la fin mars, la femelle entame la construction du nid fait de mousse et de radicelles, agrémenté de poils et de plumes. Les mésanges charbonnières sont très prolifiques et pondent en moyenne de 8 à 12 oeufs blancs tachetés de rouille. Les secondes pontes sont fréquentes. Pendant que la femelle couve, le mâle défend le territoire familial.
Cavernicoles, les mésanges charbonnières cherchent des cavités dans les arbres ou dans les murs pour installer leur nid. Elles réutilisent parfois les anciens nids d'autres espèces, pics, geais, ou même écureuils. On les voit même élire domicile dans des endroits insolites comme des tuyaux ou des boîtes aux lettres.
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9 octobre 2024
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Amiens. Jardin. Merle noir et Merlette. (Turdus merula). 11 Déc. 2022. 14:57. 1/40. © Jean-Louis Crimon
Sûr, c'est pas pour demain le temps des cerises
Même si Merle moqueur s'est déjà trouvé promise
De branche en branche, il se penche et s'épanche
L'amour de Merlette, c'est tous les jours dimanche
Peu importe qu'on soit décembre et presque en hiver
Merlette est bien trop belle pour remettre à plus tard
Une amourette qui vous met le bec à l'envers
Vous réveille très tôt et vous donne des envies de couche-tard
J'aimerais tant qu'elle m'aime jusqu'au printemps
Ma douce, ma belle, ma petite perle,
Même si, c'est vrai, ça ne dure jamais longtemps
Automne, hiver ou printemps, les amours Merle.
© Jean-Louis Crimon
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