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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 00:09
Amiens. Mai 2016. © Jean-Louis Crimon.

Amiens. Mai 2016. © Jean-Louis Crimon.

Cher... toi,

Parfois, la ville te livre un visage que tu ne lui connais pas. Difficile à déchiffrer. A reconnaître. Une vraie toile de Maître. Architecte archi doué. Dessin limpide. D'une belle évidence. Pur impressionnisme de béton. Abstraction incarnée.

Le regard comme sous hypnose, tu te poses une seule question: comment c'est, la vie, à l'intérieur ?

Sans réponse, tu reformules: toi, tu pourrais y vivre ?

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 00:38
Amiens. Tour Perret. © Mai 2016. Jean-Louis Crimon

Amiens. Tour Perret. © Mai 2016. Jean-Louis Crimon

Cher citadin frigorifié,

 

C'est Novembre en Mai. Le grand retour des pluies d'automne. Aux arrêts de bus, le temps qu'il fait redevient le premier sujet de conversation. La UNE de l'actu.

Ces gens qui maugréent, qui pestent, qui protestent, ça t'amuse autant que ça t'étonne. Toi, à tout jamais fils de la campagne, tu sais bien qu'il en faut de l'eau pour les champs et de l'eau pour les jardins. Il faut être crétin comme un citadin pour oublier cette vérité première. Bête comme une citadine pour sortir sans pélerine.

Tu souris, tu compatis, tu t'effaces et tu rentres chez toi. Le doux bruit de la pluie sur la vérenda, tu trouves ça beau et bon. Tu relis ce poème écrit il y a bien 45 ans, au temps où tu étais étudiant, vivant dans ta chambre universitaire de 9 m2. Bailly. Bâtiment B. Chambre 377. Déjà le gris envahissait la ville...

 

 

Par ma fenêtre je ne vois que du gris

Du gris de ciel

Que cache par endroits du gris de murs

Du gris de murs

Où se profile parfois du gris de grues

Du gris de grues

Pour peindre encore du gris de murs

 

Et tout en bas

Du gris de gens qui passent

Et taches grises sur gris de rues s'effacent

 

Par ma fenêtre je ne vois que du gris

Du gris de ciel

Du gris de murs

Du gris de gens

Du gris de rues

Du gris de grues

Du gris de gris

 

Du gris de gris dans le gris du brouillard

Et le matin a l'air d'être déjà le soir.

 

" Et le matin a l'air d'être déjà le soir ", tu n'étais pas peu fier de cette trouvaille. Aujourd'hui encore, tu la trouves bien belle cette manière de dire la grisaille du matin. On ne naît pas poète, on le devient.

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 00:02
Amiens. Cimetière Saint-Pierre. Début des années 80. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Cimetière Saint-Pierre. Début des années 80. © Jean-Louis Crimon

Cher objecteur de conscience,

Hier, tu as décidé de faire la grève de ta boîte à images, de ton Télécran permanent, de ta machine à réécrire l'Histoire du passé aux seules fins de justifier l'Histoire du présent. Tu en as marre de ces grands messes païennes, à te faire croire à la patrie. Aux frères ennemis à jamais réunis dans une seule et même Patrie Européenne. Toi, ta patrie, c'est la Terre entière, c'est tout l'Univers, petit grain de poussière qui se sent frère des milliards de milliards d'autres grains de poussière. Le reste, tu n'en as que faire. Ces idées en permanence accolées aux idéaux, pour toi, ça sonne faux.

Tu te dis: toutes ces guerres du passé qu'on commémore, au Japon, en France, à Hiroshima, à Verdun, se souvenir, d'accord, c'est très bien... Avoir aujourd'hui, bien sûr, une pensée pour les 300.000 morts de Verdun, mais aussi pour les 20 millions de morts de la première guerre mondiale, pour les 140.000 morts d'Hiroshima/Nagasaki, et encore pour les 60 millions de morts de la seconde guerre mondiale. Mais alors, pour les guerres du présent, on fait quoi, on dit quoi ? Pour les 150.000 morts de Syrie... pour les morts des guerres du Proche Orient, pour les morts des guerres qui ne disent pas leur nom, pour les morts actuels de la guerre du Yémen, et pour les morts de toutes les guerres oubliées, les guerres invisibles... les guerres pas nommées...

Marchands d'armes, marchands de canons, vous nous prenez pour des... cons. Marchands d'armes, marchand de Kalaches, vous n'êtes que des lâches. Les guerres, aux autres, vous les faites toujours faire...

Gaffe si un jour, un beau jour, on se fâche. Guerre à la guerre, le slogan ne date pas d'hier. Il est d'avant... avant... avant-hier.

Bien avant la bombe... nucléaire !

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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 00:04
Amiens. Avril 2009. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Avril 2009. © Jean-Louis Crimon

Cher orphelin à tout jamais,

 

Aujourd'hui, de bon matin, tu as souhaité une "Bonne fête des mères" à ta mère. Elle ne t'a pas répondu mais tu te plais à penser qu'elle a entendu.  Deux ans déjà que ta mère est morte, mais dans ton coeur, dans ta tête, c'est bête, elle est toujours là. Il n'est pas rare que tu t'adresses à elle, dans la journée. Pour lui demander son avis. Pour savoir ce qu'elle pense. Ou bien pour lui demander de prier Saint-Antoine de Padoue, - méthode infaillible, selon elle- quand tu n'arrives pas à remettre rapidement la main sur un document ou sur un bouquin, et ça marche !

 

Ta matinée que tu pensais, à cause de la couleur du ciel et de la pluie, un peu trop mélancolique, a été presque joyeuse. Tu as repensé aux années d'enfance. Aux dimanches de la fête des mères. Dans cette famille "modeste", pour ne pas dire "pauvre", qui a été la tienne. Tu t'en souviens très bien, et tu te repasses le film sépia des trois enfants qui se lèvent tôt ce dimanche de fin mai.

Tu relis Rue du Pré aux Chevaux, Castor Astral, 2003) pages 96, 97 et 98:

 

Dans notre famille, pauvre, mais riche de coeur, nous les enfants, on se lève tôt ce dimanche de fin mai. Sans faire de bruit, avec ma soeur et mon frère, on se faufile dans la cuisine. Là, chacun a une tâche bien particulière à exécuter, un rôle écrit sur mesures. Mon petit frère, lui, a la mission d'étaler en douceur le vrai beurre, acheté la veille à la ferme Ternisien, sur de grandes tartines de pain que ma soeur a découpées avec le grand couteau scie. Ma soeur est aussi chargée de faire chauffer le lait, et de bien le surveiller pour ne pas qu'il se sauve. Moi, comme je suis l'aîné, j'ai la responsabilité de faire le café.

D'abord, il faut moudre les grains avec le vieux moulin à manivelle qui fait toujours trop de bruit. Bien sûr, ça réveille mon père qui ne tarde pas à pousser la porte de la cuisine. A nous voir tous les trois ainsi affairés, il sourit, mon père, et d'un geste très théâtral, se barre la bouche de l'index, en signe de totale complicité: "Chut  ! " Sûr, il ne dira rien.

L'odeur du beurre frais (au diable  la margarine ce jour-là ! ) sur de larges tartines de pain rassis, l'odeur du lait chaud et l'odeur du café tout "neuf" sont, pour toujours, nos trois odeurs préférées à nous les trois enfants.

Quand tout est prêt, l'un de nous donne le signal. En file indienne, du plus petit au plus grand, on prend la direction de la chambre des parents. Le pavé frais du grand couloir fait à nos pieds nus une bizarre sensation de froid. Quand on arrive devant la porte de la chambre, c'est mon petit frère qui frappe les trois coups. Mon père tarde un peu avant de lancer le sésame espéré: "Entrez !"

Bien sûr, maman fait semblant de dormir. On se place alors tous les trois le long de son côté de lit et, en choeur, on, crie d'un bon coeur : Bonne fête maman !

Aussi loin que je m'en souvienne, et pour toujours, la fête des mères à ma mère, c'est trois tartines de pain beurrées et ce grand bol de café au lait... au lit.

 

Tu t'étonnes d'avoir pu écrire de cette façon là ce moment si particulier. Tu te demandes si ta petite soeur et ton petit frère en ont gardé la même mémoire. Tu te dis que, vraiment, l'écriture, c'est plus fort que la mémoire absolue, c'est la mémoire essentielle, la mémoire du coeur.

 

© Jean-Louis Crimon 

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 00:01
Amiens. Mai 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Mai 2016. © Jean-Louis Crimon

Ah ! insensé qui crois que...

 

Préface des Contemplations. Hugo, prénom: Victor.

« Est-ce donc la vie d’un homme ? Oui, et la vie des autres hommes aussi. Nul de nous n’a l’honneur d’avoir une vie qui soit à lui. Ma vie est la vôtre, votre vie est la mienne, vous vivez ce que je vis : la destinée est une. Prenez-donc ce miroir, et regardez-vous y. On se plaint quelquefois des écrivains qui disent moi. Parlez-nous de nous, leur crie-t-on. Hélas ! quand je vous parle de moi, je vous parle de vous. Comment ne le sentez-vous pas ? Ah ! insensé, qui crois que je ne suis pas toi ! »

 

Il y a des jours où tu te dis que tu n'as rien à dire. Que ton projet n'est pas seulement fou, il est surtout... vain. Tu relis tes notes et poèmes en vrac, ratures qui ne deviendront sans doute jamais littérature. Tu t'arrêtes parfois sur une ligne, une forme, une formule. Tu te dis qu'il y a quelque chose à creuser. A reprendre. Comme ce texte en fausse prose. Paroles de chanson. Musique en allée. Oubliée. Perdue.

 

 

Midi. Matinée sans histoire. Temps gris sans espoir. Pourtant soleil s'éveille. Mais soleil blafard. A mon côté, une forme étrange. Qui me tend la main. Qui me dit :  

 

- Quel jour de ta vie voudrais-tu être ?

- Aujourd'hui !

 

La forme sourit. Tristement. Je me lève. Un peu surpris. Salue mon banc. La forme me suit. Ensemble on traîne un peu. Quelques pas dans la ville. D'une allure tranquille. Un court instant, un nuage semble troubler notre ménage. A croire que c'est à nouveau la guigne. Mais de nous deux, aucun ne s'indigne, ni ne s'étonne. Très vite on se retrouve. Comme un soir d'automne. Deux amants en balade. D'être deux on se sent moins seul. Elle me sourit quand je fais la gueule. Je lui invente un poème quand elle semble trop sombre. Nous deux, c'est pour la vie. Que ce soit dimanche ou semaine, elle et moi, on se promène. Moi et mon OMBRE  !

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 00:04
France. Mai 2016. Droits réservés. Capture d'écran © Jean-Louis Crimon

France. Mai 2016. Droits réservés. Capture d'écran © Jean-Louis Crimon

Cher retraité révolté,

 

Cette fois, c'en est trop, tu te dis que tu vas écrire au Président de la République. Tu vas lui dire ton agacement, ta déception, ton écoeurement, devant le peu de considération pour le Peuple qui l'a élu, il y a maintentant 4 ans. Elu pour une illusion: "Le changement, c'est maintenant".

Aujourd'hui, tu te dis que le changement, c'est jamais, c'est râpé, c'est foutu. Que de changement, il n'y aura jamais. Que le pouvoir corrompt. Que la Gauche au pouvoir, c'est la Droite en plus présentable. Au départ. Au début.Très vite, la différence, on la voit plus.

 

 

LETTRE AU PRéSIDENT:

 

Mon cher François,

Partir au Japon en pleine contestation de cette Loi Travail dont personne ne veut, franchement, je pensais que ce n'était guère judicieux. Me suis dit, malicieux comme tu es, que c'était une manière de nous dire que tu savais que tu allais te faire... NIQUER.
Ce matin, après ta dernière déclaration nipponne: " aller jusqu'au bout ! ", je me dis que tu veux tout simplement te faire... HARA-KIRI.
Finalement, tu as raison, le Japon, métaphore de tes états d'âme, c'était une bonne idée
.

 

​Signé: un citoyen qui a cru en toi, mais que tu as déçu, terriblement déçu.

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 16:12
Paris. 25 Mai 2016. © Jean-Louis Crimon

Paris. 25 Mai 2016. © Jean-Louis Crimon

 

Cher petit mortel si sensible aux signes,

 

Clin d'oeil du hasard ou signe du destin. Destin, l'autre visage du hasard. Hasard, l'autre face du destin. Passage d'Enfer. La vie n'est qu'un passage. L'ennui: la vie, c'est... mortel. Pas un ennui mortel. Non, on se marre quand même au cours d'une existence humaine. Enfin, parfois. De temps à autre. De temps en temps.

Pas de quoi s'en faire: avant de passer Passage d'Enfer, tu passes à table. Sans à priori: Cuisine Authentique !

 

Le nom de cette petite rue très calme vient de l’ancien nom du boulevard Raspail, qui lui est perpendiculaire. En effet, le boulevard Raspail répondait autrefois au doux nom de boulevard d’Enfer, en souvenir du petit Bois d’Enfer qui poussait par là. Il y avait même un chemin de ronde d’Enfer.

Le Passage d’Enfer débouche même sur le Café d’Enfer qui se trouve un peu plus loin: rue Daguerre. A Daguerre comme à Daguerre...

 

Daguerre, inventeur français, celui qui perfectionna la photographie et donna naissance, en 1837, aux premiers daguerréotypes. Daguerre, qui parvient à fixer une image sur une plaque de cuivre argentée.

 

Hasard, clin d'oeil du destin, le livre qui te tend les bras ce matin, là, sur le rayon des auteurs en " L". Un livre qui n'est pas là par hasard.

Tu plonges la main et tu te replonges dans cette monumentale et fabuleuse Histoire du Hasard de ton ami Jean-Marie Lhôte.

Immense bonheur de lecture.

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 00:01
Paris. 25 Mai 2016. © Jean-Louis Crimon

Paris. 25 Mai 2016. © Jean-Louis Crimon

 

Cher... petit piéton photographe,

 

Tu le sais bien, ça ne peut pas être autrement. Tu le sais d'instinct. C'est comme ça que fonctionne la capture de l'instant. Instant et instinct. Instinct de l'instant. L'oeil en éveil permanent. Ne jamais relâcher l'attention. Juste voir avant d'avoir vu. D'avoir vraiment vu. Entrevoir. Juste penser qu'il va se passer quelque chose. Sentir. Pressentir. Quelque chose va se produire. Doit se produire. Va advenir. Va venir.

Quelque chose ou quelqu'un. Qui va entrer dans le champ. Occuper l'espace. Tout l'espace. En un instant. La photo se révèle à ce moment précis. Il s'agit simplement de la saisir, de la cueillir.

Trouver le contrepoint ou le contre-pied. Sans faire de contresens.

Photographier, c'est donner du sens à ce qui n'en avait pas. Pas forcément. Donner un sens différent. Un nouveau sens. Un autre sens. Détourner le sens en détournant le regard. Inventer le second degré de l'image.

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 00:01
Amiens. Avril 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Avril 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher..​. métaphysicien,

 
Tu te méfies du quotidien, ce quotidien dont se repaissent et s'abreuvent les Quotidiens. Ce matin, tu n'y comprends plus rien...
Barrages routiers: ​ dépôts pétroliers bloqués, pompes en disette. Raffinement suprême, les raffineries bientôt réduites à l'extrême...
 
Mai 1936, Mai 2016, 80ème anniversaire, attention messieurs du gouverne-ment ", à trop tromper, à trop berner, le peuple, un jour se révolte... A trop vouloir le voir baisser la tête, son front se relève, son front se redresse, pour faire front, le front... populaire...
 
Le peuple a horreur de l'affront, il affronte les effrontés qui prétendent lui tenir tête. Lui, sait faire front... Sans façon, sans manière. Il a le front... populaire...
 

 

 

Tu te demandes bien qui a pu dire un jour: "L'existence précède l'essence" ?

Ne fais pas semblant,  tu le sais bien.


Aujourd'hui, Sartre, si tu savais, c'est exactement l'inverse: c'est " l'essence" qui précède l'existence...

C'est comme dans la vie, si t'as pas fait le plein, ton existence est comme ton réservoir: elle est... vide !

 

Ciel, tu oubliais, l'essentiel: le Président a repris du bide: qu'il fasse des... pompes !

 

 

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 00:01
Rome. Vatican. Sept.2012. © Jean-Louis Crimon

Rome. Vatican. Sept.2012. © Jean-Louis Crimon

Cher... pauvre idiot qui peste contre la pluie d'aujourd'hui...

 

Amiens, ville d'eau, pour toi, c'en est tr'eau. Pourtant, les sangl'eau de l'eau sont b'eau... Ne sois pas si s'eau !

Tu ne te souviens pas assez de toutes ces pluies, subies, endurées, essuyées... aimées, détestées, adorées.

Paris, Londres, Berlin, quand le temps est chagrin... Madrid, Rome ou Athènes, quand les pluies sont diluviennes. Partout où il pleut, qu'on soit seul ou à deux, le "doux bruit de la pluie" mélancolise l'aujourd'hui. L'eau efface la poussière de la villle. La ville, qu'à celà ne tienne, même quand il pleut, tu te la fais tienne.

Toujours et encore, te fascine le ballet des parapluies sous la pluie. Tu aimes la pluie. Tu aimes les parapluies. Les parapluies sous la pluie, c'est parfois sexy. Parfois ça lasse, ça agace, et ça nous dépasse. Quand il a beaucoup plu, quand on n'en peut plus, parce qu'il a trop plu.

La pluie, ça te plait. Comme te plait aussi, quand il ne pleut plus, le bonheur de pouvoir dire à la pluie: ça m'a plu.  

Pluie Londonienne. Pluie Berlinoise. Pluie Madrilène. Pluie Romaine. Pluie Athénienne... Pluie Parisienne... Pluies de tous les pays, unissez-vous et... lavez-nous !  De nos bêtises nationales ! Faites-nous une pluie... Européenne.  

 

T'en souvient-il de cette pluie-là de ce jour-là, à Rome, levant soudain les yeux au ciel, comme pour interroger la puissance divine, geste à l'appui, sur la durée de la pluie, la fulgurance s'impose: parapluie... parabole... Christique !

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