Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 12:16
Amiens. Sept. 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Sept. 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher citadin d'un autre siècle,

 

Tu t'étonnes toujours d'un rien, soudaineté de l'averse ou percée inattendue d'un rayon de soleil. Tu as toujours l'oeil en éveil. Tu devines les moments rares. Tu t'attardes sur ces gestes simples de la vie de chaque jour. Tu n'es pas un grand adepte du mot "quotidien". Pas davantage de l'expression "au quotidien". En ce qui concerne les instants, l'anodin, l'insignifiant, le sans importance, aux yeux des autres, te fascinent toujours autant. Plus l'instant pourrait passer pour dérisoire, plus il a d'importance à tes yeux.

 

Image qui n'a plus cours, comme un clin d'oeil flash-back, à une époque où balayer et lessiver sa part de trottoir n'est pas chose courante. Même au temps de l'eau courante. Plus dans les moeurs. Plus dans le savoir être ou le savoir vivre des gens. Plus dans l'époque.

Epoque où les zélés élus, les donneurs de leçons, les présidentiables en campagne, les harangueurs professionnels ont simplement oublié la première des recommandations, à savoir, au propre ou au figuré, d'abord et avant tout... balayer devant sa porte.

Partager cet article
Repost0
17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 15:30
Amiens. Sept. 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Sept. 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher infatigable piéton fatigué,

 

Paradoxe toujours, paradoxe cruel, d'une cruauté crasse pour celui qui passe et qui trimballe sa carcasse. Celui que la vie n'a pas épargné, celui qui est en retrait, à l'écart, sur le côté, de la vie comme de la voie, celui qui se pose un instant, pour souffler un peu, pour se reposer. Celui qui sait  ce que c'est que de devoir se poser pour se reposer. Seule et unique exigence du piéton du macadam. Sans état d'âme.

S'arrête, par mégarde ou par malice, devant la triple vitrine de l'EPARGNE RETRAITE.

Vraiment, - tu en es le seul indigné -, rien ne lui sera épargné. Les assurances ne manquent pas d'assurance. Sur l'affiche, on peut lire en lettres capitales: "A VOS CÔTéS, ET TOUJOURS DANS VOTRE INTéRÊT.

Tu te demandes ce qui le retient de gueuler: Publicité mensongère.

Partager cet article
Repost0
16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 19:10
Chereng. 16 Sept. 2016. © Jean-Louis Crimon

Chereng. 16 Sept. 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher pauvre mortel,

 

Tu ne t'y feras jamais. A 7 ans déjà, enfant de choeur déjà, tu sais que tu as un problème avec la mort. Tu ne comprends pas pourquoi la vie doit finir comme ça. Tu ne comprends pas comment les vivants trouvent la force d'accepter d'une façon aussi sereine la mort de l'un des leurs. A nouveau, cette année, te revoilà face au cercueil d'un de tes amis. Depuis Janvier, ce doit être la quatrième fois. Comme à chaque fois, tu es sensible à la beauté sobre d'une église où les familles, les enfants, les proches, se rapprochent. Sans trop laisser transparaitre leur souffrance ou leur peine. Comme si la mort pouvait avoir cette apparence paisible et tranquille d'une fin de matinée d'été.

Le prêtre t'a semblé parfait dans son rôle d'intercesseur. Tu aurais aimé aller le saluer après l'office, mais il est parti très vite. Il avait ailleurs un autre rendez-vous. Une messe de mariage à célébrer. Il a eu la simplicité de glisser cette précision dans son homélie. Tu as pensé, tout bas, une messe de mariage après une messe d'enterrement, sans doute aussi un baptême, sûrement le lot du curieux métier de représentant de Dieu.

Tu aurais aimé lui dire à cet homme, même si tu as toujours du mal avec la belle histoire de la vie éternelle, que tu l'as trouvé plutôt bien dans sa manière de faire. Plutôt juste et réconfortant. Même si un TGV qui tombe en panne en rase campagne l'a privé, lui et ses fidèles, de l'hommage prévu d'un père jésuite, grand ami du défunt. Comme si celui qui, tout au long de sa vie, - ce n'est pas médire que de le dire -, avait méthodiquement failli à tant de rendez-vous, se trouvait à son tour victime d'un rendez-vous manqué. Quelques uns en ont souri, pas seulement intérieurement.

Un de vos amis communs, un ami hors du commun, un ami toujours bien vivant, lui, et qui a toujours un incroyable sens de la formule a résumé l'être humain aujourd'hui disparu :

Il était parfaitement imparfait, comme nous tous.

 

Ainsi, l'ami qui, tout au long de sa vie, avait su être, avec une réelle application, si souvent absent, a fini par s'absenter pour toujours. Toi, tu as du mal à l'accepter. Tu as eu à peine le temps de lui dire que, pour toi, il avait été important. Que tu n'oublierai jamais la chanson No mas et l'étude joyeuse de Spinoza. Ton petit mot est arrivé juste à temps. Paraît qu'il en a souri sur son lit d'hôpital. Tu n'en sauras pas davantage.

D'autant plus dommage, côté vivants, de ne faire l'effort de se retrouver que pour les enterrements, et pas un peu avant, quand le mort est encore...vivant.

 

 

 

© Jean-Louis Crimon

 
Partager cet article
Repost0
14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 13:59
Amiens. Saint-Leu. Au Sourire d'Avril. 1972. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Saint-Leu. Au Sourire d'Avril. 1972. © Jean-Louis Crimon

Cher abonné aux petits hasards de l'existence,

Tu ne sais pas pourquoi cette photo te revient en mémoire aujourd'hui. Précisément aujourd'hui. Deux raisons au moins. Tu te souviens d'un commentaire laissé il y a déjà bien longtemps par un visiteur de ton album facebook. Pas n'importe quel visiteur. Un commentaire de ton ami de toujours, Richard Goldenberg. Un très beau commentaire que tu ne peux t'empêcher de relire:

" On dirait une scène d'un film italien des années 50 par exemple Giulietta Masina (Gelsomina) dans La Strada. Au premier plan, la joie de vivre, l'innocence, la grâce, la légèreté de l'enfance et derrière, les murs noirs annonciateurs du tragique de sa brutale destinée. "

La deuxième raison, c'est que ce Sourire d'avril est devenu roman. Roman signé Jacques Béal, qui sera dans une dizaine de jours, à la Bibliothèque Jean Giono de Cagny, l'invité de Michèle Biharé. Tu as dû prendre cette photo au début des années 70, dans l'autre siècle. En 1972, sans doute. Quand tu pars avec deux 36 vues pour une balade dans le vieux Saint-Leu, loin de l'amphi de Philo. Déjà, tu travailles l'image avec le texte. " Café Au Sourire d'Avril " devient la légende à l'intérieur de la photo. Comme un titre. Un titre de roman.

Le roman, Béal le publiera en 2012. 40 ans plus tard. Sous le titre Rendez-vous au Sourire d'avril. Aujourd'hui, le Café a disparu, mais il est éternellement vivant dans le roman qui met en scène un monde populaire qui n'est plus. Des personnes et des personnages d'un autre âge, mais qui, tous, exprimaient une vraie valeur humaine. Ce qui rend touchant et attachant, le roman de Jacques Béal.

Partager cet article
Repost0
13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 17:07
Amiens. 7 Sept.2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 7 Sept.2016. © Jean-Louis Crimon

Cher pauvre piéton perdu,

 

C'est une pratique qui t'étonne et qui t'insupporte. Une coutume urbaine devenue règle commune. Les cyclistes, - pas gâtés, c'est vrai, dans cette ville, côté pistes cyclables -, annexent sans détour et sans hésitation les trottoirs des piétons. Les trottoirs, dans cette ville, selon les rues, les quartiers, sont, - c'est encore vrai -, spacieux. Alors, les vélos déferlent, au mépris des vieilles dames et des vieux messieurs, au mépris des piétons de tous âges et même des enfants en bas âge. Ils foncent sur un espace très roulant, devant le piéton désabusé, bras ballants. Un piéton qui pense que le trottoir est pour lui, tout à lui. Même si, parfois, des automobilistes, tout autant expansionistes que les cyclistes, se garent aussi une roue ou deux sur la bordure de trottoir, mordant allégrement l'espace du piéton. Un piéton qui, un beau jour, se fera forcément renverser par un cycliste qui ne maîtrisera pas sa bécane. Absurde, non ? Inadmissible. Inacceptable. Le trottoir transformé en piste cyclable.

Sans passer pour un vieux grincheux, tu te murmures souvent entre les dents: mais que fait la police... municipale ?

Partager cet article
Repost0
12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 07:14
Contay. 11 Septembre 2016. © Jean-Louis Crimon

Contay. 11 Septembre 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher paisible mécréant,

Tu l'avais presque oublié. Enfin, pas vraiment. Tu le savais, comme on a connaissance d'une évidence. Au village, il y avait un Temple. Le Temple des Protestants. Toi, tu étais né côté catholiques et donc, tu allais à l'Eglise. Mais tes meilleurs copains étaient protestants. Il y avait aussi deux cimetières: le cimetière des catholiques et le cimetière des protestants. Dans ces deux manières de vivre et de mourir, tu avais senti, très tôt, que ce Dieu que tous voulaient unique et singulier était vraiment pluriel et multiple. De là, sans aucun doute, dès tes 7 ans, -l'âge de raison- un scepticisme qui ne te quittera jamais. Une distance réelle avec ces choses de la vie éternelle, ce Dieu tout puissant, et ce Credo qu'il fallait savoir par cœur. Toi, ton cœur était ailleurs. Au catéchisme ou à la Messe, tu t'évadais par la pensée pour échapper à la main mise céleste et à ses terribles châtiments.

Souvenir très présent ce matin, les taquineries dont tu es la cible de prédilection. Tes copains protestants ne sont pas protestants tout le temps. Leur humour n'est pas toujours très catholique.

A la question: Tu crois en Dieu ? tu leur réponds sans hésitation: J'en sais rien, mais, sûr, s'il existe, lui, il croit en moi !

Partager cet article
Repost0
11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 13:47
Contay. Maison d'enfance. 11 Sept. 2016. © Jean-Louis Crimon

Contay. Maison d'enfance. 11 Sept. 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher Contaysien,

 

Tu as 7 ans et tu l'aimes ta maison. Tendrement. Comme une personne. Tu la trouves belle. Sa forme. Sa structure. Ses fenêtres. Pourtant, il n'y a pas l'eau courante. Seulement une pompe dans la cour. Des murs en torchis et un grenier en terre battue. Un couloir étroit. La quitter, quitter le village, quitter la vallée de l'Hallue pour une autre vallée, la vallée de l'Ancre, fut un véritable arrachement. Mais tu n'as rien montré. Rien montré à ton père, rien montré à ta mère, rien montré à ta sœur et rien montré à ton petit frère. Tu  t'es seulement juré, l'année de tes 14 ans, l'année du déménagement, qu'un jour, tu écrirais. Tu écrirais pour que ta maison soit éternellement la vôtre. Qu'elle soit éternelle. De cette belle éternité éphémère des romans.

Septembre 2016. Tu es à nouveau devant chez toi, mais ce n'est plus chez toi. La maison n'est plus ta maison. Tu te retrouves face à tes 7 ans et, même si 60 ans de temps humain se sont écoulés, tu t'étonnes d'être dans la peau d'un vieux monsieur à qui l'on dit "vous". Tu n'oses pas dire pourquoi, dans ton coeur, tu habites toujours cette maison. Ses nouveaux habitants ne comprendraient pas. Te trouveraient bizarre. Elle n'est plus ta maison. Tu dois te faire une raison. Elle ne sera jamais plus ta maison.

Vraiment étrange, en partant, en tournant le regard, en tournant les talons, tu as eu la curieuse sensation que la maison te regardait t'éloigner. Qu'elle te chuchotait quelque chose comme... alors, tu m'abandonnes encore.

 
Partager cet article
Repost0
10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 18:30
La Courneuve. Fête de l'Humanité. 10 Sept. 2016. © Jean-Louis Crimon

La Courneuve. Fête de l'Humanité. 10 Sept. 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher nostalgique de l'idée communiste,

30 ans au moins que tu n'avais pas mis tes pas dans les pas de ceux qui ne manqueraient pour rien au monde une Fête de l'Huma. Ta dernière Fête de l'Huma à toi, c'était dans l'autre siècle. Le vingt ou le vain. Milieu des années 80. Dans une France socialiste qui avait déjà choisi de pactiser avec les lois de l'Economie libérale. Union de la Gauche qui avait passé l'arme à gauche. Programme commun défunt. Socialistes arrivés à leur fin.

Ne sert à rien de refaire l'Histoire. L'Histoire a mal tourné. Ou plutôt ceux qui avaient le pouvoir d'infléchir le cours de l'Histoire, le cours des choses, ont trop tôt tourné le dos au sens de l'Histoire. L'Histoire a-t-elle un sens ? Oui, bien sûr, si l'on n'oublie pas, en chemin, que c'est l'homme qui donne le sens, qui donne son sens à l'Histoire. Tu déambules dans cet immense parc de La Courneuve à la recherche d'une idée neuve. Tu feuillettes l'Huma et tu t'arrêtes sur ce titre de la double page: L'humanité est le plus beau mot qu'on puisse employer.

Plus loin, une grande banderole des communistes de Morsang-sur-Orge affirme: NOTRE RéGLE D'OR: L'HUMAIN D'ABORD.

Tu marches et tu marches encore dans cet incroyable décor qui ferait penser - spécialités culinaires régionales à la clé - à un gigantesque Mac Do plein air, tant ça mange et ça boit, même si ça débat et ça déboit parfois, et soudain tu t'arrêtes devant une incroyable haie d'honneur d'anonymes qui piétinent au bord d'un immense tapis blanc déroulé comme un tapis rouge de stars de cinéma, mais ça n'est pas du cinéma. C'est du réel cruel. Sont imprimés des prénoms et des noms. Parfois un bref commentaire. Linceul symbolique pour ces morts sans sépulture autre que la Méditerranée et l'ombre des vivants rappelle l'ombre des disparus. Plus de 20.000 morts dans cette mer devenue le plus grand cimetière liquide de tous les temps.

Tu te souviens d'un slogan ancien, un slogan en forme d'équation mathématique, un slogan limpide comme une addition:

RÊVE + EVOLUTION = RÊVOLUTION

et tu te dis: Bordel, qu'est-ce qu'on attend ?

Partager cet article
Repost0
9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 23:57
Paris. Radio France. 9 Sept. 2016. Studio 104. © Jean-Louis Crimon

Paris. Radio France. 9 Sept. 2016. Studio 104. © Jean-Louis Crimon

Cher vieux Ferréen ou Ferréiste,

Même si t'as pas l'adresse du pays de l'envers du décor, même si tu ne connais pas le facteur des territoires de la mort, tu te dis que ce soir tu dois vraiment écrire un petit mot à Léo, pour lui dire comme c'était beau. Tous ces musiciens classiques jouant "sa" musique, la musique de celui qui se voulait artiste de... Variétés mais qui savait si bien diriger une formation comme un vrai Chef.

Le Philhar pour saluer le vieil anar. Fontaine à la baguette et Benetti aux arrangements. Didier Varrod en chef de gouvernement. Le gouvernement des artistes, le seul qui vaille en ces Temps difficiles. Le Directeur de la musique et de la création culturelle, Michel Orier, génial instigateur de l'événement, aux anges, vraiment, devant pareil émerveillement. Un paquet d'étoiles dans les yeux comme dans les yeux des chanceux qui peuplent le Cent-Quatre, ce soir du 9 septembre de l'année 16 de l'An 2000.

Oui, tu dois quelques lignes, quelques mots, à ton vieux Léo, tu dois lui faire un signe, tu dois lui dire que même s'il a mis les voiles depuis 23 plombes, pas de danger que l'oubli nous plombe le coeur ou ce qu'il nous reste d'âme, lui dire que pour nous il est toujours présent, toujours vivant, qu'il continue... sa vie d'artiste.

Lui dire que la soirée était intitulée "Autour de Léo" et que Marie, la maman des trois enfants Ferré, Mathieu, Marie-Cécile et Manuela, était dans la salle. Qu'elle t'a reconnu et qu'elle t'a fait la bise en te disant, comme au bon vieux temps: Léo vous aimait bien, vous, le monsieur d'Amiens.

Tu dois lui dire encore à Léo qu'ils ont redit, - ça le fera marrer -, Léo Albert Charles Antoine Ferré, né le 24 août 1916 à Monaco, aurait eu 100 ans cette année et c'est pour ça que France Inter et Didier Varrod ont imaginé un si bel hommage, en direct du grand studio 104 de la Maison de la Radio avec l'Orchestre Philharmonique de Radio France et une variété de chanteurs qu'on ne dit plus de... variétés.

Tu dois lui dire: Léo, vise un peu le programme ! Sûr que t'es cap', avec ou sans cape, de venir en chanter une petite, mon vieux Léo... incognito:

Requiem, Words, words, words, La mort des loups, Love, Muss es sein, Es muss sein, - Cela est, cela doit-il être ? - L’Amour n’a pas d’âge/Frères humains, La Mémoire et la Mer avec déjà la voix de Lavilliers, Paris canaille, Avec le temps, C’est extra, pour la partie symphonique, avant de revisiter le Léo rock, avec Romain Humeau et son groupe Eiffel, Bernard Lavilliers, Cyril Mokahiesh, Maissiat, Arno, Christian Olivier, Cali, alias Bruno Caliciuri, et Catherine Ringer qui, chacun à tour de rôle, donne voix aux titres les plus célèbres du grand Léo Ferré. Vise un peu, Léo, le plateau de choix pour te redonner voix.

Comme à Ostende: Arno, L'oppression: Romain Humeau, Nous deux: Cyril Mokaeish, La solitude: Tim Dup, C'est extra: Christian Olivier, le chanteur des Têtes Raides, Avec le temps: Maissiat L'affiche rouge: Cali, Pépée: Philippe Katerine, L'amour: Ala.NI, Le piano du pauvre: Catherine Ringer, Thank you Satan: Bernard Lavilliers.

Tu dois, - surtout n'oublie pas, lui dire et lui redire, à ce camarade des camarades, toujours et encore, bien haut et bien fort, bien fort et bien haut... Thank you, Léo

Partager cet article
Repost0
8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 13:38
Amiens. 8 Sept. 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 8 Sept. 2016. © Jean-Louis Crimon

Cher hélléniste de quartier,

 

Pauvre mortel qui tutoie parfois l'éternel, tu croises le géant Atlas au coin de la rue et ça ne t'étonne même plus. Atlas, lassé du poids du monde, qui supporte sans peine le poids d'un petit balcon. Mission dérisoire. Maison étrange qui passe inaperçue. Rue minuscule. Qui plus est... en sens interdit. Tu rêves ou c'est dans la vraie vie ?

Mythologie grecque: le géant Atlas condamné par Zeus à soutenir la voûte céleste sur ses épaules. Atlas, frère de Prométhée et d'Epiméthée, fils du Titant Japet et d'Asia, l'Océanide Clyméné. Le géant Atlas qui participe, avec d'autres Géants, à la lutte contre les dieux. Après leur défaite, Zeus inflige à Atlas une insupportable condamnation: obligation sans fin de soutenir la voûte céleste sur ses épaules.

 

La vie d’Atlas est marquée par sa participation au onzième des douze travaux d’Hercule. Hercule propose à Atlas de prendre sa place pour lui permettre d'aller chercher les pommes d’or du jardin des Hespérides — trois jeunes femmes données par certaines légendes comme les propres filles du géant. Atlas accepte sans hésiter, croyant  trouver enfin l’occasion d’échapper à son châtiment de voûte céleste à porter éternellement. Mais, lorsqu'il revient avec les fruits, Hercule lui demande de reprendre un instant son fardeau, le temps de confectionner un coussin pour ses épaules. À peine le géant a-t-il accepté, tombant dans le piège, qu’Hercule disparaît avec les pommes.

 

Atlas ou pas, ce que tu fais dans la vie d'ici bas, fastoche ou fardeau, c'est pour... des pommes.

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de crimonjournaldubouquiniste
  • : Journal d'un bouquiniste curieux de tout, spécialiste en rien, rêveur éternel et cracheur de mots, à la manière des cracheurs de feu !
  • Contact

Recherche

Liens