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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 00:01
Amiens. Rue de la République. 1er Juillet 2015. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Rue de la République. 1er Juillet 2015. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                          476

Je me souviens que dans cette arrivée d'étape sur la très longue ligne droite de 1700 mètres, c'est l'Allemand Erik Zabel qui avait lancé le sprint.

 

                                                                          477

Je me souviens que les Hortillons qui ont le verbe facile et parfois le verbe haut, ont aussi le proverbe pertinent sinon déroutant, c'est selon. Exemple : " Qui veut bon navet le sème en juillet." ou bien : "Ciel pommelé, fille fardée, ne sont pas de longue durée." Ou encore " Temps qui se fait beau la nuit, dure peu quand le jour luit."

                                                                      

                                                                          478

Je me souviens avoir cherché longtemps, dans le petit cimetière de Renancourt, la tombe de Sebastian Sanz, l'Espagnol avec qui je travaillais comme manutentionnaire à La Ruche Picarde et pour qui j'ai voulu écrire Oublie pas 36. Devant sa tombe, mon manuscrit à la main, je lui ai dit : "Tu ne le sauras peut-être pas, mais c'est pour toi, Sebastian, que j'ai écrit ça, pour toutes les conversations que nous n'avons jamais eues, et aujourd'hui, trente années plus tard, je le regrette encore." Sebastian ne m'a pas répondu, mais au fond de moi, je persiste à penser que ça lui a fait plaisir de m'entendre.

 

                                                                          479

Je me souviens qu'il y a "Amie" dans Amiens. Cette ville est mon amie. Je suis le sien.

 

                                                                          480

Je me souviens d'Amiens

 

 

                                                                                                         

 

 

 

 

                                                                           FIN

 

 

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 00:00
Amiens. Mario Cipollini. Juillet 1999. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Mario Cipollini. Juillet 1999. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                         471

Je me souviens de la voix de Paul Léautaud dans ses entretiens radio avec Robert Mallet, diffusés sur Paris-Inter. Robert Mallet aussi malicieux dans ses questions que le faux cynique de Léautaud dans ses réponses. Mallet souvent envoyé sur les roses par le vieux grigou de Fontenay-aux-Roses.

 

                                                                         472

Je me souviens des coquillettes du Pèr' Lustucru, les pâtes aux œufs frais dont mon père raffolait. Lustucru ? L'eusses-tu cru ?

 

                                                                         473

Je me souviens de Paul Briois, boxeur talentueux des années cinquante, reconverti en chef du rayon fruits et légumes du Saveco de l'Hôtel de Ville, qui disait souvent : "La gloire n'a pas voulu de moi."

 

                                                                         474

Je me souviens de l'affaire des fausses statuettes gallo-romaines d'Amiens et de la façon dont Tahar Ben Redjeb avait, le premier, clairement contesté leur authenticité.

 

                                                                         475

Je me souviens de Mario Cipollini vainqueur au sprint de la cinquième étape du Tour de France 1999. Cipollini, déjà victorieux la veille à Blois, signe sur le Mail Albert 1er d'Amiens  sa deuxième victoire depuis le départ, sa dixième dans le Tour de France, auquel il participe pour la septième fois.

 

 

 

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 00:00
Amiens. Octobre 2015. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Octobre 2015. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                          466

Je me souviens de la route vers Boves et de ch'câtieu brûlé.

 

                                                                          467

Je me souviens d'une photo d'herbe sauvage, bien verte, qui prend son aise entre deux briques, bien rouges, du mur de la maison de mon voisin et de la légende que la chose m'inspire : si on se faisait un joint.

 

                                                                          468

Je me souviens du jour où mon fils a composé sa première chanson, métrique et musique parfaites. Sensation étrange de se dire : il a trouvé. Pas évident de savoir faire une chanson. 

 

                                                                          469

Je me souviens des bourrasques de vent qui m'assaillent au coin des rues, un automne qui n'en peut plus de pluies qui ont trop plu.

 

                                                                          470

Je me souviens de cet air composé un matin d'été très tôt à la fin d'une nuit de travail au Labo Qualité de Philips-Laden, un air lancinant et entraînant, fredonné lèvres fermées, avec Michel Bertin, le plus musicien de nous quatre. En sourdine, les paroles de la chanson de l'usine... " Où est-ce, où est-ce, le temps des O.S." ?

 

 

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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1 novembre 2017 3 01 /11 /novembre /2017 00:00
Amiens. Rue de la République. 1979. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Rue de la République. 1979. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

 

                                                                        461

Je me souviens de Catherine Ribeiro au grand théâtre de la MCA. Début des années soixante-dix. Vraie diva populaire. Terriblement impressionnante sur scène. Si simple et si fragile, dans sa loge, après le spectacle.

 

                                                                        462

Je me souviens des photos de Pékin de Marc Mangin. Une dizaine de voyages dans l'empire du Milieu, entre 1991 et 2006, et plus de 7.000 photos. Une première expo, en 2009, sous le titre En passant par la Chine. Puis un retour aux sources,en 2015, à la Maison de la Culture d'Amiens, pour une présentation de son travail en noir et blanc sous une nouvelle approche : Vagabondages.

 

                                                                        463

Je me souviens du jour où j'ai rendu copie blanche au partiel de philosophie générale. Une simple question pour sujet de réflexion : Qu'est-ce que l'idéalisme ? J'ai répondu : C'est ça ! En laissant neiger quatre heures durant sur ma copie. Beau silence blanc. La semaine suivante, notre Professeur, Florence de Mèredieu, m'a gentiment recadré en me rendant ma copie zéro pointé, et en me disant simplement : " Vous valez mieux que ça".

 

                                                                        464

Je me souviens d'une double ligne de gendarmes mobiles barrant le bas de la rue de la République. Pour empêcher les manifestants d'aller chahuter le Préfet dans sa Préfecture.

 

                                                                        465

Je me souviens d'une confidence de René de Obaldia qui, enfant, habitait chez sa grand-mère, dans un petit village près d'Amiens, et qui devait prendre le train, chaque matin, pour se rendre au collège. Trajet très court, trajet trop court, qui faisait dire au petit René : "Un jour, je prendrai un train qui ne s'arrête jamais".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 00:00
Amiens. 1978. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 1978. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                           456

Je me souviens de la rentrée d'octobre 1969 sur le campus et de la Salle des franchises avec cette citation du Recteur Mallet, juste au-dessus de la porte d'entrée : "Ici, tout peut se dire et se contredire dans le respect de l'autre." La Salle des franchises, haut-lieu des joutes verbales des étudiants de l'après 68.

 

                                                                           457

Je me souviens de Chutt le Hutteux de Paul Vimereu, né dans le Santerre. Roman des roseaux et du marais picard, paru pour la première fois en 1927. Vimereu a manqué le Goncourt d'une voix, avec son premier roman Le Rire du Vilain, publié en 1920.  

 

                                                                           458

Je me souviens de ma première expo photo chez Synapse, Rue Saint-Leu. Une cinquantaine d'agrandissements noir et blanc. Photos jamais tirées, jamais montrées, jamais vues. Négatifs, soigneusement développés et coupés par bandes de six vues, qui dorment, à l'abri de la lumière et de la poussière, pendant trente ou quarante ans. Aujourd'hui, parfaitement intacts. Comme neufs. Comme développés, et séchés, il y a quelques heures à peine. Comme si les images argentiquement supportées et transportées à travers le temps, avaient été prises la veille ou l'avant-veille. Je suis sans aucun doute le seul photographe au monde à avoir passé la majeure partie de sa vie "au stade du négatif ".

 

                                                                           459

Je me souviens que c'est par manque d'argent que je ne développais que les négatifs, dans ma mini salle de bain transformée en Labo Photo. Manquer d'argent, au temps de l'argentique, le comble du photographe.

 

                                                                            460

Je me souviens du jour où, jeune prof de philo, étudiant la notion de Travail avec mes élèves de Terminale C, à commencer par cette origine étymologique commune avec le mot Torture, je décidai, devant leur désinvolture, de les emmener la semaine suivante visiter l'usine Dunlop, sur la Zone Industrielle. Pour qu'ils voient de leur yeux ce que c'est que le travail à la chaîne. Qu'ils comprennent, une fois pour toutes, le sens du mot "aliénation".

 

 

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 00:01
Amiens. 17 février 17. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 17 février 17. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                           451

Je me souviens des Picartophiles et de leur 20e Journée de la Carte Postale. 14 février 1999. Salons du Crédit Agricole, 500 rue Saint-Fuscien. Picards cartophiles, collectionneurs invétérés, fondus vraiment de cartes postales anciennes. De grands rêveurs. De grands passionnés. Qui oublient souvent que le temps passé a mis longtemps avant de devenir le bon vieux temps

 

                                                                           452

Je me souviens de la passion de Fred Thorel pour les nœuds papillons et de sa sainte horreur des cravates. Nœuds pap' par centaines pour l'adjoint à la Culture de Gilles de Robien, dans tous les tissus qui soient, et même un nœud en bois. Freudien. 

 

                                                                           453

Je me souviens de Jeanne Labrune et de Fenêtres. Tourné dans le quartier Saint-Leu.

 

                                                                           454

Je me souviens de Traversée des Jardins, film de Jean-Jacques Dubois et de Raymond Godefroy. L'homme, l'espace et le paysage. Valloires, la Madeleine, à Amiens, Chantilly, Compiègne, Ermenonville. Jardiniers, botanistes, historiens ou simples amoureux des jardins. Des textes de Gérard de Nerval, du Marquis de Girardin et de Jean-Jacques Rousseau, pour ponctuation poétique et philosophique.

 

                                                                            455

Je me souviens de Merci Patron. Merci Ruffin.

 

 

 

 

 

 

 

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29 octobre 2017 7 29 /10 /octobre /2017 09:28
Saint-Ouen. François Ruffin. Manifestation anti Macron. 2 sept. 2017. © Jean-Louis Crimon 

Saint-Ouen. François Ruffin. Manifestation anti Macron. 2 sept. 2017. © Jean-Louis Crimon 

 

 

 

 

                                                                               446

Je me souviens que Jean Catelas a été guillotiné le 24 juin 1941 sur ordre de Vichy. Ses funérailles officielles ne se dérouleront que quatre ans plus tard, le 14 octobre 1945. Plus de 20.000 personnes y participent.

 

                                                                               447

Je me souviens du 11 août 1945, quand Charles de Gaulle, chef du gouvernement provisoire, vient à Amiens. Trois heures d'une visite historique. De midi à quinze heures. Enthousiasme et ferveur chez les Amiénois. Un regret chez les communistes : le général de Gaulle n'a pas eu un mot pour saluer la mémoire du député d'Amiens, Jean Catelas.

 

                                                                               448

Je me souviens que Gilles Deleuze a enseigné la philosophie à Amiens. Une photo de classe prise en 1952 en témoigne. Deleuze est au milieu de ses élèves amiénois.

 

                                                                               449

Je me souviens de : "Je voudrais donner au lecteur le désir et le moyen d'aller passer une journée à Amiens en une sorte de pèlerinage Ruskinien." Marcel Proust, dans sa préface à la traduction de La Bible d'Amiens.

 

                                                                               450

Je me souviens d'un jeune étudiant me demandant de lui laisser cinq minutes juste avant la reprise de mon cours. La raison : présenter à l'ensemble de la Licence de Lettres Média/Com un projet de journal dont il a déjà le titre : Fakir.

 

 

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 00:00
Amiens. Rue des Jacobins. 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Rue des Jacobins. 2016. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

                                                                              441

Je me souviens que le coiffeur du Faubourg de Hem avait les cheveux tout blancs et qu'il se prénommait Clotaire.

 

                                                                              442

Je me souviens d'Amiens Capitale Européenne de la Jeunesse. Amiens for Youth, Amiens 2020.

Amiens ville candidate. Amiens qui prend date.

 

                                                                              443

Je me souviens de Georges Brassens qui chante "à guichets fermés", au Picardy, en mars 1958.

 

                                                                              444

Je me souviens de l'Association des droits du piéton créée au début des années 80.

 

                                                                              445

Je me souviens qu'en février 1951, l'émission de Jean Nohain "Reine d'un jour" se déroule pour la seconde fois en direct du Cirque d'Amiens. Succès considérable. A l'époque, on ne dit pas "énorme succès".

 

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 00:06
Vince Taylor, de son vrai nom Brian Maurice Holden. © DR

Vince Taylor, de son vrai nom Brian Maurice Holden. © DR

 

 

 

 

                                                                          436

Je me souviens de Madeleine Michelis, professeur de Lettres Classiques au Lycée d'État de Jeunes Filles d'Amiens, à la rentrée 1942. Elle y anime un atelier de théâtre pour les élèves. Elle héberge alors une jeune juive, Claude Bloch - dont le père, l'architecte Jean-André Bloch, a été déporté - avant de réussir à lui faire passer la ligne de démarcation pour l'envoyer chez des amis cultivateurs dans le Gers, les Orlhac.

  

                                                                           437

Je me souviens de Vince Taylor en concert au Cirque un soir où les lacrymos pleuvent place Longueville. Tout ça pour moi, s'étonne le plus français des rockers britanniques, auteur du génial Brand New Cadillac.

 

                                                                           438

Je me souviens de cette petite grand-mère de la ligne de bus n° 2, celle qui dessert l'ancien village de Montières et de ses mots picards pour exprimer son contentement d'être "allée en ville" et de rentrer chez elle : chés geins, y sont' fin conteints ed' preind' ch'bus, pis mi eussi  !

 

                                                                           439

Je me souviens du Bulletin mensuel d'information du P.S.U. de Mai 1975 - je venais d'adhérer- et de Pierre Lepetit, Directeur de publication. Sept pages ronéotées, et cette info en forme d'impératif catégorique : La formation étant à la base de tout militantisme, six stages sont proposés durant cet été aux sympathisants, aux adhérents et militants du parti. Parmi les six propositions, deux avaient retenu toute mon attention de jeune militant : le socialisme autogestionnaire et l'acquisition de la théorie et de la pratique de l'affiche. Quarante et quelques années plus tard, je m'inscrirais volontiers à nouveau pour les deux formations.

 

                                                                           440

Je me souviens de l'Exposition Alain Mongrenier à l'Hôtel des Feuillants.

 

 

 

 

 

                                                                           

                                                          

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 00:13
Le Courrier Picard. Rédaction d'Amiens. Août 1979. © Gérard Crignier

Le Courrier Picard. Rédaction d'Amiens. Août 1979. © Gérard Crignier

 

 

 

 

                                                                       431
Je me souviens de mon arrivée au Courrier Picard. Eté 1979. Rédaction d'Amiens. Deux mois à l'essai. Le rédacteur-en-chef, Georges-Louis Collet, me met d'emblée le contrat entre les mains. Le mot challenge n'est pas encore entré dans les habitudes langagières. Un papier par jour. On vous garde si vous êtes bon. Suis resté trois ans.
 
 
                                                                       432
Je me souviens de l'entrée en matière qui avait précédé mon entrée dans la Rédaction du Quotidien d'Amiens. Est-ce que vous savez écrire ?, m'avait lancé Georges-Louis. - Oui, comme un prof de philo, avais-je maladroitement répondu. Pas vraiment comme un journaliste. Mais je ne demande qu'à apprendre. Deux mois, deux mois, pour me montrer ce dont vous êtes capable, fut son seul commentaire. Avant de se replonger dans l'écriture de son Edito. Deux derniers mots par la porte entrebâillée : au boulot !
 
                                                                         433

Je me souviens de Léon Lamotte, l'enfant qui veut être menuisier, comme son grand père. Mais en chemin, il oublie le CAP de menuiserie et choisit l’École des Beaux Arts d’Amiens. A 25 ans, Il décide de s'installer à Montières, dans la maison de son grand-père, pour y commencer sa carrière. Une vie d'artiste influencée par les expositions internationales de Paris de 1932 et 1937. Avec un intérêt certain pour l’art africain.

 

                                                                         434

Je me souviens que Léon Lamotte travaillait aussi bien la pierre, le bronze, le bois, le grès ou le marbre. Qu'il aimait également peindre. Des toiles volontairement non achevées. Dans le souci, précisait-il au visiteur, de laisser à la pensée de chacun la liberté de s’exprimer.

 

                                                                         435

Je me souviens que certaines sculptures de Léon Lamotte sont visibles en différents endroits de la ville. On peut admirer le bas-relief La Joie de vivre, place Saint-Jacques, et Saint Antoine, rue de Noyon. Sans oublier Gloire au travail, square Montplaisir.

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon / Le Castor Astral. 2017.

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