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17 juin 2018 7 17 /06 /juin /2018 23:18
Amiens. Soir de pluie. Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Soir de pluie. Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

 

Parapluie qui ploie, sous le poids de la pluie, ou du vent qui se mêle à la partie. Parapluie rouge pour faire fuir tout ce qui bouge. Pour mettre en déroute tout ce gris chagrin qui chagrine en terrasse, quand le rosé dans les verres prend la place du café dans les tasses...

 

© Jean-Louis Crimon 

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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 13:34
Ex-Patron de Carrefour à un... tournant. © Eric Piermont/AFP.

Ex-Patron de Carrefour à un... tournant. © Eric Piermont/AFP.

 

 

Mais qui a dit : " Ça coûte un pognon de dingue" ? et à propos de quoi ? ou à propos de qui ? Déjà oublié. L'actu tourne vite la page. Une info chasse l'autre. Le chapitre est clos. Du moins, on le croit.

 

Nouvel épisode du "pognon de dingue" avec Georges Plassat, ex-PDG de Carrefour, qui se trouve face à... un tournant. Tournant de sa carrière. Tournant de sa vie. L'homme a la particularité de partir à la retraite sur une performance négative : fermeture de 243 magasins et suppression de plusieurs milliers d'emplois. Malgré tout, il doit percevoir près de 4 millions d'euros. Cette somme est une indemnité de départ "sous forme d'un engagement de non-concurrence". Il s'agit, en théorie, de protèger l'entreprise quittée, en empêchant que le PDG partant ne devienne rapidement dirigeant d'un groupe concurrent. Clause très improbable, dans le cas présent, compte-tenu de l'âge du capitaine sortant, 68 ans. Le ministre de l'Economie, Bruno Lemaire, a qualifié de "choquante" cette rémunération qui, en apparence, récompense ce qui peut s'appeler un échec. Bruno Lemaire a d'ailleurs demandé au patronat de prendre des "mesures fortes". Le Medef et l'Alep, Association française des entreprises privées, ont fait savoir qu'ils publieraient bientôt une "version renforcée du code de gouvernement d'entreprise" afin d'éviter les écarts constatés récemment.

Qu'en termes élégants, ces choses-là sont dites.

 

La morale est (presque) sauve. L'ex-PDG de Carrefour a finalement renoncé à son indemnité de départ. C'est Carrefour qui communique très officiellement : "Georges Plassat a renoncé à l'application de la clause de non concurrence qui lui avait été octroyée et donc au versement de l'indemnité de départ correspondante, soit 3 millions 900 mille euros". 

L'ex-PDG a fait savoir avoir pris cette décision «en raison de l'incompréhension qui entoure les conditions financières de son départ».  

Les actionnaires de Carrefour avaient voté à 68 %, vendredi dernier, l'octroi à Georges Plassat d'une rémunération de 13 millions d'euros pour 2017. 

 

 

Mais qui a dit : " Ça coûte un pognon de dingue ! " et à propos de quoi ? ou à propos de qui ? 

 

 

© Jean-Louis Crimon 

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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 09:53
Amiens. Rue de la République. 15 Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Rue de la République. 15 Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

 

J'adore quand le réalisme de l'image déborde du cadre. Quand le réel l'emporte sur l'affiche. Le Courrier Picard fait ses cartons. L'affiche l'exprime en signant la chose d'un faux mastic ou d'une savante coquille. Beaux Locaux  devient Beaucaux. Fautif, bien sûr, le pluriel de bocal au point que le poisson rouge rêve qu'il en sort. Mais le poisson rouge n'est pas un hareng, même si, aussi, le hareng… Le poisson rouge rêve de prendre l'air. Dans un bocal imaginaire. La métaphore du graphiste tombe à l'eau.

 

Le "bocal", en radio, c'est aussi le lieu où arrivent tous les sons et tous les reportages avant d'être redispatchés sur les présentateurs des différentes éditions. La rédaction du Courrier Picard, désormais dans un bocal, près d'une Soucoupe volante ( l'Esiee ), pas sûr que ça leur sied à mes ex confrères, en tout cas, moi, ça me scie !

 

Ne nous reste qu'à souhaiter que notre journal, notre Quotidien, dans ses nouveaux locaux, fasse de chaque édition un... carton. A condition que ses rédacteurs, loin du centre ville, loin des regards, ne se sentent pas déjà en vacances. Qu'ils ne se contentent pas de… taper le carton. 

 

 

© Jean-Louis Crimon 

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14 juin 2018 4 14 /06 /juin /2018 23:48
Fluminimaggiore. Volets clos de la rue près de l'Eglise. Sardaigne. Avril 2017. © Jean-Louis Crimon

Fluminimaggiore. Volets clos de la rue près de l'Eglise. Sardaigne. Avril 2017. © Jean-Louis Crimon

 

Il m'arrive souvent de penser, le soir, quand je ferme les volets, à mon grand-père maternel, né en Sardaigne, à Fluminimaggiore, le 8 mars 1896, mort à Nancy le 11 septembre 1936. Francesco Zanda, mineur Sarde mort à 40 ans. Sans famille connue en France, a simplement mentionné le rédacteur de l'acte de décès. Ce qui explique, grand-père inconnu, que tu n'aies pas de tombe en France, pas de tombe en Sardaigne. Fosse commune a dû être ta dernière demeure. Carrément "carré des indigents". 

 

Je dois donc, moi, ton petit-fils, te construire le plus beau des tombeaux, un tombeau de mots. A quoi servirait d'écrire si ce n'était pour ressusciter les morts et les rendre à tout jamais plus vivants que de leur vivant ? Pour qu'ils n'aient pas vécu pour rien. Un roman choral, un roman écrit à plusieurs voix, un roman à plusieurs narrateurs. Un roman polyphonique. Roman à plusieurs voix pour mettre en scène le dénouement de l'intrigue. L'intrigue de toute une vie.

 

Sur ton acte de naissance, est précisé que tu es né dans la maison près de l'église. Habiter aujourd'hui, à Fluminimaggiore, la rue près de l'église, ça n'a forcément rien à voir avec ce que ça devait être à la toute fin des années 1800. Plusieurs rues se croisent aujourd'hui à hauteur de l'église. Difficile de dire avec certitude quelle était la rue où tu es né. Il faudrait reprendre un plan de la commune en 1896, pour localiser la maison des Zanda. 

 

A 7 ou 8 ans déjà, je me demandais si les noms des gens avaient un sens, si les patronymes que portent les humains ont tous une signification. Forcément, aujourd'hui, ma question est : quelle est la signification du nom Zanda ?

 

D'origine grecque, le nom Zanda signifie… "Le défenseur de l'homme". Un sens qui me plait bien. Francesco Zanda, désormais, c'est moi ton avocat. 

 

 

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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 11:42
Amiens. Macron chez Martelle. 25 Nov. 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Macron chez Martelle. 25 Nov. 2016. © Jean-Louis Crimon

 

" Ça coûte un pognon de dingue !"

 

Quoi donc ? Qu'est-ce qui coûte un pognon de dingue ? Les stock options. Les parachutes dorés ? Les retraites chapeau ? Le salaire de Carlos Ghosn ? Le salaire de Guillaume Pepy ? Les salaires des grands patrons ? Les dividendes des actionnaires ? La gratuité permanente des billets de train des 577 députés et des 348 sénateurs ? Non ! Ce qui coûte un "pognon de dingue", ce sont les "aides sociales" !

" Les aides sociales, ça coûte un pognon de dingue"

 

Car vous n'y avez peut-être jamais pensé ! Ce qui "coûte un pognon fou", c'est… les pauvres ! Toutes ces aides qu'on leur donne ! et en plus, les minables, les médiocres, avec tout ce qu'on leur donne, ils s'obstinent à rester pauvres ! Si c'est pas la honte… La honte de la République !

 "Les gens pauvres restent pauvres, ceux qui tombent pauvres restent pauvres. On doit avoir un truc qui permet aux gens de s’en sortir…" qu'il dit le Président !

 "On met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif. Toute notre politique sociale, c’est qu’on doit mieux prévenir - ça nous coûtera moins, ensemble - et mieux responsabiliser tous les acteurs", qu'il dit le Président !

"Il faut prévenir la pauvreté et responsabiliser les gens pour qu’ils sortent de la pauvreté", qu'il ajoute le Président !

 

- Ben voyons, Manu, tu découvres la vie ! Tu t'étonnes ou tu déconnes ? Les gens sont toujours pauvres ? T'as qu'à augmenter les salaires, les retraites et les minimas sociaux, le RSA, les APL et prendre "le pognon" là où il est, chez… les riches ! C'est bien connu, on ne prête qu'aux riches et, tout ça, c'est la faute aux salauds de pauvres ! 

Faut inverser la maxime ! Faut que les riches prêtent aux pauvres ! Faut que les riches donnent aux pauvres ! De leur plein gré ou contraints et forcés. 

 

Tout comme pour moi, qui suis un "riche retraité" ! un "privilégié" ! auquel tu as allégrement piqué plus de 700 euros cette année, soit disant pour financer la "solidarité avec les jeunes actifs" ! T'as plus qu'à développer l'idée, Manu ! A l'appliquer proportionnellement à tous les plus riches que moi ! Oui, ça fait un paquet de monde et ça va te faire un max de tunes ! De quoi faire que les pauvres soient un peu moins pauvres ! De quoi financer les "aides sociales" ! 

 

" Les aides sociales, ça coûte un pognon de dingue"  ?

 

Fais gaffe, Manu, "pognon de dingue", ça rime avec... "Président frappadingue" !

 

 

© Jean-Louis Crimon 

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12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 09:17
Amiens. Soir de pluie. Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Soir de pluie. Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

 

Parapluie. De l'esthétique du parapluie. Forme et couleur. Pour se fondre dans le soir qui tombe. Pour se glisser dans la nuit blême qui vient. Depuis toujours, j'ai un faible pour les parapluies. Une tendresse particulière. Les larmes du ciel n'y sont pour rien.

 

Définition : Un parapluie est un dispositif portable et pliable, permettant de se protéger de la pluie, mais pouvant aussi permettre de se protéger du soleil. Parasols et ombrelles sont fabriqués sur le même principe. Sans être forcément étanches. Normal : ils ne protègent que du soleil.

 

Le soleil ne pleut pas, lui. 

Lui, le soleil, luit. 

 

 

© Jean-Louis Crimon 

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11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 16:35
Amiens. Pierre l'Ermite prêchant la croisade. Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Pierre l'Ermite prêchant la croisade. Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

 

Etrange photo prise du mini bus qui slalome allégrement dans toute la ville pour rejoindre la gare. En plein dans le mille, pour le prêcheur de l'an mil, qui avait répondu à l'appel d'un Pape qui s'appelait - je n'invente rien - Urbain.  An 1096 précisément pour l'une des dernières croisades "populaires" de ce Pierre l'Ermite, à une époque où les Chrétiens n'y allaient pas par quatre chemins pour aller " libérer " le tombeau du Christ. 

Croyant ou pas, agnostique, athée, mécréant, ou simple sceptique, le chauffeur de bus du siècle 21 s'embarque chaque matin pour sa déambulation urbaine, croisade d'une autre nature, mains jointes sur le volant, buste bien droit maintenu par la sacro sainte ceinture, et en latin ou pas, -fluctuat nec mergitur -, balloté par les flots automobiles, le chauffeur ne sombre pas. Face à l'océan de bitume et aux dantesques travaux, il reste calme et serein : urbain est son turbin. 

Patience admirable, flegme incroyable.

 

A un point tel que je suis allé le saluer, le chauffeur, et lui dire merci à la fin de ce périple digne des plus redoutables gymkhanas, en lui glissant gentiment à l'oreille : "Pour la gare, chauffeur, je connais un chemin plus court et plus direct !"

Ce qui l'a fait sourire, le chauffeur, et même éclater d'un bon rire sonore. Je l'entends encore. 

 

© Jean-Louis Crimon 

 

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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 22:37
Amiens. Cloître Dewailly. 9 Juin 2018. © Jean-Louis Crimon.

Amiens. Cloître Dewailly. 9 Juin 2018. © Jean-Louis Crimon.

 

Ce n'est jamais le nombre qui fait la qualité. Dans la cour du Cloître Dewailly, en ce début d'après-midi, sont peu nombreux à écouter Amin leur proposer d'écrire à partir d'une dizaine de mots choisis ensemble. Des enfants, des ados et quelques rares adultes. Timides au début, les voix se lancent et lancent les mots. Mon ange, amour, devoir, rivage… prennent place sur la page. Aventure, salon, chemin… les suivent en un tour de main. Voyage, beauté, liberté… ponctuent la collecte. Avec les mots recueillis par Amin, il s'agit d'écrire un texte rimé, un poème en rimes. Pas évident. Pas facile. Cinq minutes chrono. Tout le monde accepte la proposition. Moi aussi. J'adore les défis.

 

" Mon ange, mon amour, je vais devoir

Te dire le plus beau de l'histoire

Quittons le rivage du Salon

Mettons-nous en chemin pour de bon

En route vers l'aventure

En sautant les clôtures des pâtures

De l'autre côté du rivage

Pour le plus beau des voyages

Conjuguer ton indicible beauté

Avec ce trop beau mot de… Liberté…"

 

 

Bien sûr, mon poème ne restera pas dans les annales. Il n'ira pas côtoyer les plus grands dans je ne sais quelle anthologie, mais il a reçu les applauds de celles et de ceux qui l'ont écouté quand je l'ai dit au micro. Ce qui suffit à mon bonheur. Les mots, c'est fait pour être partagés. 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon 

 

 

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9 juin 2018 6 09 /06 /juin /2018 14:44
Amiens. Cloître Dewailly. 8 Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Cloître Dewailly. 8 Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

 

 

Je ne sais pas si Bruno Putzulu se souviendra d'Amiens. Lui, le parrain de ce Salon du Livre de l'An 18, semblait parfois un peu désemparé. Pas pour lui, mais pour nous. A la table des dédicaces, nous étions voisins. Deux frères ou deux cousins. Père Sarde pour lui et grand-père Sarde pour moi. Très peu de monde, trop peu de monde, le vendredi. Pareil pour le samedi. Absence remarquée des élus, les zélés élus, pas vus durant ces deux jours. Deux jours où il n'a pas plu. C'est peut-être le Salon qui ne leur a pas plu.

- Pas normal, pestait dans sa nuit éternelle Stanislas Szumny : "Tu sais, j'vois clair ! " 

 

Dans l'article du journal de ce samedi matin, que Stan se fait lire par sa femme, il y a dès la quatrième ligne l'expression "déficients visuels" et dans le dernier paragraphe, cette moitié de phrase qui souligne l'existence de "romans adaptés pour les dyslexiques".

- Y'en a marre de se faire enfermer dans l'étiquette "handicapés", s'énerve Stan, ajoutant : "C'est le Salon du Livre d'Amiens, le seul ". Qu'il soit créé par des aveugles et des malvoyants, ça en dit long sur la clairvoyance de ceux qui nous dirigent, mais c'est un Salon du Livre pour tous, pour tout le monde, voyants ou non voyants. C'est ça l'idée à faire passer.

 

Comment ne pas être d'accord avec lui, le Stan ! Comment ne pas épouser sa cause et se dire que si, au plan local, comme ils disent, nos chers élus qui d'ailleurs nous oublient bien vite, une fois élus, eh bien, si au plan local, on ne nous "reçoit pas", et on ne nous "soutient pas", qu'ils sachent que nous savons écrire, et que nous allons écrire à Dame Macron, une Amiénoise, au Président Macron, un Amiénois, et à Françoise Nyssen, Ministre de la Culture, pour leur dire comment, à Amiens, nous sommes si bien… maltraités. 

Bien sûr, au Salon du Livre d'Amiens de ce week-end, il y avait aussi des photographies transposées en relief, pour lire l'image du bout des doigts, ou pour caresser la photo de la main, il avait bien sûr des ordis, des claviers, des plages tactiles braille, et des systèmes très élaborés de synthèse vocale. Mais, en somme, pour le Comité VH Somme, rien que du banal et du normal, le plus important, c'est l'idée d'un Salon du Livre pour tous, voyants et non voyants. 

 

Ce matin, du côté du Comité Valentin Haüy de la Somme, même si on vit dans le noir, pas question de se résigner à dire : "on n'a qu'nos yeux pour pleurer ! " Stan, Stanislas Szumny, n'est pas homme à renoncer. L'an prochain, Stan a déjà dit qu'il serait là et que de son Salon du Livre, on fêterait tous la... troisième édition. 

Avec des invités et des visiteurs prestigieux. Rien que pour faire des envieux. 

 

 

© Jean-Louis Crimon 

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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 13:08
Amiens. Espace Dewailly. 8 Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Espace Dewailly. 8 Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

 

C'est l'histoire d'un Salon du Livre pas tout à fait comme les autres, mais qui voudrait qu'on le considère, qu'on l'apprivoise, et qu'on l'apprécie, comme les autres. Au départ, il y a Stan, Stanislas Szumny, du Comité Valentin Haüy de la Somme, il y a Catherine Gacquer, dite Katou, il y a Lionel, Lionel Sannier, maître queux, roi des fourneaux, il y a Marie, étudiante en psycho,  il y a Bruno, Bruno Dupuis, avec qui en octobre 92, j'ai découvert la Roumanie de l'après Ceausescu. Des amis, de vieux amis, des amis de longue date, et de tout nouveaux amis aussi.   

Il y a trois ans déjà, un premier Salon du Livre Valentin Haüy nous avait réunis. Pas évident de créer un Salon du Livre dans cette ville pourtant très littéraire. Jules Verne, forcément, mais pas seulement. Laclos et ses Liaisons dangereuses, L'Abbé Prévost et sa Manon Lescaut. Dorgelès, prénom Roland, né Lecavelé. Mais aussi, Pierre Garnier, Jacques Darras, Romain Villet, Isabelle Marsay, Jacques Béal, Philippe Lacoche… J'en passe et des meilleurs, et des bons, et de moins bons, mais je n'oublie personne.

 

Très peu de monde, trop peu de monde, pour ce vendredi 8 juin, première journée du Salon. Absence remarquée des élus, - n'est-ce pas mon voisin et parrain Putzulu -, les zélés élus, pas vus, pas venus, durant ces deux jours. Pourtant la Mairie est à deux pas. Le Cloître Dewailly leur tendait les bras. Seule, Barbara Pompili, députée En Marche, est venue nous saluer, nous parler, et partager le traditionnel verre de l'amitié, baptisé en la circonstance, par Stanislas, "Apéritif littéraire". Dolores Estéban, douce insoumise, représentait, elle, un autre député, François Ruffin, qui m'a dit, au téléphone de Dolores, être de coeur avec nous.

 

"De bouche à oreilles" n'a pas laissé sans voix, même si les soutiens officiels sont trop rares et si  - j'insiste - du côté des zélés élus locaux, on a semble-t-il tenu à se montrer - allez savoir pourquoi ! - plutôt très discret. Une discrétion aussi incompréhensible qu'inacceptable. Ce matin, qu'on leur dise, du côté de la VH, ça… braille !

 

 

© Jean-Louis Crimon 

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