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30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 09:47
Amiens. Saint-Leu. Juin 2017. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Saint-Leu. Juin 2017. © Jean-Louis Crimon

 

 

Cette photo a tout juste un an. Quand je la prends, je me demande si le petit homme aux faux airs de Tintin aquatique ne va pas succomber à l'emprise des herbes dévorantes. Variété non répertoriée d'algues folles d'art contemporain. 

Un an plus tard, j'apprends que ce sont deux rugbymen avinés qui l'ont ruiné. Pari stupide d'un faux intrépide. Plaquage inutile. Exploit futile.

 

"L'homme sur sa bouée" faisait partie d'un triptyque de statues réalisées en 1993 dans un même tronc d'arbre par Stephan Balkenhol, un sculpteur allemand. L'homme sur sa bouée pointait du regard deux autres personnages de bois, un homme à la chemise rouge et une femme à la robe verte, tous deux accrochés aux façades des maisons d'en face.

 

© Jean-Louis Crimon  

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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 14:17
Amiens. La Tour Perret encagée. Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

Amiens. La Tour Perret encagée. Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

 

Verrière aux allures de verrue. Absurdité prétentieuse et confuse. Inopportune bonne fortune. Inutile exercice de style. Parapluie de verre et d'acier, qui ne protège même pas parfaitement de la pluie. Faux sous-bois urbain que Claude Vasconi, l'architecte, avait voulu " frondaison artificielle supportée par une forêt d'étais disséminés".

Châtiment cruel qui condamne à une ombre éternelle les propriétaires des appartements des immeubles de cette place Alphonse-Fiquet. Désormais bien mal infitché

 

Dix ans plus tard, elle est de plus en plus sinistre cette place de la gare. Non sens définitif.  La couleur verte du vitrage de la toiture n'apporte pas l'ambiance forestière annoncée et le parvis central ne fait pas franchement figure de clairière. Des jets d'eau désespérés lancent  parfois leurs flèches liquides. Sans qu'on sache vraiment pourquoi.  

 

Le temps ne fait rien à l'affaire. L'oeuvre de Claude Vasconi - en dépit de la belle animation de quelques joyeuses terrasses alentour - semble de plus en plus... désoeuvrée.

 

 

© Jean-Louis Crimon  

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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 12:15
Amiens. Place Alphonse-Fiquet. Début des années 1970. © DR

Amiens. Place Alphonse-Fiquet. Début des années 1970. © DR

 

C'était mieux avant ! L'expression m'a toujours agacé. Pourtant, aujourd'hui, je ne suis pas loin de la reprendre à mon compte. Le grand chambardement qui met ma ville sans dessus dessous, et sans jamais me demander mon avis, me laisse complètement désemparé. Elle était belle et limpide la Place de la Gare, au début des années soixante-dix, quand je prenais le bus pour me rendre au campus...

 

 

© Jean-Louis Crimon 

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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 23:10
Amiens. Marie-sans-Chemise. Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Marie-sans-Chemise. Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

 

Romance sans paroles.

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26 juin 2018 2 26 /06 /juin /2018 23:30
Amiens. Nov. 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Nov. 2016. © Jean-Louis Crimon

 

Sans paroles.

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 23:35
Amiens. Rue Delpech. Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Rue Delpech. Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

 

No comment. Sauf si ça vous... branche !

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24 juin 2018 7 24 /06 /juin /2018 21:11
Contay. Ma maison d'enfance. Sept. 2016. © Jean-Louis Crimon

Contay. Ma maison d'enfance. Sept. 2016. © Jean-Louis Crimon

 

 

 

Tu as 7 ans et tu l'aimes ta maison. Tendrement. Comme une personne. Tu la trouves belle. Sa forme. Son apparence. Sa structure. Ses fenêtres. Sa petite porte d'entrée. Légèrement décentrée. Tu la trouves belle, ta maison. Pourtant, il n'y a pas l'eau courante. Seulement une pompe dans la cour. Des murs en torchis et un grenier en terre battue. Un couloir étroit. La quitter, quitter le village, quitter la vallée de l'Hallue pour une autre vallée, la vallée de l'Ancre, fut un véritable arrachement. Mais tu n'as rien montré. Rien montré à ton père, rien montré à ta mère, rien montré à ta sœur et rien montré à ton petit frère. Tu t'es seulement juré, l'année de tes 14 ans, l'année du déménagement, qu'un jour, tu écrirais. Tu écrirais pour que ta maison soit éternellement la vôtre. Qu'elle soit éternelle. De cette belle éternité éphémère des romans.

 

Souvent, simplement en fermant les yeux, tu la revois. Tu la redessines. Précisément. Tu es à nouveau devant chez toi, mais ce n'est plus chez toi. La maison n'est plus ta maison. Tu te retrouves face à tes 7 ans, mais plus de 60 ans de temps humain se sont écoulés. Parfois, au cours d'un trajet en voiture avec des amis, tu demandes à t'arrêter dans ton village. Pour dire bonjour aux gens que tu as connus et tu t'étonnes à peine d'être dans la peau d'un vieux monsieur à qui l'on dit "vous". Tu n'oses pas dire pourquoi, dans ton coeur, tu habites toujours cette maison. Ses nouveaux habitants ne comprendraient pas. Te trouveraient bizarre. Elle n'est plus ta maison. Tu dois te faire une raison. Elle ne sera jamais plus ta maison.

 

Vraiment étrange, à chaque fois, en partant, en tournant le regard, en tournant les talons, tu as la curieuse sensation que la maison, ta maison, te regarde t'éloigner. Qu'elle te chuchote quelque chose comme... alors, tu m'abandonnes encore.

 

 

 

© Jean-Louis Crimon 

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 23:50
Amiens. Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

 

Il a surgi comme ça. De je ne sais où. Peut-être du Cloître des Soeurs grises, pas si loin. Apparition soudaine. Silhouette insolite. Profil inattendu. D'un pas déterminé. Surplis blanc au bras gauche. Traversée païenne. Religieux en souliers de semaine. Sa prière, sans aucun doute, est quotidienne.

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22 juin 2018 5 22 /06 /juin /2018 23:54
Amiens. Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Juin 2018. © Jean-Louis Crimon

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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 11:07
Paris. 41, Quai de la Tournelle. Avril 2011. © Jean-Louis Crimon

Paris. 41, Quai de la Tournelle. Avril 2011. © Jean-Louis Crimon

 

 
Je te dirai Verlaine en verlan,
On se baladera, déambulant,
Bras dessus, bras dessous,
Ou bras ballants,
Le long des quais des bouquinistes,
A se rêver la vie d'artiste...

On traînera tant que le jour traîne,
Nos foutus rêves à la traîne,
D'une vie neuve qu'on étrenne,
Mon éternelle rengaine,
Pour la Marie dondaine
Et ton incroyable dégaine...
 
 

© Jean-Louis Crimon 

(La Chanson amère)

 
 

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