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6 février 2019 3 06 /02 /février /2019 19:45
Amiens. 31 Janvier 2019. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 31 Janvier 2019. © Jean-Louis Crimon

 

 

© Jean-Louis Crimon

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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 19:42
Amiens. 31 Janvier 2019. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 31 Janvier 2019. © Jean-Louis Crimon

 

La neige déjà s'efface. Jamais ne reste très longtemps. L'hiver très vite cède la place. Trop vite.  

 

© Jean-Louis Crimon

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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 19:34
Amiens. Le jardin sous la neige. 30 Janvier 2019. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Le jardin sous la neige. 30 Janvier 2019. © Jean-Louis Crimon

 

 

© Jean-Louis Crimon

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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 19:30
Amiens. Première neige. 22 Janvier 2019. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Première neige. 22 Janvier 2019. © Jean-Louis Crimon

Flocons du matin, très timides au jardin. 

 

© Jean-Louis Crimon

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2 février 2019 6 02 /02 /février /2019 19:24
Amiens. 29 Janvier 2019. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 29 Janvier 2019. © Jean-Louis Crimon

La nuit, la neige.

 

 

© Jean-Louis Crimon

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1 février 2019 5 01 /02 /février /2019 19:23
Amiens. 30 Janvier 2019. VHNS. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 30 Janvier 2019. VHNS. © Jean-Louis Crimon

 

VHNS sur piste BHNS. Vélo à Haut Niveau de Service sur piste Bus à Haut Niveau de Service. Cherchez l'erreur, mais c'est tellement roulant. 

 

 

© Jean-Louis Crimon

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 21:35
Amiens. Lettre du Petit séminaire du 12 Janvier 1961. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Lettre du Petit séminaire du 12 Janvier 1961. © Jean-Louis Crimon

Ma découverte des Hortillonnages en Janvier 1961 : "Nous revenons de promenade, nous avons été à la Caisse d'Epargne à Saint-Pierre et à Camon, en revenant, nous avons vu les Hortillonnages, l'eau est gelée." 

 

© Jean-Louis Crimon

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15 janvier 2019 2 15 /01 /janvier /2019 07:57
Prix Edouard David. Maison de la Culture d'Amiens. Le Courrier Picard. Nov. 1976.
Prix Edouard David. Maison de la Culture d'Amiens. Le Courrier Picard. Nov. 1976.

Prix Edouard David. Maison de la Culture d'Amiens. Le Courrier Picard. Nov. 1976.

 

Avant de mettre un point provisoirement provisoire à cette Balade poétique et littéraire commencée le 1er Janvier dernier, je voudrai vous faire part d'une idée qui m'est venue en travaillant sur ce sujet. Une simple idée. Une idée simple. Je la formule ici sous la forme d'une simple question :

 

Pourquoi ne pas créer un Prix littéraire que l'on pourrait appeler Le Prix des Hortillonnages ou le Prix des Hortillons

 

Ce Prix littéraire récompenserait, chaque année, en mai ou en juin, une oeuvre qui aurait pour cadre le domaine des Hortillonnages et pour pistes d'écriture le travail des Hortillons. Ce prix pourrait se décliner en trois catégories, poésie, nouvelle et roman. Un prix qui, bien sûr, pourrait se mettre en place avec le soutien et la participation de l'Education Nationale et des professeurs de français et d'arts plastiques. Pour les illustrations. 

 

Avant de refermer cette série sur les Hortillonnages dans la littérature, je veux vous offrir ce poème en picard écrit au début des années 70 et mis en musique par Marc Monsigny. Poème pour lequel j'avais reçu - mais oui - le Prix Edouard David. Preuve que tout se tient. Que la boucle est bouclée. Que Tchot Doère n'est pas oublié.                                                                                            

                                                                                                                       © Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

Min Poéyis

 

 

Avu d'el pleuve qu'all' n'in finit point ed'tcherre,

Et pis eine vielle ramonchlée à ch'coin d'sin fu

Qui conte pis qui raconte s'n'histoère,

Avu des mots qu'o n'coprind mi pus...

 

Avu s'plaine qui s'in vo moérir à l'mer

Et pis l'mer qui fouait l'anmour avu l'terre

Avu chés dunes qui coéff'tent leu cavelure,

Avu chés vints pis d'el froédure...

 

              Pis minme qu'ej' s'ro tout seu à l'canter,

              Pis qu'y n'érot pu granmint pour m'acouter,

              J'el cantro, j'el cantro quind minme,

              J'el cantro, j'el cantro mi-minme.

 

Avu s'n'hiver parfoés si doux qu'il o d'z'airs d'été,

Pis s'n'été qui peut braire comme in automne,

Avu chés vints qu'à s'mode, y nous assaisonne,

Pis chés canchons qu'o n'ose mis pus t'canter...

 

Avu chés honmes, avu chés femmes,

Qu'o dit quéqu' foés un mollé frouéd,

Mais qu'ont quéqu' kose dins ch'fond d'leur âme,

Quind o prind ch'timps de z'acouter...

 

              Pis minme qu'ej' s'ro tout seu à l'canter,

              Pis qu'y n'érot pu granmint pour m'acouter,

              J'el cantro, j'el cantro quind minme,

              J'el cantro, j'el cantro mi-minme.

 

 

© Jean-Louis Crimon

 

 

 

 

Mon Pays (Version Française)

 

 

Avec de la pluie qui n'en finit pas de tomber,

Et puis une vieille recroquevillée au coin de son feu,

Qui conte et qui raconte son histoire,

Avec des mots qu'on ne comprend même plus...

 

Avec sa plaine qui s'en va mourir à la mer,

Et puis la mer qui fait l'amour avec la terre,

Avec ses dunes qui coiffent leur chevelure,

Avec du vent et puis de la froidure...

 

                    Puis même que je serais tout seul à le chanter;

                   Qu'il n'y en aurait plus beaucoup pour m'écouter,

                   Je le chanterai, je le chanterai quand même,

                   Je le chanterai, je le chanterai moi-même... 

 

 

Avec son hiver parfois si doux qu'il a des airs d'été,

Puis son été qui peut pleurer comme un automne,

Avec ses vents qu'à sa façon il nous assaisonne,

Puis ces chansons qu'on n'ose même plus lui chanter...

 

Avec ces hommes, avec ces femmes,

Qu'on dit parfois un petit peu froids,

Mais qui ont quelque chose au fond de leur âme,

Quand on prend le temps de les écouter...

 

                     

                   Puis même que je serais tout seul à le chanter;

                   Qu'il n'y en aurait plus beaucoup pour m'écouter,

                   Je le chanterai, je le chanterai quand même,

                   Je le chanterai, je le chanterai moi-même... 

 

 

 

 

© Jean-Louis Crimon

 

 

Min Poéyis. Jean-Louis Crimon. © Le Courrier Picard. Nov. 1976. 

 

 

 

 

                                                          FIN

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 09:07
Le Petit Journal Illustré. Hebdomadaire. N° 2108. 17 Mai 1931. © A. Fauchère.
Le Petit Journal Illustré. Hebdomadaire. N° 2108. 17 Mai 1931. © A. Fauchère.

Le Petit Journal Illustré. Hebdomadaire. N° 2108. 17 Mai 1931. © A. Fauchère.

Mai 1931. 17 Mai 1931. Bel article à nouveau. Une page entière du Petit Journal Illustré consacrée aux Hortillonnages. Quatre photos prises par l'auteur de l'article, A. Fauchère. Angles et cadrages très différents des habituelles cartes postales. En prime : des légendes informatives. Des légendes qui apportent une information complémentaire. Un regret, un seul, toujours cette habitude de ne pas écrire les prénoms des auteurs en entier. A. Fauchère, ce n'est pas suffisant. C'est agaçant. A pour André ? A pour Arthur ? A pour Anatole ? A pour Armand ? Prénoms masculins essentiellement. Pourquoi pas Adeline ? Ou Anatolie ? La raison n'est pas misogyne. Elle correspond à la réalité de  ce temps-là. Au début des années trente, sont encore sans doute trop rares les femmes journalistes. 

A noter aussi le recours à l'impératif incitatif : "Prenez le chemin de halage, tournez le dos à la ville, dirigez-vous vers le bourg..." Belle exhortation à la découverte, sinon à l'aventure.

 

Extraits de ce beau reportage :

 

" Lorsque venant de Paris par le chemin de fer, on approche d'Amiens, la voie domine, à droite et à gauche, des marécages qui, à première vue, semblent assez peu hospitaliers.

" Après avoir quitté la gare, si vous vous acheminez vers les bords de la Somme, vous constatez que les marécages qui avaient attiré votre attention du train, existent jusque dans les faubourgs de la ville et sont aménagés en jardins maraîchers dans lesquels croissent les légumes les plus divers.

"Prenez alors le chemin de halage qui se trouve sur la rive droite de la Somme, tournez le dos à la ville et dirigez-vous vers le bourg de Camon : vous ferez une promenade ravissante sous des arbres touffus, dans un paysage calme et reposant. 

" Ces marais qu'on appelle "hortillonnages", sont entrecoupés de petits canaux, ou rieux, et divisés en parcelles, de quelques ares, nommées carrés ou aires. 

" Les rieux communiquent avec la Somme et permettent la circulation dans ces singuliers jardins où tous les transports se font par eau à l'aide des barques qui remontent lentement le cours de la rivière. "

 

Ce qui est très agréable dans la lecture de ce genre d'écriture, c'est que, passées les considérations "hexagonales", au tout début du papier, en introduction, on observe très vite un "cadrage" qui se resserre, exactement comme un cadrage cinématographique, comme lorsque l'opérateur resserre après un plan large, pour mieux s'approcher du sujet. 

C'est une écriture qui donne à voir, qui permet au lecteur, à la lectrice, de visualiser, de se faire une idée précise, et mieux qu'une idée, une image du domaine des hortillonnages. Les photos qui viennent en appui pour illustrer le reportage écrit, sont aussi choisies dans cette optique. Elles ajoutent, elles complètent, elles affinent. En aucun cas, elles ne doublonnent. 

 

A la fin du reportage, sens du social et déjà du respect des produits cultivés autant que du travail des hortillons, A. Fauchère met l'accent sur le gâchis et les pertes financières que cela peut représenter :

 

" J'ai été surpris de voir jeter des quantités de légumes dont le marché n'avait pas momentanément l'utilisation et je pensais que les maraîchers de cette région auraient intérêt à s'organiser pour créer une usine de conserves, afin d'utiliser leurs produits dans les périodes de mévente.

" Il suffirait, pour donner une vie nouvelle aux hortillonnages d'Amiens, d'installer à proximité une de ces grandes usines de conserves, comme il en existe, par exemple, en Bretagne, dans la région de Plougastel, ou bien d'organiser les transports, d'une façon plus rapide et plus satisfaisante. 

" Il ne serait même pas impossible aux hortillons de s'organiser en coopératives et de constituer eux-mêmes ces usines. Il y a là un problème qui mérite de retenir leur attention.

"Il est curieux que ces hommes qui ont su si parfaitement aménager les terres très difficiles à mettre en culture n'aient pas encore pensé à s'organiser pour tirer le parti maximum de leurs grands efforts."

 

Lucidité incontestable et pertinence du propos. Sans doute plus que jamais d'actualité. 88 ans plus tard. C'est à dire pratiquement un siècle plus tard. 

 

© Jean-Louis Crimon

 

 

Le Petit Journal Illustré. N° 2108. 17 Mai 1931. © A. Fauchère.

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13 janvier 2019 7 13 /01 /janvier /2019 07:47
L'Hortillonne. Alphonse Lemerre Editeur. 1897. Jeanne Laffitte Editeur. Laffitte Reprints. Marseille. 1979.
L'Hortillonne. Alphonse Lemerre Editeur. 1897. Jeanne Laffitte Editeur. Laffitte Reprints. Marseille. 1979.

L'Hortillonne. Alphonse Lemerre Editeur. 1897. Jeanne Laffitte Editeur. Laffitte Reprints. Marseille. 1979.


« ELLE SE PENDAIT au cou de l’amant, lui mettait des baisers sur les joues, sur les paupières, sur les pointes de la jolie moustache châtaine, aux intentions d’accroche-cœur, à laquelle se frôlait son visage en une suprême chatouille. Malgré la foule qui les entourait, les heurtait, les secouait à ses remous : – toute la population d’Amiens accourue pour faire la conduite au régiment, – elle sanglotait ; ses larmes s’écrasaient sur la face du beau gaillard, un sergent-major d’une trentaine d’années, ou lui ruisselaient, amères et chaudes, jusque sur les lèvres. »
L’Hortillonne, Première partie, page 1.

 

Alphonse Lemerre, l'Editeur de Verlaine, publie en 1897, L'Hortillonne, de Léon Duvauchel. Comment Léon Duvauchel (1848-1902), a-t-il proposé son manuscrit à Alphonse Lemerre, le grand éditeur parisien ? Le célèbre éditeur des grands poètes du 19 ème siècle. Peut-être par l'intermédiaire de Théophile Gautier, de qui il était proche. Sinon l'ami. 

 


Léon Duvauchel, bien que parisien de naissance, a toujours revendiqué ses racines picardes. Sa famille est originaire de Crécy-en-Ponthieu. Dans son parcours littéraire, il sera l’ami de Théophile Gautier et de Pierre Loti. On le classe parmi les écrivains appartenant à l’école dite « naturaliste ». Sous-titré « Mœurs picardes », le roman de Duvauchel se situe au moment de la guerre de 1870, la guerre contre les Allemands qu’on appelle à l’époque les Prussiens. 
 


L’hortillonne, qui donne son titre au roman, est une fille-mère de Camon. Aujourd’hui, bien sûr, on dirait « mère-célibataire ». Elle fait la rencontre d’un beau militaire, le lieutenant Jousserand, auquel elle ne résistera pas longtemps. De cette « rencontre », naîtra un fils, qui sera prénommé Firmin. Fils que le père reconnaîtra, dans un moment de générosité en forme d’égarement. A moins que ce ne soit un moment d'égarement aux apparences de générosité. Mais l’égoïsme du père reprend vite le dessus. Le beau Lieutenant n’y tenant guère, à ce rôle de père et de mari, s’échappe. Il quitte Camon, le village de la mère et de l’enfant, pour s’installer à Châteauroux, où il va se marier. Vie sans histoire. La retraite venue, il va vivre à Montreuil-sur-Mer. C’est là que le drame va se jouer et se dénouer. Firmin, le fils « naturel », pour ne pas dire le « bâtard », a grandi. Il n’a pas oublié la promesse faite à sa mère, – le jour de sa première communion – de la venger de cet abandon qui les a plongés tous les deux dans une vie très difficile, pour ne pas dire misérable.


Léon Duvauchel a commencé par publier dans des revues littéraires, de la prose et des vers. En 1871, son recueil de poèmes « Le Médaillon » reçoit les encouragements de Théophile Gautier. Succès d’estime, malgré ce parrainage prestigieux, mais véritable entrée en littérature. Son premier véritable succès, il le rencontre avec un premier roman « La Moussière », l’histoire des amours tragiques d’Azémila, jolie paysanne de l’Oise, et d’un jeune Baron amiénois, André d’Emméricourt. La parution en feuilleton, – comme ça se pratique à l’époque –, va créditer son auteur d’une réelle célébrité, bien avant la sortie du livre, en 1886. Duvauchel publiera « Le Tourbier », en 1889, et le roman qui nous intéresse particulièrement, « L’Hortillonne », en 1895. « Poèmes de Picardie », qui comprend « Les Faines », recueillera également un franc succès.

Consacré « Ecrivain régionaliste », Léon Duvauchel n’hésite pas à utiliser les expressions et les mots picards, lorsqu’ils lui semblent sonner plus juste et plus vrai que leurs équivalents français.

Au diable les critiques pour excès de « picardismes », quand on affirme simplement "excès d'humanité ou d'humanisme". 


 

© Jean-Louis Crimon

 

 

L'Hortillonne. Léon Duvauchel. © Alphonse Lemerre Editeur. 1897. 

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