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14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 21:09
Paris. Pont de l'Êvéché. 9 Mai 2013. © Jean-Louis Crimon

Paris. Pont de l'Êvéché. 9 Mai 2013. © Jean-Louis Crimon

Jolie scène. Sans doute mise en scène. Le vent fripon en prime sur le Pont.

 

© Jean-Louis Crimon

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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 12:48
Amiens. Place Léon Debouverie. Août 2017. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Place Léon Debouverie. Août 2017. © Jean-Louis Crimon

Humeur, c'est dit, c'est dit. Mieux : c'est écrit. Humeur du Café de La Bonne Humeur. Humeur cadrée dans l'instant. A l'instant de la prise de vue. Sainte horreur du recadrage à posteriori. L'oeil photographe doit voir instantanément le cadre. Sentir à la fois le sujet et le cadrage. Le fond et la forme. 

Scène cocasse. Cadrage parfait. Photo réussie. 

 

© Jean-Louis Crimon

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12 juillet 2020 7 12 /07 /juillet /2020 12:47
Paris. Pont de Grenelle. 26 Mai 2013. © Jean-Louis Crimon

Paris. Pont de Grenelle. 26 Mai 2013. © Jean-Louis Crimon

Souvent, ça ne tient à rien. Un dixième de seconde à peine. Un coup de vent soudain. Un drapeau qui claque au vent. Qui épouse la structure de la façade d'en face. Ou s'en dédouble. Mimétisme urbain. Tu pressens juste un peu avant. Tu pressens le coup de vent. Tu prends. Tu prends et tu pars en coup de vent. 

Voleur d'instants. Voleur de séquences arrêtées. De clins d'oeil fugaces figés à tout jamais. Traces d'humain au pays des choses. 

 

© Jean-Louis Crimon

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11 juillet 2020 6 11 /07 /juillet /2020 09:02
Paris. Grand Palais. 18 Avril 2010. © Jean-Louis Crimon

Paris. Grand Palais. 18 Avril 2010. © Jean-Louis Crimon

 

Te souviens-tu de ce dimanche d'avril ? C'était il y a dix ans. Paris. Grand Palais. Salon du livre ancien. Edition 2010. Tu t'attardes dans ce petit Temple Rimbaud. Espace minuscule où est exposée, pour la première fois, parmi d'autres documents, une étrange photo sépia, présentée comme la dernière connue de l'homme aux semelles de vent. Une trouvaille extraordinaire. Une photo dénichée en 2008, par deux amis libraires dans une brocante, Alban Caussé et Jacques Desse. Au dos de la photo, une inscription comme une signature en forme de clin d'oeil du destin: Hôtel de l'Univers.

 

Les deux amis sont gens cultivés et connaisseurs. L'Hôtel de l'Univers, bien sûr, c'est le nom de l'endroit où a séjourné, à Aden, l'auteur du Bateau ivre. Sans trop d'insistance, pour ne pas intriguer le vendeur, les regards s'attardent sur cette photo au milieu de cartes postales anciennes et de vieux bouquins. Lot de vieux papiers banal au pays des brocantes. Si ce n'est cette mention au dos de cette photo, cette inscription : Hôtel de l'Univers. Les deux amis achètent le lot en se disant: à étudier de près.

 

La photo sépia représente un groupe de personnes assises : six hommes et, je crois, de mémoire, une femme. Très vite, les inventeurs de ce trésor de papier photographique ont une intime conviction: l'homme assis à droite de la photo, le seul dont les yeux fixent l'objectif, c'est... Arthur Rimbaud. Bingo !

Forcément, la présentation de la photo au Salon du livre ancien fait grand bruit. Elle suscite pas mal de doutes et de critiques parmi les spécialistes d'histoire, de littérature ou de photographie.

Les partisans de la thèse «pro-Rimbaud» sont persuadés que cette photo a été prise autour de 1880 à Aden, en présence de Rimbaud. Leurs opposants tiennent cette idée pour impensable et farfelue.

 

Toi, tu écoutes, tu regardes, tu questionnes. L'histoire est trop belle. Mais tu aimes les belles histoires. Tu sais que la chance sourit aux audacieux. En toi-même, tu penses et tu te dis : et si c'était vraiment le poète des Illuminations qui figure sur cette photographie ? Si on essaie d'imaginer les rares portraits que nous connaissons de l'adolescent Rimbaud, on peut reconnaître certains traits, un certain regard, une même expression. Mais l'imagination est forcément galopante quand on pense à l'homme aux semelles de vent.

 

Soudain, tu t'éloignes, tu prends tes distances avec le groupe de visiteurs qui commentent à voix haute la photo, tu viens de voir s'avancer dans l'encadrement de la porte le gardien des lieux. Trois pas en arrière, et tu peux cadrer toute la scène qui vient de s'offrir à toi. Mimétisme fantastique. La mort et la vie dans une même attitude.

 

© Jean-Louis Crimon

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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 08:47
Cannes. Kiosque des Allées. 6 Octobre 2014. © Jean-Louis Crimon

Cannes. Kiosque des Allées. 6 Octobre 2014. © Jean-Louis Crimon

Une averse soudaine. Les spectateurs ont dû se mettre à l'abri. Le concert est fini. A moins que les chaises ne soient en place pour le spectacle de ce soir. Le meilleur reste à venir et à voir. 

Fin d'après-midi surréaliste. Des musiciens invisibles, des chaises sans assis, des instruments muets, le plus beau des spectacles possibles : le concert du silence. 

 

© Jean-Louis Crimon

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9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 00:05
Paris. 1er Mai 2013. © Jean-Louis Crimon

Paris. 1er Mai 2013. © Jean-Louis Crimon

C'est un jour gris de pluie. Couette immense de nuages gris sur Paname. Même en couleurs, la ville est en noir et blanc. Un parapluie arc-en-ciel illumine la progression des passants. Instant unique, volé à la vitre du taxi, sur fond de ciel gris que la Tour Eiffel aquarellise.  

 

© Jean-Louis Crimon

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8 juillet 2020 3 08 /07 /juillet /2020 07:57
Amiens. Foire de la Saint-Jean. Juillet 1979. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Foire de la Saint-Jean. Juillet 1979. © Jean-Louis Crimon

 

C'est le temps de la grande foire de la Saint-Jean. Grand moment dans la vie de la ville quand les forains s'installent sur les boulevards, de l'église Saint-Honoré jusqu'à la gare. Attractions habituelles mais cette fois, en prime, une attraction dont aujourd’hui encore, je suis fier d’avoir eu la primeur: « La femme sans corps ». Du jamais vu chez nous. Une caravane habillée comme un salon de princesse, des miroirs partout et soudain, au centre d'une petite table carrée, une tête de femme, incroyablement belle, une tête de femme... sans corps. Beau visage solitaire, paupières baissées, dans la lumière trop forte des néons. Beau visage qui soudain lève les yeux, vous regarde, vous dévisage. Beau visage qui alors cligne des paupières, bat des cils, vous remercie d’une ébauche de sourire. Comme un murmure du bout des lèvres, sans tristesse apparente pour le corps absent. Je cherche l’instant propice. Trop de monde, et elle ne me remarquerait pas. Je passerai inaperçu. Deux par deux, les badauds s’attroupent, se rassemblent au pied de sa caravane pour la visite. Ils sont nombreux ce soir, se succèdent à un rythme impressionnant, défilent et processionnent devant « La femme incomplète », comme dit l’affiche, dans une orthographe incomplète également. En gros caractères « MISS BETTY, LA FEMME INCOMPLETE », puis, plus bas, en lettres minuscules « l’énigme la plus extraordinaire qui soit. Elle ne possède ni bras, ni corps, ni jambes. Elle a été présentée sur toutes les grandes scènes de France et de l’Etranger. La visite est gratuite pour les médecins. » 

En sortant de la caravane, les visiteurs commentent le phénomène. Paroles plus ou moins fines et heureuses et rires à gorges déployées. J’attends que ça se calme. Que la populace s’efface. C’est la troisième fois que j’essaie de l’approcher, mais trop de brutes épaisses jouent des coudes sur le petit escalier qui mène au lieu de l’incroyable. Quand ils ne me barrent pas complètement le passage. J’espère qu’elle va me reconnaître. Comprendre pourquoi je reviens. Savoir que je ne suis pas un client comme les autres, qu’elle est pour moi autre chose qu’une attraction foraine. Qu’elle est, au-delà de l’attraction, une attirance. Forte, irrésistible. Comme le chant des sirènes. Musique familière, rassurante et inquiétante à la fois. Bonheur intense quand on se laisse prendre et emporter par le regard plein de la femme sans corps. Son mari, le bonimenteur – il y a menteur dans bonimenteur – va-t-il se douter de quelque chose ? Va-t-il me percevoir comme un rival ? Ou simplement comme un client, crédule et incrédule, fasciné au point de flamber tout son pécule, pour assouvir sa curiosité ? M’en fous, j’y retourne. J’escalade le petit escalier métallique qui permet d’accéder au lieu sacré du mystère. J’entre le premier dans la caravane. Je reprends place au meilleur endroit : là où on peut la voir de face. J’essaie d’accrocher son regard. Son regard croise le mien. Me voit-elle comme je la vois ? Où n’est-ce qu’une image d’elle projetée par un jeu subtil de miroirs en cascade. Au fond, elle ne regarderait personne, mais chacun penserait qu’il est l’élu. Non, impossible, impensable, cette fois, j’en suis sûr, elle m’a souri, vraiment souri. Ce sourire, c’est pour moi, pour moi seul. Il est à moi, rien qu’à moi. Je suis seul à la contempler de cette façon. Elle sait que je ne suis plus un badaud parmi d’autres badauds. Je lui parle avec les yeux. Elle me répond de la même façon. Elle seule sait le précieux du langage des yeux. – Terminé, monsieur ! Pas plus de deux minutes ! Le mari bonimenteur m’indique la sortie, sans négliger le sens des affaires qu’il a bien développé, le bougre. Devant le nouveau groupe qui piaffe au pied de l’escalier aux marches en inox, il me lance, prenant le public à témoin : « Monsieur revient une quatrième fois quand il veut ! La cinquième visite est gratuite ! » Eclats de rires gras dans la foule. J’ai honte. Je pars. Sans me retourner. Je fuis. Je m’enfuis. J’aime ce moment où la foule déferle sur le boulevard. Vagues insouciantes qui surfent sur le bitume pour s’en aller mourir à la terrasse des bistrots ouverts très tard dans la nuit. A contre-courant, je remonte vers la gare. C’est curieux, mais ça chante en moi. Je ne sais ni comment, ni pourquoi. Est-ce la bière, la fatigue, la nuit qui s’avance ? C’est d’abord une musique qui me traverse la tête, puis un refrain. Quelque chose qui prend possession de moi. Quelque chose d’incompréhensible qui fredonne en moi. Puis la chanson devient plus claire. Limpide. En suis-je vraiment l’auteur ? Ou quelqu’un me la souffle-t-il ? Pour exorciser ma peine et mon désir.

Une baraque foraine
Pour unique décor
Les yeux de ma reine
Ont la couleur de l’or


C’est une histoire de cœur
Sans aucun corps à corps
C’est une histoire de cœur
Qui se moque des moqueurs


Une main ferme m’empoigne l’épaule et me secoue. J’ouvre les yeux. Je suis allongé sur un banc du jardin public. « Monsieur, ce n’est pas raisonnable, vous ne pouvez pas dormir ici. La nuit, ça peut être dangereux. Relevez-vous et rentrez chez vous ! » Le policier municipal se veut convaincant. Il m’aide à me mettre debout et m’incite à prendre la direction du centre ville. C’est vrai, il fait maintenant beaucoup plus froid. Même en été, dans cette ville du nord, le cœur de la nuit est très vite très froid. Les musiques se sont tues. Les lampions sont éteints. Les rideaux métalliques des baraques foraines se sont refermés sur l’univers forain qui s’endort. Les forains se couchent tard, mais dorment aussi la nuit. Quelle heure peut-il bien être ? Deux ou trois heures du matin peut-être ? S’effacent les derniers traînards de la grand-place. S’estompent sans manière les odeurs de frites et de bières. Le vent qui se lève achève de les disperser aux portes de la ville. Les mots et la musique de ma chanson avec.

Pour un cœur à cœur
Avec la femme sans corps
Je donnerais mes heures
Je damnerais mon corps


Pour une nuit d’amour
Avec la femme sans corps
Je damnerais mes jours
Si elle était d’accord


La nuit s’efface. Pointe déjà le début du début du petit jour. La ville est lasse et même un peu dégueulasse. Les balayeurs choisissent le meilleur. La foire de la Saint-Jean ne peut pas durer toujours. Les forains s’affairent. Ils sont quatre au pied du Grand Huit. Entreprennent le démontage de leur incroyable chemin de fer. Avant de reprendre la route. Pour une autre ville. Une autre foire. Moi, je rentre chez moi. La tête vide. Mais toujours cette chanson. :

Chaque nuit je m’endors
Priant le petit jour
De me laisser encore
Auprès d’la femme sans corps


Chaque nuit je m’endors
Priant le petit jour
De me laisser encore
Au creux d’la femme sans corps


C’est le vent qui fredonne
C’est l’amour qui fredaine
Pourvu qu’elle me pardonne
C’est la faute à la fête foraine


J’ai refermé la porte en la laissant claquer derrière moi. Dans l’entrée, grand miroir oblige, je croise mon regard. Le grand miroir, juste à côté du vieil ordonnancier acheté au marché à réderies d’avril. Coup d’œil machinal. Histoire de vérifier que c’est bien ma tête, et que c’est bien moi, pas un autre, qui rentre chez moi. Même allure d’ensemble, même port de tête, même silhouette. Même visage, mêmes cheveux noirs, légèrement grisonnants, sur les tempes. Normal, avec les années, il neige un peu sur les cheveux des hommes. Tout est dans l’ordre. Ou presque.Impensable. Impossible. Incroyable. Dans le miroir, le grand miroir de chez moi, le miroir du vestibule, il y a une tête, ma tête, mais il n’y a que ma tête, ma tête seule, posée sur une partie de mon cou. Le reste, les bras, le buste, la taille, les cuisses, les jambes, le corps, tout a disparu. Je suis « hermès » devenu. Etrange statue. Statue vivante à la vie absente. Mon corps s’est absenté. J’ai le corps absent. Totalement absent. Effacé. Gommé. Invisible. Ne reste que ma tête. Je suis l’homme sans corps. Un grand rire ridicule secoue tout le vestibule. Un grand rire sonore comme je ne m’en connaissais pas encore. Un grand rire qui emplit toute la maison, puis déborde sur le jardin par la fenêtre entrouverte. Je réalise. Je devine. Je comprends. Mais pourquoi, pourquoi ai-je accepté ce rendez-vous avec cette Miss Betty ? Ce dîner avec « la femme sans corps », même son mari, le bougre, était d’accord. Elle avait si bien décomposé, du bout des lèvres, chaque mot de la phrase, appuyant délicatement sur chaque syllabe, comme pour mieux sceller cet amour... à corps perdu  :

 

- Un dîner ? mais oui, monsieur, bien volontiers, mais un dîner en... tête-à-tête.

 

© Jean-Louis Crimon

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7 juillet 2020 2 07 /07 /juillet /2020 07:45
Amiens. Rue Millevoye. Sept. 2017. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Rue Millevoye. Sept. 2017. © Jean-Louis Crimon

 

L'amour, parfois, ça vous tombe dessus au coin de la rue. Sans crier gare. Cette fois, ce n'est sans doute pas pour vous. C'est juste un fourgon de la Poste qui se gare. 

 

© Jean-Louis Crimon

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6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 08:57
Amiens. Rue des Sergents. Nov. 1978. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Rue des Sergents. Nov. 1978. © Jean-Louis Crimon

Très tôt, les mots des murs forment ma sensibilité. J'adore lire la ville. La ville, un livre inestimable. Un livre de briques et de béton où l'on parcourt les pages en piéton. Une curiosité sans faille et une condition physique de même m'ont fait grand arpenteur de ma ville. Parcourue dans tous les sens, en toute saison, par tous les temps. Semblable et différente à chaque traversée. Pas un jour sans déambulation. Salutaire quotidienne dérive urbaine. Sans but défini à l'avance. Sans autre nécessité que d'avoir l'oeil. Pour capter l'imprévisible. L'improbable. Le fugace. Le fugitif. L'insignifiant ou l'excessif. 

L'impératif m'est tombé dessus à l'entrée d'une voie sans issue. Une vérité première ou dernière. Un précepte fondamental. Une recommandation philosophique :

A chaque instant, pour tes idées, comme pour tes images, ne recherche pas la contradiction, cultive le paradoxe. 

 

© Jean-Louis Crimon

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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 08:57
Amiens. Place de la Gare. 5 Juillet 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Place de la Gare. 5 Juillet 2016. © Jean-Louis Crimon

D'emblée, le cadre. Inscrire le mouvement dans le cadre. Cadre et cadrage sont premiers, même si le jeune homme, main soudaine au front, semble plus important. Clin d'oeil inattendu : ce couple qui descend vers les quais. Deux personnages faussement secondaires. Contrepoint idéal. Musical.   

Le cadrage, la perception de l'espace, le dialogue du sujet principal avec l'espace, non pas plate transcription visuelle du réel, - pas de paraphrase urbaine -, mais transformation. Transmutation. Transfiguration. Détournement. Métamorphose. Nouvelle écriture du réel. Poème du bitume. MERCI.

 

© Jean-Louis Crimon

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