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4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 09:07
Amiens. Rue Debray. Août 2015. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Rue Debray. Août 2015. © Jean-Louis Crimon

Le logo du vélo est beau, le rectangle vert de la bande cyclable aussi. Même si faire remonter au vélo le sens interdit, est une idiotie. Devrait être interdit. Un interdit catégorique. Copier ici, dans ma ville, cette manie inventée je ne sais où, par je ne sais qui, est non seulement idiot, c'est dangereux. Voir les idées les plus stupides l'emporter sur les idées les plus simples, a quelque chose de désespérant. 

Tout ça pour ne pas créer de véritables pistes cyclables.

 

© Jean-Louis Crimon

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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 08:17
Amiens. Sept. 2018. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Sept. 2018. © Jean-Louis Crimon

Non sens à nouveau que cette bande cyclable. Cyclistes à contre-sens du sens de la circulation. A contre-sens du sens des emplacements de stationnement des voitures. Si vous ouvrez votre portière brusquement, le cycliste est à terre. 

Combien de temps ma ville va-t-elle avoir la tête à l'envers ? Tout est à revoir et tout est à refaire. 

 

© Jean-Louis Crimon

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2 décembre 2018 7 02 /12 /décembre /2018 07:46
Amiens. Rue Sire Firmin Leroux. Sept. 2018. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Rue Sire Firmin Leroux. Sept. 2018. © Jean-Louis Crimon

Portion congrue pour la place du vélo. Non sens. Absurdité. Une seule question : franchement, quel cycliste peut circuler ici ? 

Quel ingénieur des espaces urbains peut-il concevoir pareille hérésie ? 

 

© Jean-Louis Crimon

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1 décembre 2018 6 01 /12 /décembre /2018 07:57
Amiens. Rue des Otages. Sept. 2018. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Rue des Otages. Sept. 2018. © Jean-Louis Crimon

Rue des Otages, c'est le vélo qui est pris en otage. Si vous considérez que les trois pavés sur la gauche appartiennent au caniveau, et que la bande cyclable commence à la limite du troisième pavé, il reste 70 centimètres pédalables pour les cyclistes. 

La ville est pavée de bonnes intentions. 

 

© Jean-Louis Crimon

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30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 08:27
Contay. Carte postale des années 60. © DR

Contay. Carte postale des années 60. © DR

Fin des années noir et blanc. La couleur nous est enfin donnée. Le village tire un trait définitif sur les années d'après-guerre. Trois églises et deux châteaux. L'église prise à trois reprises. Le château de Vadencourt qui vient tutoyer le château de Contay. Plus aucun habitant sur les vues de la carte postale. Pourtant, le droit à l'image ne s'est pas encore présenté. Pas un animal, pas un cheval, pas un chien. Rue déserte. 

Une 4 L stationne devant le Café-Tabac de la Grande rue, devenue Rue principale. Le village semble désert. Ce doit être l'été. Contay fait sa sieste. 

 

© Jean-Louis Crimon

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29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 09:37
Contay. Soldats allemands de Quarante au Monument aux morts de ceux de Quatorze. © DR.

Contay. Soldats allemands de Quarante au Monument aux morts de ceux de Quatorze. © DR.

Cette photo, prise par un soldat allemand de la seconde guerre mondiale, immortalise ses congénères en train de déjeuner assis sur les barres du Monument aux Morts de 14-18. Ils tournent le dos aux morts de la Première guerre mondiale. Au propre comme au figuré, ils s'assoient dessus. Des morts de Quatorze, ils s'en moquent comme de l'an Quarante. 

Preuve que "la der des der" ne le serait pas. Ceux de Quatorze qui ont donné leur vie pour qu'il n'y ait plus jamais de guerre sont deux fois en enfer. 

Ceux qui pique-niquent et qui leur font la nique, en croyant écrire un moment historique ne sont que tristes sires et triste clique. 

 

© Jean-Louis Crimon

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28 novembre 2018 3 28 /11 /novembre /2018 05:47
Contay. Grande Rue. The Great street. © G. Lelong.

Contay. Grande Rue. The Great street. © G. Lelong.

La Grande Rue devenue The Great Street. Signe que la carte postale se soucie désormais des visiteurs anglais. Sans doute depuis la création du British cemetery où reposent - je n'aime pas ce verbe dans ce sens là - où sont enterrés les soldats qui ont payé de leur vie la Victoire. Victoire qui est surtout défaite, pour eux comme pour les 20 millions de morts, militaires et civils, de la première grande boucherie mondiale. 

Je me demande à quoi pensent les survivants qui prennent la pose pour le photographe qui, lui, remet l'église au centre du village. Comme avant-guerre. Sans savoir que l'après-guerre ne sera que temporaire. Au fond, comme disait mon père, on est toujours avant-guerre. 

 

© Jean-Louis Crimon

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27 novembre 2018 2 27 /11 /novembre /2018 09:07
Contay. La Place de la Mairie. © R.Lelong.

Contay. La Place de la Mairie. © R.Lelong.

La Place de la Mairie. Toujours le même angle. Le même cadre. Au moins cinq cartes postales différentes connues ou répertoriées. Toutes "animées". C'est à dire toutes avec des personnages en situation. Des hommes. Des hommes et des femmes. Des enfants jouant devant l'Ecole. Aucune n'est vide. Sauf celle-ci. A se demander pourquoi le photographe a décidé de fixer cet instant. Instant vide d'un espace vide. Qu'aucun être humain ne traverse. Le rien. Le vide. L'absence.

Apparemment. En apparence. A première vue. Car si le regard s'attarde et se décale légèrement sur la droite, oubliant un instant ce bâtiment impressionnant de la Mairie, qui deviendra Mairie-Ecole, si le regard contemple l'alignement des tilleuls, alors le regard s'arrête sur ce petit chien noir à l'arrêt. Ce petit chien tout seul. Silhouette parfaite. Profil impeccable. Instant irrésistible pour le photographe. Instant vide d'un espace vide qui devient un instant plein. 

 

 

© Jean-Louis Crimon

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26 novembre 2018 1 26 /11 /novembre /2018 07:37
Contay. Vue générale. Edition Dhaille-Boulanger. © R. Lelong.

Contay. Vue générale. Edition Dhaille-Boulanger. © R. Lelong.

La vue ne donne pas grand chose à voir. L'Editeur Dhaille-Boulanger a beau titrer "Vue générale", on ne voit vraiment pas grand chose. De toute la série des cartes postales anciennes de mon village, c'est, à première vue, la moins parlante. Même si, au loin, au-delà de l'alignement des arbres, on devine l'alignement des toitures des maisons de la grande rue. Sur la droite, la couleur grise du clocher d'une église discrète se silhouette sur fond d'arbres noirs.

En prenant un peu de recul, entre les arbres du premier rideau, de la gauche jusqu'au milieu de la prise de vue, on devine les tombes du cimetière. Maintenant, je sais exactement d'où la photo a été prise. 

 

© Jean-Louis Crimon

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25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 10:57
Contay. La Mairie. Carte postale ancienne. © G. Lelong.

Contay. La Mairie. Carte postale ancienne. © G. Lelong.

Des enfants jouent devant l'Ecole. Ce doit être l'heure de la récréation. Le cachet de la Poste est celui de Toutencourt. 18 Septembre 1920. Mais la carte a été écrite le 16 Septembre. Date notée discrètement, en bas, à gauche. "Meilleur souvenir de la maman d'un petit Picard", a écrit la personne qui signe G Jacquet. Geneviève. Guilaine. Ghislaine. On ne sait pas. On ne saura pas. La carte est adressée à un couple qui habite Paris, rue Damrémont. 

Quatre "Semeuse", timbre vert de 5 centimes, ont été très soigneusement collées dans le haut de la carte, juste sous les mots de la légende : Contay (Somme) - La Mairie - The Town-Hall. Traduction en anglais qui se justifie sans doute par la création du cimetière militaire britannique.

Autre information que seul le philatéliste averti pourra noter : la Semeuse, la Semeuse de Roty, sème contre le vent. Le mouvement de sa superbe chevelure la trahit. Cérès, la déesse romaine des moissons et de l'agriculture, a été choisie pour symboliser la République sur le premier timbre-poste français. La France est alors rurale et agricole. La Semeuse, créée par Oscar Roty, est en parfaite harmonie avec la pays. Timbres et pièces de monnaies sont à l'unisson. 

Seul, l'agriculteur, qui lui, a l'oeil, a vu que la Semeuse sème... contre le vent !  

 

© Jean-Louis Crimon

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