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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 15:38

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© Jean-Louis Crimon                                                  Paris. Près du Père Lachaise. Avril 2013.

 

 

Coup de fil étonnant ce matin. Une jolie voix de jeune femme. Déterminée. Une jeune femme qui apparemment connait déjà tout de moi : mon nom, mon âge et mon adresse.  Premiers mots plutôt surprenants :"Je vous appelle pour votre assurance obsèques !"

Moi, cachant mal ma surprise : " Ah bon, vous êtes au courant ?"

Elle : "Parfaitement, monsieur"

Moi : je suis mortel ! Vous aussi d'ailleurs !

Elle : nous sommes tous mortels !

Moi : et alors ?

Elle : et alors, il faut souscrire une assurance obsèques !

Moi : je n'ai même pas d'assurance-vie !

Elle : Pourquoi donc ?

Moi : l'assurance-vie, c'est au cas où l'on meurt et je n'ai pas envie de mourir ...

Elle : personne n'a envie de mourir, monsieur, mais tout le monde finit par mourir...

Moi : c'est une lapalissade !

Elle : vous ne savez pas quand ça va vous arriver...

Moi : encore heureux ! si on savait, on ne pourrait plus vivre !

Elle : si ça vous arrive l'année prochaine ou dans trois mois, vous n'en savez rien ...

Moi : heureusement !

Elle : si vous souscrivez à notre "assurance obsèques", vous aurez un plus ... un capital d'au moins 3000 euros !

Moi : Sans me montrer obséquieux, madame, je vous prierai de cesser de me parler de ma mort prochaine.

Elle : La mort n'arrive pas qu'aux personnes âgées...

Moi : Vous êtes charmante, madame, mais je n'ai pas envie de mourir aujourd'hui. Ni demain d'ailleurs, ni même après-demain...

Elle : La garantie obsèques, c'est pas pour les vivants ... c'est pour vos descendants ... pour vos enfants ! Vous avez des enfants ?

Moi : Oui, deux enfants, madame, mais si je meurs,  ils seront "inconsolables" ...

Elle : inconsolables, sans doute, mais 2000 ou 3000 euros, ça peut les aider ...

Moi : Comme si la  "garantie obsèques", ça pouvait les consoler de ma disparition ...

Elle : nous avons aussi un service d'assistance psychologique qui pourra les accompagner...

Moi : vous ne reculez devant rien !

Elle : nous avons aussi un service qui assure le rapatriement de votre corps si vous mourrez à l'étranger... vous voyagez beaucoup ?

Moi : oui, je suis un vrai globe-trotter...

Elle : Votre cotisation mensuelle sera de 18 euros 30 ...

Moi : Mais, madame, puisque je vous dis que je ne vous ai rien demandé ...

Elle : Vous percevrez, enfin,  vos héritiers percevront, des capitaux qui peuvent aller de 2000 à 10000 euros.

Moi : ce genre de conversation, ça ...  me tue !

Elle : non, pas tout de suite, monsieur, souscrivez d'abord !

Moi : vous êtes une bonne commerciale !

Elle : monsieur, la mort, c'est sérieux...

Moi : C'est "mortel" comme conversation !

Elle : alors, je vous envoie notre offre ! Si vous ne répondez pas d'ici un mois, je considère que vous êtes d'accord sur le montant des prélèvements !

Moi : Non,et non, et trois fois "non" ! C'est de la vente forcée ! Je vous interdis de m'envoyer quoi que ce soit !

Elle : Bon, alors, je vais raccrocher, ça ne vous intéresse vraiment pas ?

Moi : je pense avoir été assez clair !

Elle : c'est dommage ! j'espère que vous ne le regretterez pas ...

Moi : dans l'au-delà ?

Elle : monsieur, on ne plaisante pas avec la "garantie obsèques" !

Moi : souhaitez moi plutôt une belle et longue vie !

 

La jolie voix s'est tue. La jeune femme a raté une vente. J'aurais dû lui souhaiter "bon courage". Ce n'est pas très drôle comme métier d'appeler chez les gens, pour leur demander de l'argent, parce qu'ils vont mourir un jour.

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 20:03

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Paris. 2012.                                                                                               © Jean-Louis Crimon                                                              

 

Ciel bleu. Beau bleu d'hiver. Juste ce qu'il faut de nuages pour casser la monotonie du paysage. Depuis peu, je me surprends à prendre du plaisir à faire des photos de ciels. Moi, le terrien très terre à terre, je commence à lever les yeux vers le ciel que je n'appelle pas les cieux. Moi qui ne crois ni à Dieu ni à Diable, moi qui pense que nous sommes une erreur dans la mécanique céleste, je découvre un bonheur indicible à prendre le ciel pour cible. Plus tard, je laisse dériver mon regard pour boire l'immensité du soir. Avant que la nuit ne l'engloutisse. Et je me redis, - impératif décisif - avant que tout ça ne finisse, vivre chaque jour comme si c'était le dernier, chaque amour comme si c'était le premier.

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 09:22

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Paris. Lycée La Fontaine. Mai 2012.                                                          © Jean-Louis Crimon    

 

 

Sur le quai, en général, on ne parle pas "politique". Le bouquiniste, par tempérament, ou à cause des intempéries, parfois -rarement- intempérant, est rebelle à tout, s'affirme contre tout, oui, franchement contre. Dans une même tirade, il vous critique le Maire de Paris, l'actuel, l'ancien aussi d'ailleurs, qui, "s'il revenait aux affaires, ne serait pas meilleur". Critique tout autant l'actuel Président, le gouvernement, l'opposition, l'Etat, la France, l'Europe, et le monde libéral. Dans ses "libéralités", le bouquiniste n'oublie pas les socialistes et les communistes qu'il ne ménage aucunement. Anarchiste, le bouquiniste ? Sans doute, mais de "droite". Anarchiste de droite.

Je caricature à peine. Depuis bientôt deux ans de vie à l'intérieur de cette corporation bizarre, j'en ai entendu de toutes les couleurs -politiques, s'entend. Des vertes et des pas mûres. Des blettes, et des "avariées" qui ne varient pas. Et puis, des franchement "pourries". Stoïque sur ma portion de quai, j'écoute, souvent en silence, l'incroyable litanie des aigreurs et des aigris. Je prends mon mal en patience. Je ne suis que de passage. On est tous de passage. La différence, c'est qu'eux, se croient éternels. Moi, j'ai la conscience aigüe que cela ne dure pas. Pas très longtemps. Je sais que tout passe et que nous passerons. Que valent les certitudes des mortels que nous sommes ? Nos convictions, nos vérités, n'ont rien d'inoxydable. Le temps qui rouille tout, les métaux, les sentiments, les idées, les enthousiasmes, aura raison de nous. Certains d'entre nous rêvent de changer le monde, de "changer la vie", mais le cri de Rimbaud, détourné un temps par les socialistes de François Mitterrand, n'a pas vraiment transformé nos façons d'être ou de gouverner. Désormais, tous les cinq ans, le peuple choisit son "représentant". Son "champion". C'est le temps de la campagne de l'élection Présidentielle. Nous y sommes.

La campagne à la ville, la campagne vue du quai, ça ne manque de piquant. Le bouquiniste peut, s'il le veut, devenir le chroniqueur du bout du quai. L'Editorialiste du coin de la rue. Le billetiste impromptu. Parfois, au vol, on chope des bribes de paroles de passants. On entend des gens qui parlent de "l'hyper Président". Sans savoir comment ça s'écrit vraiment.  Moi, j'ai ma petite idée. Je lis dans les sons. Je sais lire en creux le trop plein. Tout petit déjà, j'avais cette manie de chercher d'autres sens que le sens courant. Avec l'âge, ça s'accentue. J'adore le sens qui tue. Qui destitue. Les exactes paroles de la chanson amère de ceux que le pouvoir exaspère, j'en maîtrise parfaitement  la secrète orthographe. Je lis très bien entre les lignes. Entre les signes. Je décrypte, je décode, j'ai le son filigrane.

En un instant, dans la bouche des gens, parole, "L'hyper Président" est devenu... "L'y perd Président". M'a bien plu ! J'adore -pardonnez-moi- mon côté déco... dant !

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 18:55

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© Jean-Louis Crimon                                                                  Quai de la Tournelle. 2011.

 


- Vous, au moins, vous faites partie des courageux !

- Pourquoi donc, monsieur ?

- En début d'après-midi, vous n'étiez pas nombreux...

- Nombreux ?

- A être ouverts...

- Avec la pluie, vous savez, faut comprendre les confrères...

- Oui, mais sans vous, les quais, c'est désert ...

- Nous ne sommes pas des fonctionnaires ...

- On peut toucher ?

- Oui, bien sûr, et même, si ça vous dit... feuilleter...

- C'est gentil ..

- Et même lire un peu, c'est gratuit ...

- C'est agréable, avec vous... Vos voisins, ils plastifient tout, et on ne peut toucher à rien...

- Faut les comprendre, sous cellophane, le livre est beaucoup moins vulnérable...

- Moins vulnérable...

- Au vent, à la poussière, aux "mains sales", à la pluie, que sais-je ? A force, le livre s'use et s'abîme...

- Celui-ci aussi, je peux le toucher ,

- Oui, bien sûr, pourquoi pas ?

- Vous avez vu son titre !

- Oui, c'est un San-Antonio, Fleuve noir, première époque !

- Son titre, j'vous dis ! j'peux le prendre en main ?

- Touchez-le, parcourez-le, humez-le, goûtez-le, caressez-le ...

- Impossible, monsieur le bouquiniste !

- Pourquoi donc, monsieur le perfectionniste !

- Parce que c'est écrit, en grosses lettres, sur la couverture "BAS LES PATTES" !

- Très drôle, monsieur, c'est dix euros, mais je vous le laisse à huit, si ça fait un heureux.

 

L'homme, plutôt fier de lui, a payé le prix. Fier d'être l'auteur d'un bon mot. De saluer ainsi le père de San-Antonio.

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 15:39

 

Lu dans Le Figaro Littéraire de ce matin la très belle "Lettre à Eric Rohmer" de Carole Desbarats, auteur de "Conte d'été", un livre destiné aux Terminales " L" pour leur faire découvrir l'oeuvre d'exception de ce cinéaste d'exception.

En fait, texte et contexte, cette "Lettre à Eric Rohmer" est une mise au point consécutive à l' "Apostrophe" publiée il y a huit jours par Etienne de Montety à propos de la disparition des accents circonflexes dans l'ouvrage de Carole Desbarats.

La semaine dernière, Etienne de Montety avait écrit : " Le texte de Carole Desbarats frappe par sa qualité d'analyse de l'oeuvre de Rohmer et la disparition de nombreux accents circonflexes. On croit d'abord à des coquilles avant de comprendre: c'est la nouvelle orthographe décrétée par l'Education nationale et qui entre en vigueur." Dit comme ça, on pouvait naturellement penser que l'auteur en question, universitaire ou pas, était en partie co-responsable, sinon coupable de la disparition des accents en question. Même si un avertissement faussement sibyllin annonçait froidement l'assassinat des circonflexes. Par un laconique : "Cet ouvrage est conforme à la nouvelle orthographe". Mise à mort de l'accent circonflexe officilisée chez les Terminales Littéraires !

On comprend d'autant mieux la vigueur, toute pédagogique, de la mise au point de l'auteur concerné qui affirme très clairement: " En clair, cette conformité à l'orthographe nouvelle n'est pas de mon fait. On ne m'a d'ailleurs pas demandé mon avis pour l'appliquer." Incroyable. Méthodes inquiétantes. En quel siècle, en quel pays, vivons-nous ? Sans que le terrain soit totalement circonscrit, j'avoue être pour le moins circonspect devant la mort annoncée du circonflexe.

Ce n'est pas pour mettre un point final au débat, mais vraiment je me demande ce qu'en penserait Théophile Gautier qui écrivait, je ne sais plus où, " Des sourcils circonflexes et dont le poil se rebroussait en virgule". Je n'en appelle pas encore à Bernard Pivot, Académicien Goncourt devenu,  qui s'était ému, il y a près de 20 ans déjà, de la disparition du point-virgule.

En tout cas, Carole Desbarats, merci pour votre "Lettre à Rohmer", même si sa lecture laisse un peu amer. 

Une telle défense du "circonflexe" mérite le respect. On est tenté de dire et d'écrire, en toute hâte, Madame Desbarats, ... Chapeau !

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 19:15

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Mes quatre boîtes, 41 quai de la Tournelle.                                             © Jean-Louis Crimon   

 

 

Les ouvrages consacrés aux bouquinistes ne sont pas aussi nombreux qu'on pourrait le penser. Au Castor Astral, en juillet 2000 - déjà bientôt 12 ans - est paru, préfacé par Guy Béart, le livre de Guy Silva. Titre: "Avec les Bouquinistes des Quais de Paris". Sous-titre: La plus grande Librairie du Monde. Un beau cahier photo d'une trentaine de pages, des entretiens-portraits avec les plus parlants - si l'on peut dire- des bouquinistes de l'époque, constituent l'ossature du travail de Guy Silva.

A la fois carnets d'un flâneur et petite monographie historique bien documentée, le livre de ce journaliste des arts et du spectacle mérite toujours le détour, mieux : le parcours. On y apprend beaucoup et on y gagne, dès le début de la lecture, l'irrésistible envie d'aller faire un tour rive gauche ou rive droite. Ce qui n'est pas le moindre des mérites. De la plongée dans un livre, tu ne sais jamais ce dont tu hérites. Cette fois, le désir de sortir, l'envie d'aller voir, d'y aller vraiment. Le plus beau des encouragements. La plus belle des incitations. La plus irrésistible. Textuellement : celle à laquelle on ne résiste pas.

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 16:38

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© Jean-Louis Crimon                                     Quai de la Tournelle, l'averse est belle.     Mars 2011.

 

 

Pluie froide sur le quai. Les boîtes vertes restent muettes. Déjà, ces derniers jours, sur la portion qui va de Montebello à La Tournelle, mon parcours préféré, nous n'étions pas très nombreux à risquer l'ouverture. A peine cinq ou six. Le mauvais temps n'explique pas tout. Un de mes voisins m'a dit : "Avec les soldes, tu comprends, les gens n'ont plus d'argent pour la littérature !"

J'ai pensé à la citation en exergue du catalogue d'un ami féru de livres anciens: "Quand j'ai un peu d'argent,  j'achète des livres et s'il m'en reste, des vêtements et de la nourriture."

Un café ou un Poche, à qui trouve le nom de l'auteur de la citation ! Un choix de vie vraiment impensable aujourd'hui. Plus dans l'air du temps. Pas même les jours de mauvais temps.

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 20:43

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 Abbeville-Amiens.

 

 

L'homme s'est arrêté près de la boîte aux livres de cyclisme. On a parlé du Tourmalet, du Peyresourde, de l'Aubisque, de l'Aspin et du temps où sans doute, lui comme moi, on pesait 30 ans et 30 kilos de moins. D'un coup, d'un seul, voulant révéler d'une façon aussi imagée que définitive, le secret de ces coureurs qui montent vers les sommets dans une allégresse faite de souplesse et -presque- de tendresse, comme s'ils caressaient la montagne avant de la basculer d'un coup de rein irrésistible (PHRASE TROP LONGUE !), d'un coup, d'un seul, il a claqué sa formule, comme on plante un démarrage :

F = p x sin α

Il a développé le raisonnement à la manière des profs de maths d'autrefois. Je restitue simplement. Sans la voix. Sans le talent. C'était grandiose. Ecoutez plutôt :

"La force à développer pour monter le Tourmalet est proportionnelle au poids et au sinus de l'angle. Le sinus de l'angle étant le même pour tout le monde, si vous pesez 90 kilos, vous devez développer le double de la force développée par un coureur de 45 kilos ! " CQFD.

Depuis j'ai repris l'entrainement. Mais ça ne vous surprendra pas, j'ai décidé de commencer par le plat.

 

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 23:24

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Ma petite librairie de plein air, 41, quai de la Tournelle. Août 2011.                   © Jean-Louis Crimon    

 

 

Pas une semaine où un passant attachant, une passante touchante, un touriste artiste, ou simplement curieux, ne pose la question rituelle de la naissance de cette tradition : ça remonte à quand ?

Pour répondre, l'ouvrage de Jacques Hillairet "L'île de la Cité"  (Les éditions de Minuit, 1970) est un bon point de départ. Page 88, après un joli passage sur la naissance du Pont Neuf et la création de la Place Dauphine, l'auteur mentionne la présence d'une petite trentaine de "bouquinistes".  Souligne aussi les rapports déjà tendus à l'époque entre ces premiers "libraires de plein air" et les libraires "en dur".

"En 1619, il y avait déjà ici vingt-neuf bouquinistes, que les libraires, jaloux de leur négoce, firent déguerpir en 1650, 1686, et 1742. En 1675, on installa des boutiques sur les demi-lunes situées au-dessus des avant-becs des piles, emplacements où l'on avait envisagé d'ériger sur des piédestaux les statuts des plus illustres rois. Supprimées en 1756, elles furent remplacées, en 1775, par des pavillons en pierre, couverts de voûtes en demi-coupole, oeuvre de Soufflot. Au nombre de vingt, ils furent loués au profit de l'académie de Saint-Luc (peintres et sculpteurs) au prix annuel de 600 livres pour ceux du trottoir Est et de 1200 livres pour ceux du trottoir Ouest, le plus fréquenté. Ces pavillons devenus en 1807 la propriété des Hospices, devaient disparaître lors de la réparation du pont en 1848-1855."

On aimerait en savoir davantage. C'est juste un point de départ. Une piste à creuser.

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 13:02

 

- Le crachin, pouah !

- On se croirait en Bretagne ...

- Un vrai temps de Toussaint  ...

- Le fond de l'air est doux !

- Oui, un temps de Toussaint !

- Non, un temps de "doux seins" !

 

Dialogue du bout du quai. Bouquinistes en partance. Marins improbables. Traversée en solitaire. Tout le monde n'ouvre pas. Le temps ne s'y prête pas. "Pluie du matin passe son chemin". Pas très sûr aujourd'hui. On est bientôt le début de l'après-midi.

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