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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 18:05

Leautaud.jpg 

Paul Léautaud.    

 

 

Le Figaro condamné pour diffamation. Pour avoir diffamé Pierre Perret. L'information vient, comme on dit, de tomber. La radio vient de le dire. Le Tribunal a estimé que le chroniqueur du Figaro, Stéphane Denis, n'avait en sa possession aucun élément factuel pour affirmer que les rencontres et les conversations entre Pierre Perret et Paul Léautaud n'étaient que des affabulations. Etonnant d'ailleurs ce combat de quelques journalistes parisiens dans la mise en doute de la parole du chanteur. Je n'ai jamais compris le pourquoi d'un tel acharnement.

Au fond, les chats de Léautaud en savent sans doute davantage. Perret, moi, je le crois. En tout cas, ça me plait de le croire. Et puis, vous voulez que je vous fasse une confidence : c'est Léautaud lui-même qui me l'a confirmé. Oui, je le vois souvent, le soir, déambuler quai de la Tournelle. S'arrête parfois à hauteur de mes boîtes. Comment je le reconnais ? Simple, il a gardé son humour : il pratique, à merveille, l'art de la...  mise  en boîte.

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 22:49

 

Comme prévu, le Conseil Constitutionnel a rendu publique, ce soir, la liste des candidats officiellement en lice pour le premier tour de l'élection présidentielle. Parmi les 10 candidats habilités, pas de surprise, que des candidats "attendus" : Nicolas Sarkozy, président sortant, UMP, François Hollande, Parti socialiste, François Bayrou, MoDem, Jean-Luc Mélenchon, Front de gauche, Eva Joly, Europe Ecologie-Les Verts, Marine Le Pen, Front national, Philippe Poutou, Nouveau Parti anticapitaliste, Nathalie Artaud, Lutte ouvrière, Nicolas Dupont-Aignan, Debout la République, et Jacques Cheminad, l'homme qui n'est d'aucun parti, mais qui se définit comme "Gaulliste". Les 10 ont rempli toutes les conditions pour pouvoir se présenter, en particulier la première de toutes : celle d'avoir réussi à réunir 500 parrainages.

Deux absents remarqués, sinon de marque : Corinne Lepage et Dominique de Villepin. Deux absents attendus, et d'ailleurs annoncés comme tels, à la fin de la semaine dernière.

Corinne Lepage, Cap 21, a estimé que l'environnement allait être absent de la campagne. Le comble. Une campagne sans environnement. Sans souci de l'environnement. Dominique de Villepin, lui, a invité les adhérents de sa République solidaire à déterminer la meilleure façon d'être utile à la France.

 

La meilleure façon d'être utile à la France ?

 

La façon Borloo ?

La façon Boutin ?

La façon Morin ?

La façon Nihous ?

La façon Dati, la façon datée.

La façon Rama Yade.

Style "Le vieux monde est derrière toi, cours camarade ..."

 

Trop tôt pour répondre, même si, très vite, l'on devrait savoir.

"Le ralliement ne fait pas partie de mon tempérament", a prévenu le grand solitaire de la République solidaire. Nous verrons bien.

 

En 1965, pour la première élection présidentielle au suffrage universel direct, il y avait 6 candidats. Plus près de nous, en 2002, ils étaient 16. En 2007, ils étaient 12. En 2012, ils seront donc 10. Mais ils auraient dû être douze.

 

Que Dominique de Villepin ne puisse pas être candidat a quelque chose de profondément décevant. C'est attristant. Injuste. L'ancien ministre des Affairesd Etrangères de la France a une voix qui, dans cette campagne 2012, à droite comme à gauche, méritait d'être entendue. Une personnalité, un tempérament utiles, indispensables, au monde politique d'aujourd'hui. Je ne comprends pas les élus, de droite et de gauche, qui n'ont pas voulu apporter leur soutien à la candidature de l'ancien premier ministre de Jacques Chirac. Je ne les comprends pas ou plutôt je les comprends très bien : Dominique de Villepin n'a, je crois, jamais été "élu". Il ne s'est jamais présenté à aucune élection. C'est peut-être ce qu'on lui fait payer aujourd'hui. Manière de lui dire: commence comme tout le monde, par les municipales.  Avant de convoiter l'élection suprême. Celle qui conduit à la fonction suprême.

 

Je n'ai rien oublié des paroles de celui qui a été le 14 février 2003 la "voix de la France" à l'ONU et, sincèrement, je pense qu'il aurait mérité d'avoir toute sa place et tout son temps de parole dans cette campagne pour le premier tour de l'élection présidentielle. Sa République solidaire n'a pas reçu beaucoup de témoignages de "solidarité". Se remettre dans l'oreille les paroles de cet homme-là, n'est pas inutile ce soir. Je vous laisse écouter.

 

"L'usage de la force ne se justifie pas aujourd'hui...

"Il y a une alternative à la guerre : désarmer l'Irak par les inspections...

 

"Un recours prématuré à l'option militaire serait lourd de conséquences...

"Dans ce temple des Nations Unies, nous sommes les gardiens d'un idéal, nous sommes les gardiens d'une conscience...

"La lourde responsabilité et l'immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix...

"C'est un vieux pays, la France, d'un vieux continent comme le mien, l'Europe, qui vous le dit aujourd'hui, qui a connu les guerres, l'occupation, la barbarie, un pays qui n'oublie pas et qui sait tout ce qu'il doit aux combattants de la liberté venus d'Amérique et d'ailleurs..."

 

Ce jour-là, les applaudissements, peu courants, dans le temple onusien, ont salué l'intervention courageuse de Dominique de Villepin. En vain. On sait ce que Colin Powell et George Bush décidèrent: la guerre. Avec les conséquences que l'on sait et que l'on continue de payer aujourd'hui, en Afghanistan et ailleurs.

 

Oui, vraiment, l'honneur de la France de Sarkozy, c'eût été de faciliter, d'encourager et de permettre la candidature de Dominique de Villepin. Je souhaite ne pas être le seul à le penser. Je souhaite ne pas être le seul à le dire.

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 22:19

 

Je dois vous faire un aveu. J'ai séché le quai cet après-midi. J'avais trop envie d'aller à la Bastille. Trop envie de vivre ce moment historique au milieu de cette foule qui rêve de changement. D'alternance. De renouveau. D'une autre façon de faire de la politique. D'une autre République. Je ne pouvais pas manquer ça. Pour rien au monde. Je dois vous faire un second aveu : je ne suis pas allé à la Bastille.

M'est arrivé une histoire incroyable. En chemin, j'ai rencontré une équipe de reporters très particulière. Dans ma vie de journaliste, il m'est arrivé souvent d'être "Envoyé Spécial". D'être ce journaliste "envoyé spécialement", par la Rédaction qui l'emploie, pour couvrir un évènement. Les journalistes que j'ai rencontrés ce matin, sur le chemin de Nation à Bastille avaient perdu  l'un des leurs. Ils m'ont demandé de le remplacer au pied levé. Je connaissais l'un d'entr'eux depuis longtemps. On avait couvert les derniers meetings de la campagne de Mitterrand ensemble. Il y a plus de trente ans. Trente et un ans exactement. Leur voiture de reportage était garée dans une rue latérale. C'est du moins ce qu'ils m'ont dit. On a marché dix bonnes minutes. Il y avait un monde fou sur les trottoirs. La voiture avait un aspect pour le moins curieux. Elle avait une hélice sur le toit. Comme une hélice d'hélicoptère. Je ne leur ai pas caché mon étonnement. Ils m'ont dit que c'était désormais comme ça. En cas d'embouteillage, on décollait à la verticale, exactement comme avec un hélico, et on se reposait plus loin, quand la circulation était à nouveau possible. Le seul problème de la voiture-hélico, m'a dit celui que je connaissais, est sa vitesse. Dans les airs, elle peut dépasser la vitesse du son. On peut facilement franchir le mur du son. Avec la détonation d'usage, quand on franchit le "mur du son", détonnation qui étonne toujours, ou agace,  les gens du sol. En fait, la règle était de ne pas se laisser piéger par cette vitesse facile à atteindre. Mon ancien confrère m'a raconté que leur Rédaction avait perdu, comme ça, plusieurs équipes de reportage qui s'étaient égarées au-delà du temps.  Qui n'avaient jamais pu revenir en arrière. Jamais pu retrouver le temps réel. Les équipes avaient disparu dans des temps futurs où il était très improbable de pouvoir un jour les rejoindre. Pratiquement impossible de pouvoir les retrouver vivants. A l'heure qu'il est, m'a seulement confié, mon ex camarade de reportage, ils ont dû être satellisés depuis longtemps. Dans les Rédactions, tu le sais bien, on tourne parfois en rond, mais ça finit toujours par s'arrêter, eh bien, eux, ils tournent en rond et ils n'ont pas fini de tourner en rond. Ils ne s'arrêteront jamais.

Devant mon grand étonnement, pour ne pas dire ma sidération, mon ancien collègue m'a dit : on a le temps, Mélenchon ne parle que vers 17 heures, d'après les prév', on va te faire une démo. J'ai dit "non, ce n'est pas la peine, je te crois". Mais c'était déjà trop tard. La voiture de reportage s'envolait à la verticale. Pour où ? Je n'en savais rien. Pour quoi ? Je ne le savais pas non plus. Un voyage dans le temps. Une avancée dans le futur. Un reportage dans un temps qui n'existe pas encore.

Vous n'allez pas me croire, mais c'est comme ça qu'il m'a été donné de voir toutes les "unes" des quotidiens du 23 avril 2012. Je sais, vous pensez  que cela est impossible. Je le pensais aussi avant cette bien étrange mésaventure. Eh bien, croyez-moi ou pas, tous les journaux du lendemain du premier tour de l'élection présidentielle titraient sur le deuxième tour, avec les mêmes mots, les mêmes expressions : Hollande et Mélenchon en finale, pour Le Monde. Une finale de rêve, Hollande et Mélenchon, pour Libération. La finale impensable, Hollande-Mélenchon, pour Le Figaro.

 

Vous ne me croyez pas. Libre à vous. Vous trouvez mon récit abracadabrant. Mes explications abracadabrantesques. Pourtant, de mes trois affirmations, deux déjà sont vraies. Vraies et vérifiables. Je n'étais pas sur le quai de la Tournelle cet après-midi. Je n'étais pas davantage Place de la Bastille. Si vous voulez que mon histoire soit vraie, complétement vraie, absolument vraie, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Vous savez ce que vous devez faire le 22 avril. N'hésitez pas. N'hésitez plus. Elles sont belles, vous savez, ces "unes" des quotidiens du lundi 23 avril 2012. Vraiment superbes. Si vous voulez les voir comme je les ai vues, n'hésitez plus.

Votez pour les deux le vingt-deux. Partagez-vous la tâche en famille, entr'amis. Entre camarades. Faites bien le travail.

 

Le 6 mai prochain, une finale Mélenchon-Hollande, ça, ça aurait de l'allure.

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 23:17

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© Jean-Louis Crimon                                                                         Pékin. 23 Octobre 2013.

 

 

Je ne sais plus comment ce petit Folio est arrivé dans mes boîtes. C'est drôle ou ça ne l'est pas. C'est comme ça. J'adore Perec. J'adore Les Choses. J'adore W ou le Souvenir d'Enfance. J'adore Je me souviens. J'aime beaucoup Penser/Classer  et, je vous l'avoue, j'aime par dessus tout Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour. L'exemplaire que j'ai dans les mains n'est pas la première édition parue en 1966, chez Denoël, dans la collection Les Lettres nouvelles, dirigée par Maurice Nadeau. Ce n'est pas une édition originale. C'est une simple édition en Poche. Avec une valeur particulière pour le lecteur que je suis. La raison en est simple: il est truffé d'annotations au crayon qui me ravissent. D'une belle écriture très féminine. Une prof de français sans doute. Sans aucun doute. A moins que ce ne soit le livre de travail d'une étudiante en Faculté de Lettres.

 

Voici quelques exemples d'annotations :

 

page 17 : le mot "pantois" est souligné et  traduit, en  "stupéfait".

page 21 : ... je profite de l'occasion pour l'assurer de mon indéfectible amitié ... Le mot "indéfectible" est doublement souligné, au crayon et au feutre orange. "Indéfectible" est défini en sept mots :  "qui ne peut être pris en défaut".

page 29 :  ... à peine la douce Aurore aux doigts boudinés... Deux définitions du mot "boudiné", notées soigneusement au crayon, dans le haut de la page:  1/ en forme de boudin  2/ serré dans des vêtements trop étroits.

page 30 : le mot éculé noté en bas de page, avec deux sens du mot précisés. Premier sens : dont le talon est usé. Deuxième sens : usé à force d'avoir servi. ex: une plaisanterie éculée.

page 33 : ... elle le mettra au vert pendant quelque temps... Dans le haut de la page, notation au crayon, toujours très appliquée : Se mettre au vert = se reposer à la campagne.

 

Un vrai travail d'approche du texte. Un texte où la digression est le moteur de la progression. Un vrai travail sur les mots et les tournures. Un texte pas toujours facile aux entournures.

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 18:43

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© Jean-Louis Crimon                                                      Paris. Quai de la Tournelle. 2012.

 

 

Mon voisin sur le quai est un type étonnant. Parfois un peu déconnant. Il a le don d'énoncer des évidences. J'en connais que ça agace, moi, ça m'amuse. Je ne reviens pas sur sa célèbre trilogie : L'hiver, j'aime pas, c'est froid, La pluie, pénible, ça mouille, L'été, c'est chiant, c'est trop chaud . Sa dernière sortie portait sur les amis. Les copains, les potes, Dans la vie, pour lui, il y a deux sortes d'amis: les intéressants et les intéressés. La leçon tient, comme à chaque fois, en quelques répliques :

- Il y en a que tu crois pour toujours dans la première catégorie, jusqu'au jour où tu les découvres faire partie, depuis pas mal de temps, de la seconde.

- Intéressant, mon ami !

- Désintéressé, surtout !

- Qu'un ami véritable est une douce chose !

- Tu plaisantes ?

- Non, c'est  La Fontaine !

- Méfie-toi, mon ami ! Tu es entouré de gens pas très intéressants ...

- Tu veux dire quoi, au juste ?

- A toi de voir, fais gaffe !

- Gaffe à quoi ?

- Aux amis style "un ami qui vous veut du bien" ?

- Sous couvert de l'anonymat, n'est-ce pas !

- Les jeunes gens m'ont jusqu'à présent paru être plus intéressés qu'intéressants, plus occupés d'eux que de nous.

- Balzac !

- Bravo, mon ami !

- Tu vois, vrais amis ou pas, nous sommes de fins lettrés !

 

 

Mon voisin sur le quai est un type intéressant. Je suis peut-être le seul à le penser. En tout cas, souvent, par sa conversation, je suis ... intéressé.

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 13:56

 

Des métallos un peu poètes,

Voulaient, ce matin,  c'est bête,

Chanter la chanson d'Apollinaire

Ils avaient l'air bien débonnaire,

S'étaient levés bien de bonne heure,

Avaient gardé leur bonne humeur ...

 

Mal leur en prit, ça ne se fait pas,

D'aller frapper chez le candidat,

Pour fumer le calumet de la paix

Avec les sbires de l'UMP

Pas là, le Président-candidat,

On ne le rencontre pas comme ça ... 

 

Le pleutre fait des façons,

L'a pas grand chose dans le caleçon

Il leur a dit Venez lundi 

J'peux pas vous voir aujourd'hui

A l'Elysée, au château, ça sera plus rigolo, 

Le grand homme joue sur les deux tableaux

 

Devant le QG de campagne,

Veut pas de gars de la campagne,

A deux cents mètres, sans dire un mot,

Sur les deux cents métallos,

Les CRS balancent leurs lacrymos,

Plutôt fiers d'eux, les forts en castagne ...

 

Un peu vachement fumasses,

Dans la fumée, c'est dégueulasse,

Les métallos s'en allèrent

Saluer la demoiselle de fer

Son corps tout en acier ... Lorrain

L'en a fallu des tours de reins ...  

 

Ils chialent, mais c'est de rage,

Camarades, faut refuser l'outrage ,

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Ta promesse ancienne, mon p'tit Sarko, 

Faut bien que tu t'en souviennes

Ta promesse ancienne, elle est à l'eau ...

 

Jamais, mon p'tit gars, on oubliera

Qu'si on est dans d'beaux draps,

C'est vachement à cause de toi,

Toi, ça te met p't'être en joie,

Nous, on est toujours à la peine,

Faut bien  que tu t'en souviennes ...

 

De Gandrange à Florange,

On peut pas dire que ça t'arrange,

Le Patron n'est pas un ange,

Et nous, ça nous démange

Que le taulier soit entaulé

On lui apportera des oranges ...

 

Vienne le 6 mai, c'est demain ou jamais,

Là, sûr, tu comprendras, oui mais ...

A s'demander si tu peux comprendre

Qu' t'auras des comptes à rendre,

On n'est pas des voyous, c'est toi le voyou ,

Toi le mec sans gêne, qui nous lacrymogène ...

 

Demain, tu sais, quoi que tu fasses, 

Que tu perdes ou non la face,

Nous serons toujours face à face

Toi, tu  joues la vie connasse,

Tu es décidément trop petit,

L'Histoire te dépasse ...

 

La droite et Nico enfin niqués,

Tu sais, ça va pas nous manquer, 

Que notre emploi demeure 

On ment si on meurt,

Sous le pont Mirabeau

Le printemps sera beau ... 

 

15 mars, fin de la trève hivernale

Un CDD de 5 ans pas renouvelé,

5 ans d'impayés de loyers

Tu vas devoir faire ton sac

Sinon, on prévient la BAC,

C'est une sacrée claque ... 

 

Exit, métallos d'Arcelor

Foin d'harceleur, la colère est d'or,

Et  d'acier, votre moral,

En barres, de chez Mittal, 

Qu'il pleuve ou qu'il vente, 

Guillaume dixit, l'Espérance est violente ...

 
 
Vienne la nuit, sonne l'heure,

Les jours s'en vont, l'espoir se meurt,

Passent les jours, passent les semaines

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit, sonne l'heure,

Les métallos sont là, la Lorraine demeure.

 

 

Guillaume, sous le Pont Mirabeau,

Le pays de la mirabelle,

Chante avec nous de plus belle,

La joie de garder nos boulots,

Pour l'avenir des métallos,

Le futur se... met à l'eau.

 

 

     Guillaume Apollinaire/Jean-Louis Crimon

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 17:48

 

Bizarre la vie. Y'a des prises de conscience tardives. Comme des secrets de famille trop bien gardés. Moi qui me croyais d'origine picarde, enfin, sarde, -grand-père maternel né en Sardaigne, mort en Lorraine-, né par hasard, à Corbie, Picardie, donc, moi qui me croyais d'origine à la fois picarde et sarde, me voilà... Hollandais.

 

Bon, c'est vrai, j'aime bien Amsterdam. Souvenirs de belles escapades au tout début des années 70. J'aime bien Rembrandt. J'aime bien le pays qui a vu naître Spinoza. Baruch de Spinoza. Spinoza, le philosophe de L'Ethique et du TRE. Le TRE, le Traité de la Réforme de l'Entendement. Spinoza, le "Prince des philosophes". A l'époque de la "dette souveraine", pour prendre son mal en patience, relire l'inventeur, le créateur, du "Souverain bien".

 

Holllandais, je disais ! Pas Néerlandais. Tout ça à cause de l'actu en continu. 19 heures, ce soir. Fatigué de ma journée. Envie de m'asseoir. Je ne sais plus quelle chaîne me propose, en intégrale, le discours de Marseille.  Marseille m'a fait rêver la veille. En éliminant Milan. L'Inter de Milan, alors rêvons encore un peu.

 

A la tribune, en fait, en dépit de tout le mal que le sortant dit de lui, il est pas mal ce Hollande. Bon, parfois, c'est vrai, il en fait un peu trop. Dans l'intonation. Dans la voix. Dans la gestuelle Mitterrandienne. Mais, bon, entre le clown et le clone, y'a pas photo. Les idées sont là. A la loi de la force, opposer la force de la loi. J'aime la formule. C'est important les formules. C'est précieux pour bien accompagner la pensée. La formulation de la pensée. A la loi de la force, opposer la force de la loi. C'est pensé, c'est sensé, et c'est bien balancé. Ces idées-là sont plus proches de moi. De ma manière de voir le monde et les gens. Même si, à l'extrême, le Front de gauche exprime des revendications que je trouve chaque jour de plus en plus justes. Ne "Mélenchon" pas ! Ne nous trompons pas d'objectif. Unique objectif pour l'instant : sortir le sortant. Définitivement.

 

Ensuite, se réapproprier  la réalité de notre devise: Liberté, Egalité, Fraternité. La plus belle des devises. Quoi qu'on en dise.

Retrouver le sens premier des mots fondateurs de la République.

Ecrire une nouvelle page de l'Histoire de France. Celle qui commence avec Les Lumières  et que nous ne devons jamais renier. De vraies valeurs d'humanité et de solidarité.

 

Des valeurs, des idéaux. A porter bien haut. Vraiment, y'a pas photo. Je retrouve mes fondamentaux. Toujours pensé, -merci Voltaire, merci Rousseau, merci Hugo -, qu'il y avait plus de générosité à gauche qu'à droite. La droite, toujours, dit "non, ce n'est pas possible, on ne peut pas". La gauche dit "ce sera difficile, mais on va tout faire pour le faire". La droite, les conservateurs, les réactionnaires, n'ont jamais rien donné qu'on ne leur a arraché. Le repos hebdomadaire. La fin du travail obligatoire des enfants. Les premiers congés payés. La sécurité sociale. Le partage des richesse. L'abolition de la peine de mort. Vous en voulez encore ? Etait-ce des idées de droite ?

Qu'on me le dise ! Qu'on me le prouve ! Le progrès, toujours, se fait à gauche. L'Histoire s'écrit à gauche. La droite court derrière et, souvent, récupère !

Dix ans de droite, ça exaspère, ça désespère. Le temps de l'alternance est venu. Enfin revenu. Ils n'en reviennent pas, ceux de la France de l'arrogance. Ils ont une sainte horreur de l'alternance. Sauf le jour où, normal, elle joue en leur faveur. Ils se croyaient au pouvoir pour toujours. Eh bien non ! Il a commencé le compte à rebours.  

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 11:54

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 © Jean-Louis Crimon  

 

 

Je ne vous l'avais pas dit. Je suis candidat. Candidat à l'élection présidentielle. J'ai mes 500 signatures. Mes 500 parrainages. Pas été facile. Mais depuis ce matin, ça y est. Le compte est bon. L'histoire peut commencer. J'en avais assez d'entendre toutes ces sornettes. Tous ces parleurs professionnels. Tous ces beaux parleurs. Tous ces haut-parleurs. Tous ces donneurs de leçons. La France qui se lève tôt. Les chômeurs. Les immigrés. Clandestins ou pas. Les retraités. Les planqués. Les profiteurs. Les menteurs. Les voleurs. Les tricheurs. Marre. Plus que marre. Moi aussi, j'ai des idées. Moi aussi, je veux y aller. Moi aussi, j'y vais.

 

Mon parti ?

Pas de parti ! Le parti des sans parti. L'organisation des inorganisés. Le rassemblement des égarés. Des paumés. Des perdus. Le parti de rien. Le parti des riens. Des moins que rien. Des camarades en rade. Des citoyens pas bien.

 

Mon programme ? Simple.

Des mesures symboliques. Des mesures fortes. Pour une France forte.

 

D'abord traduire en justice le Président sortant et toute son équipe. Leur demander des comptes. De rendre des comptes. D'envisager des réparations. Réparation des préjudices causés. A commencer par le premier des préjudices.  Le préjudice porté au pays depuis cinq ans. La dégradation de l'image de la France. Dégradation ensuite de l'état de ses finances. Tout autant, des finances de l'Etat.

 

Juger les sortants sur leurs actes. Pas sur leurs paroles. S'en tenir aux actes. Juger les actes par rapport aux paroles. Aux discours.  Aux promesses jamais tenues. Faire le point entre les promesses, les projets, les programmes, et les résultats obtenus. Mesurer, soupeser, jauger, juger, la réalité de leurs actions durant cinq ans.

Une fois les sortants entendus, jaugés, jugés, les remettre aux études ou au travail. En fait, au travail, trop tard pour les études.

Les remettre rapidement au travail. Dans un vrai travail. Avec un vrai patron. Un contremaître. Des horaires. Des horaires de jour. Des horaires de nuit. Des salaires en rapport aussi. Leur demander de vivre avec les salaires qu'ils ont trouvé suffisants pour nous durant cinq ans. On ne comprend vraiment la vie qu'en vivant vraiment la vie des gens. Ce qu'on vit vraiment soi-même, on en  sait la teneur, la valeur, la saveur. Le sel de l'existence. Après, on peut parler. On a le droit à la parole.

 

Avant de les remettre au travail, ou aux études, leur présenter la facture. Les factures. Tous ont une dette. Des dettes. D'énormes dettes. A commencer par le premier d'entr'eux. Leur patron. Leur chef.

Le Président : paiement immédiat de 5 années d'arriérés de loyers. Remboursement du trop perçu sur le salaire augmenté de façon crapuleuse dès le début du mandat. Augmentation de 140 %, totalement injustifiée, et autoattribuée de façon tout à fait illégale. Sans doute en  prévision de pensions alimentaires multiples. 

Plainte pour plagiat. Plagiaire compulsif. N'a fait que recopier les idées des autres. Aucune idée personnelle pendant cinq ans. Recopie et arrange à sa manière. En commettant régulièrement des contresens fâcheux. Derniers en date : Schengen et les exilés fiscaux. S'attribue des faits d'armes de batailles qu'il n'a jamais livrées. Style présence sur le mur de Berlin le jour où il s'ouvre. Il y était. Faux : il n'y était pas. 

 

Sanction: emploi de métallo à Florange, dans le cadre du redémarrage des hauts fourneaux de l'aciérie Arcelor Mittal. Le p'tit Sarko en métallo, hein, ça pourrait être rigolo. F'rait même, très vite, un bon délégué syndical !  Sûr, a d'incontestables qualités pour la chose. Mais stage de formation obligatoire.  Aura peut-être le bonheur de sauver, en tant que délégué syndical, une entreprise et une activité, qu'il n'aura pas été capable de sauver en tant que Président de la République.

 

Autres propositions d'emplois : 
Dans le cadre des mesures de rééducation et de réapprentissage des valeurs de respect du prochain et des valeurs de solidarité, indispensables à la vie en société : 

Xavier Bertrand, ex ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé : Good Year Amiens, en 4x8 ou en 3x8, pour comprendre, de l'intérieur, ce que c'est, vraiment, une vie de travailleur.  Une vie d'ouvrier.

NKM, Nathalie Kosciusko-Morizet, ex ministre de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du logement : guichetière de station RER pour réapprendre les tarifs des titres de Transport en région parisienne. 

Nadine Morano, ex ministre de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle : caissière à Franprix ou à ED en CDD d'abord. Pas sûr de pouvoir la garder. Formation de reconversion impérative.

Luc Chatel, ex ministre de l'Education nationale : Professeur en Zone d'Education Prioritaire. Classes de 40 élèves. 26 heures par semaine. Obligation du suivi personnalisé de l'enseignant dans son suivi personnalisé de chaque élève.

 

Compte-tenu du bilan de compétences qui sera fait, il est souhaitable d'envisager des stages de formation pour tous les membres de l'équipe gouvernementale. Une première aide de 150 euros sera versée dès la signature du contrat de reconversion. A terme, toutes et tous percevront  le salaire minimum. Disposeront d'un appartement de type F2 en Banlieue. Dès le 7 mai, tout le monde passera au RSA.  Ensuite, traduction devant le grand jury du Tribunal de TF 1. Pour un procès équitable et médiatique à la fois. Participation obligatoire à la série de télé réalité hebdomatdaire, présentée par Laurence Ferrari et Jean-Pierre Pernaut, série intitulée "Rééducation des usurpateurs". Selon le comportement, l'implication sérieuse dans les projets de reconversion proposés, des sorties seront autorisées ainsi que de courts séjours dans les familles.

 

 

Ces premières mesures ont pour but d'apprendre l'humilité à tous ces arrogants qui ont passé la plus grande partie de leur vie à parler de ce qu'ils ne connaissent pas. Désormais, ils vont apprendre, ou réapprendre, comment se vit la "vraie vie". 5 ans de mensonges publics = 5 ans de rééducation. S'ils sont sérieux dans leurs apprentissages, dans les formations qu'ils s'engagent à suivre, et surtout s'ils s'engagent à exercer un "vrai métier", une "vraie profession", il n'est pas interdit, ni exclu, qu'ils puissent, un jour, refaire de la politique. Mais seulement s'ils comprennent que dorénavant, la "politique" n'est plus une activité pour toute la vie. Plus une activité  pour se "faire-valoir", mais une activité de dévouement altruiste totalement bénévole.

Ce n'est plus pour "se servir", mais pour "servir" ! La politique doit redevenir ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être. Une mission, limitée dans le temps, au servce des autres, au service de la collectivité, au service de la société. Au service de la République.

 

Bon, ça ne vous plaît pas mon programme ? Ma philosophie générale ? Mes premières mesures ? Je vous sens sceptiques. Réservés. Dommage. Vraiment dommage. Vous ne voterez pas pour moi. Tant pis. Tant mieux.  Rassurez-vous. Pas de stress. Pas d'angoisse. Pas la poisse. Dormez tranquilles. Exploiteurs, vous pouvez continuer à exploiter. Esclaves, gardez votre mentalité d'esclaves. Je n'ai pas mes 500 signatures. Je ne suis candidat à rien. Mais une chose est sûre, si jamais le locataire actuel du Palais réussit à se faire prolonger son bail, ... bye-bye ! Je demande l'asile politique à la Belgique, oui, à la Belgique ! ou au Québec. Je me fais français d'Amérique. Je taille. Je file. Je choisis l'exil. Je prends le bateau. Entre Voltaire et Hugo, yes, I ... go.

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 15:53

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© Jean-Louis Crimon                                            Paris. Quai de la Tournelle. 2012.

 

 

 

- Ce mec, il est bidon !

- Bidon, bidon, c'est vite dit ... il a un sacré talent !

- C'est du vent, j'te dis ! de l'esbrouffe ! du bluff !

- Facile ! T'en connais des bluffeurs comme lui qui gagnent à tous les coups ? Mitterrand, à côté, c'était un enfant de choeur !

- Depuis la prise de la Mairie de Neuilly ! Il bluffe, j'te dis ! L'arrête pas d'bluffer ! Moi, j'ai tout de suite vu clair dans son jeu !

- C'est quand même un jeu sérieux !

- Pas pour lui ! c'est qu'un jeu ! La preuve : quand ça l'amuse plus, y s'casse. L'a juste envie de se casser. Pour aller jouer ailleurs. A autre chose ! C'est un acteur raté !

- Ouais, on a déjà eu un peintre raté dans l'histoire, t'as vu comment il a voulu repeindre l'humanité ! Avec lui, c'est moins risqué.  

- T'en sais rien ! Ces mecs là, c'est des fous dangereux ! Ils se croient tout permis ! Tu leur loues pour cinq ans ! Ils se croient propriétaires à vie !

- Fallait l'arrêter avant !

- C'est le roi du "holp-up" . Le roi de la cambriole. Le roi du cambriolage politique.

- Explique !

- Mairie de  Neuilly : premier hold-up réussi ! Pasqua dans les bois ! Rien vu venir ! Blousé, le vieux Pasqua ! dépossédé de son bien avant d'en avoir pris possession !

- Tu racontes l'histoire d'une drôle de façon !

- Jacques Martin, à la Mairie de Neuilly, le jour de son mariage avec Cécilia ! Pareil ! L'a rien vu venir. L'autre, dans le costume du Maire, écharpe tricolore en bandoulière, qui se dit "cette femme là, elle est pour moi !" et vlan, dans les dents ! Embarque la femme Martin un beau matin ! Un voleur, j'te dis ! Un voyou ! Un mec qui respecte rien. Ni personne ! Un mec qui trahit ses potes. Un mec qui veut tout le monde à sa botte ! Un voleur, oui ! Un braqueur ! Un cambrioleur !

- La "Carla" chez Séguéla, idem, tu crois qu'elle l'aime, la "Carla", ce soir-là ?

- C'est un grand séducteur, c'est tout ! Reconnais-lui au moins ça !

- Tu parles ! Un voleur, j'te dis ! Voleur de sentiments, voleur d'idées ! Voleur tout le temps !

- UMP : deuxième hold-up remarquable ! remarquablement commis ! Pas vu, pas pris ! "C'est moi le Patron du Parti !"

- Facile, comme argument.

- Candidature à la Présidentielle 2007: troisième hold-up ! Même tabac ! Même tonneau ! Ce mec est  un rigolo ! C'est un grand artiste ! C'est de Funès en politique ! Avec du Napoléon, dans le pantalon ! Le III, pas le Bonaparte ! Napoléon III, ouais, Napoléon le Petit, pas le Grand ! Napoléon III, tu le crois ou tu le crois pas !

- Tu y vas un peu fort !

- La Présidence de la République : quatrième hold-up ! T'en veux encore ! Elle est pas mal mon analyse du "roi des braqueurs" !

- Ouais, mais il a quand même fait le job ! bossé comme un fou pendant cinq ans ! tenu les commandes ! été le patron ! en des temps difficiles !

- Tu parles d'un patron ! C'est la finance internationale, le patron ! C'est les banquiers, les patrons ! Le FMI ! La BCE ! Lui, il roule pour eux, c'est tout ! Un acteur, j'te dis ! S'amuse à faire le spectacle. Prend un panard pas possible dans l'exercice.

- Le sens du devoir, quand même ! Le sens de la République ! 

- Tu plaisantes ! La République est bonne fille, mais c'est pas une fille publique ! Il la traite comme une catin !

- T'exagères vraiment !

-  A peine ! Problème :  il arrive en bout de piste ! Pas assez de kérosène dans le réservoir.  Plus des masses envie d'écrire l'histoire. Plus de carburant. L'a tout grillé. Plus envie. Plus rien. Plus envie de rien ! Un grand gosse qui veut casser son jouet !

- Arrête ! Là, tu es sinistre !

- Tout ça, parce que personne ne s'est jamais opposé à lui ! Absence du père ! Absence fatale. L'aurait dû faire une analyse. L' aurait fallu l'allonger sur le divan de Lacan !  

- Quoi, lui au divan, la France serait pas dans de beaux draps ?

- Personne a jamais osé lui dire "NON" ! Enfant gâté ! Pourri ! Croit toujours que tout est permis. Change les règles du jeu à sa guise. Dès qu'il risque de perdre, on change ! Enfin, il change ! L'enfant-roi, crois-moi ! Un cas pathologique ! Un mec à soigner ! Un fou qui, en permanence, oppose les gens les uns contre les autres ! Un mec qui ment en permanence et traite les autres de menteurs. Un mec tout le temps en flagrant délit de contrevérités. L'empereur du poker-menteur !

- Ouais, et même si c'était vrai ...

- Un voleur ! Un braqueur ! Un usurpateur ! Un tricheur !

- Affirmations gratuites !

- Rappelle-toi ! Oublie jamais ! C'est un mec qui a tout piqué. Tout volé ! Volé Blum ! Volé Jaurès ! Volé Guy Môquet !

- L'Histoire de France appartient à tout le monde...

- T'as vu le dernier argument qu'il dégaine ! La bonne aubaine. Pour séduire les égarés du FN. Sortir de Schengen ! Quel talent !

- Et la trouvaille de Depardieu ? Pitoyable !

- Pathétique !

- "Je n'entends que du mal de cet homme qui ne fait que du bien" !

 

 

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 11:48

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© Jean-Louis Crimon                                                                             Paris. 2012.

 

 

"Impasse Sarkozy, Ancien Président de la République, 2007-2012", c'est le texte de la fausse plaque de rue qui fleurit en ce moment dans certains arrondissements de Paris. Fausse plaque, mais vraie lassitude. Vrai ras le bol. Vraie colère. Vraie fureur. Le peuple en a marre de l'usurpateur. Du faussaire. Du fossoyeur. Du menteur. Du tricheur. De l'arrogant. De celui qui a toujours raison. De celui qui veut toujours avoir raison. De celui qui n'écoute que lui. Ou que ses amis. De celui qui s'est fait élire "pour" et qui, pendant cinq ans, a gouverné "contre".

Il se disait "pour". Pour les gens. Pour la défense du pouvoir d'achat. Pour l'emploi. Cinq ans plus tard, quand on relit l'histoire, on peut lire "Contre les gens. Contre le pouvoir d'achat. Contre l'emploi." Le ras le bol vient de là. C'est aussi simple que ça. La violence du rejet n'a d'égale que la violence de la gouvernance. On récolte ce qu'on sème. Pouvoir exsangue, peu importe ta dernière harangue, comme un boomerang, le "Casse-toi pôv' con" d'un certain Salon te revient en pleine face. Tu ne peux même pas dire :"c'est dégueulasse !"

C'est mérité.

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