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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 11:54

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 © Jean-Louis Crimon  

 

 

Je ne vous l'avais pas dit. Je suis candidat. Candidat à l'élection présidentielle. J'ai mes 500 signatures. Mes 500 parrainages. Pas été facile. Mais depuis ce matin, ça y est. Le compte est bon. L'histoire peut commencer. J'en avais assez d'entendre toutes ces sornettes. Tous ces parleurs professionnels. Tous ces beaux parleurs. Tous ces haut-parleurs. Tous ces donneurs de leçons. La France qui se lève tôt. Les chômeurs. Les immigrés. Clandestins ou pas. Les retraités. Les planqués. Les profiteurs. Les menteurs. Les voleurs. Les tricheurs. Marre. Plus que marre. Moi aussi, j'ai des idées. Moi aussi, je veux y aller. Moi aussi, j'y vais.

 

Mon parti ?

Pas de parti ! Le parti des sans parti. L'organisation des inorganisés. Le rassemblement des égarés. Des paumés. Des perdus. Le parti de rien. Le parti des riens. Des moins que rien. Des camarades en rade. Des citoyens pas bien.

 

Mon programme ? Simple.

Des mesures symboliques. Des mesures fortes. Pour une France forte.

 

D'abord traduire en justice le Président sortant et toute son équipe. Leur demander des comptes. De rendre des comptes. D'envisager des réparations. Réparation des préjudices causés. A commencer par le premier des préjudices.  Le préjudice porté au pays depuis cinq ans. La dégradation de l'image de la France. Dégradation ensuite de l'état de ses finances. Tout autant, des finances de l'Etat.

 

Juger les sortants sur leurs actes. Pas sur leurs paroles. S'en tenir aux actes. Juger les actes par rapport aux paroles. Aux discours.  Aux promesses jamais tenues. Faire le point entre les promesses, les projets, les programmes, et les résultats obtenus. Mesurer, soupeser, jauger, juger, la réalité de leurs actions durant cinq ans.

Une fois les sortants entendus, jaugés, jugés, les remettre aux études ou au travail. En fait, au travail, trop tard pour les études.

Les remettre rapidement au travail. Dans un vrai travail. Avec un vrai patron. Un contremaître. Des horaires. Des horaires de jour. Des horaires de nuit. Des salaires en rapport aussi. Leur demander de vivre avec les salaires qu'ils ont trouvé suffisants pour nous durant cinq ans. On ne comprend vraiment la vie qu'en vivant vraiment la vie des gens. Ce qu'on vit vraiment soi-même, on en  sait la teneur, la valeur, la saveur. Le sel de l'existence. Après, on peut parler. On a le droit à la parole.

 

Avant de les remettre au travail, ou aux études, leur présenter la facture. Les factures. Tous ont une dette. Des dettes. D'énormes dettes. A commencer par le premier d'entr'eux. Leur patron. Leur chef.

Le Président : paiement immédiat de 5 années d'arriérés de loyers. Remboursement du trop perçu sur le salaire augmenté de façon crapuleuse dès le début du mandat. Augmentation de 140 %, totalement injustifiée, et autoattribuée de façon tout à fait illégale. Sans doute en  prévision de pensions alimentaires multiples. 

Plainte pour plagiat. Plagiaire compulsif. N'a fait que recopier les idées des autres. Aucune idée personnelle pendant cinq ans. Recopie et arrange à sa manière. En commettant régulièrement des contresens fâcheux. Derniers en date : Schengen et les exilés fiscaux. S'attribue des faits d'armes de batailles qu'il n'a jamais livrées. Style présence sur le mur de Berlin le jour où il s'ouvre. Il y était. Faux : il n'y était pas. 

 

Sanction: emploi de métallo à Florange, dans le cadre du redémarrage des hauts fourneaux de l'aciérie Arcelor Mittal. Le p'tit Sarko en métallo, hein, ça pourrait être rigolo. F'rait même, très vite, un bon délégué syndical !  Sûr, a d'incontestables qualités pour la chose. Mais stage de formation obligatoire.  Aura peut-être le bonheur de sauver, en tant que délégué syndical, une entreprise et une activité, qu'il n'aura pas été capable de sauver en tant que Président de la République.

 

Autres propositions d'emplois : 
Dans le cadre des mesures de rééducation et de réapprentissage des valeurs de respect du prochain et des valeurs de solidarité, indispensables à la vie en société : 

Xavier Bertrand, ex ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé : Good Year Amiens, en 4x8 ou en 3x8, pour comprendre, de l'intérieur, ce que c'est, vraiment, une vie de travailleur.  Une vie d'ouvrier.

NKM, Nathalie Kosciusko-Morizet, ex ministre de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du logement : guichetière de station RER pour réapprendre les tarifs des titres de Transport en région parisienne. 

Nadine Morano, ex ministre de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle : caissière à Franprix ou à ED en CDD d'abord. Pas sûr de pouvoir la garder. Formation de reconversion impérative.

Luc Chatel, ex ministre de l'Education nationale : Professeur en Zone d'Education Prioritaire. Classes de 40 élèves. 26 heures par semaine. Obligation du suivi personnalisé de l'enseignant dans son suivi personnalisé de chaque élève.

 

Compte-tenu du bilan de compétences qui sera fait, il est souhaitable d'envisager des stages de formation pour tous les membres de l'équipe gouvernementale. Une première aide de 150 euros sera versée dès la signature du contrat de reconversion. A terme, toutes et tous percevront  le salaire minimum. Disposeront d'un appartement de type F2 en Banlieue. Dès le 7 mai, tout le monde passera au RSA.  Ensuite, traduction devant le grand jury du Tribunal de TF 1. Pour un procès équitable et médiatique à la fois. Participation obligatoire à la série de télé réalité hebdomatdaire, présentée par Laurence Ferrari et Jean-Pierre Pernaut, série intitulée "Rééducation des usurpateurs". Selon le comportement, l'implication sérieuse dans les projets de reconversion proposés, des sorties seront autorisées ainsi que de courts séjours dans les familles.

 

 

Ces premières mesures ont pour but d'apprendre l'humilité à tous ces arrogants qui ont passé la plus grande partie de leur vie à parler de ce qu'ils ne connaissent pas. Désormais, ils vont apprendre, ou réapprendre, comment se vit la "vraie vie". 5 ans de mensonges publics = 5 ans de rééducation. S'ils sont sérieux dans leurs apprentissages, dans les formations qu'ils s'engagent à suivre, et surtout s'ils s'engagent à exercer un "vrai métier", une "vraie profession", il n'est pas interdit, ni exclu, qu'ils puissent, un jour, refaire de la politique. Mais seulement s'ils comprennent que dorénavant, la "politique" n'est plus une activité pour toute la vie. Plus une activité  pour se "faire-valoir", mais une activité de dévouement altruiste totalement bénévole.

Ce n'est plus pour "se servir", mais pour "servir" ! La politique doit redevenir ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être. Une mission, limitée dans le temps, au servce des autres, au service de la collectivité, au service de la société. Au service de la République.

 

Bon, ça ne vous plaît pas mon programme ? Ma philosophie générale ? Mes premières mesures ? Je vous sens sceptiques. Réservés. Dommage. Vraiment dommage. Vous ne voterez pas pour moi. Tant pis. Tant mieux.  Rassurez-vous. Pas de stress. Pas d'angoisse. Pas la poisse. Dormez tranquilles. Exploiteurs, vous pouvez continuer à exploiter. Esclaves, gardez votre mentalité d'esclaves. Je n'ai pas mes 500 signatures. Je ne suis candidat à rien. Mais une chose est sûre, si jamais le locataire actuel du Palais réussit à se faire prolonger son bail, ... bye-bye ! Je demande l'asile politique à la Belgique, oui, à la Belgique ! ou au Québec. Je me fais français d'Amérique. Je taille. Je file. Je choisis l'exil. Je prends le bateau. Entre Voltaire et Hugo, yes, I ... go.

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 15:53

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© Jean-Louis Crimon                                            Paris. Quai de la Tournelle. 2012.

 

 

 

- Ce mec, il est bidon !

- Bidon, bidon, c'est vite dit ... il a un sacré talent !

- C'est du vent, j'te dis ! de l'esbrouffe ! du bluff !

- Facile ! T'en connais des bluffeurs comme lui qui gagnent à tous les coups ? Mitterrand, à côté, c'était un enfant de choeur !

- Depuis la prise de la Mairie de Neuilly ! Il bluffe, j'te dis ! L'arrête pas d'bluffer ! Moi, j'ai tout de suite vu clair dans son jeu !

- C'est quand même un jeu sérieux !

- Pas pour lui ! c'est qu'un jeu ! La preuve : quand ça l'amuse plus, y s'casse. L'a juste envie de se casser. Pour aller jouer ailleurs. A autre chose ! C'est un acteur raté !

- Ouais, on a déjà eu un peintre raté dans l'histoire, t'as vu comment il a voulu repeindre l'humanité ! Avec lui, c'est moins risqué.  

- T'en sais rien ! Ces mecs là, c'est des fous dangereux ! Ils se croient tout permis ! Tu leur loues pour cinq ans ! Ils se croient propriétaires à vie !

- Fallait l'arrêter avant !

- C'est le roi du "holp-up" . Le roi de la cambriole. Le roi du cambriolage politique.

- Explique !

- Mairie de  Neuilly : premier hold-up réussi ! Pasqua dans les bois ! Rien vu venir ! Blousé, le vieux Pasqua ! dépossédé de son bien avant d'en avoir pris possession !

- Tu racontes l'histoire d'une drôle de façon !

- Jacques Martin, à la Mairie de Neuilly, le jour de son mariage avec Cécilia ! Pareil ! L'a rien vu venir. L'autre, dans le costume du Maire, écharpe tricolore en bandoulière, qui se dit "cette femme là, elle est pour moi !" et vlan, dans les dents ! Embarque la femme Martin un beau matin ! Un voleur, j'te dis ! Un voyou ! Un mec qui respecte rien. Ni personne ! Un mec qui trahit ses potes. Un mec qui veut tout le monde à sa botte ! Un voleur, oui ! Un braqueur ! Un cambrioleur !

- La "Carla" chez Séguéla, idem, tu crois qu'elle l'aime, la "Carla", ce soir-là ?

- C'est un grand séducteur, c'est tout ! Reconnais-lui au moins ça !

- Tu parles ! Un voleur, j'te dis ! Voleur de sentiments, voleur d'idées ! Voleur tout le temps !

- UMP : deuxième hold-up remarquable ! remarquablement commis ! Pas vu, pas pris ! "C'est moi le Patron du Parti !"

- Facile, comme argument.

- Candidature à la Présidentielle 2007: troisième hold-up ! Même tabac ! Même tonneau ! Ce mec est  un rigolo ! C'est un grand artiste ! C'est de Funès en politique ! Avec du Napoléon, dans le pantalon ! Le III, pas le Bonaparte ! Napoléon III, ouais, Napoléon le Petit, pas le Grand ! Napoléon III, tu le crois ou tu le crois pas !

- Tu y vas un peu fort !

- La Présidence de la République : quatrième hold-up ! T'en veux encore ! Elle est pas mal mon analyse du "roi des braqueurs" !

- Ouais, mais il a quand même fait le job ! bossé comme un fou pendant cinq ans ! tenu les commandes ! été le patron ! en des temps difficiles !

- Tu parles d'un patron ! C'est la finance internationale, le patron ! C'est les banquiers, les patrons ! Le FMI ! La BCE ! Lui, il roule pour eux, c'est tout ! Un acteur, j'te dis ! S'amuse à faire le spectacle. Prend un panard pas possible dans l'exercice.

- Le sens du devoir, quand même ! Le sens de la République ! 

- Tu plaisantes ! La République est bonne fille, mais c'est pas une fille publique ! Il la traite comme une catin !

- T'exagères vraiment !

-  A peine ! Problème :  il arrive en bout de piste ! Pas assez de kérosène dans le réservoir.  Plus des masses envie d'écrire l'histoire. Plus de carburant. L'a tout grillé. Plus envie. Plus rien. Plus envie de rien ! Un grand gosse qui veut casser son jouet !

- Arrête ! Là, tu es sinistre !

- Tout ça, parce que personne ne s'est jamais opposé à lui ! Absence du père ! Absence fatale. L'aurait dû faire une analyse. L' aurait fallu l'allonger sur le divan de Lacan !  

- Quoi, lui au divan, la France serait pas dans de beaux draps ?

- Personne a jamais osé lui dire "NON" ! Enfant gâté ! Pourri ! Croit toujours que tout est permis. Change les règles du jeu à sa guise. Dès qu'il risque de perdre, on change ! Enfin, il change ! L'enfant-roi, crois-moi ! Un cas pathologique ! Un mec à soigner ! Un fou qui, en permanence, oppose les gens les uns contre les autres ! Un mec qui ment en permanence et traite les autres de menteurs. Un mec tout le temps en flagrant délit de contrevérités. L'empereur du poker-menteur !

- Ouais, et même si c'était vrai ...

- Un voleur ! Un braqueur ! Un usurpateur ! Un tricheur !

- Affirmations gratuites !

- Rappelle-toi ! Oublie jamais ! C'est un mec qui a tout piqué. Tout volé ! Volé Blum ! Volé Jaurès ! Volé Guy Môquet !

- L'Histoire de France appartient à tout le monde...

- T'as vu le dernier argument qu'il dégaine ! La bonne aubaine. Pour séduire les égarés du FN. Sortir de Schengen ! Quel talent !

- Et la trouvaille de Depardieu ? Pitoyable !

- Pathétique !

- "Je n'entends que du mal de cet homme qui ne fait que du bien" !

 

 

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 11:48

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© Jean-Louis Crimon                                                                             Paris. 2012.

 

 

"Impasse Sarkozy, Ancien Président de la République, 2007-2012", c'est le texte de la fausse plaque de rue qui fleurit en ce moment dans certains arrondissements de Paris. Fausse plaque, mais vraie lassitude. Vrai ras le bol. Vraie colère. Vraie fureur. Le peuple en a marre de l'usurpateur. Du faussaire. Du fossoyeur. Du menteur. Du tricheur. De l'arrogant. De celui qui a toujours raison. De celui qui veut toujours avoir raison. De celui qui n'écoute que lui. Ou que ses amis. De celui qui s'est fait élire "pour" et qui, pendant cinq ans, a gouverné "contre".

Il se disait "pour". Pour les gens. Pour la défense du pouvoir d'achat. Pour l'emploi. Cinq ans plus tard, quand on relit l'histoire, on peut lire "Contre les gens. Contre le pouvoir d'achat. Contre l'emploi." Le ras le bol vient de là. C'est aussi simple que ça. La violence du rejet n'a d'égale que la violence de la gouvernance. On récolte ce qu'on sème. Pouvoir exsangue, peu importe ta dernière harangue, comme un boomerang, le "Casse-toi pôv' con" d'un certain Salon te revient en pleine face. Tu ne peux même pas dire :"c'est dégueulasse !"

C'est mérité.

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 22:55

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© Jean-Louis Crimon                                                                                      Paris. 2012.

 

Relire Claire Etcherelli. D'abord Elise ou la vraie vie. Editions Denoël. 1967. Puis A propos de Clémence. 1971. J'ai toujours été fasciné par l'attaque du premier roman de Claire Etcherelli. Par les cinq ou six premières phrases. Je me suis tout de suite dit que si, un jour, j'étais capable d'écrire, j'aimerais que ce soit comme ça. De cette façon là. Comme on respire. Même si, parfois, on a -dans tous les sens de l'expression- du mal à respirer. Elise ou la vraie vie, ça commence "cut", ça taille dans le réel. C'est direct. Efficace. Sans fioritures. On entre dans le roman comme dans le réel. On entre dans le roman comme dans... la vraie vie.

Je relis pour vous. Pour vous donner envie de relire aussi. Je partage, comme on dit, aujourd'hui, sur les réseaux dits "sociaux".

 

"Surtout ne pas penser. Comme on dit "Surtout ne pas bouger" à un blessé aux membres brisés. Ne pas penser. Repousser les images, toujours les mêmes, celles d'hier, du temps qui ne reviendra plus. Ne pas penser. Ne pas reprendre les dernières phrases de la dernière conversation, les mots que la séparation a rendus définitifs, se dire qu'il fait doux pour la saison, que les gens d'en face rentrent bien tard..."

 

Pas mal, non  ? 1967. Sans doute écrit en 1966. Deux ans avant 1968. Mai 68. Relire, oui. Relire et se mettre à écrire. Se remettre à écrire. Ils ont de la chance, les gens qui n'écrivent pas. Ils ont bien de la chance, les gens qui n'éprouvent pas le besoin d'écrire.

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 19:46

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© Jean-Louis Crimon     

 

"Si vous ne m'élisez pas, j'arrête la politique !" Tu l'as dit. Tu l'as redit. Incroyable, Nicolas, tu ne peux pas faire ça. Pense à nous. Enfin, pas à moi, d'accord. Mais pense aux autres. Pense aux gens. Aux gens. Pas à l'argent. Tu n'es pas un homme d'argent. Tu l'as dit.  Tu l'as redit. Tu es homme de gens. Tu aimes les gens. Pense à eux. N'abandonne pas au milieu du gué. Les laisse pas tomber. Pour un désamour passager. Tu imagines Mitterrand dire ça. Tu imagines Chirac dire ça. Tu m'imagines, moi, simple citoyen, dire ça. Moi, simple citoyen qui n'ai jamais voté pour toi.

Je sais, depuis le début, on ne joue pas dans la même division. On ne pratique pas le même sport. D'accord. On n'a pas le même ego. On n'est pas égaux. Crois-moi: ça m'est égal. Mais quand même, moi aussi, j'aime qu'on m'aime. Moi aussi, j'ai besoin qu'on m'aime. Un éventuel désamour peut aussi me rendre le coeur lourd. Sois pas balourd. Fais pas ton lourd. Sois plus subtil. En avril, ne te découvre pas d'un fil. Patiente. Prends une position d'attente. Dors quelques nuits sous la tente.

 

Tu m'imagines, moi, déclarer, à l'ensemble du pays, à la France entière, sans rire :


"Si vous ne me lisez pas, j'arrête d'écrire !"

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 09:46

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 © Jean-Louis Crimon                                                                Rome. 2012. 

 

 

Bled, Bescherelle, Grevisse,  faut-il qu'on en finisse ? Doit-on dire dorénavant, en cette journée mondiale de la femme: Les hommes et les femmes sont belles ? Ou, au risque de passer pour un incroyable machiste doublé d'un fieffé réactionnaire, persister à dire: Les hommes et les femmes sont beaux. Pourquoi pas, tout simplement, dans une réelle volonté d'apaisement et de conciliation grammaticale, s'accorder sur une proposition apaisée : Les femmes sont belles, les hommes sont beaux. Juxtaposition pacifique bienvenue pour donner, à chaque genre, le qualificatif souhaité, avec l'accord qui convient. 

Cela pour nos préoccupations d'hier. Aujourd'hui, heureusement, 8 mars, Journée internationale des femmes, on nous parle de choses plus essentielles et de problèmes autrement importants. Des droits des femmes dans ces pays et ces sociétés où, au propre comme au figuré, les hommes "font la loi".

 

 Ce matin, à la radio, j'écoute la voix de Samira, 25 ans, manifestante égyptienne, sur la Place Tahrir,  qui se bat contre les forces conservatrices de la société partriarcale de son pays. Une voix parmi des milliers. Des dizaines de milliers. Des centaines de milliers de voix dans le monde. Les femmes arabes ont pris la parole. Pour dire au monde entier et à haute voix : cette fois, ça suffit, vous n'étoufferez  pas nos revendications. Question décisive du statut des femmes. Discrimination. Exclusion. Excision. Pièges à cons ! Codes de la famille, codes civils et lois pénales,  sociétés infernales.

 Huit mars. Huit femmes. Huit femmes signataires de l'Appel pour que "la dignité des femmes et leur égalité avec les hommes ne soient pas une fois de plus sacrifiées au nom de prétendues priorités." Huit mars. Huit femmes. Huit femmes signataires de cet Appel où personne ne doit manquer à l'appel :

 

Souhayr Belhassen, présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme, Tunisienne;

Bochra Belhadj Hmida, avocate, cofondatrice de l'Association tunisienne des femmes démocrates, Tunisienne;

Shahinaz Abdel Salam, blogueuse et activiste, Egyptienne;

Nawal El Saadawi, médecin psychiatre, écrivaine et féministe historique, Egyptienne;

Tahani Rached, réalisatrice, Egyptienne;

Samar Yazbek, romancière, Syrienne;

Azza Kamel Maghur, avocate internationale et membre du Conseil libyen des droits de l'homme, Libyenne;

Wassyla Tamzali, féministe et essayiste, Algérienne.

 

 

Passé le temps exaltant de ces révolutions qui ne sont pas toutes porteuses de lendemains / fleurs de jasmin, le travail ne manque pas. Briser les tabous dans les sociétés arabes. Le premier des tabous: le tabou de la peur. Cesser d'avoir peur. Huit mars. Huit femmes qui n'ont pas peur. Qui n'ont jamais eu peur. Tunisiennes, Egyptiennes, Syrienne, Libyenne, Algérienne et pourquoi pas...Saoudienne, Palestinienne.

 

Place du changement, à Tunis ou au Caire, une même volonté, une même lucidité: ne pas mettre uniquement en avant les droits des femmes. Les femmes ne sont pas "des êtres à part". Ce sont des êtres qui doivent "prendre part". Qui veulent "prendre part". Pour cela, d'abord, sans doute, prendre "leur part". Toute leur part.

 

Paradoxe dérisoire, pendant ce temps-là, en France, on présente comme "révolutionnaire" la suppression de la case "mademoiselle" dans les formulaires administratifs. En oubliant ce temps pas  si lointain où une "dame", quel que soit son âge, ou son statut, ne trouvait pas forcément désagréable, ni déplaisant qu'un homme, courtois, délicat, ou authentiquement galant, s'adresse à elle en disant "mademoiselle"... 

 

Au fond, pour en finir avec  ce "8 mars, Journée internationale des femmes" et en finir avec cette  unique " journée de la femme", (sous-entendu à peine "voilé" : le reste de l'année appartient aux hommes !) , créons, inventons, un tout autre rendez-vous, non pas une fois par an, mais une fois par jour. Une nouvelle fête, autrement révolutionnaire, la fête mondiale de la femme de la journée". Une femme, mise à l'honneur et célébrée, chaque jour de l'année, pour sa singularité et son universalité.

 

"Journée mondiale de la femme", non plus. Assez, suffit, pas davantage, rideau, merci. "Femme de la journée", oui, bienvenue. Non pas "Miss/Monde" mais "Femme/Monde". 365 journées de la femme par an ! 366 les années bissextiles, comme cette année! Pas mal, non, comme idée ? De cette façon, une fois par an, on pourrait inventer, mais oui,  pourquoi pas "la journée de... l'homme" !

 

Pas mal, non ? La journée mondiale de l'homme ! Une fois par an, on lui donnerait la parole et on parlerait de lui, l'homme, ce dominé, cet opprimé de toutes les sociétés enfin devenues matriarcales. Le monde en serait vraiment transformé. Plus de conflits. Plus d'inégalités. Plus d'injustices. Plus de guerres. C'est bien connu, depuis toujours, depuis des millénaires, ce sont les hommes qui déclarent les guerres. Je sais, Renaud, mon frère,  à part ... madame Thatcher. Mais dîtes: était-ce vraiment une femme ?

 

 

Franceinter.fr et Lemonde.fr pour signer l'Appel des femmes arabes pour la dignité et l'égalité.

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 17:01

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© Jean-Louis Crimon                                                                Paris. 41, Quai de la Tournelle. 

 

 

L'idée est celle d'un collectif d'associations féministes. A la veille du 8 mars, journée internationale de la femme, s'attaquer au plus célèbre des bastions de la domination masculine: la règle de grammaire qui veut que, dans notre langue, toujours, en cas d'accord, ce soit le masculin qui l'emporte.

Les féministes en question demandent le rétablissement de la règle dite de proximité, datant de 1767, qui exigeait autrefois, à l'époque des rois, d'accorder l'adjectif avec le nom le plus proche ainsi qualifié. En vertu de quoi, il faudrait à nouveau dire:

"Les hommes et les femmes sont belles" et non plus "Les hommes et les femmes sont beaux". Julien, mon voisin sur le quai, chauffeur de taxi dans une autre vie, et qui, soixantaine superbe, porte plutôt beau, s'est exclamé: "Les hommes et les femmes sont belles ! Celle-là, elle est bien belle !"

Chez les bouquinistes, la langue, c'est un peu notre gagne-pain. D'abord, il faut l'avoir bien pendue si l'on veut vendre chaque jour quelques bouquins. La grammaire n'est pas la première de nos préoccupations. L'imparfait du subjonctif, pas davantage. Au nombre de femmes qui exercent dans la corporation, on pourrait concéder que chez nous aussi, comme dans d'autres assemblées, c'est -malheureusement- toujours le masculin qui l'emporte. De là à remettre en cause une règle de grammaire apparemment acquise et partagée par le plus grand nombre, ça, ça étonne et scandalise mon voisin.

Pour le plaisir de la discussion, qui est toujours, avec lui, un vrai bonheur, je me suis amusé à lui faire commenter cet exemple d'accord trouvé sous la plume d'une blogueuse. Mon voisin est réfractaire au monde internet , aux mails et aux blogs, mais il aime assez bien être tenu au courant. Je lui explique donc: tu connais le mot tailleur. Une femme en tailleur, ça te va ? La phrase, Julien ! pas la femme ! L'exemple. Je ne te parle pas d'une femme en tailleur, en particulier. Juste de cet exemple particulier d'une femme en tailleur.

Je poursuis : tu connais le mot "cravate" ? Tu es d'accord avec moi que "tailleur" est du genre masculin, mais que c'est généralement beaucoup mieux porté par le" genre féminin", je veux dire "par une femme" ! Maintenant, "cravate", toujours d'accord avec moi, Julien, est bien du genre féminin. Mais, problème: une cravate est plutôt un attribut masculin. Les hommes portent des cravates. Même si, c'est vrai, certaines femmes, en de rares occasions, s'attribuent parfois, le port de ce que Freud n'a peut-être pas osé qualifier de "symbole phallique". Bon, Julien, imagine donc que ta femme aille au pressing récupérer ta cravate et son tailleur. Que va lui dire la dame du pressing ?

Votre Tailleur et votre cravate sont prêtes ?  Non, la dame du pressing dira " Votre tailleur et votre cravate sont prêts !"

 

Mon voisin Julien s'est juste exclamé: Tout ça, c'est la faute à Richelieu et à son Académie Française ! Adorable Julien. Qui a ajouté -ce en quoi, il n'a pas tort- : tu sais, tout ça, ça dépend comment on parle. Tôt ou tard, c'est l'oral qui l'emporte sur l'écrit. Pas l'inverse

J'ai repensé à ce que m'avait dit un jour, il y a au moins vingt ans, dans un taxi, un ami, professeur de linguistique, alors que je lui faisais part de ma déception d'entendre régulièrement à la radio "un interview" au lieu de "une interview", "un autoroute" au lieu de "une autoroute", et pire encore "cette interview, je l'ai fait" au lieu de "cette interview, je l'ai faite". La phrase de mon ami professeur de linguistique, - je m'en souviens comme si c'était hier-, c'est : le linguiste n'est pas le législateur de la langue,  il est seulement  le greffier de l'usage

 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 19:20

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© Jean-Louis Crimon                                      Autoportrait avec Verlaine. Paris. 2013.

 

 

Jadis et Naguère. Paris. Léon Vanier, Libraire-Editeur. 19, Quai Saint-Michel, 19. Nouvelle Edition. 1891. Dit comme ça, sûr, ça n'est pas très excitant. Pas très attirant. Sans nom d'auteur, est-ce moins flatteur ? Le recueil se décompose en deux parties. L'auteur l'a voulu ainsi. Cette pièce -on dit comme ça- se trouve dans Jadis. Pages 19, 20 et 21. Elle est dédiée à Charles Morice. Son titre: Art Poétique. La première strophe est la plus connue, si bien chantée par un certain Léo Ferré, qui préfaça, naguère, dans la collection du Livre de Poche, les Poèmes Saturniens. Vous ne pouvez pas ne pas connaître:

 

De la musique avant toute chose,

Et pour cela préfère l'Impair

Plus vague et plus soluble dans l'air,

Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.

 

Plus loin, redoutable conseil à tout rimailleur débutant. Que je suis toujours et pour longtemps. Variante: Que je suis depuis longtemps et pour toujours. Le conseil en question :

 

Prends l'éloquence et tords-lui son cou !

Tu feras bien, en train d'énergie,

De rendre un peu la Rime assagie.
Si l'on n'y veille, elle ira jusqu'où ?

 

Sans oublier la fin, superbe fin, devenue précepte ou proverbe:

 

Que ton vers soit la bonne aventure

Eparse au vent crispé du matin

Qui va fleurant la menthe et le thym...

Et tout le reste est littérature.

 

Verlaine, bien sûr. Verlaine. Relire Verlaine. Relire Jadis et Naguère. Chaque soir de la semaine. Relire Verlaine. Des comme ça, y'en a plus guère.

 

 

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 14:20

 

Une lettre. Une lettre à mon nom. Une lettre à mon nom et à mon adresse. Un lundi. Je me dis: la semaine commence bien. Des lettres, on n'en reçoit plus guère. Des lettres, je veux dire, de vraies lettres. Avec des mots, des idées, des sentiments. Des lettres humaines, quoi. Des lettres d'humains. De vrais humains.

Les dernières missives reçues provenaient de Bleu ciel, pseudo d'EDF, de SFR et du Syndic de l'immeuble. Autrement dit, des courriers pas très intéressants. Plutôt très intéressés. Quand ceux-là t'écrivent, c'est pour te taper. Y'a que l'argent qui les intéresse. Ton argent. Ton oseille. Ton blé. Ton pognon. Ton fric. On passe sa vie à payer.

 

Cette lettre là, sans savoir vraiment pourquoi, j'ai pensé qu'elle ne serait pas comme les autres. EIle ne comportait pourtant aucun indice particulier. Adresse classique en caractères clavier machine. Enveloppe avec un sigle courant. Connu. Courrier banal. Très impersonnel.

J'ai pris mon temps avant d'ouvrir l'enveloppe. Me suis d'abord refait un café. Le café ponctue assez bien les heures du matin. Sans sucre, le café. Le sucre tue le goût du café. Dans mon fauteuil, près de la fenêtre qui donne sur la Place du marché, bien installé, la tasse de café à portée de main, je me suis -enfin- décidé à ouvrir, très soigneusement, "la" lettre.

Je n'ai pas fait attention aux trois mots à gauche "Projet de vie" et au nom de qui m'écrivait. Sans trop me méfier, je me suis plongé dans la lecture de cette lettre qui allait changer le cours de ma journée, sinon le cours de ma vie.

 

Monsieur,

 

La retraite implique d'appréhender une gestion différente du temps et des activités, une éventuelle redéfinition de l'espace de vie, une reconstruction du réseau relationnel, voire affectif, une nouvelle identité.

 

J'ai relu trois fois, très vite,  le premier paragraphe. Pour bien me l'entrer dans la tête. Bien écrit, mais chargé. Plutôt dense comme contenu. Chaque mot, chaque groupe de mots, méritant, incontestablement, "arrêt sur image".

Appréhender. Gestion différente. Du temps et des activités. Une éventuelle redéfinition. De l'espace de vie. Une reconstruction du réseau relationnel. Voire affectif. Une nouvelle identité. Tout ça en trois lignes. Balèzes, non, ceux qui savent écrire comme ça.

A la quatrième lecture, j'ai commencé à me dire : mais qu'est-ce qu'ils veulent dire ? Qu'est-ce qu'ils sous-entendent ?

Reconstruction du réseau relationnel ? Ils croient que j'ai perdu tous mes potes, tous mes copains, tous mes amis, depuis que je ne vais plus chaque matin au turbin ! Bon, c'est vrai, qu'on se voit moins. Même de moins en moins. Même qu'y en a que je ne vois plus. Je ne sais pas pourquoi. J'aimerais bien les voir, moi. Là, j'ai comme un doute. Sont trop occupés, sans doute !

Voire affectif ? ça veut dire quoi ? Je demande : ça veut dire quoi ? Comment ils savent ? Qu'est-ce qu'ils savent ? Ouais, je vois ce que ça veut dire. Je comprends. Pas faux, là non plus, mais par pudeur, je n'en parle pas.

Reconstruction d'une nouvelle identité ? Là, non, c'est trop ! Faut pas pousser. Faut pas exagérer. Je n'ai pas perdu mon identité en n'exerçant plus mon métier. Dès ma licence de philo, je me suis juré de ne jamais confondre "rôle social" et "identité propre". Ce n'est pas parce qu'on remet en cause mon "rôle social" que ma personne, mon identité, est remise en cause. Je suis ce que je suis, et je serai ce que je suis, même si je cesse d'exercer la fonction que j'exerce. Je ne suis plus journaliste. Je suis bouquiniste. Je suis toujours moi-même. Enfin, je le crois. Je le pense. Jusqu'à preuve du contraire.

 

Deuxième paragraphe :

 

Peut-être souhaitez-vous mener une réflexion sur cette nouvelle période qui s'ouvre à vous, sur ce qu'il est nécessaire de mettre en oeuvre pour vous épanouir et vous réaliser dans une retraite heureuse ?

Là encore, c'est joliment dit. Mais envisager de "s'épanouir"  et de se "réaliser" dans une "retraite heureuse", ça semble très flippant. En tout cas, dit comme ça, moi, ça me fait flipper.

 

La retraite : un projet de vie. Marrant leur intitulé. Gonflé, même. Moi, j'ai le sentiment d'avoir plutôt eu "une vie de projets" ! Notez, dans la vie, j'ai croisé des gens, leur slogan, à eux, c'était plutôt : "La vie : un  projet de Retraite !" Des gens qui ne prennent aucun risque. Qui n'ont pris aucun risque. Livret A et tout à plat, jusqu'à la fin, en parfaite ligne droite. Rien à en dire si leur bonheur, ou leur tranquillité, était à ce prix là.

 

Dernier paragrahe :

 

Votre institution de retraite complémentaire vous invite à participer au séminaire "la retraite : un projet de vie", qui se déroule à l'adresse suivante, rue Chazelles, métro Courcelles.

Les journées commencent à 9 h 00 et se terminent à 17 h 00.

Les prochaines dates du séminaire sont indiquées sur le coupon joint. Il est intégralement gratuit et le repas de midi vous est offert.

Suivent deux lignes encore : demande polie de retour du coupon de présence et formule de politesse. C'est signé Carla. Carla B. Oui, Carla B. J'y cours ! Carla B. ! Oui, j'arrive ! Première session ? Oui, première session ! Carla B, c'est un signe, c'est sûr. Même si Carla B est devenue Carla S. Peut-être que Carla S anime des séminaires sous son identié première de Carla B. Son titre m'impressionne. Au dessus de sa signature est écrit: "La responsable du service projets et nouveaux services de l'Action sociale".

 

Admettons que je dise "oui". Admettons que j'y aille. Qu'est-ce que je vais leur dire ? Que ça ne me concerne pas. Que j'ai réglé le problème depuis longtemps. Que dans ma tête, je "ne suis pas", je "ne serai jamais" RETRAITé " !

Mais qu'est-ce que je vais lui raconter, moi, à la belle Carla B. Que je me suis déclaré comme auto-entrepreneur ? Que je me suis "bouquiniste" reconverti ? Que je tiens mon blog, chaque jour ? Que je me suis remis à la photographie ? Que je prépare une expo. Un livre. Un roman. Un recueil de nouvelles. Que j'ai mille et une idées par jour. Et ... plus assez de jours devant moi, pour les mener à bien .

 

"Nous vous remercions de confirmer votre participation en nous retournant le coupon." Bon, je verrai ça demain. Gratuit le "séminaire". Repas de midi offert. Tout de même, ça ne se refuse pas. Doit même y avoir des gens sympas. Deux sessions. Une en mars. Une en mai. Bon, ça urge pas. Si je passe pas, fin mars, y'a la session de rattrapage en mai. En mai, c'est connu, fais... ce qu'il te plait.

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 12:33

DSCN5574 

© Jean-Louis Crimon                                                                                    Rome sous la pluie. 

 

 

" Demain, il faudra profiter du soleil sous un parapluie !"Jolie trouvaille du Monsieur Météo de samedi. Sauf qu'on est déjà demain. Parapluie dans la main. Mais le soleil a pris son dimanche. Moins drôle, le retour de l'hiver, annoncé pour la nuit de dimanche à lundi. Quand on travaille dehors, le temps, le temps qu'il fait, le temps qu'il va faire, c'est important. Je ne  l'avais pas autant mesuré dans mes anciens métiers.  Retour à un temps hivernal donc pour le Nord et le Nord-Est du pays. Il va neiger dans les régions voisines de la Belgique. Une couche de cinq centimètres de neige pour le Nord/Pas-de-Calais et la Picardie. Les Ardennes, la Moselle aussi. Quand ils parlent leurs bulletins, je persite à penser que les prévisionnistes de Météo France sont des poètes. Quand ils prononcent le mot "neige", il y a comme un peu d'enfance, dans leur voix. Au-delà des tracas, des soucis, que cela peut causer aux usagers de la route. Au-delà du travail nocturne jamais facile des déneigeurs.

 

La radio ne donne pas que des nouvelles du temps. Même si les prévisions météo ouvrent et ferment les journaux. Une nouvelle étonnnante a été donnée plusieurs fois depuis ce matin. Une information que les météorologues de la politique internationale vont bientôt requalifier en "risque de refroidissement".

L'Allemagne, si souvent citée en exemple, pour son comportement dans de nombreux domaines, se distingue par une initiative de sa Chancelière. Une bien curieuse initiative. Pour prendre la défense d'une Europe chancelante, la chancelière, selon le magazine Der Spiegel, à  paraître lundi, serait à l'initiative d'une fronde contre le candidat socialiste à l'élection présidentielle française.

La chanchelière allemande, Angela Merkel, le président du conseil italien, Mario Monti, le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, ont décidé de ne pas recevoir M. Hollande, en raison de son intention de renégocier le pacte budgétaire européen s'il était élu. Le premier ministre britannique, David Cameron, se serait joint aux trois premiers.

Pour l'instant, on ne sait pas ce que feront les Pays-Bas.

Les Pays-Bas ? Ne pas recevoir ... Hollande !

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