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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 14:49

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Paris. Avenue Théophile Gautier. Nov.2012.                                                © Jean-Louis Crimon   

 

 

J'aime le geste du balayeur. Quelle qu'en soit l'heure. Le lieu. La ville ou le pays. Le moment. Soir qui tombe, fin de journée ou plein midi. Sans doute parce que ce geste me rappelle la présence de mon père. Jardinier de son métier. Dans sa vie de jardinier, il en a donné des coups de balai, mon père. Feuilles mortes ou poussière. Eté, printemps, automne, hiver. En toute saison, son balai avait raison. N'a jamais lésiné. Chaque jour de sa vie. Pas un jour sans un coup de balai. La cour, côté jardin. Le trottoir, côté rue. Impeccable. Fallait que ce soit impeccable. Impeccable. Nickel. Ses deux mots préférés. Pour parler de ces choses essentielles à ses yeux.

 

Moi, dans ma tête d'enfant, j'imaginais qu'il balayait aussi les jours au calendrier. Pour que le temps passe plus vite. Hop, un coup de balai sur aujourd'hui pour qu'il se nomme hier. Hop, déjà se pointe demain pour balayer les soucis d'aujourd'hui. Hop, demain effacé en un tour de main. Dans mes conjugaisons enfantines, les éléments aussi étaient de la partie. Le vent balaie la campagne. Le ciel balaie les nuages. La pluie balaie la poussière.

Aujourd'hui encore, avec toutes ces années amoncelées, il y a toujours un coup de balai à donner quelque part. Le balai Aujourd'hui efface toujours Hier. Rien à faire, il y a toujours quelque chose à faire. Dernier balayage du soir. Déjà pointe le premier coup de balai de demain matin.

Seule différence : s'est enfui à tout jamais le temps de la belle enfance. Mon père a changé de destin. Il s'est absenté. Pour toujours, disent les gens. Je n'en crois rien.

Moi, je pense qu'il balaie l'envers des nuages.

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 19:05

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Paris. Nature vive. Novembre 2012.                                                        © Jean-Louis Crimon    

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 17:35

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Paris. Salon du Livre de Radio France. 25/11/12.                                          © Jean-Louis Crimon       

 

 

L'occasion était trop belle. Offrir à Zheng Ruolin le tapuscrit de "Du côté de chez Shuang". Avoir comme premier grand lecteur l'auteur du tube de la rentrée : "Les Chinois sont des hommes comme les autres". Zheng Ruolin, correspondant à Paris de Wen Hui Bao, grand quotidien national édité à Shanghai. Correspondant aussi de Wen Wei Po, quotidien publié à Hong Kong. L'homme est charmant, souriant et ouvert. M'a promis de me lire. De me lire et de me dire ce que vaut mon petit roman.

Lu par un Chinois, journaliste et écrivain, francophile et francophone, fils du traducteur de Balzac en Chine, vraiment, ça ne se refuse pas. Son verdict sera ma plus belle critique. La lecture de cet homme-là, la plus précieuse des lectures. Forcément, le plus beau des encouragements.

Sûr qu'après m'avoir lu, Zheng Ruolin dira, à Shanghai, à Pékin, à Hong Kong ou à Paris : Crimon est un Chinois comme les autres.

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 06:07

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Paris. Rue La Fontaine. Nov. 2012.                                                            © Jean-Louis Crimon                 

 

 

J'adore quand la réalité m'échappe. Quand la réalité s'échappe. Quand une autre réalité s'impose. Supérieure à la réalité première. Réel soudain transformé. Transcendé par un sur réel. Vrai surréalisme. Qui s'impose à moi. Qui m'en impose. Qui réinvente le sujet.

Avec cette délicatesse extrême, cette humilité rare, cette générosité sublime, de me laisser croire que j'en suis toujours... l'acteur.

L'acteur et l'auteur.

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 11:02

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Paris. 116, avenue du Président-Kennedy.                                              © Jean-Louis Crimon 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 13:12

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Paris. Nature vive. Nov. 2012.                                                                    © Jean-Louis Crimon 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 14:03

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Paris. Boulevard de Sébastopol. 21/11/12.                                                  © Jean-Louis Crimon  

 

 

 

J'étais un être humain,

M'a pas tendu la main,

C'était dans une autre vie,

Quand j' faisais envie...

 

Mieux vaut faire envie que pitié,

Maintenant, j'fais plutôt pitié,

Plus envie de poursuivre,

Plus aucun goût à vivre...

 

Perdu ma vie, sans savoir pourquoi,

Ni pour qui, pour je ne sais quoi,

Même un geste d'amitié,

Faut le quémander, c'est... pitié

 

Vous, vous tournez la tête,

C'est curieux, c'est bête,

Croirait qu'ça vous dérange,

Comme si, moi, ça m'arrange...

 

De passer pour une épave,

Une alcoo, une déprave,

Bonne à guetter la maraude

Quand la faim la taraude...

 

Attendez pas qu'il soit trop tard

C'est vrai, j'ai l'air dans le coltard,

Je vis sans savoir, je dors dehors,

J'oublie ma misère quand je dors...

 

La vie, quand ça déraille,

Très vite, c'est duraille,

On nous moque, on nous raille,

 

Nous les humains, les cassés,

Les moins que rien, les fracassés,    

Les juste bons à la... ferraille.

 

                         La Chanson amère

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 15:23

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Paris. Novembre 2012.                                                                               © Jean-Louis Crimon  

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 14:35

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Paris. Couloir du métro.                                                                            © Jean-Louis Crimon                           

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 16:56

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Paris. Quai de la Tournelle. 2012.                                                                 © Jean-Louis Crimon 

 

 

La chose ne se produit pas tous les jours. Il lui faut une lumière particulière. Une certaine ambiance. Etrange. Ce sont souvent de très jeunes gens. D'une discrétion inhabituelle. D'une rare élégance. Belle adolescence éternelle. Ils glissent dans l'air déjà froid. Tout le monde ne les voit pas. On n'entend jamais le son de leur voix. Je pense qu'ils viennent d'ailleurs. Du passé ou du futur. 

Ils sont merveilleux de beauté. Ce sont des passants d'un autre âge. D'un autre temps. Ils traversent le quai en s'excusant. Avec une vraie tendresse pour les gens. Pour les livres. Tout ce qui nous aide à vivre. Maladroits parfois. Comme pour une première fois.

Donnant l'impression de s'être trompés de siècle. Ou d'endroit.

Soudain, ce regard qui s'arrête sur le seul livre qui parle des... ANGES.

Etrange. Etre... ange.

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