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10 février 2021 3 10 /02 /février /2021 08:57
Amiens. Grive draine. Août 2020. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Grive draine. Août 2020. © Jean-Louis Crimon

Mauvis, Litorne, Draine ou Musicienne, pas facile de s'y retrouver dans la famille des grives. Deux d'entre elles sont petites, la Mauvis et la Musicienne. La Litorne est de taille moyenne. La Draine est une grande grive. Comparée à la Musicienne, la Draine est vraiment plus grande et se tient plus droite. Quand elle est attentive, elle a le cou tendu. Tête et bec relevés. Davantage une attitude de merle. Mauvis et Musicienne ont la taille de l'étourneau.

Pour différencier Draine et Musicienne, il faut observer la couleur de la poitrine. Chez la Musicienne, poitrine chamois, semée de taches triangulaires. Chez la Draine, poitrine blanche à taches rondes. Chez la grive musicienne, les taches sont comme des petits coups de pinceau sur un fond blanc légèrement ocré à la poitrine. Chez la grive draine, taches rondes et noires sur le devant du corps. Tache verticale blanche sur les joues.

Tête et nuque grises pour la grive litorne, poitrine roussâtre, dos gris, épaules gris-roux. Pour identifier la grive mauvis, il faut observer la tête et apercevoir une raie blanche au-dessus de l'oeil et une autre sur la joue. Les flancs, comme les dessous des ailes, sont d'une belle couleur rouille, quant aux dessins du devant, ce sont plutôt des rayures. 

 

© Jean-Louis Crimon

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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 08:57
Amiens. Tourterelle turque. Déc. 2020. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Tourterelle turque. Déc. 2020. © Jean-Louis Crimon

Son plumage beige et son collier noir bordé d'un liseré blanc sur l'arrière du cou sont sa signature, sa carte d'identité. Plus petite que le pigeon ramier ou que le pigeon biset, le pigeon des villes, elle a le bout des ailes plus sombre. On peut s'en apercevoir lorsqu'elle se pose.

Elle est originaire d'Asie Méridionale et, en 1900, elle est uniquement présente en Turquie et à l'extrême Est de la Grèce. Dans les années 30, elle progresse à partir des Balkans et colonise presque toute l'Europe. Véritable "cas d'école" de la conquête de tout un continent, la progression de la Tourterelle turque s'est faite par vagues successives et massives sur les 60 dernières années. Les ornithologues évoquent l'apparition d'un couple mutant pour expliquer cette formidable progression depuis les Balkans. Des individus plus résistants au froid, plus enclins à l'exploration, et plus anthropophiles, sont présumés à l'origine de ce phénomène. 

La colonisation de l'Allemagne, dans les années 40, est considérée comme un point de non retour. En 1990, la Suède, la Norvège, la Finlande et l'Est de la Russie sont occupés. En France, l'espèce est apparue en 1950 et on a observé, dans les années 70, une dernière vague de colonisation amorcée dans le Sud-Ouest où elle niche désormais partout.

 

© Jean-Louis Crimon

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8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 08:57
Amiens. Janvier 2021. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Janvier 2021. © Jean-Louis Crimon

Même les moineaux sont beaux. Les simples petits moineaux. Suffit de les observer. De savoir les voir. On les dit domestiques, mais leur esprit d'indépendance est immense. Chacun son étage. Même quand la neige est de passage. 

 

© Jean-Louis Crimon

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7 février 2021 7 07 /02 /février /2021 08:57
Amiens. 6 Juin 2020. Geai des chênes. 20:08. 1/80. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 6 Juin 2020. Geai des chênes. 20:08. 1/80. © Jean-Louis Crimon

Il est arrivé un soir de juin, s'est posé sur le banc près du rosier, une minute à peine, avant de reprendre son vol en traversant le jardin dans l'autre sens. Un vol qui m'a semblé lourd et irrégulier. Ce n'est pas un familier du jardin, même si à plusieurs reprises, en octobre, il est venu se poser près du vieux lilas, pas très loin de la glycine mauve.

Il appartient aux rares espèces d'oiseaux qui savent "thésauriser", c'est à dire qui stockent de la nourriture, glands, faines, pour l'hiver et le printemps. Une tâche qu'il mène à bien tout au long de l'année, même si c'est en automne qu'il y consacre le plus clair de son temps. Les réserves qu'il se constitue de cette façon, il les dissimule sous des racines, des mousses, à l'intérieur de souches d'arbres ou sous un tapis de feuilles mortes. Pour retrouver ses réserves, il mémorise des points de repères et s'il estime que ce n'est pas suffisant, il peut placer des petits cailloux à côté de sa cachette. Problème : quand ses points de repères disparaissent, le Geai des chênes est incapable de retrouver la cachette de ses réserves. Les glands enterrés vont alors germer et donner naissance à une plantule apte à devenir un nouvel arbre. 

On estime qu'un seul Geai des arbres est capable d'enfouir chaque année plus de 4.000 glands, ce qui fait de lui le premier reboiseur européen de chênes et de hêtres. 

 

© Jean-Louis Crimon

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6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 08:57
Amiens. Le pinson des arbres. Juin 2020. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Le pinson des arbres. Juin 2020. © Jean-Louis Crimon

Il ne craint pas les premières gouttes de pluie, m'adresse chaque matin un oeil complice et ami. Je ne me souviens pas vraiment du premier jour où il est venu picorer quelques miettes. Au début du printemps dernier. De la taille d'un moineau, le pinson des arbres passerait inaperçu si son plumage n'était particulièrement coloré, bleu cendré sur le haut de la tête et la nuque, bandes blanches sur les ailes, poitrail orange-rosé, pour le mâle. La femellle est plus proche de la femelle du moineau domestique, mais se différencie par sa bande alaire blanche et son bec conique et tranchant. 

Arboricoles, ils sont familiers des arbres, des haies et des bosquets. Forment en hiver des bandes pour se nourrir dans les champs dénudés. Ont recours aux mangeoires lorsqu'elles ne sont pas trop squattées par les moineaux. Le mâle définit son territoire autour d'un grand arbre où il établit son poste de chant.

Le pinson des arbres est un oiseau assez farouche qui craint les humains mais aussi la plupart des autres oiseaux. Il se nourrit au sol et on peut le voir souvent chercher de la nourriture par terre, sous la mangeoire, préférant se tenir un peu à l'écart, comme en bordure d'un groupe d'oiseaux, afin de pouvoir s'enfuir très vite au moindre danger. On dit son vol onduleux, rythmé par une série de petits battements qui alterne avec la fermeture des ailes. Au sol, il se déplace par petits pas courts mais rapides avec souvent un hochement de tête étonnant. A croire qu'il acquiesce.

 

© Jean-Louis Crimon

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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 08:57
Amiens. Mai 2020. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Mai 2020. © Jean-Louis Crimon

Elle est la fée du jardin. Toujours en habits de fête. Petite calotte bleue sur la tête, bandeau noir sur l'oeil, gorge noire, allure de vrai faux pirate qui d'un coup d'aile vous fait chavirer le coeur. Ailes et queue bleu cobalt, dos vert amande, poitrail jaune pâle, la mésange bleue illumine l'espace qu'elle traverse. Elle s'attarde aux mangeoires en hiver et adopte les nichoirs en été. Insectivore l'été, chenilles, pucerons, coléoptères, araignées, la mésange devient végétarienne en hiver : graines, bourgeons, fruits et baies. 

Elle construit son nid avec des herbes sèches et des mousses dans une cavité d'arbre ou de mur, voire dans un nichoir. Fin avril, début mai, elle y pond 5 à 12 oeufs blancs mouchetés de roux. L'incubation dure 13 à 16 jours. Seule la femelle couve mais le mâle la nourrit pendant cette période. Les deux parents s'occupent du nourrissage des jeunes. Les oisillons quittent le nid au bout de 18 jours mais restent dépendant des insectes apportés par leurs parents pendant encore deux semaines. 

 

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4 février 2021 4 04 /02 /février /2021 08:57
Amiens. 21 Janvier 21. 10:18. 1/30. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 21 Janvier 21. 10:18. 1/30. © Jean-Louis Crimon

Tout juste quinze grammes, vingt centimètres d'envergure, de vraies billes en guise de beaux yeux noirs, pattes longues et fines, un poitrail superbe, orange plutôt que rouge, il a tout pour ne pas passer inaperçu. Pour être l'élu. Couleur vive qui le distingue de tous les autres passereaux du jardin. Il est la lumière dans un jour gris. 

S'il décide de faire de votre jardin le sien, c'est qu'il s'y sent bien. Libre et en sécurité, avec de quoi picorer régulièrement. Son menu : petis vers, araignées, petits invertébrés qui grouillent en surface. 

Capable de défendre avec vivacité son territoire, le rouge-gorge peut se montrer plus sociable en période de grand froid. Il n'est pas rare de le voir partager son repas avec le moineau ou la mésange.

 

© Jean-Louis Crimon    

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3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 10:37
Amiens. Accenteur mouchet. Nov. 2020. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Accenteur mouchet. Nov. 2020. © Jean-Louis Crimon

Par sa taille, il fait penser au rouge-gorge. Par son plumage brun, il pourrait passer pour un moineau, mais la finesse de son bec dissipe toute confusion. L'Accenteur mouchet est un oiseau discret à l'aspect faussement terne. De loin, c'est vrai, on peut le confondre avec une femelle moineau ou encore avec un jeune rouge-gorge familier. Un juvénile qui n'a pas encore son poitrail orange.

L'Accenteur mouchet se nourrit d'invertébrés, insectes, araignées, mouches, vers, chenilles, mais aussi de graines, de baies et de fruits en hiver. Il n'hésite pas à s'approcher des mangeoires pour y picorer quelques graines ou des miettes. Il chasse le plus souvent au sol en utilisant ce bec long et fin pour soulever les feuilles mortes et dénicher les insectes qui s'y cachent. Son surnom : traîne-buissons.

 

© Jean-Louis Crimon

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2 février 2021 2 02 /02 /février /2021 08:07
Amiens. 2 Nov. 2020. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 2 Nov. 2020. © Jean-Louis Crimon

Selon la zone géographique dans laquelle il vit, le merle noir est migrateur ou sédentaire. Chez nous, il est sédentaire et ne quitte pas notre pays au cours de l’hiver.

Toujours plaisant de le voir sautiller sur ses deux pattes en même temps pour se déplacer très vite. Signe distinctif qui permet de l'identifier facilement.

Très friand de baies, de fruits d'été comme les cerises, le merle noir se nourrit d'insectes, d'escargots et de limaces, de vers de terre, de chenilles et de larves. Pour chercher sa nourriture au sol, il est très habile à déplacer les feuilles mortes et les débris végétaux avec ses griffes. 

L'espérance de vie du merle noir est d'environ 16 ans.

 

© Jean-Louis Crimon

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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 08:07
Amiens. 8 Octobre 2020. © Jean-Louis Crimon

Amiens. 8 Octobre 2020. © Jean-Louis Crimon

Pour une miette de pain, une miette de mie, une jolie miette, une belle miette, une grosse miette, ça vaut le détour, non ? Petit piaf échappé de l'arbuste où ça flibuste. Piaf qui se sauve à l'écart quand par trop, ça piaffe. 

 

© Jean-Louis Crimon

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