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7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 07:07
Amiens. La Marie sans Chemise. Mars 2016. © Jean-Louis Crimon

Amiens. La Marie sans Chemise. Mars 2016. © Jean-Louis Crimon

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je serais en permanence à l'écoute des critiques et des arguments des opposants, car c'est de cette façon qu'une ville se gouverne équitablement.

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je reprendrais mon idée de jumelage de la Marie sans Chemise avec la petite sirène de Copenhague et j'établierais des partenariats économiques et culturels, avec les Danois, les Norvégiens et les Suèdois...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, j'irais à Copenhague, à Oslo et à Stockholm, voir comment les marchepieds des bus sont mobiles et comment les bordures de trottoir n'ont pas dû être surélevées pour être à hauteur des marchepieds des Némo...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je regarderais davantage du côté de Roland Dorgelès, de son vrai nom Roland Lécavelé, trop ignoré et méconnu dans sa propre ville, alors que sa vie et son oeuvre méritent bien plus qu'un titre de roman sur une plaque de rue...

Rue du Cabaret de la Belle Femme, pour ceux qui ne savent pas ou plus. 

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je n'éprouverais pas le besoin d'avoir des bordures de trottoir en granit rose...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je me rapprocherais des rédacteurs en chef du Quotidien Régional Le Courrier Picard pour concevoir, avec leur professionnalisme et leur expertise, un journal municipal à la fois attractif et objectif dans sa couverture de l'actualité de la ville...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, peu importe au fond, puisque je ne le serai pas et que je ne suis candidat à rien, ou alors à partager des idées, même si elles semblent à contre courant, car quand le courant est contraire, le contre-courant  remet à l'endroit ce qui était à l'envers...

 

 

© Jean-Louis Crimon

 

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6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 09:10
Amiens. Place René Goblet. Octobre 2018. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Place René Goblet. Octobre 2018. © Jean-Louis Crimon

 

Si j'étais Maire d'Amiens, jamais je ne serais complice de ce genre de vulgarités urbaines, inutiles, suffisantes, imposantes, disgracieuses... Je ne parle pas de la statue du Maréchal Leclerc... 

 

Si j'étais Maire d'Amiens, j'éviterais de galvauder le mot de service à tout bout de champ, pluriel ou singulier, Boîtes à Services, Bus à Haut Niveau de Service...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je respecterais le droit des gens, de tous les gens, car c'est un peu, beaucoup, avec leur argent que les élus se comportent en tout-puissants...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je ne transformerais pas le parvis de la de la Gare en Parc d'attraction avec gugusserie géante à la Disneyland...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je ne m'embarquerais pas dans le langage qui veut qu'on dise "mobilités" alors que l'on doit simplement parler de "déplacements", de difficultés à se déplacer, dans cette ville pourtant si simple à organiser, si l'on avait l'intelligence de demander d'abord l'avis des usagers...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, dans chaque numéro du journal municipal, j'indiquerais le prix de revient : ce numéro du JDA, Journal des Amiénois, vous a coûté... Si c'est trop cher, dites-le moi...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je n'apporterais pas mon soutien à un Président de la République qui décide la suppression des impôts locaux sans se soucier des sources de financement du budget de la ville...

 

 

© Jean-Louis Crimon

 

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5 janvier 2020 7 05 /01 /janvier /2020 09:27
Amiens. L'escalier de l'Ange d'Or. Déc. 2019. © Jean-Louis Crimon

Amiens. L'escalier de l'Ange d'Or. Déc. 2019. © Jean-Louis Crimon

Si j'étais Maire d'Amiens, je libérerais de sa prison de barreaux de fer l'escalier de l'Ange d'Or, lieu de la rencontre entre le Chevalier des Grieux et Manon Lescaut, jeune femme née à Coisy, petit village au nord d'Amiens. Manon qui s'inventera une vie de courtisane libertaire pour échapper au couvent où la voulaient ses parents...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je donnerais naissance au premier Salon du livre Manon Lescaut avec de multiples résidences d'écriture, résidences ouvertes à toutes celles et à tous ceux qui portent en eux un projet de roman d'amour...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je ferais de ce lieu un Centre de Recherches du roman d'amour que je nommerais Centre de Recherches de l'Abbé Prévost...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je m'efforcerais de donner la parole à ceux qui ne l'ont pas souvent, pour ne pas dire jamais...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, plutôt que l'art contemporain dans les hortillonnages, je soutiendrais les vrais hortillons et les vraies hortillonnes, et je valoriserais leurs productions légumières et fruitières, pas seulement une fois par an pour les touristes, mais tout au long de l'année...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je ne prêterais oreille qu'aux impertinents et aux facétieux, persuadé que les vraies remises en question, et parfois les solutions, ne peuvent venir que d'eux. Être Maire, c'est être en permanence à l'écoute...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je me comporterais à tout moment et en tout lieu comme si je n'étais candidat à rien...

 

 

© Jean-Louis Crimon

 

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4 janvier 2020 6 04 /01 /janvier /2020 09:13
Amiens. Rue des Otages. Mai 2019. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Rue des Otages. Mai 2019. © Jean-Louis Crimon

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je dirais aux Amiénois, méfiez-vous: quand les bus se déguisent en tramways, c'est qu'il y a un loup...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, j'inciterais les sculpteurs de calamar géant et autres faiseurs de bambouseraies à aller planter ailleurs leurs élucubrations. Je n'irais pas, moi, battre ma coulpe devant le poulpe Vernien...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je ne sacrifierais jamais à l'hypocrisie des balades urbaines et autres visites de proximité, parcours fléchés d'avance par les services de la Com' au service exclusif des élus, pas au service des habitants, pas au service des gens de la vie, pas au service des gens de la rue... 

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je n'engagerais jamais de travaux concernant la vie des Amiénois sans leur demander leur avis, par réunion publique vraiment démocratique ou par référendum...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, j'irais moi-même sur le terrain vérifier la largeur cyclable des prétendues bandes cyclables... 70 centimètres à peine rue des Otages. Une photo qu'on ne risque pas de voir dans le JDA...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je ne passerais pas une seule journée sans aller me balader dans une rue, non pas pour y serrer des mains de campagne électorale, mais pour être à l'écoute des désirs des riverains...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je n'aurais jamais transformé ma ville en Monopoly permanent du commerce des places de stationnement...

 

 

© Jean-Louis Crimon

 

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3 janvier 2020 5 03 /01 /janvier /2020 10:27
Amiens. Rue Lamarck. Mur de l'apartheid. Mai 2019. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Rue Lamarck. Mur de l'apartheid. Mai 2019. © Jean-Louis Crimon

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je transformerais en jardin public le jardin de la Préfecture en ouvrant le mur de la rue Lamarck. Un mur que Dame préfète a fait recouvrir de grossières dents de métal comme si elle craignait que les écureuils faisant le mur, la nuit, n'exhibent leur queue en panache aux passants...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je relirais chaque matin "Amiens, ville idéale en l'an 2000" pour mieux mesurer le chemin à parcourir pour se rapprocher au plus près, de jour en jour, de la rêverie éveillée de Jules Verne...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je mettrais un terme à la parution du JDA dans sa forme actuelle et j'enverrais en stage de formation à l'écriture journalistique tous ces communicants qui croient que la communication est une véritable information alors qu'elle n'est que la forme élaborée du mensonge permanent...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je ne supporterais pas davantage ce journal qui ne mérite pas son titre de "Journal" puisqu'il n'est qu'un organe de propagande sur papier glacé, un recueil d'infos savamment choisies... ersatz de pratique soviétique dans une société prétendument libérale... hebdo surréaliste financé par les impôts des amiénois anonymes qui n'auront jamais l'honneur d'une page ou d'une ligne...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, j'en finirais avec cette Pravda municipale qui censure la couverture de toute manifestation dans la ville, si elle a un caractère social ou politique...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je ferais un JDA qui serait vraiment le journal de la vie des Amiénois, le reflet des difficultés, des peines, des souffrances, mais aussi des espoirs et des espérances de ceux qui se débattent dans les problèmes quotidiens de la vraie vie...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, j'engagerais un vrai rédacteur en chef et je définirais avec lui une véritable ligne éditorale du journal municipal, avec de vrais reportages, de véritables enquêtes, non plus Journal d'Amiens, mais Journal des Amiénois, pour en finir avec le règne décadent des articles édulcorés et d'une fausse ville qui joue la belle en cachant ses vrais problèmes...

 

 

 

© Jean-Louis Crimon

 

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2 janvier 2020 4 02 /01 /janvier /2020 11:30
Amiens. Gothique flamboyant. 17 Oct. 2019. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Gothique flamboyant. 17 Oct. 2019. © Jean-Louis Crimon

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je veillerais à ce que les architectes des bâtiments de France ne s'écartent jamais de l'obligation de respect qu'on doit à ceux qui ont construit avant nous, bien mieux que nous... En permanence, je rappellerais qu'ils ont pour mission de veiller au respect du patrimoine dans les projets d'aménagement.

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je nommerais un Conseil des Sages où siégeraient tous ceux qui ont un savoir sur les gens, sur la ville et sur la vie, et auxquels on ne demande jamais leur avis.

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je demanderais à toute personne qui convoite un mandat municipal de répondre à 100 questions de culture générale sur la ville. Littérature, Histoire, Géographie... Candidature invalidée pour ceux qui n'auront pas la moyenne.

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je réunirais les 26 Présidents des  Comités de Quartier de la ville, et je leur dirais : je ne vous demande pas d'être des serviteurs serviles, des porte-dossiers dociles, tirez un trait sur votre vie de passe-plats raplapla, de carpettes à courbettes où se sont essuyés pendant tant d'années tant de pieds d'élus mal élus... qui ne mériteraient que coups de pied au cul.

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je vous dirais qu'Amiens n'appartient pas à l'équipe municipale au pouvoir, mais qu'Amiens c'est aussi l'Amiens des nouveaux arrivants, des venus d'ailleurs, venus chercher ici des jours meilleurs...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je vous demanderais de ne jamais oublier l'Amiens de Saint-Martin qui d'un coup d'épée tranche en deux morceaux son manteau de Légionnaire Romain, pour vêtir de sa propre moitié un pauvre qui grelotte de froid aux portes de la ville... L'autre moitié dont il ne peut se défaire est propriété de l'Empire romain.

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je donnerais le droit de vote à tous les étrangers, et je m'inventerais un Conseil Municipal polyglotte, où nous serions riches de toutes nos différences...

 

 

 

© Jean-Louis Crimon

 

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1 janvier 2020 3 01 /01 /janvier /2020 14:00
Amiens. Place Alphonse Fiquet. 2020. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Place Alphonse Fiquet. 2020. © Jean-Louis Crimon

 

Si j'étais Maire d'Amiens, j'effacerais à tout jamais cette véranda hideuse et piteuse, de la Place de la Gare et qu'on ne m'objecte pas qu'on ne peut pas, parce qu'il s'agit d'une oeuvre d'art... Un artiste, un vrai, ne signe pas de hangar.

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je reconstruirais, en lieu et place de cette verrue de verrière prétentieuse, la Place de la Gare des années mille neuf cent, et j'y planterais des arbres fruitiers, des pommiers, des poiriers, des cerisiers, et aussi des tilleuls...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, j'abandonnerais illico presto ce projet nullissime d'un Calamar géant qui sort de jets d'eau minuscules... Prétention aléatoire, dès la sortie de la Gare, d'identifier Amiens et Jules Verne...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, et si vraiment, aux yeux du monde entier, je voulais faire d'Amiens "La Ville de Jules Verne", je créerais un Salon du livre de Science-Fiction, un salon francophone, européen et mondialiste... J'inviterais les Belges, les Suisses, les Africains, les Québécois et tous les francophones de toute la planète pour faire chaque année, en juin, "La grande fête au Grand Jules"...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je ferais voter la gratuité des bus et de tout mode de transport en commun déjà répertorié ou à venir...

 

Si j'étais Maire d'Amiens, je me ferais chercheur d'impossible, car dans ma conception de la vie publique, à l'impossible, les élus sont... tenus.

 

Si j'étais Maire d'Amiens, j'imposerais des pénalités financières aux élus qui ont détruit, sciemment, l'espace urbain, en prétendant l'aménager sans pistes cyclables et sans espace pour les piétons, et surtout sans jamais consulter les premiers intéressés, les habitants concernés.

 

 

© Jean-Louis Crimon

 

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4 décembre 2019 3 04 /12 /décembre /2019 09:47
Amiens. Gilles de Robien. Atout coeur. Nov. 1988. © Jean-Louis Crimon
Amiens. Gilles de Robien. Atout coeur. Nov. 1988. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Gilles de Robien. Atout coeur. Nov. 1988. © Jean-Louis Crimon

© Jean-Louis Crimon

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3 décembre 2019 2 03 /12 /décembre /2019 09:00
Amiens. Gilles de Robien. Atout coeur. Nov. 1988. © Jean-Louis Crimon
Amiens. Gilles de Robien. Atout coeur. Nov. 1988. © Jean-Louis Crimon

Amiens. Gilles de Robien. Atout coeur. Nov. 1988. © Jean-Louis Crimon

Mi-juillet 1988. Gilles de Robien est heureux. En forme. Il fait beau. Soleil dans le matin paisible du vieux Montières, un quartier qu'il connait bien. Instinctivement ses pas le conduisent vers le parc du château. Dans un triste état le château. Un scandale, estime Gilles de Robien. Il faut absolument le sauver, c'est inadmissible de l'avoir laissé se dégrader de cette façon, peste le député qui, une fois n'est pas coutume, perd son sourire et son calme. Il explique : quand la ville en a fait l'acquisition, il était à peu près en bon état. Il était hors d'eau. Aujourd'hui, toiture inexistante : quelques ardoises qui tiennent par l'opération du Saint-Esprit, sans parler de l'intérieur, c'est lamentable.

Au début des années cinquante, Gilles de Robien était scout, louveteau même. "Cul de patrouille, cul de pat' ", dit-il en plaisantant : j'étais le plus jeune, le dernier de la patrouille. A cette époque, il lui arrivait de camper dans le parc du château. Le parc des "Bonnes soeurs", disait-on alors. Aujourd'hui le député se souvient de cette époque avec une certaine émotion : il en garde de bons souvenirs, et ressent d'autant plus cruelle la déception de voir le château de Montières ainsi laissé à l'abandon. Un peu plus tard, au café d'Etouvie, la discussion reprend sur le château de Montières. Rien d'étonnant.

 

Gilles de Robien : La ville a fait l'acquisition d'un bien qui ne sert pratiquement à rien et l'a laissé se dégrader. La municipalité n'a pas pris les mesures qui s'imposaient pour sauver ce bien, d'abord, pour l'entretenir ensuite, et enfin pour l'aménager. Le transformer et faire de telle sorte qu'il serve à quelque chose. C'est une perte pour la ville. Mais c'est aussi et surtout une perte pour les Amiénois. 

Pour sauver ce château, une association s'est créée. C'est une bonne démarche. A condition que son action soit dictée par des considérations altruistes, l'intérêt pour la collectivité, pour les habitants du quartier : le château et le parc doivent en priorité profiter aux habitants du quartier Montières-Etouvie. 

 

© Jean-Louis Crimon

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2 décembre 2019 1 02 /12 /décembre /2019 08:27
Amiens. Gilles de Robien. Atout coeur. Nov. 1988.  © Jean-Louis Crimon
Amiens. Gilles de Robien. Atout coeur. Nov. 1988.  © Jean-Louis Crimon

Amiens. Gilles de Robien. Atout coeur. Nov. 1988. © Jean-Louis Crimon

Chapitre "Juillet, un homme, une ville", pages 55, 56 et 57 :

 

Le sourire. D'abord le sourire. Puis la main tendue. Ouverte. Poignée de main franche. Contact direct. Sans détour. Petit côté charmeur. Voire séducteur. C'est humain. Ses électrices trouvent qu'il a de la classe. Ses électeurs qu'il a l'air intelligent. Lui, sait bien qu'il est séduisant et que, pour la vie publique, ça aide. Il ne le cache pas. 

Le sourire donc. Ça fait peut-être un peu cliché mais c'est comme ça. Il est comme ça. Comme sur l'affiche. Celle des dernières Législatives. Le quartier Saint-Leu, du coup, sourit aussi. Inconsciemment, l'on traduit : Gilles de Robien, c'est celui qui peut faire sourire Amiens. La photo est bonne. L'image positive. Tant pis pour les grincheux que le sourire agace. Il est comme ça, naturellement. En politique, comme dans la vie, il y a ceux qui sourient, et auxquels, tôt ou tard, tout finit par sourire, et il y a ceux qui font la gueule, ou en donnent l'impression, l'air fermé, crispé ou renfrogné. La gueule, Dame Nature lui a plutôt bien faite. Il s'en sert. Il en joue. C'est tout. Ses adversaires, au physique moins avantageux, au sens du contact moins inné, à la communication moins élaborée, sans vraiment lui en tenir rigueur, savent que, face à lui, ils ont dès le départ, quelques centaines de mètres à refaire. D'autant que l'impression, plutôt bonne, que laisse cette belle image du beau député, jeune, dynamique, et souriant, qui crève l'écran gris de la ville, commence à faire son effet. L'impact est réel. Tant mieux. Tant pis. Dans la cité de l'Ange pleureur, l'Ange au sourire a élu domicile, un ange au sourire divinement tourmenté par les démons de la politique. A gauche comme à droite, on commence à comprendre les véritables intentions de ce diable d'homme, on mesure le succès grandissant de celui dont le sourire est, non pas seconde nature, mais première façon d'être. Une arme redoutable. Un sourire désarmant. Mais attention, son sourire n'est pas sa seule arme. Gilles de Robien, le nouveau visage d'Amiens, a aussi et surtout des idées, des projets, un programme. Ambition personnelle. Ambition pour sa ville. Des idées à écouter, à discuter, à approuver ou à combattre. En tout cas des idées à connaître. A découvrir. Tout comme l'homme. Attachant et agaçant. Emouvant parfois. Quand il confie : "je fais de la politique pour améliorer la qualité de la vie des gens. Pour les aider à apprécier le petit moment qu'ils ont à passer sur terre. C'est pour moi le rôle de l'homme politique. C'est le sens profond de la démarche que j'ai entreprise." Sa mère le rêvait prêtre. Il s'est trompé de vocation. Mais l'idéal reste le même : servir. 

 

© Jean-Louis Crimon

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