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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 19:09

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© Jean-Louis Crimon                                          Amiens. Fin des années 1970.   

 

 

 

En ce temps-là, les murs avaient la parole. En ce temps-là, nous écrivions sur les murs. Because Les paroles s'envolent. On nous l'avait dit, parole, et on l'avait cru, parole. Sur parole. La parole s'envole. L'écrit reste. On écrivait, la nuit souvent et du reste, le scribe nocturne, fier de son geste, se cavalait sans demander son reste. En  ce temps-là, on n'avait pas encore inventé le verbe taguer. On disait bomber. Comme bomber le torse. Pour se donner la rage. Pour se donner la force. Se donner courage. Hiéroglyphes militants. Slogans déroutants. Alphabet latin et mots français. Lettres capitales et message magistral.

Au fronton du bâtiment de la Sécurité Sociale : On perd sa vie à la gagner. Rue des trois cailloux, en guise de mauvaise herbe, ce pavé superbe: Vivre, c'est inhumain.

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commentaires

armelle dauriac 03/09/2012 12:31

Il est vrai, que si l'on regarde quelques années en arrière, on pouvait dire : vivre ! Maintenant, je dirai d'un point de vue plus personnel, que survivre est inhumain ! Oui écrire sur les murs,
des "morts aux vaches", cela passait mieux ! Désormais, ce qu'on peut lire sur les murs, n'a plus de sens, tout est grossièreté, incivilité ! Oui, vivre est devenu dur, on ne vit plus, on doit se
battre, pour survivre, dans un monde qui avance trop vite, qui ne fait place qu'aux machines, l'homme est survolté, rejeté, alors, oui, vivre ainsi, n'est pas haumain !

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