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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 12:59

 

Il y a des années comme ça. Je n'ai pas vu passer l'été. Août est "out" et c'est déjà septembre. Septembre, la rentrée. Les rentrées. Rentrée scolaire. Rentrée sociale. Rentrée des classes. Rentrée des luttes de classes. Rentrée politique. Rentrée culturelle. Rentrée littéraire. Toute sorte de rentrée. Mais, personne, jamais, ne parle de la rentrée des bouquinistes. Normal : ceux qui ne partent pas ne rentrent pas. Pas de rentrée pour ceux qui ne sont pas partis. Pas de rentrée pour ceux qui ne sont pas sortis. Pas de rentrée pour ceux qui sont toujours de sortie. Ou alors si, quand le bouquiniste, heureux de ses dernières trouvailles, vous confie, "j'ai rentré les oeuvres complètes de Verlaine !" Belle rentrée, en effet.

Et pour la phrase du bouquiniste en question,  "belle sortie", non ?

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commentaires

dominique moisan 06/09/2011 13:12


Chiche ! Défi relevé pendant la pause.Ref .Puisque la rime est facile
Un quatrain pour l’oncle Eugène
Doit pas être difficile,
S’écrire sans honte et sans gène


Il avait tout d’un breton,
jusqu’à la caricature
Le collier d’barbe, du menton
Jusqu’au milieu d’la figure

La mer, le ciel, les embruns
Le soleil et les bateaux
Le verre avec les copains
Y manque rien au tableau

D’l’avoir toujours connu vieux
un clope au milieu du bec
c’est un peu comm’ses yeux bleus
à croire qu’il est né avec

Eugène sur son vélo
A fait son Rennes-Paris
Quarante ans d’boulot-dodo
Avant d’rev’nir par ici

Sur la photo du salon
Y’a des airs de ressemblance
Trois ou quatre générations
Pass’ront l’relais de la souv’nance

Puis un jour t’as cassé ta pipe
Comme à dit la tante Anaïs
En secouant son vieux tas de frip’
Toi qui fumais que des maïs


dominique moisan 06/09/2011 13:08


Défi relevé pendant la pause.Ref .Puisque la rime est facile
Un quatrain pour l’oncle Eugène
Doit pas être difficile,
S’écrire sans honte et sans gène


Il avait tout d’un breton,
jusqu’à la caricature
Le collier d’barbe, du menton
Jusqu’au milieu d’la figure

La mer, le ciel, les embruns
Le soleil et les bateaux
Le verre avec les copains
Y manque rien au tableau

D’l’avoir toujours connu vieux
un clope au milieu du bec
c’est un peu comm’ses yeux bleus
à croire qu’il est né avec

Eugène sur son vélo
A fait son Rennes-Paris
Quarante ans d’boulot-dodo
Avant d’rev’nir par ici

Sur la photo du salon
Y’a des airs de ressemblance
Trois ou quatre générations
Pass’ront l’relais de la souv’nance

Puis un jour t’as cassé ta pipe
Comme à dit la tante Anaïs
En secouant son vieux tas de frip’
Toi qui fumais que des maïs


dominique moisan 05/09/2011 10:24


Le 2 septembre, c'est aussi l'anniversaire de mon oncle Eugène que j'ai toujours vu avec un "bleu" de travail et un collier de barbe, une "maïs" au bec dont la fumée le faisait cligner de l'oeil et
toujours le même jugement goguenard - tonton n'était pas méchant - à l'encontre des "puissants" : "ah, les salauds !"...et de ça non plus (l'anniversaire de mon oncle), on ne parle pas beaucoup,
cher Jean-Louis.


crimonjournaldubouquiniste 05/09/2011 20:51



A toi d'en parler, mon cher Dominique, et tu en parles d'ailleurs très bien ! et pourquoi pas une chanson sur l'oncle Eugène ? je suis preneur !



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