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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 09:57

 

C'est une chanson qui ne me quitte pas depuis hier matin. Son titre est son refrain. Je ne sais si elle a quelque chose à voir avec vous ou avec votre combat. Je ne le pense pas. Mais pour moi, allez savoir comment, allez savoir pourquoi, elle est un peu de vous. Un peu de Lucie aussi. Cette chanson, elle est si peu, mais elle est tout ça. Je repense à la phrase de Lucie : Le verbe résister doit se conjuguer à tous les temps. Belle phrase. Superbe phrase. Je sais combien elle est, plus que jamais, de notre temps. Dans ma famille aussi, il y avait un résistant. S'appelait peut-être Raymond. A été fusillé par les Allemands.

 

Me reviennent les mots de la chanson.

 

Résiste, prouve que tu existes !

Va, refuse ce monde égoïste !

Résiste, ce monde n'est pas le tien,

Viens, bats-toi, signe et persiste !

 

Le refrain insiste : "Résiste, résiste..."

 

Comme vous, Lucie, Raymond, j'aimerais que l'injonction soit ... irrésistible !

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commentaires

Ducassé 13/04/2012 10:20

Poème :
Saison de printemps sur un chemin d’automne….
.

Il est des nuits récentes et
Incessantes
Où, grande et tenace est
La tentation de regarder en
Arrière.



Premier commentaire personnel :,
Toute ressemblance, selon la formule consacrée n’est pas le fait du hasard et de l’imagination de l’auteur . Les personnages cités existent encore ou ont réellement existés. Si vous êtes attentifs
entre les lignes, entre les mots vous les verrez se dessiner.
En 1967 : au Parc des Princes – un parmi ces 50000 : j’y étais. J’y ai là, déjà appris, moi aussi à lire entre les lignes et à laisser écouter et parler mon cœur.

C’est l’actualité qui a décidé de ce que devait contenir le propos qui suit. Mardi soir dernier a disparu une grande figure de notre histoire récente, Raymond Aubrac nous a quitté. Je suis très
marqué par le fait que l’Espérance renaisse aujourd’hui sous la plume – dans la bouche et dans les actes de ces hommes – que l’âge ne semble pas avoir éteint (héros des temps modernes) et qui ont
depuis la fin de la deuxième guerre mondiale continué dans la plus sublime des discrétions à œuvrer et à penser les grands principes de la république. Les Aubrac – Hessel – Morin - Serres et tous
ceux anonymes qui inlassablement continuent de tracer ce sublime sillon. Notre république n’est pas et ne sera jamais aboutie – ni dans sa réalisation, ni dans la prise en compte de toutes les
aspirations des êtres qui la composent. Les tentations existeront toujours dans les esprits de certains pour ramener – pour interpréter (se basant sur une méconnaissance, pour ne pas dire une
inculture) à leurs petites personnes, leurs petits intérêts personnels toutes ces idées nées dans les effervescences passées – proches et lointaines et qui nous ont donné la plus belle – la plus
complexe – la plus difficile à traduire dans les actes au quotidien des devises qui existe au monde :

Liberté – Egalité – Fraternité.

Ce socle là est la seule voie pour la construction de la Paix universelle. Les chemins qu’empruntent la droite et la gauche n’ont jamais été les mêmes. Il y a bien (certains ont voulu nous faire
croire le contraire) un chemin de droite et un chemin de gauche. Ces chemins là, s’entendent collectivement. Cela ne signifie pas qu’individuellement tous les hommes de droite et tous les hommes de
gauche soient exempt de faire fausse route, ni qu’ils soient à blâmer ou à encenser. Le danger n’est pas là. Le danger est de prendre l’outil pour l’objectif a atteindre. L’argent n’est qu’un outil
– L’Humain « au Centre » c’est le seul objectif. Seul celui-là doit être notre moteur. C’est en cela, avant toute autre chose que nous devons être des chercheurs. Au risque de connaître la peur
personnelle de l’échec ou de la chute. A l’individu s’il chute, le groupe est là pour l’aider à remonter sur le fil et à retrouver sa dignité perdue.

La liberté : tout être humain y a droit et tout être humain a le devoir de se « battre » pour la conserver pour lui-même d’abord – mais pas à n’importe quel prix et pas par n’importe quel moyen.
Pour les autres ensuite et cela implique une attention permanente toujours plus exigeante à ce que souhaitent ces autres qui ne sont pas nous. Ici, au plus prés, mais aussi là-bas, à l’autre bout
du monde.

Poème :
Pourtant nous avons fait si
Nombreux, ce que nous pouvions ;
Tout, absolument, ce que nous pouvions
Faire… /
Pour que nos rêves ne soient pas
Perdus.
Des rêves qui se réalisent auraient eu
Comme immense et bénéfique
Vertus :
De ne pas nous faire aujourd’hui
Nuits récentes et incessantes
Retourner chagrins, l’esprit en
Arrière… /

Deuxième commentaire personnel :
L’égalité : elle est là – à chaque fois à portée de nos mains tremblantes et fébriles. Elle est fragile souvent impalpable et insaisissable. Si la peur de la maladie, l’angoisse de la perte de son
travail, l’incapacité à pouvoir continuer à payer son loyer ou les mensualités de son prêt immobilier des uns (le nombre de ceux là augmentant sans cesse) devient le fond des ressources, l’assise
des pouvoirs des autres, alors la république ne respecte plus le second de ses magnifiques principes. Et face à cette peur nous nous devons réfléchir et réfléchir encore, quitte à remettre cent
fois nos idées sur l’établi de nos travaux. On réfléchit et dehors, chacun là où nous sommes, à la mesure de nos centres d’intérêts collectifs, à la mesure du temps dont nous disposons (il n’est
pas question d’obligation de résultats individuels) nous essayons de traduire dans nos actes (dehors) les rêves que nous faisons, ici en nous (dedans).

Poème :
A peine nés, juste à l’adolescence
Quatorze ans, ce n’est pas bien vieux
Nous rêvions nombreux, déjà,
Princes au Parc des Princes
En ce temps là, les stades
N’étaient pas encore de
France,
Cinquante mille, un an avant,
1968 – cette année dont ils ont dit après, qu’elle ne comptait pas.

Troisième commentaire personnel :
Entre nous cette formule « L’année des pavés sous la plage », que l’histoire a facilement retenu, c’est une vilaine caricature, une fausse signature. Je ne l’ai pas faite mienne. Elle n’est pas non
plus celle de celles et ceux que j’ai côtoyé si longtemps. La plage je ne l’ai bien souvent qu’entrevue et beaucoup d’entres eux ne l’ont jamais vue.

Poème :
Cinquante mille,
Débarqués fatigués et fébriles,
Enthousiastes, excités, heureux
Tellement joyeux,
Du sud, du nord, de l’ouest,
Même des aciéries de l’est et des mines du midi,
Pour clamer, très haut, très fort
Cette Espérance :
Que nous aussi, avons voulu faire vivre plus que tout…/
A l’image, sans en être l’imitation,
Des enfants de riches, tenus aux écoles,
Par leurs professeurs de faire honneur
Comme il se doit à leurs pères…/
Au nom de quelle loi
En vertu de quelle règle
Nous filles et fils d’ouvriers
De petits paysans,
Ne pourrions-nous pas comme il se doit
Honorer ces noms dépourvus
De titres, de la moindre particule…/
Tous ces Barthes, tous ces
Durand,
Tous ces Raynaud, tous ces Fabrègue ;
S’usant, aux champs, aux filatures
Brûlants leurs vies aux hauts fourneaux.

.

Quatrième commentaire personnel :
Les guerres aujourd’hui et leurs cortèges de chairs martyrisées sous le feu des bombes ont quittés les rives de nos terres et de nos îles paradisiaques selon certaines publicités. Paradisiaques,
mais pas pour tout le monde. La vie et la survie de certains de nos compatriotes passe par la fabrication de ces instruments de morts que nous utilisons directement ou que nous vendons sans
vergogne à l’étranger. Ainsi les presque paradis ici, passent par les enfers garantis (ce ne sont pas images de paraboles bibliques) là bas à l’autre bout du monde.

Je suis à la recherche d’un autre chemin de paix – à travers l’usage de la non-violence. Utopie pensent certains !!! Je m’en moque parce que j’ai d’illustres prédécesseurs : Jaurès – Gandhi –
Martin Luther King – Nelson Mandela. Vous voyez il y en a eu sur tous les continents et ils étaient de toutes les couleurs.

La fraternité : comment me satisferais-je de cette fraternité vivante ici (même si elle est mise à mal dans tant d’esprits) qui passe par la destruction au loin là-bas que je vois aseptisée tous
les jours sur l’écran de mon poste de télévision ? Comment est-ce que je travaillerai au chantier demain, si je ne vois même plus que le chantier existe, que ce chantier sera toujours là, que ce
chantier n’aura jamais de fin, que ce constat de la permanence perpétuelle de l’œuvre entreprise dans ce chantier bien avant moi demeurera bien après moi ? Cela ne doit pas m’effrayer et cela ne
doit pas me réduire ni au silence, ni à la fermeture de mon esprit, ni à la sueur née de l’effort concret que je dois accomplir dans ma vie quotidienne. Au plus prés de celles et ceux qui
m’entourent, au plus prés de la réalité, et sans perdre l’engagement de servir les rêves que j’ai repris à mon compte.

Poème :
Nous sommes aujourd’hui
Après toutes ces années, chemins
Traversés de vastes plaines
Pleines de peines
Après toutes ces années, routes
Traversées de rivières de pleurs,
Les orphelins…/
De
Nos pères et nos mères
Petites gens aux noms sans titres,
S’usant sans la moindre particule
Emportés, pas ces cancers, ou leurs traitements
Chimiothérapiques, qui font encore aujourd’hui si
Peur.
Exécutés, sans remèdes par ces maladies de
Cœur.

Cinquième commentaire personnel :
Si depuis tant d’années, nous avions mis tout l’argent dépensé à fabriquer des engins de mort, à chercher à nous guérir de ces maux : cancer – sida – maladies cardio-vasculaire, etc. ?? Utopies
pensent certains !! Je m’en moque parce que ce sont les utopies qui font grandir l’homme.

Poème :
Et nous sommes aussi
Les orphelins…/
De ces rêves qui se sont vidés, abandonnés

crimonjournaldubouquiniste 15/04/2012 17:46



Merci à vous ! Belles, très belles références et belle écriture !


JLC



Jarmelle dauriac 13/04/2012 09:53

Oui, résister fait partie de notre vie courante ! Si nous lâchons prise sans aucune résistance, on se fait bouffer en un rien de temps !

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