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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 19:46

 

C'est un roman d'André Billy, publié en 1937, chez Ernest Flammarion. L'Approbaniste. Je l'ai lu il y a longtemps. On y parle de Montières et de Saint-Acheul. Deux quartiers d'Amiens que je connais bien. Je me souviens que l'histoire se termine par un gros plan très cinématographique sur la couverture d'un livre qui se trouve dans une boîte de bouquiniste. Je ne résiste pas au plaisir de relire ici ces quelques lignes, pour moi doublement émouvantes. Le passage se trouve à la toute fin du roman. Page 211 et page 212.

 

"Feuvée qui, sur les instances du P. d'Erlincourt, put achever ses études au collège de Saint-Dizier, ne devait jamais revoir le P. de Maulny. Quelques années plus tard, entre deux reportages - car, tout en collaborant aux petites revues de la rive gauche et y publiant des vers qui ne passaient pas pour meilleurs que d'autres, il faisait du journalisme - sa main rencontra dans une boîte de bouquiniste, sur le quai des Grands-Augustins, un livre cartonné sur lequel son regard se porta machinalement; il y lut le nom de son ancien confesseur. C'était un exemplaire des Auteurs français, du P. Farnel, revisés par le P. de Maulny. Feuvée acheta le livre dix sous et le soir, dans la petite chambre qu'il occupait près de celle de sa mère, rue de Sèvres, en face de l'Abbaye-au-Bois, en lut le dernier chapitre, relatif à la poésie moderne, qui lui parut insuffisant, écourté, timide. Le lendemain, il écrivit au P. de Maulny chez l'éditeur, pour lui dire l'affectueux souvenir qu'il lui gardait et lui demander de ses nouvelles. Le Père de Maulny ne reçut jamais cette lettre. Il était mort en Belgique peu de temps auparavant."

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commentaires

Philippe Houbart 17/07/2011 21:47


Je sais que ce roman existe, je ne l'ai pas lu. Peut-être a-t-il reçu un Goncourt ou un Interallié. Il appartient à une tranche historique dont nous avions (dont nos profs et nos programmes
avaient) honte : la tradition du "roman psychologique" à la française. Les années 40-60. Je n'ai pas honte : j'ai découvert Chardonne, mea culpa. Est-il indécent de parler de Mauriac, de
Montherlant, voire de Maurois (lui, il me faisait un peu chier) ?


crimonjournaldubouquiniste 17/07/2011 22:44



Merci, Philippe, fidèle lecteur, pour tes commentaires toujours précis et... précieux !


JL



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