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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 17:06

 

34 ministres. 17 femmes, 17 hommes. Parité promise. Parité tenue. Parité obtenue. Première promesse tenue. Dans tous les sens du terme, ce gouvernement a de la... tenue.

Le droit de partir à la retraite à 60 ans, pour les personnes ayant cotisé 41 annuités, ce n'est pas rien. C'était une promesse. Une promesse de campagne. Promesse sera tenue. 100.000 à 150.000 salariés concernés chaque année.

Autre promesse de campagne, -exemplarité oblige-, la baisse de 30 % des salaires des ministres et du salaire du Président de la République. Promesse tenue. Adoptée par décret, dès cet après-midi, au cours du premier conseil des ministres. Le Président Hollande percevra un salaire brut de 14.000 euros par mois. Brut mensuel de 10.000 euros pour  les ministres. Paradoxe : durant six mois, -c'est la coutume-, l'ancien Président et les anciens ministres percevront, eux, leurs salaires "plein pot" : 21.000 euros pour Sarko et 14.000 euros pour les ministres du gouvernement Fillon

Bien sûr, si  vous pensez au salaire mensuel de Gignac, à l'OM, cette saison, la mesure peut sembler dérisoire. Aussi dérisoire que les salaires de ceux qui nous dirigent ou nous gouvernent. Vous ne connaissez pas le montant du salaire mensuel de Gignac ?  Moi, si. Je l'ai lu, dernièrement, dans Libé : 350.000 euros. Oui, 350.000 euros pas mois. Moralité : François Hollande gagnera désormais 25 fois moins que le footballeur André-Pierre Gignac. Je sais, ils n'ont pas tout à fait le même niveau de football. Mais tout de même, sans parler de Zidane ou de Ronaldo, bien étrange époque que celle qui veut que les gladiateurs des temps dits modernes soient mieux rétribués de leurs efforts et de leur sueur que les Chefs d'Etat et de gouvernement.

Pour cette fois, je n'évoque pas le montant des salaires perçus, des appointements reçus, des émoluments dûs ou indûs, des grands patrons du CAC 40. C'est d'une autre nature. C'est une autre histoire. Ce qui ne veut pas dire pour autant que ces gens-là méritent leurs salaires exorbitants. Enfin, sans transformer ces quelques lignes en supplique par trop incorrectement politique, petite question également salutaire : quid des salaires des grands patrons des grandes entreprises publiques ?

A la devise de la République Française, Liberté, Egalité, Fraternité, en ces temps d'efforts nécessaires, eux aussi doivent savoir qu'il faut désormais ajouter... Exemplarité.

 

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