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12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 08:57
Le Courrier Picard. 12 Février 1980. Le Courrier Picard. 14/15 Février 1981. © Jean-Louis Crimon
Le Courrier Picard. 12 Février 1980. Le Courrier Picard. 14/15 Février 1981. © Jean-Louis Crimon

Le Courrier Picard. 12 Février 1980. Le Courrier Picard. 14/15 Février 1981. © Jean-Louis Crimon

L'interview, le portrait d'un chanteur, la critique de spectacle, autant de genres d'écriture pas forcément à la portée du journaliste de locale. Celui qu'on aimerait enfermer dans des compte-rendus d'assemblées générales de pêcheurs à la ligne ou de philatélistes, dans des séances de Conseil municipal ou dans des papiers d'ambiance lors de la couverture de matchs de foot de Division 2, est pourtant un être sensible et délicat. Sensibilité qui ne demande qu'à s'exprimer quand on lui en offre la possibilité. 

D'autant qu'en pages "magazine", dans l'édition du mercredi ou du samedi, ce genre de papiers valorise le journal et le journaliste qui en a pris l'initiative. Ma force ou ma chance, dans ce domaine, c'était d'avoir aimé la chanson et les chanteurs, de les avoir approchés, de les avoir photographiés, parfois interviewés, bien avant d'être engagé au journal. Lény Escudéro, Gilles Servat, Graeme Allwright, Claude Nougaro, Marcel Mouloudji, Léo Ferré, étaient déjà dans ma palette quand je commençais à faire mes gammes à la rédaction du Courrier Picard.

C'est une plus-value incontestable pour le journal, avait commenté le Directeur Général. Articles très appréciés aussi en interne, du côté de confrères admiratifs autant que chez les rotativistes, les ouvriers du Livre. Les premiers à lire le journal. Tu connais FerréTu as interviewé Graeme Allwright ? Tu as parlé avec Gilles Vigneault ? Tu as rencontré Nougaro ? J'osais à peine leur dire que dans ma discothèque intérieure des rencontres extraordinaires, j'avais aussi Barbara et Catherine Ribeiro ou Colette Magny.

Relire aujourd'hui les mots d'une conversation commencée avec Julos Beaucarne il y plus de quarante ans, fait du bien. Parti il y a peu pour l'envers du décor, Julos est à tout jamais vivant. Dans ma tête et dans mon coeur, je sais que je dois vivre un peu pour lui maintenant.

 

© Jean-Louis Crimon

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